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Non, les jeux vidéo ne sont pas liés à la dépression chez les adolescents,
Mais ce sont plutôt les médias sociaux selon une nouvelle étude

Le , par Michael Guilloux

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Les jeux vidéo et les médias sociaux, et de manière plus générale les nouvelles technologies et le temps d'écran, sont aujourd'hui pointés du doigt dans plusieurs troubles comportementaux et mentaux qui touchent les adolescents et la jeunesse. De nombreuses études ont en effet essayé de les associer à des problèmes tels que la violence, la dépression ou la détérioration du bien-être social. Cette question intéressant beaucoup le public, les études se succèdent, chacune voulant apporter sa contribution au débat, éventuellement en vue de défendre une position.

L'une des dernières études menées sur le sujet a été réalisée au Canada par des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, et a été publiée lundi dans JAMA Pedatrics, une revue de l'American Medical Association. Ces derniers ont étudié le comportement de plus de 3800 jeunes de 2012 à 2018. Ils ont sélectionné des adolescents de 31 écoles montréalaises et ont suivi leur comportement de la 5e à la seconde. Les adolescents ont eux-mêmes déclaré le nombre d'heures par semaine consacrées aux médias sociaux (tels que Facebook et Instagram), aux jeux vidéo et à la télévision. Ils ont également rempli des questionnaires concernant divers symptômes dépressifs.

L'équipe menée par Patricia Conrod s'est notamment intéressée à la relation entre la dépression et l'exposition à différentes formes de temps d'écran chez des adolescents. En faisant des analyses statistiques en vue d’estimer les associations entre le temps passé devant les écrans et la dépression, les chercheurs ont constaté une augmentation des symptômes dépressifs lorsque les adolescents utilisaient les médias sociaux et la télévision ; les médias sociaux étant les plus nuisibles de toutes les formes de temps d’écran. « Ce que nous avons constaté à maintes reprises, c'est que les effets des médias sociaux ont été beaucoup plus importants que ceux des autres formes de temps d'écran », a déclaré Conrod, professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal. La découverte la plus surprenante pour les chercheurs était toutefois que le temps passé à jouer à des jeux vidéo n'était pas lié aux symptômes dépressifs. L'étude suggère que le gamer moyen n'est pas isolé socialement, plus 70 % des gamers jouant avec d'autres personnes, que ça soit en ligne ou en personne. « Les résultats nous ont surpris », a déclaré Elroy Boers, coauteur de l'étude. « Le jeu vidéo rend plus heureux. C'est un bon passe-temps », dit-il.


Des résultats vraiment surprenants ?

En réalité, ce ne serait pas vraiment surprenant d'aboutir à une telle conclusion : que les jeux vidéo ne favorisent pas la dépression. En tout cas, jusqu'ici, très peu d'études ont tenté d'étudier ou établir un lien entre les jeux vidéo et la dépression. C'est plutôt la violence qui est souvent associée aux jeux vidéo, même si là encore le lien est fortement contesté. Si certains politiques pensent le contraire et que l'OMS considère l'addiction aux jeux comme une maladie moderne, nombreuses sont les études qui ont abouti à la conclusion selon laquelle il n'existe aucun lien entre les jeux vidéo et le comportement violent. Au contraire, plusieurs chercheurs attribuent des vertus intéressantes aux jeux vidéo. Une étude conclut par exemple que les jeux vidéo ne corrompent pas les jeunes esprits, mais ils pourraient les construire en contribuant à leur développement social et intellectuel ; une thèse qui a été renforcée par une autre étude qui a révélé que les jeux vidéo d'action pourraient développer l'intelligence, car ils sont associés à une augmentation de la quantité de matière grise dans le cerveau. Une autre encore stipule que les jeunes qui jouent à des jeux vidéo ont de meilleures capacités de raisonnement moral que les jeunes non-joueurs, et il y en a bien d'autres allant dans la même direction.

Toutefois, cette nouvelle étude a le mérite de faire ressortir la nécessité de distinguer les différentes formes de temps d'écran. Que le temps d'écran soit dédié aux jeux vidéo ou aux médias sociaux et la télévision, elle nous dit que ce n'est pas le même effet. Si les médias sociaux et la télévision sont liés à la dépression chez les jeunes, ce n'est pas du tout le cas des jeux vidéo selon les chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine du Canada.

Source : JAMA Pediatrics

Et vous ?

Que pensez-vous des conclusions de cette étude ?
Pour vous, y a-t-il vraiment un débat sur les effets des jeux vidéo ou médias sociaux sur les adolescents ?

Voir aussi :

France : le débat sur le trouble du jeu vidéo s'invite dans les instances gouvernementales, quel traitement préconiser à ceux qui en souffrent ?
Jouer à des jeux vidéo violents de façon quotidienne n'entraîne aucun changement de comportement, conclut une nouvelle étude
L'addiction aux jeux vidéo pourrait être considérée comme un trouble mental dès 2018, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
Tueries dans les écoles : Donald Trump accuse les jeux vidéo violents à l'occasion de sa rencontre avec l'industrie
Les jeux vidéo violents ont-ils un impact négatif sur comportement des joueurs ? Non, selon une étude menée au Royaume-Uni

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Avatar de StraToN
Membre actif https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 9:45
Rendez-vous à la prochaine news parlant d'une étude qui défendra exactement la thèse inverse.

C'est comme les différentes études sur ce qu'on mange: boire du café est mauvais pour la santé au dessus de 2 tasses par jour, quelques mois plus tard ça guérit de tous les maux.
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Avatar de Itachiaurion
Membre averti https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 10:24
Citation Envoyé par jc_granit Voir le message
Donc, le jeu vidéo ne favorise pas la dépression pour la bonne et simple raison qu'il n'y a pas eu d'étude sur le sujet?

Comment peut-on arriver à une quelconque conclusion sur la base que le sujet n'a pas été étudié???
Pour le moment je ne vois pas de conclusions, a moins que l'on sorte demain une meta-analyse sur les effets des jeux-vidéos sur la santé (mentale, psychique, que sais-je). Pour autant, très peu d'études ça n'est pas zéros, et la "conclusion" concerne uniquement cette étude. Disons que pour le moment ça peut donner des pistes, voir vers où les études convergent (si elles le font).
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 13:07
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
leur demander d’équilibrer leurs journées
Le danger c'est le smartphone, certains se lèvent avec, se couchent avec et sont obligé de le regarder toutes les minutes.
Ils sont en permanence en train de vouloir des réactions et certains finissent dépressif.

Si t'as un PC de bureau ou une console chez toi, une fois que tu sors tu n'y penses plus.
Alors que le smartphone est proche en permanence, aucun adolescent va éteindre son téléphone pendant plusieurs jours.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 13:56
Citation Envoyé par 4bstract Voir le message
Ce sont les revues scientifiques et les pairs qui sont sensés évaluer la fiabilité d'une étude.
Normalement il faut essayer de reproduire les résultats, mais ils n'ont pas l'argent pour le faire !

Etats-Unis : trois farceurs piègent des revues scientifiques avec de fausses études
Encore un canular qui bouscule la recherche scientifique. Aux Etats-Unis, trois personnes ont réussi à faire publier dans plusieurs revues de sociologie des articles de recherche entièrement inventés, aux conclusions ridicules, afin de démontrer, selon eux, le manque de rigueur de ces revues.

Au total, sept articles sur les 20 écrits par le trio ont été acceptés par des revues, passant l'obstacle redouté des comités de lecture censés vérifier la rigueur académique des articles.

Cette fois, les faux articles ont en commun des sujets de société explosifs : le genre, le racisme ou la sexualité, ce que les auteurs du canular appellent les « études de griefs ».

« Lorsque l'on rend des idées absurdes et horribles suffisamment à la mode politiquement, on arrive à les faire valider au plus haut niveau », affirme James Lindsay, qui a obtenu un doctorat de mathématiques en 2010 à l'Université du Tennessee et s'est consacré pleinement à ce projet depuis un an et demi. Les études étaient envoyées sous pseudonymes.

L'une d'elles, publiée en mai dans la revue « Gender, Place & Culture » et finalement retirée, prétendait étudier la culture canine du viol dans les parcs à chiens, en tirant des parallèles avec les hommes. Une autre analyse pourquoi un homme se masturbant en pensant à une femme sans son consentement commet une agression sexuelle. Un papier était une réécriture féministe d'un chapitre de « Mein Kampf » d'Adolf Hitler.
On en parle ici aussi : Ces chercheurs ont réussi à publier des études totalement absurdes dans de prestigieuses revues scientifiques

Des journalistes piègent une revue scientifique avec une fausse étude sur le cancer
Des journalistes ont fait publier dans une revue scientifique peu renommée une fausse étude sur le cancer, dans le cadre d'une vaste enquête sur les publications peu scrupuleuses, a raconté jeudi 19 juillet 2018 Le Monde. L'enquête visait à démontrer que n'importe qui, à condition de payer, pouvait faire passer de la "fausse science" pour de la vraie. Les journalistes de deux médias allemands, le quotidien Süddeutsche Zeitung et la radio publique NDR, ont transmis à la revue Journal of Integrative Oncology "les résultats d'une étude clinique montrant que de l'extrait de propolis était plus efficace sur le cancer colorectal que les chimiothérapies conventionnelles".
Il y a aussi l'histoire du chocolat qui fait maigrir, mais c'était que dans les médias mainstreams et pas dans les revues scientifique, c'était pour prouver que les médias répètent sans vérifier.
L'article que je cherche c'était un texte qui ne veut rien dire (probablement écrit par un algorithme) qui a été publié dans une grande revue scientifique, c'était des phrases avec plein de mots très technique, si jamais vous trouvez la source, ce serait cool de mettre un lien.
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Avatar de jc_granit
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 9:46
En réalité, ce ne serait pas vraiment surprenant d'aboutir à une telle conclusion : que les jeux vidéo ne favorisent pas la dépression. En tout cas, jusqu'ici, très peu d'études ont tenté d'étudier ou établir un lien entre les jeux vidéo et la dépression
Donc, le jeu vidéo ne favorise pas la dépression pour la bonne et simple raison qu'il n'y a pas eu d'étude sur le sujet?

Comment peut-on arriver à une quelconque conclusion sur la base que le sujet n'a pas été étudié???
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Avatar de yoyo3d
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 12:15
De même, il ne faut pas regarder les études une à une pour pouvoir se faire une opinion mais à l'ensemble des études traitant du sujet pour voir où se dirige le consensus.
On voit tellement d'études orientées, bâclées, "sponsorisées" que j'en arrive à me dire qu'avant d'obtenir un résultat global, il faut, au contraire, décortiquer chaque étude..... Il me suffirait donc de torcher un petit questionnaire sur un sujet basique et dont la conclusion irait dans le sens de la majorité pour être crédible???

L’intérêt pour moi, ce n'est pas le consensus, mais plutôt la fiabilité de l’enquête, la qualité des données, l'objectivité et la crédibilité des analystes.....

le gaz oil est dangereux.... un coup oui, un coup non, un coup faut voir.
les téléphones portables sont dangereux ....idem
le glyphosate ....
Comment ne pas douter de la sincérité des analyses, des enquêtes, et autres statistiques...

Pour se faire une opinion, il faudrait déjà avoir des études inattaquables et là....ça pèche carrément
En ce qui concerne le sujet du post, je dirais qu'avec les infos communiquées et le peu de recul que j'ai actuellement, la conclusion de l'analyse "me semble" être juste, mais là encore il faudrait gratter un peu plus sur l’échantillonnage, la manière dont les questions et formulaires sont proposés, la qualification des analystes.... bref lire la source du post et se coltiner l'ensemble de l'étude
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 12:53
Moi mes gosses ils jouent aux jeux vidéos et ils sont pas dépressifs, en tout cas pas quand ils jouent
Je trouve ça particulièrement bien quand ils jouent ensemble ou avec leurs copains, parce que en plus cela créé du lien social.
La seule chose c'est de leur demander d’équilibrer leurs journées avec aussi du sport : basket, ping pong, piscine, etc...
Ou aussi parfois d'équilibrer avec des jeux de sociétés, donc qu'il soit pas tous le temps sur un écran.
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Avatar de 4bstract
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 14:21
L'article que je cherche c'était un texte qui ne veut rien dire (probablement écrit par un algorithme) qui a été publié dans une grande revue scientifique, c'était des phrases avec plein de mots très technique, si jamais vous trouvez la source, ce serait cool de mettre un lien.
Si je ne me trompe pas, il s'agit de cet article Transgressing the Boundaries: Towards a Transformative Hermeneutics of Quantum Gravity (il y a aussi une page wikipedia parlant de cet article). Rien que ce nom

Il y a beaucoup de chercheurs qui trollent des revues scientifiques peu sérieuses, qu'elles soient des revues en open access (article intéressant ici, en anglais) ou orientées idéologiquement/politiquement (ici, en anglais).
Il est indéniable qu'il y a des problèmes avec les revues scientifiques et le "publish ou perish"
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 14:29
Citation Envoyé par 4bstract Voir le message
Rien que ce nom
Merci

Citation Envoyé par 4bstract Voir le message
Il est indéniable qu'il y a des problèmes avec les revues scientifiques et le "publish ou perish"
Ouais il ne faut pas prendre chaque article publié dans une revue scientifique comme étant vrai.

Dans les médias mainstreams c'est encore pire :
"La plupart des études sont fausses" : un chercheur remet en cause les études scientifiques
Le truc c'est que comme 2/3 des articles scientifiques sont faux, peut-être que cette étude est fausse.

Le chercheur fraudait depuis dix ans
Un psychologue néerlandais a falsifié des données dans des dizaines de travaux scientifiques.
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Avatar de leulapin
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/07/2019 à 15:23
L’intérêt pour moi, ce n'est pas le consensus, mais plutôt la fiabilité de l’enquête, la qualité des données, l'objectivité et la crédibilité des analystes.....

le gaz oil est dangereux.... un coup oui, un coup non, un coup faut voir.
les téléphones portables sont dangereux ....idem
le glyphosate ....
Comment ne pas douter de la sincérité des analyses, des enquêtes, et autres statistiques...

Pour se faire une opinion, il faudrait déjà avoir des études inattaquables et là....ça pèche carrément
A ma connaissance sur les études publiées dans des revues à comité de lecture il n'y a pas tellement de débats sur ces sujets, plus des nuances apportées dans le temps :
- L'extraction de gaz de schyste est très polluante et détruit les sous sols
- Les ondes des téléphones sont dangereuses mais pas aux doses auxquelles ont est exposés via les terminaux qu'on utilise.
- Le glyphosate est dangereux pour les sols et la qualité des eaux, nuisible au phytoplancton il impacte tout ce qui en dépend, depuis la digestion de certains insectes jusqu'aux algues mais il n'est pas dangereux directement via les aliments qui poussent dessus pour l'humain.

Si cette étude sur la dépression et les écrans passe dans un revue à comité de lecture qui vérifie la méthodologie etc. selon moi aucune raison de la mettre en doute et elle viendra complêter/nuancer d'autres parues avant.
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