France : le débat sur le trouble du jeu vidéo s'invite dans les instances gouvernementales
Quel traitement préconiser à ceux qui en souffrent ?

Le , par Olivier Famien, Chroniqueur Actualités
Depuis que l’Organisation mondiale de la Santé a classé le trouble du jeu vidéo comme une pathologie au même titre que l’addiction à certaines substances comme la cocaïne, l’amphétamine, l’héroïne ou encore la dépendance aux jeux d’argent, les opinions controversées ne manquent pas de se faire entendre sur la question.

Les personnes soutenant la décision de l’OMS estiment qu’elle est fondée, car de nombreuses personnes affichent parfois des comportements plus qu’alarmants en s’adonnant aux jeux vidéo. Certaines personnes par exemple reconnaissent avoir commencé en tant que simples joueurs occasionnels pour se retrouver en train de passer plus d’un week-end à jouer aux jeux vidéo. Les seules pauses concédées lors de ces parties de jeux vidéo étaient uniquement pour aller se soulager et revenir reprendre la partie.

D’autres personnes expliquent qu’elles ont commencé les parties de jeux vidéo en tant que hobby, mais cela a vite tourné en trouble obsessionnel. Lorsqu’elles se retrouvaient loin de leurs jeux vidéo, toutes leurs pensées étaient tournées vers les parties terminées ou à terminer au point où elles n’arrivaient plus à se concentrer sur le travail en cours d’exécution. Certaines personnes (les plus jeunes) ont vu leurs résultats scolaires se dégrader et d’autres (les plus âgés) ont parfois perdu leur emploi et ruiné leur vie de famille à cause de leur addiction à ces jeux.


Selon les critères définis par l’OMS, l’on considère qu’un joueur manifeste le trouble du jeu vidéo lorsque les signes suivants sont reconnus chez le joueur :

  • Le joueur n’arrive plus à faire l’équilibre dans ses activités à tel point que les sessions de jeu prennent le pas sur les autres activités ;
  • Le joueur n’arrive plus à se défaire du jeu en sorte que « même quand les conséquences négatives surviennent, le comportement continue ou s’intensifie » ;
  • Le trouble provoque une détresse accrue et une détérioration des fonctions que ça soit au niveau personnel, familial, social, éducationnel ou professionnel. Cela peut se traduire par exemple par troubles du sommeil, un déséquilibre émotionnel et une déficience des activités physiques.


Toutefois, de nombreuses personnes y compris certains experts du monde du jeux vidéo ne soutiennent pas la décision de l’OMS qui a classé l’addiction aux jeux vidéo comme une pathologie. Pour cette catégorie de personnes, les études déjà réalisées sur le sujet ne sont pas encore suffisamment convaincantes pour considérer cette addiction comme une maladie. Ainsi, pour ces personnes, l’OMS se serait trop vite précipitée sans avoir de preuves suffisantes pour classer ce trouble comme une maladie.

Du côté de la France, cette nouvelle décision n’a pas laissé non plus la classe politique sans réaction. Corinne Vignon, députée LREM de la 3e circonscription de la Haute-Garonne, en France, a récemment soulevé certaines préoccupations qu’elle a adressées à Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État pour plus d’éclaircissements. Dans sa note, la députée reconnaît que « l’absence d’études statistiques ou d’études scientifiques poussées n’a pas empêché l’Organisation mondiale de la Santé d’intégrer, en ce mois de juin 2018, le gaming disorder ou “le trouble du jeu vidéo” dans la classification internationale des maladies ».

Pour ceux qui auraient des doutes sur la classification de ce trouble comme une maladie, Vignon souligne qu’il « ne s’agit pas du simple recours au jeu vidéo comme un loisir. Le gaming disorder touche ceux qui ne s’arrêtent pas à quelques heures de jeux par semaine, ceux qui ne comptent pas le temps qu’ils passent face à leurs écrans, de jour comme de nuit, au point de développer un changement du comportement (trouble du sommeil, troubles alimentaires, répercussions sur les résultats scolaires, isolement, développement de l’anxiété ou de l’agressivité). Le trouble du jeu vidéo touche essentiellement un public jeune, en pleine croissance, au détriment de son épanouissement tant scolaire, que personnel ».

Après avoir fait un tour d’horizon sur la question, la députée interpelle l’État sur le fait qu’actuellement les premières cliniques dédiées à la dépendance aux jeux vidéo sont en train d’ouvrir leurs portes dans le monde. Et pour ce qui concerne la France, elle souhaiterait « savoir quelles sont les intentions du Gouvernement en matière d’addiction aux écrans et aux jeux vidéo afin de prévenir et guérir ceux qui en souffrent ».

Comme la parlementaire le fait remarquer, quelles sont les solutions que l’on peut conseiller aux personnes qui souffrent effectivement de ce trouble du jeu vidéo ? Ou pensez-vous que le mal n’existe pas et donc la question ne devrait pas être posée ?

Source : Nos députés, OMS

Et vous ?

Selon vous, quelles solutions peut-on suggérer aux personnes atteintes de trouble du jeu vidéo ?

Ou pensez-vous que le problème n’existe pas et donc le problème de solutions ne se pose pas ?

Voir aussi

Les loot box des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance, estime la justice belge
Chine : il se coupe la main pour se libérer de son addiction à internet près de 24 millions de jeunes accros au Web dans le pays
L’addiction à l’iPhone peut entraîner des troubles émotionnels, cognitifs et physiologiques, d’après les résultats d’une recherche
Que pensez-vous de l’addiction des jeunes aux nouvelles technologies ? À 12 ans, elle empoisonne sa mère pour avoir confisqué son iPhone
Game of War : un joueur dépense 1 million de dollars en achat in-app dans ce jeu de type MMO sur les 4,8 millions de dollars qu’il a détournés
Marché mondial des jeux vidéo : le mobile va représenter plus de la moitié des revenus en 2018, soit plus que les jeux de consoles et PC combinés


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse Signaler un problème

Avatar de arond arond - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 9:21
Le point que je trouve dérangeant c'est leur manière de diagnostiquer une addiction au JV / Je vais donc prendre mon cas en exemple :

"Le joueur n’arrive plus à faire l’équilibre dans ses activités à tel point que les sessions de jeu prennent le pas sur les autres activités ;"
=> le JV est mon hobby principale je passe donc largement les 3/4 de mon temps libre dessus.
Le problème c'est que les parents/l'entourage vont voir le premier critère et vont découvrir que surprise leur gosse remplis cette case du coup ils vont négliger les autres critères exposé dans l'article.
Ce sont ces deux critères (ci dessous) qui montrent un phénomène néfaste pas le temps passer sur une activité. (Sinon tout les sportifs pros ont une addiction a leur discipline).

Les critères vraiment déterminants :
" Le joueur n’arrive plus à se défaire du jeu en sorte que « même quand les conséquences négatives surviennent, le comportement continue ou s’intensifie » ;
Le trouble provoque une détresse accrue et une détérioration des fonctions que ça soit au niveau personnel, familial, social, éducationnel ou professionnel. Cela peut se traduire par exemple par troubles du sommeil, un déséquilibre émotionnel et une déficience des activités physiques. "
Avatar de Zardas Zardas - Membre du Club https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 11:14
Les instances gouvernementales françaies qui parlent de jeu vidéo, sortez le pop-corn !

Plus sérieusement, les critères semblent être assez restreinds pour ne concerner qu'une minorité de personne ayant vraiment une dépendance dangereuse pour leur santé (à condition bien sûr qu'il faille tous les valider). Ca ne rentre pas dans le simple cliché du g@mer (avec un @, c'est important ), donc c'est plutôt bien vu.

Par contre, si quelqu'un a des infos sur comment ils comptent soigner ça, je suis preneur
Avatar de Fleur en plastique Fleur en plastique - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 11:29
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
quel traitement préconiser aux personnes qui en souffrent réellement ?
Quel traitement ??!??

ILS DOIVENT ÊTRE SOIGNÉS PAR LE TRAVAIL TIENS !!!

Qu'ils arrête de jouer comme des gamins prépubères et qu'ils aillent extraire du charbon dans les mines, au moins ils feront quelque chose de leur vie, et ça ne coûtera pas un sou à la sécu !

Cela est tellement évident que je me demande pourquoi on paye des politiciens à gaspiller du temps à réfléchir à des problèmes aux solutions aussi évidentes !
Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 12:03
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Quel traitement ??!??
non, nous ne parlons pas de traitement de données, malgré le thème principal de ce forum.

Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
ILS DOIVENT ÊTRE SOIGNÉS PAR LE TRAVAIL TIENS !!!
mmmh, oui, mais plus précisément? Parceque bon, en France métropolitaine, l'abolition de l'esclavage date quand même de 1315. Ca a été hélas plus tardif dans les colonies, mais c'est arrivé jusque là-bas. Donc on ne peut pas forcer les gens à travailler.

Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Qu'ils arrête de jouer comme des gamins prépubères et qu'ils aillent extraire du charbon dans les mines, au moins ils feront quelque chose de leur vie, et ça ne coûtera pas un sou à la sécu !
mmmh, dois-je rappeler le cout énorme de la silicose? dans le genre je ne coute pas cher à la sécu, tu repasseras...

Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Cela est tellement évident que je me demande pourquoi on paye des politiciens à gaspiller du temps à réfléchir à des problèmes aux solutions aussi évidentes !
Ben, pour justement se rendre compte que les solutions "évidentes" ne sont pas sans inconvénients majeurs(couts sociaux, financiers, illégalité.....)

(j'aime bien tes interventions à l'emporte pièce, d'habitude, mais là, tu as quand même manqué cruellement de ta précision habituelle)
Avatar de Daefaer Daefaer - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 12:14
Un peu comme arond, j'ai surtout du mal avec les critères :

  • Le joueur n’arrive plus à faire l’équilibre dans ses activités à tel point que les sessions de jeu prennent le pas sur les autres activités ;
    • Tant que ça ne prends pas le pas sur des activités nécessaires (pour la santé, l'hygiène ou pour payer ses factures) je ne vois pas où est le problème.
    • Un classement de valeurs des différentes activités de loisir est subjectif. Après je suis d'accord pour distinguer les activités qui font du tort à autrui du reste, mais on n'en est pas là dans ce critère.
  • Le joueur n’arrive plus à se défaire du jeu en sorte que « même quand les conséquences négatives surviennent, le comportement continue ou s’intensifie » ;
    • Là, je suis d'accord. Quand on joue au point de déclencher les symptômes décrits dans le point suivant, il faut être capable de s'en rendre compte et de lver le pied.
  • Le trouble provoque une détresse accrue et une détérioration des fonctions que ça soit au niveau personnel, familial, social, éducationnel ou professionnel. Cela peut se traduire par exemple par troubles du sommeil, un déséquilibre émotionnel et une déficience des activités physiques.
    • Quand on atteint ce stade, c'est déjà un état assez avancé.
    • Par contre attention à ne pas inverser le lien de causalité : parfois ces troubles sont les symptômes d'une addiction, mais ils peuvent aussi en être la cause. Exemple : prenons l'exemple d'un joueur qui n'a aucune vie sociale et professionnelle en dehors de son jeu de prédilection. Comment savoir s'il a perdu sa vie hors jeu à cause de son utilisation abusive de ce dernier, ou s'il a d'abord perdu son boulot et ses relations avant de se réfugier dans le jeu ? Les deux cas sont problématiques, mais ne se résolvent pas de la même façon.


Pour finir, pourquoi les jeux vidéos et pas d'autres activités pouvant avoir les mêmes conséquences ? J'imagine que d'une part l'image des jeux vidéos auprès de certaines personnes influentes a joué un rôle. Mais peut aussi être justifié par la tendence des éditeurs depuis quelques temps à vouloir absolument rendre les joueurs dépendants pour optimiser l'efficacité de leurs modèles économiques par micro-transaction et/ou abonnement. (Mentalité qui rappelle d'autres industries lucratives.)

Résumé : Je ne vois pas de problème à reconnaître cette addiction comme tel, tant que le diagnotic et les méthodes d'accompagnement prescrites sont appropriées.
Avatar de Zardas Zardas - Membre du Club https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 12:32
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Quel traitement ??!??

ILS DOIVENT ÊTRE SOIGNÉS PAR LE TRAVAIL TIENS !!!
J'avoue : Metro, boulot, dodo ça vend vraiment du rêve

Ta vie doit être bien triste en tout cas : soit tu es sérieux et tu te prives de tout un pan de la culture à cause de ta vision étriquée du monde, soit tu troll et ça se passe de commentaires...

Citation Envoyé par Daefaer Voir le message
Je ne vois pas de problème à reconnaître cette addiction comme tel, tant que le diagnotic et les méthodes d'accompagnement prescrites sont appropriées.
Oui, c'est également la remarque qu'ont fait nombres de medecins s'opposant à cette classification, ils savent qu'ils ne sont pas les mieux placés pour comprendre le jeu-vidéo et, donc, pour traiter les addictions qu'il engendre :

« Et même la plupart des médecins seraient d’accord qu’ils ne comprennent pas le concept des jeux vidéo, car ils ne sont pas immergés dans ce monde ou cette expérience, » dit-il. Pour Anthony Bean, « le diagnostic CIM n’est pas informé de façon appropriée », puisque la plupart des médecins et tout le champ de santé mentale ne comprennent pas la population du gaming
Avatar de Aurelien Plazzotta Aurelien Plazzotta - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 12:36
Citation Envoyé par arond Voir le message
le JV est mon hobby principale je passe donc largement les 3/4 de mon temps libre dessus.
Citation Envoyé par Daefaer Voir le message
Tant que ça ne prends pas le pas sur des activités nécessaires (pour la santé, l'hygiène ou pour payer ses factures) je ne vois pas où est le problème.
Comme de très nombreuses personnes (cyber)dépendantes, vous êtes vraisemblablement tous deux dans le déni; ce qui est le principal obstacle à une prise de conscience.
A l'âge adulte, le premier consomme les trois-quarts de son temps disponible sans voir mal le mal et le second ne voit pas le problème non plus tant que l'on fait ses besoins naturels et que l'on prend une douche avant/pendant/après le jeu vidéo.
Vous avouez vous-même à demi-mots avoir perdu le contrôle et rationnalisez en affirmant que tout va bien, ça me fait vraiment de la peine.
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.

Citation Envoyé par Daefaer Voir le message
  • Le joueur n’arrive plus à se défaire du jeu en sorte que « même quand les conséquences négatives surviennent, le comportement continue ou s’intensifie » ;
    • Là, je suis d'accord. Quand on joue au point de déclencher les symptômes décrits dans le point suivant, il faut être capable de s'en rendre compte et de lver le pied.

Tu mets le doigt sur la vérité mais tu refuses de l'adopter, d'où le déni. Il faut que tu en parles à quelqu'un!
Avatar de Zirak Zirak - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 13:23
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.
o_O

Donc quelqu'un qui passerait la majorité de son temps libre à coder par exemple, tu l'enverrai se faire soigner ? Pourtant ici, tout le monde appelle ça un "passionné" et n'y voit aucun problème.

Idem avec quelqu'un qui passerait la plupart de son temps le nez dans des bouquins, il faut qu'il se fasse soigner aussi ? On me souffle dans l'oreillette que non, car la lecture est un hobby approuvé et bien considéré socialement.

Tous les gens un peu "passionné" par un domaine quelconque y passe énormément de temps, voir souffrent des symptômes décrits ci-dessus, et cela ne gêne personne, pourquoi dans le cas des jeux vidéos, il faudrait les envoyer se faire "aider" ?
Avatar de Theta Theta - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 13:28
Au vu des commentaires, j'ai l'impression que vous prenez le classement de l'addiction aux jeux vidéos comme pathologie comme une attaque contre les joueurs. C'est clairement traité comme ça par les média, qui on de toute façon l'habitude de n'importe quel prétexte pour s'en prendre aux jeux vidéos (fussillade aux USA etc.), mais je ne pense pas que ce soit le cas pour les médecins, qui sont les premiers concernés.

Il y a plein de maladies mentales qui ne sont que des cas extrêmes de comportement normaux. Si vous vérifiez 3 fois que vous n'avez pas oublié vos clés sur la porte, vous n'êtes pas malade. Si vous perdez 2h tous les jours à tout vérifier avant de partir de chez vous, vous avez un TOC. Idem pour les gens qui ont des hauts et des bas vs les bipolaires, les gens timides vs les phobiques sociaux etc.

Du coup pour les jeux vidéos c'est pareil. Si vous jouez beaucoup mais que ça ne vous pose pas de problèmes, personne (de médicalement qualifié) ne devrait vous considérer comme malade. Par contre si vous jouez tous les jours jusqu'à 3h du mat et que du coup vous n'arrivez pas à vous concentrer au boulot, ça vaudrait peut être le coup de consulter (je dis ça sans juger, j'étais dans ce cas il y a quelques années).

Enfin bref, je pense que ça peut être une bonne chose de classer l'addiction aux jeux vidéos comme pathologie, surtout que c'est souvent liés à d'autres problèmes qui pourront être traités en même temps (dépression, anxiété sociale etc.).

-

Par contre quitte à définir une pathologie pour l'addiction aux jeux vidéos, pourquoi ne pas faire en sorte que ça englobe aussi les addiction à la TV, à YouTube, voir aux réseaux sociaux? En somme il faudrait plutôt parler d'addiction médiatique que d'addiction aux jeux vidéos.

Personnellement je ne vois pas de différence fondamentale, au niveau pathologique, entre le mec qui passe 12h/jours à jouer et celui qui passe 12h/jour devant son émission de TV réalité ou ses vidéos de chat, ou 12h sur facebook.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 13:41
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Qu'ils arrête de jouer comme des gamins prépubères et qu'ils aillent extraire du charbon dans les mines
Ils le font déjà dans Minecraft

Citation Envoyé par Zirak Voir le message
Idem avec quelqu'un qui passerait la plupart de son temps le nez dans des bouquins, il faut qu'il se fasse soigner aussi ?
Il parait que le papier peut être dangereux pour les yeux, il devrait lire un peu moins, là il met sa santé en danger.
Pour vos yeux, le papier peut être plus nocif qu’un écran
« Si vous lisez une belle revue avec du papier glacé et des reflets de lumière partout, vous fatiguerez plus vite que que devant un ordinateur bien utilisé. [...] Un écran c’est bien plus facile à moduler que du papier. Vous pouvez changer : sa luminosité ; son contraste ; sa colorimétrie ; son orientation ; sa disposition ; et même la taille des caractères. On utilise les ordinateurs pour éduquer les malvoyants c’est donc tout à fait absurde de penser qu’ils pourraient abîmer la vue. »
Citation Envoyé par Theta Voir le message
Là j'ai surtout l'impression que ça fait encore partie des gros préjugés / stigmatisation des joueurs dont on a l'habitude (genre à chaque fois qu'il y a une fusillade aux USA, la première chose que font les journalistes c'est de chercher à quel jeux le tireur jouait).
En fait si vous regardez le documentaire Bowling For Columbine plusieurs pistes sont explorées :
- Jeux Vidéo violent
- Musiques
- Films
- Histoire et culture du pays
- Accès aux armes
etc.

Ça fait hyper longtemps que je l'ai pas vu, mais en gros ce qui créer des serial killers aux USA, ce sont les médias
Le journal TV fait peur et les serial killers font la une et sont un peu des stars.

Il y a des pays avec un accès aux armes faciles, il y a des pays avec une histoire violente, il y a des pays où on regarde les mêmes films, on écoute la même musique, on joue aux même jeux qu'aux USA.
Il n'y a qu'aux USA qu'il y a autant de tuer par balle, c'est la somme de différents facteurs + les médias.
Vous avez déjà vu Nightcrawler ? (Night Call en Français)

===
Dans le futur on reconnaîtra l’addiction au réseau sociaux et au smartphone.
C'est un processus lent.
Contacter le responsable de la rubrique Accueil