L'addiction à l'iPhone peut entraîner des troubles émotionnels, cognitifs et physiologiques
D'après les résultats d'une recherche

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Une étude publiée ce mois-ci par le Journal of Computer-mediated Communication s'est intéressé à savoir ce que devient un individu lorsqu'on le sépare de son iPhone. La recherche a été réalisée par un trio de chercheurs respectivement spécialisés dans l’étude des effets psychologiques de réseaux sociaux et mobiles, le journalisme ; et la communication de masse et les sciences cognitives.

La problématique de l'étude est de savoir « quelles réponses physiologiques se produisent lorsque les élèves font un test et sont incapables de répondre à leur iPhone qui sonne ? Est-ce que l'anxiété de ne pas être en mesure de répondre à son iPhone affecte les performances pour le test ? » Ou encore, lorsque vous siégez à une conférence, et que vous n'êtes pas autorisé à répondre à un appel sur votre iPhone, quelles réponses physiologiques sont induites?

L'étude concernait 208 étudiants en journalisme dans une grande université des États-Unis. Ils ont invité à remplir un questionnaire en ligne sur leur utilisation des réseaux sociaux, avec l'objectif inavoué d'identifier les propriétaires d'iPhone. L'iPhone, parce que sur les 136 étudiants qui se sont inscrits, 117 avaient un iPhone.

Parmi les inscrits, seulement 41 ont accepté d'aller à l'étape suivante qui consistait à jouer à des puzzles de recherche de mots, et chacun a signé un formulaire de consentement qui comprenait la remise de leur numéro de téléphone mobile.

Les élèves ont été subdivisés en 2 groupes A et B, et chaque groupe devait passer 2 tests, un avec iPhone et l'autre sans iPhone. Le groupe A a pris son premier test avec iPhone et le 2e test sans iPhone, tandis que pour le 2e groupe, c'était l'inverse.

La règle du jeu était que les sujets n'avaient pas le droit de répondre aux appels téléphoniques pendant le test. Un gadget sans fil a aussi été attaché au poignet de chaque élève pendant les essais, le gadget permettait de mesurer les niveaux de pression artérielle et la fréquence cardiaque. Les mesures ont été prises au début, une autre série après que les universitaires aient secrètement appelé sur l'iPhone des sujets, qui ne pouvaient pas décrocher leurs téléphones.

Pour éviter tout soupçon chez les sujets, les chercheurs ont fait croire au groupe A, après leur premier test, que l'iPhone a interféré avec le gadget, donc ils devaient faire le 2e test sans leurs téléphones. L'iPhone a ensuite été éloigné de quelques mètres des élèves. Ils n’ont cependant pas manqué de vérifier que leurs téléphones n'étaient pas en mode silencieux avant de s'en éloigner.

Quant au groupe B, qui a passé le premier test sans iPhone, on leur a fait d'abord croire que l'iPhone interférait avec le gadget pour qu'ils prennent le premier test avec leurs iPhones loin d'eux. Après le test, on leur a annoncé que l'iPhone ne présentait aucun danger s'il était sur vibreur seul, donc ils pouvaient faire le test 2 avec leurs smartphones.

Après l’expérience, on note que lorsque les utilisateurs d'iPhone ont été incapables de répondre à leur iPhone qui sonnait pendant le test, la fréquence cardiaque et la pression artérielle ont augmenté, par conséquent, ils ont ressenti de l’anxiété et un désagrément accru qui a eu des effets négatifs sur leur physiologie et sur leur cognition.

Ces résultats suggèrent que les effets psychologiques et physiologiques négatifs sont associés à la séparation de l'iPhone et de l'incapacité de répondre à votre iPhone lors de tâches cognitives.

Source : Wiley Online Library

Et vous ?

Que pensez-vous des résultats de l’étude ?


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Avatar de Max Lothaire Max Lothaire - Membre averti https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 13:24
Est-ce que ces chercheur ont effectuer ces test sur des sujet ayants d'autre type de téléphone ?

Parce que si l'étude porte sur l'addiction à l'iphone, je suis surpris de voir qu'on ne semble pas le comparer à d'autre modèle. Surtout que l'addiction au téléphone portable est loin d'être nouveau.
Avatar de ternel ternel - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 13:41
Cela dit, ca aurait probablement été pareil avec un téléphone normal. L'anxiété lié à un appel qu'on ne peut pas prendre, et dont on ignore la nature, est réelle.

Par contre, j'aurai aimé savoir si ces facteurs étaient déjà présent avant les faux appels.
Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 14:06
Citation Envoyé par Max Lothaire  Voir le message
Est-ce que ces chercheur ont effectuer ces test sur des sujet ayants d'autre type de téléphone ?

Parce que si l'étude porte sur l'addiction à l'iphone, je suis surpris de voir qu'on ne semble pas le comparer à d'autre modèle. Surtout que l'addiction au téléphone portable est loin d'être nouveau.

J'irais même plus loin : je me demande quelle pertinence a cette étude si elle ne porte que sur les appels téléphoniques. Téléphoner n'est qu'une des nombreuses fonctionnalités d'un smartphone et donc d'un iPhone. Une fonctionnalité finalement assez mineure. C'est une étude qu'on aurait déjà pu faire avec un Nokia 3310...
Avatar de vanskjære vanskjære - Membre actif https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 15:26
Une collégue ayant un téléphone sans pomme croqué ne peux être séparé de son téléphone plus de 2 min. Au point que pour rire (ou pas) elle l'appel "Ma vie".

Bref c'est un article anti-Apple commander par samsung et relation avec le syndicat des producteur de mandarine pour prouver la nocivité des iPhone ^^
Avatar de Vyrob Vyrob - Membre du Club https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 16:42
Je ne comprends pas l'intérêt de cette étude. De plus comme dit plus haut, ça m'étonnerait que ce soit l’apanage de l'iPhone.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 16/01/2015 à 16:59
Comme dit par d'autres, cette étude n'apporte rien de nouveau car l'addiction au téléphone est connue depuis longtemps et le stress généré par un appel en absence aussi

Bref, cela aurait pu avoir un intérêt s'ils avaient tenté de varier les "stimulus" pour en mesurer les différences sur les sujets : sonnerie vs vibreur, appel vs notification, tel dans le champ de vision vs tel masqué, sonnerie du tel du sujet vs sonnerie d'un tel inconnu, etc.
Avec ça, on aurait peut être fait avancé un peu le débat surtout vis à vis des objets connectés qui vont multiplier les notifications en tout genre et cela aurait été une façon intéressante d'anticiper les impacts sur les personnes
Avatar de mangobango mangobango - Membre actif https://www.developpez.com
le 17/01/2015 à 23:03
Et comme dit dans l'article le panel d'étudiants de départ n'a pas été sélectionné sur le critère IPhone.
Le panel des élèves ayant finalement passé le test était très majoritairement des IPhonistes, l'étude ne peut pas tirer de conclusions sur d'autres modèles. C'est pas plus compliqué que ça.

Le panel de départ serait biaisé par le fait que dans cette école de journalisme, les étudiants seraient majoritairement des apple-maniacs, et là c'est bien la preuve d'un complot d'Apple et des institutions et médias pour nous convertir à la pomme.
Avatar de GHetfield GHetfield - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 18/01/2015 à 13:45
Je dirai plutôt que des troubles émotionnels, cognitifs et physiologiques entraine une addiction a l'IPhone.
Avatar de Chauve souris Chauve souris - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 18/01/2015 à 23:33
Dans le patelin où je suis, le Paraguay, c'est un désastre au niveau humain : la culture c'est zéro, la curiosité c'est zéro, le désir d'apprendre c'est zéro, le désir de travailler et, même, tout simplement de gagner de l'argent (j'ai bien dit gagner, pas voler ou trafiquer) c'est zéro itou. Et qu'on ne vienne pas me dire "t'exagèèèèère", ça fait trois ans que j'y vis je prétend commencer à connaître.

Ceci étant posé voyons la question des smartphones (pas seulement la marque à la pomme de Turing). C'est une calamité ! Ils ont ce truc vissé dans la main en permanence, il le regarde même en conduisant leur moto (sans casque et n'importe comment) ! C'est dire l'addiction délirante ! Avec une proportion plus forte pour l'élément féminin. Les d'jeun'z se réunissent parfois et on les voit "ensembles" mais chacun le nez dans son smartphone. Pourquoi se sont ils réunis vu qu'ils n'ont absolument rien à se dire et ne décollent pas de leur joujou, mystère (j'ai dit ethnographie, pour l'ethnologie c'est plus costaud). De plus ils n'achètent même pas un étui de protection à leur joujou fétiche, donc il le font tomber assez souvent et il se casse. Devant aller à Asunción (56 km depuis mon patelin) j'ai trimballé avec moi le fils d'un voisin. 23 ans environ. C'était loupé pour le papotage ! Tout le long du trajet (long, vu que ça circule mal) il ne m'a pas adressé une seule fois la parole et a passé tout son temps le nez sur son smartphone (par observation c'est Facebook à 95 % du temps). Arrivé à Asunción il bousculait même les passants toujours le nez dans son smartphone. Y a-t-il un psychiatre dans la salle ? C'est grave, docteur ?

En Argentine le niveau est nettement plus élevé et donc on voit nettement moins de smartphones dans les pattes des gens.

Au Chili le niveau est encore plus élevé et les smartphones se voient rarement (ils attendent sagement, dans une poche, qu'on les appelle).
Avatar de bouye bouye - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 19/01/2015 à 1:45
Et pourquoi uniquement l'addiction a l'iPhone et pas avec n'importe quel autre gadget électronique (tablette, console portable, bracelet de course), mécanique (montre, moto, voiture) ou autre (lunettes, chaussures, bijoux) ???

J'connais des gens qui déprimeraient grave si on leur enlever soudainement la moto ou la voiture qu'ils passent tout leur temps a tuner ou a bichonner...
Même mon grand-père, pas du tout gadgetophile, a bien déprimé quand on lui a retiré son cabanon dans lequel il bricolait, le carré de salades qu'il binait tout le temps, sa tondeuse motorisée ou encore son voilier (cause avec l'age et un AVC, il ne voyait plus bien ni ne pouvait plus faire ces activités seul).

Bref, une étude bien bidon... qui ne fait que confirmer que de manière générale, on devient accros a ce qui nous procure du plaisir et qu'on est anxieux ou stressé quand on nous le retire ou nous indique que cette chose peut nous faire du mal.
ARTE avait fait un reportage intéressant sur l'iPhone il y a quelques années dans lequel un psychologue expliquait que l'utilisateur devenait "amoureux" de son téléphone (et que tant la finition que le marketing d'Apple accentuait encore la chose) et avait la même réaction affective qu'envers une autre personne. Évidement, cela peut fonctionner également avec les téléphones d'une autre marque...
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