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Poutine fait voter au parlement russe la loi controversée pour la création du Runet
L'Internet souverain russe qui se passe des serveurs US

Le , par Patrick Ruiz

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Le vote de la loi controversée par les députés russes a eu lieu en deuxième lecture jeudi dernier. Elle a fait l’objet d’adoption à 320 voix pour et 15 contre. Il reste désormais un passage en troisième lecture puis la formalité de la Chambre haute avant la promulgation par Vladimir Poutine.

Début mars, le président russe en avait souligné l’importance capitale en déclarant : « Ils sont assis là, c’est leur invention, et tout le monde écoute, voit et lit ce que vous dites », avant d’ajouter : « plus nous aurons de souveraineté, y compris dans le domaine numérique, mieux ce sera. »


L’une des idées derrière le projet de loi est de permettre à Moscou de se doter d’un poste de commandement unique à partir duquel les autorités pourraient gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe (alias Runet) ; cela inclut la surveillance, la limitation ou le blocage de ces flux sur toute ou partie de l’étendue du cyberespace russe. En sus, il y a que le pays prévoit de créer son propre système de noms de domaine qui permettrait à l'Internet de continuer à fonctionner, ce, même s'il était coupé du web mondial. L'objectif du projet de loi, selon ses auteurs, est de « garantir un Internet stable, sûr et transparent. »

D’un point de vue technique, il s’agira pour les autorités russes d’installer des dispositifs spéciaux intégrant un logiciel de surveillance des milliers de points d’échange entre la Russie et le Web au sens large. Ce sont ces derniers qui seront chargés d’alimenter le centre névralgique d’analyse en temps réel des volumes et les types de trafic installé au sein du Roskomnadzor – le régulateur russe en matière de télécommunications.

Vladimir Poutine a présenté cette initiative comme une réponse défensive à la nouvelle cyberstratégie de l’administration Trump. En effet, il ne faut pas perdre de vue qu’à mi-parcours du mois d’août de l’année précédente, le président américain a signé un décret qui assouplit des contraintes quant à la possibilité pour les États-Unis de déployer des armes cybernétiques contre des adversaires dans le monde. Un responsable de l’administration Trump avait décrit lesdites mesures comme un « pas offensif » destiné à soutenir les opérations militaires des USA, à dissuader l'influence électorale étrangère et à contrecarrer le vol de propriété intellectuelle en faisant face à de telles menaces avec une réponse plus énergique.

« Si nous voyons que d'autres ont les capacités techniques pour mener des attaques sur l'Internet russe, nous devons avoir les capacités techniques pour résister à ces attaques », rapporte la Deutsche Welle des propos d’Andrei Klishas – l’un des auteurs du projet de loi. « Nous ne doutons pas que les Etats-Unis soient techniquement capables d'éteindre Internet là où ils le jugent nécessaire », souligne à nouveau le média allemand des propos du membre du Conseil de la Fédération russe.

En parallèle à la mise sur pieds de textes, les autorités russes évoluent sur le terrain. À mi-parcours du mois de février, elles ont lancé un test de déconnexion d’Internet en vue de s’assurer que les données transmises entre citoyens et organisations restent à l'intérieur du pays plutôt que d'être acheminées à l'étranger. Maintenir les données russes sur le sol russe : il s’agit là de l’une des idées de base derrière le projet de loi, mais des groupes de défense des droits préviennent que la manœuvre du gouvernement russe vise beaucoup plus les critiques du Kremlin que des adversaires internationaux.

En effet, l'idée du gouvernement russe d'accroître son contrôle sur Internet s'inscrit dans une tendance politique inscrite sur le long terme. En 2017, les responsables ont déclaré qu'ils voulaient que 95 % du trafic Internet soit acheminé de façon locale d'ici 2020. Depuis 2016, une loi oblige les réseaux sociaux à stocker des données sur les utilisateurs russes sur les serveurs du pays. La loi a été officiellement présentée comme une mesure antiterroriste, mais beaucoup l'ont critiquée comme une tentative de contrôler les plateformes en ligne qui peuvent être utilisées pour organiser des manifestations antigouvernementales.

Alors qu’on amorçait le mois de mars, des milliers de personnes sont descendues dans les rues en Russie pour protester contre ce projet de loi qu’elles qualifient de « censure » et de tentative d'« isolement » du pays du reste du monde. Toutefois, d’après Andrei Klishas, « la manœuvre en cours ne vise en aucune façon à isoler la Russie ou à la couper des sources extérieures. » Il ajoute néanmoins que « l’Internet russe doit être protégé des influences extérieures parce que son importance en tant qu’espace public va grandissant dans un pays où de nombreuses infrastructures sont désormais connectées. »

Le projet de loi devrait être approuvé de façon définitive à la fin de ce mois et entrer en vigueur dès le premier novembre une fois que le président Poutine l’aura promulgué. L'Internet russe devrait dès lors s'aligner sur le chinois, mais les autorités russes se refusent à toute comparaison à ce niveau.

Sources : NYT , DW

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Déclaration de guerre ou simple prudence ?

L'Europe ou la France devraient-ils en faire autant ?

Voir aussi :

Le Royaume-Uni pratique des cyberattaques qui pourraient couper l'électricité à Moscou pour réprimer la Russie sans recourir à une attaque nucléaire

Les cyberattaques de représailles sont le seul moyen pour arrêter le cyberespionnage de la Chine selon un ancien directeur du FBI

Cyberguerre : les États-Unis préparent leur arsenal pour riposter aux attaques, 6200 personnes seront recrutées pour répliquer

La France annonce la création d'un cyber-commandement soutenu par 3 200 combattants numériques et 4 400 réservistes de cyberdéfense d'ici 2019

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Avatar de Jeff_67
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 10:52
Twitter est une fabrique à imbéciles. On devrait nous aussi en bloquer l'accès pour le bien de notre pays.
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 02/02/2021 à 20:42
On peut vouloir une souveraineté que l'on soit une dictature ou non. Là n'est pas le sujet.
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Avatar de Jeff_67
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:09
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si tu ignores les tendances et que tu suis des comptes intéressants, tu peux éviter ce problème.
Mais c'est vrai que parfois Twitter a posé problème, surtout chez des pré-adolescents.
Oui enfin, l'intelligence émerge quand-même rarement de la pensée en 250 signes.
9  0 
Avatar de Mimoza
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/04/2019 à 11:06
comme toujours le diable se cache dans les détails.
L'idée de base "pourvoir se passer du reste du réseau mondial" n'est pas stupide loin de là. Maintenant il faut voir comment c'est rédigé et quelles obligations sot inclus. Si derrière tout est fait pour qu'il n'y ai plus une once de vie privée, il y a surement des choses a redire.
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 06/02/2021 à 12:40
Et quel est le rapport avec le sujet : la russie est prête à se déconnecter de l'internet mondial ?
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Avatar de marsupial
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/05/2019 à 18:50
Pourquoi les US couperaient internet à la Russie ? La NSA reste trop friande d'informations. C'est un concours entre paranoïaque. Mais chiche en 2021, on teste le runet.

Sur le plan des libertés, ce ne sont pas les dictatures qui m'inquiètent mais bien les dites démocraties qui pourraient s'en inspirer.
6  1 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/04/2019 à 7:57
Citation Envoyé par kmedghaith Voir le message
Controversée pour qui exactement ?
J'aurais été russe, je ne serais pas si mécontent que ça.
Ca dépend de quels russes on parle. Les oligarques qui veulent contrôler l'information ou les opposants qui veulent y accéder?
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 8:59
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Cette fois, les autorités russes s'attaquent de manière agressive aux plateformes de réseaux sociaux qui sont dominées par des entreprises américaines.
Les réseaux sociaux US peuvent influencer les électeurs Russes en mettant en avant les propos anti Poutine et le candidat pro USA.
C'est un peu à cause de ces réseaux sociaux si Biden est au pouvoir aux USA aujourd'hui.
Ceux qui dirigent Twitter et Facebook ont un pouvoir de propagande incroyable, en utilisant les algorithmes ils peuvent promouvoir les idées qu'ils veulent.

Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Ces derniers mois, le président a déclaré que les entreprises technologiques « font concurrence aux États » et que « la société s'effondrera de l'intérieur » si Internet ne respecte pas les règles juridiques et les lois morales de la société.
Les réseaux sociaux contrôlés peuvent avoir le même pouvoir de manipulation que les grands médias.
Il y a des pays qui interdisent (ou au moins surveillent) les médias étrangers, c'est presque le cas en France avec certains médias. Par exemple les journalistes de RT et Sputnik ont parfois été refoulés par l'Élysée :
Macron, Sputnik et Russia Today: Récit d'un conflit en cinq actes
Mais par contre le gouvernement tolère l'empire médiatique de Patrick Drahi, qui est israélien.
Patrick Drahi
En 2014, une polémique quant à sa double nationalité secoue certains médias. Selon Challenges, l'avocat de Patrick Drahi a déclaré que celui-ci possède exclusivement la nationalité israélienne et qu'il a demandé la perte de sa nationalité française, mais son entourage infirme cette déclaration. La plupart des médias le décrivent comme un homme d'affaires franco-israélien.
BFM TV, RMC, i24News, CNews doivent être considérés comme des médias israélien.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 11:47
Citation Envoyé par Jeff_67 Voir le message
l'intelligence émerge quand-même rarement
Il est également possible de raconter de la merde pendant des centaines de pages… De toute façon le but ce n'est pas de présenter une thèse. Cela dit il doit y avoir des milliers de comptes de scientifiques, d'universités, etc, qui partagent un tweet quand un nouvel article est publié.

Par exemple si quelqu'un aime la Nasa, il peut suivre le compte Twitter de la Nasa :
http://twitter.com/NASA

On peut trouver plein de choses sur Twitter :
Centre national de la recherche scientifique
Institut national de la recherche scientifique

Tu peux même suivre l'actualité si tu veux :
Agence France-Presse

Sur Twitter on peut trouver du contenu intéressant.
Le danger c'est quand ça parle de politique, les chefs de Twitter et Facebook peuvent manipuler l'opinion publique grâce aux algorithmes. Ils font la promotion de leur idéologie "progressiste". (ce qui sert à créer des divisons)
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Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 06/04/2021 à 19:10
Twitter est une fabrique à imbéciles. On devrait nous aussi en bloquer l'accès pour le bien de notre pays.
C'est les flux RSS 2.0, mais dont le plus gros contributeur est Voici.

C'est pas vraiment twitter le problème. Un peu comme le nucléaire, il y en a qui en font de l’électricité, d'autres des bombes.
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