Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

La France annonce la création d'un cyber-commandement
Soutenu par 3 200 combattants numériques et 4 400 réservistes de cyberdéfense d'ici 2019

Le , par Olivier Famien

62PARTAGES

8  1 
En 2014, Reuters rapportait qu’un ex-hacker engagé dans l’unité spéciale de cyber espionnage de la Corée du Nord, lui aurait confié que le gouvernement nord-coréen aurait mis en place une agence gouvernementale baptisée Bureau 121 et qui contiendrait plus de 1 ;800 hackers aussi doués que les programmeurs de Google ou de la CIA, si ce n’est mieux.

Un an plus tard, et plus précisément en mars 2015, des documents top secret tombés entre les mains de CBC News et The Intercept ont permis de faire la lumière sur la volonté de l’agence du renseignement canadienne dénommée SEC (Communications Security Establishment Canada) de devenir plus agressive en se dotant de plusieurs outils capables de rediriger quelqu’un vers un faux site, de voler des informations privées, de surveiller les activités des internautes, de perturber les téléchargements, d’infecter la machine d’un internaute pour copier les données stockées sur son disque dur, de pirater les réseaux pour brouiller les activités de l’agence et créer des troubles sur internet en prétendant être un autre gouvernement ou un hacker et bien plus encore.

Un mois après les révélations inhérentes aux intentions de cyber armement du Canada, ce sont les États-Unis qui ont pris le devant des choses en présentant ouvertement la stratégie de son département de défense sur les cinq années à venir et qui vise à mettre en place une force de cyber mission de 6 ;200 personnes composées de militaires, civils, entités des autres agences de gouvernements, etc.

Ce n’est donc plus un secret que chaque pays prépare ses armes aussi bien défensives qu’offensives dans le cyberespace afin de protéger ses intérêts. La France qui n’est pas en reste a annoncé hier par la voix de son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, lors de sa visite à la direction générale de l’armement — maîtrise de l’information, le renforcement de ses capacités dans le cyberespace qui passe par la définition d’une nouvelle doctrine de cyberdéfense soutenue par la création d’un cyber-commandement.

Durant cette visite, le ministre de la Défense a soutenu que « ;de la même manière que l’émergence de l’aviation au début du XXe siècle a profondément transformé la doctrine militaire […], de même il me semble aujourd’hui indispensable de développer une doctrine et une stratégie cyber de défense, et d’intégrer l’ensemble des volets cyber dans notre pensée militaire ;».

Pour Le Drian cette nouvelle stratégie s’articule autour de trois missions principales, à savoir « ;les missions de renseignement et investigation, celles de protection/défense, celles de riposte et neutralisation ;».

La première mission qui est le renseignement a pour objectifs de contribuer à « ;identifier nos failles ou nos vulnérabilités potentielles, détecter des actions hostiles dans le cyberespace, de les caractériser et éventuellement d’en trouver la source, de mener les investigations nécessaires pour attribuer une attaque, la caractériser, en déterminer les effets, et en découvrir les motivations, de participer aux actions de remédiation, de contribuer à préparer, de planifier et soutenir les actions offensives ;», a expliqué le ministre de la Défense.

La seconde mission qui est la cyberdéfense consiste en un ensemble des mesures prises pour réduire les risques qui peuvent concerner les systèmes utilisés sur le territoire français ou en opérations extérieures.

La troisième et dernière mission a pour objet de fournir des solutions offensives afin de riposter à une attaque et neutraliser l’ennemi. Ces armes offensives doivent permettre au ministère de la Défense française de s’introduire dans les systèmes ou les réseaux de ses ennemis, afin d’y causer « ;des dommages, des interruptions de service ou des neutralisations temporaires ou définitives, justifiés par l’ouverture d’hostilité ;» à son endroit. Pour justifier ses actions, le ministère de la Défense entend s’appuyer sur la réglementation française qui « ;a été récemment modifiée pour permettre des actions de neutralisation, en particulier des effets d’attaques informatiques visant des systèmes d’information particulièrement sensibles ;», mais aussi sur la réglementation internationale qui stipule qu’en « ;cas d’attaque informatique transitant par des infrastructures ou par le territoire d’un État qui n’aurait pas empêché une telle utilisation, alors même qu’elle visait à commettre un acte internationalement illicite, la responsabilité de cet État pourrait être mise en jeu et justifier l’édiction de contre-mesures ;».

En outre, pour soutenir cette nouvelle stratégie de cyberdéfense, Le Drian a annoncé la création d’un commandement des opérations cyber (CYBERCOM) au sein du ministère de la Défense. Ce commandement « ;assistera le ministre en matière de cyberdéfense et sera placé sous la responsabilité directe du chef d’état-major des armées ;». « ;Il disposera d’un état-major resserré et aura autorité sur toutes les unités opérationnelles spécialisées dans la cyberdéfense du ministère, appartenant à toutes les armées, directions et services, soit 2600 personnes, c’est-à-dire 2600 combattants numériques en 2019, auxquels s’ajouteront les 600 experts de la DGA ;». En plus de ces ressources, ce commandement pourra également compter sur 4400 réservistes de cyberdéfense, soit 4 ;000 réservistes citoyens de cyberdéfense, et 400 réservistes opérationnels.

Source : Ministère de la Défense

Et vous ?

Que pensez-vous de la nouvelle stratégie de cyberdéfense du ministère de la Défense française ;?

Pourra-t-elle atteindre ses objectifs ?

Ces nouveaux types de combattants seront-ils à la hauteur face aux attaques de plus en plus sophistiquées ?

Voir aussi

1 800 hackers nord-coréens prêts pour une cyberguerre, ils seraient aussi compétents que les meilleurs programmeurs de Google ou de la CIA
Cyberguerre : les États-Unis préparent leur arsenal pour riposter aux attaques, 6200 personnes seront recrutées pour répliquer
L'arsenal de « cyberguerre » du CSEC révélé, les capacités de l'agence canadienne vont au-delà du simple espionnage

Forum Actualités, Wiki Developpez.com, Débats Best of, FAQ Developpez.com

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de FrostWilson
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 28/01/2018 à 23:50
Citation Envoyé par piGrimm Voir le message
1.6 milliard divisé par 3000 = 534€
OK reprends tes études à partir de la primaire, parce que visiblement le calcul est pas ton fort... j'ai noté que tu avais une forme d'humour bien rodé planqué derrière ton plumeau écran.

Bref comme toujours un commentaire developpez.com typique: blablabla quand on fait rien y faut faire quelque chose, et quand on fait quelque chose y faut rien faire, jamais content, jamais rien dans le bon sens...
8  0 
Avatar de VivienD
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 29/01/2018 à 9:18
Citation Envoyé par FrostWilson Voir le message
OK reprends tes études à partir de la primaire, parce que visiblement le calcul est pas ton fort... j'ai noté que tu avais une forme d'humour bien rodé planqué derrière ton plumeau écran.

[...]
Je confirme! Non seulement il y a une erreur de facteur mille, mais en plus l'arrondi n'est pas correct. 1,6 milliard d'euros pour 3 000 cybersoldats, 4 000 d'ici 2025, donne 533 333,33 €, et respectivement 400 000 €, par soldat. Il y a donc de quoi faire; encore faut-il que cet argent soit correctement investi, comme l'a suggéré marsupial.
7  0 
Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/12/2016 à 18:13
Question: Est-ce que les cyber-combattant devront faire des cyber-pompes et faire, tous les matins, leur cyber-lit au carré ?

Sinon à mon sens c'est en parti risqué comme stratégie. Autant je peux comprendre de se pencher sur la défense, pas de problème, autant je comprend moins l'attaque. Pour faire une petite analogie, si je veux éviter de me faire massacrer par une horde de loup, j'ai juste besoin de les empêcher de rentrer chez moi, je n'ai pas besoin d'aller les massacrer et de poser des pièges partout. Surtout que le risque en créant des outils dédiés à l'attaque c'est qu'il tombe dans les mains de l'ennemi... Donc soit on créer des armes dont on sait se prémunir (mais ça veut dire qu'il y a des failles, qu'on en est conscient, et qu'on les laisse...), soit on l'arme est plus puissante que nos défense et là... Bah ça va être l'escalade pour faire des armes et des défenses de plus en plus poussé... Ca a un peu un arrière gout de guerre froide 2.1 (la 2.0 a pas pu sortir, elle était buggée).
8  2 
Avatar de joublie
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 13/12/2016 à 18:35
Les soldes octroyées aux réservistes de la gendarmerie ne donnent guère envie de se joindre au mouvement de " cyber guerriers ", au cas où le gouvernement envisagerait des soldes au même niveau. Vraisemblablement, n'importe quel salarié spécialiste en sécurité y perdrait en salaire (voir ici http://www.gendarme-reserviste.fr/co...-remuneration/). Pourquoi ne pas recruter " pour de vrai " avec un budget adéquat ? Ce n'est pas là qu'il faut lésiner.
6  0 
Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 13/12/2016 à 19:04
Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Question: Est-ce que les cyber-combattant devront faire des cyber-pompes et faire, tous les matins, leur cyber-lit au carré ?

Sinon à mon sens c'est en parti risqué comme stratégie. Autant je peux comprendre de se pencher sur la défense, pas de problème, autant je comprend moins l'attaque. Pour faire une petite analogie, si je veux éviter de me faire massacrer par une horde de loup, j'ai juste besoin de les empêcher de rentrer chez moi, je n'ai pas besoin d'aller les massacrer et de poser des pièges partout. Surtout que le risque en créant des outils dédiés à l'attaque c'est qu'il tombe dans les mains de l'ennemi... Donc soit on créer des armes dont on sait se prémunir (mais ça veut dire qu'il y a des failles, qu'on en est conscient, et qu'on les laisse...), soit on l'arme est plus puissante que nos défense et là... Bah ça va être l'escalade pour faire des armes et des défenses de plus en plus poussé... Ca a un peu un arrière gout de guerre froide 2.1 (la 2.0 a pas pu sortir, elle était buggée).
La meilleure défense, c'est l'attaque.

Si tu te fais attaquer, on réflechis toujours à rendre l'arme de l'attaque inopérante.
Dans le cadre de l'artillerie par exemple, il existe des "dômes" de protection (dont le plus connu est en israel), visant à protéger de l'explosion de l'obus. On voit un obus, on le vise, on l'explose en l'air. Il existe des systèmes qui permettent d'analyser la trajectoire de l'obus et trouver son origine. On vois un obus, on vise sont point de départ, et on espère exploser un canon, ce qui est plus intéressant déjà.

Là, c'est pareil.

La mise en rade des moyens de communications ou des usines d'armements a toujours eu un intérêt stratégique. Dans le militaire on n'est pas dans un monde de bisounours, les intérêts stratégiques sont toujours les mêmes que l'on parle d'un monde numérique ou réel.

Si ce que tu appelle "guerre froide", c'est la course à l'armement, sache qu'elle n'a pas cessée miraculeusement au même moment que chute du mur de Berlin (et encore heureux!), sinon, on n'aurait pas de rafale, d'A400m ou d'INDECT...
5  0 
Avatar de Muchos
Membre expert https://www.developpez.com
Le 14/12/2016 à 23:04
Dans le militaire on n'est pas dans un monde de bisounours
[…]
c'est logique que la France rentre dans la danse
Ces remarques (d'une légèreté inquiétante) sont le symptôme de ce qu'on appelle l'invocation du réalisme : « il n' y a pas d'autres alternatives » à la guerre, à la compétition, à la croissance, au marché… Cela provoque un appauvrissement du champ politique et démocratique, tout en favorisant un climat anxiogène.

Si mon voisin achète un fusil parce qu'il a peur de moi, la meilleure manière qu'il me tire dessus est indéniablement d'aller acheter un fusil à mon tour.
6  1 
Avatar de Claude40
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 15/12/2016 à 10:59
Habitant non loin d'un aérodrome militaire et d'un centre d'essais de lancement de missiles, je connais un moyen de dégager des fonds pour la cyberdéfense.
Chaque année vers novembre et décembre, on constate une recrudescence des vols d'entraînement ou des essais de missiles, car il faut "consommer le budget" pour ne pas avoir un budget en baisse les années suivantes.
En changeant la règle du jeu, on devrait pouvoir dégager des ressources. Je ne suis pas loin de penser que cela doit être vrai pour toutes les administrations.
5  0 
Avatar de vanskjære
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/12/2016 à 10:17
<trollcredi>
Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Question: Est-ce que les cyber-combattant devront faire des cyber-pompes et faire, tous les matins, leur cyber-lit au carré ?
Et avoir une cyber coupe de cheveux réglementaire......bref faut revoir ses personnages de MMO pour leur faire une coupe militaire....la solde de réserviste ne suffira pas à payer les pack changement de look...

Et merci pour cette belle question TheLastShot. Tu m'as égaillé ma journée
</trollcredi>
4  0 
Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/01/2018 à 18:28
Il faut voir quels sont nos fournisseurs et leurs pratiques d'exploitation des failles. Acheter du matériel et du logiciel troués ne va pas dans le bon sens. Malheureusement les alternatives sont peu développées en France. Cela nous force à courber devant le fournisseur alors qu'il n'est pas en reste pour ce qui est de l'offensif. Donc une confiance modérée et prudente s'impose. 4 000 cybercombattants s'appuyant sur 1,6 milliards d'euros d'outils défectueux reste une politique cyber dangereuse.
4  0 
Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/12/2016 à 18:52
@Joublie: En même temps l'intérêt des réserviste c'est que c'est pas à temps plein... (enfin je crois... je dois avouer que moi et l'armée ça fait 2, donc je ne m'y suis jamais intéressé plus que ça...).
Sinon pour ce qui est du budget, malheureusement c'est un peu la fête du slip, du caleçon et du boxer, tout ça en même temps (les autres sous vêtements sont bien entendu invités à la fête). On dépense trop là où ça ne sert à rien, on dépense n'importe comme, et forcément il reste plus assez là où il faudrait. Le problème c'est que les budgets sont accordés par des personnes qui n'y connaissent rien à des personnes qui, quand elle le peuvent, en profitent pour payer des trucs inutiles...
3  0