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Vers la fin de la liberté d'expression à l'échelle globale ? Le gouvernement australien envisage de lever l'anonymat sur Internet
Après la plaidoirie de Macron pour la levée de l'anonymat en ligne

Le , par Patrick Ruiz

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Se dirige-t-on à l’échelle globale vers un Internet piloté sur le modèle chinois ? Le gouvernement australien envisage de lever l’anonymat en ligne sur Internet. Les tentatives dans le genre ont tendance à se généraliser à l’échelle mondiale comme l’illustrent des exemples tirés de pays d’Europe comme la France ou l’Allemagne. Les États justifient leur positionnement par la nécessité de la protection des citoyens (lutte contre la pédophilie en ligne, positionnement contre le terrorisme, etc.).

Le gouvernement australien envisage de lever l’anonymat sur Internet en requérant des internautes de fournir une pièce d’identité (passeport, permis de conduire, etc.) pour l’accès à leurs comptes de réseaux sociaux. La nouvelle disposition s’inscrit en droite ligne avec la récente adoption d’une loi qui autorise les forces de l'ordre à prendre le contrôle de comptes de médias sociaux lorsque des tiers sont soupçonnés dans le cadre d'une enquête. C’est la plus osée de toutes celles en gestation dans l’alliance Five Eyes. Elle permet à la police de pirater les appareils de tiers, de collecter ou de supprimer leurs données.


La manœuvre est destinée à protéger les citoyens contre les abus en ligne (pédophilie, discours haineux, propagande terroriste, etc.). Elle n’est pas sans faire penser à une sortie d’Emmanuel Macron à propos de l’anonymat en ligne : « Nos gouvernements, nos populations ne vont pas pouvoir tolérer encore longtemps les torrents de haine que déversent en ligne des auteurs protégés par un anonymat devenu problématique. » Beaucoup s'accordent sur le fait qu'en rendant les utilisateurs responsables de leurs propos – en supprimant la possibilité de poster des messages dans l’anonymat –, il est moins probable qu’ils s'engagent dans des discussions ou publications inciviles. C’est la raison pour laquelle des élus français ont proposé que les réseaux sociaux et autres hébergeurs soient obligés à vérifier l’identité réelle des internautes lors de leur inscription.

L’Allemagne s’est penchée sur la question depuis un moment dans le cadre de discussions sur les amendements à apporter au Code pénal en vigueur dans le pays. Un extrait de la proposition de loi mise sur la table par le ministre de la justice de Rhénanie-du-Nord-Westphalie :

« Le projet de loi vise à introduire de nouvelles infractions pénales via un nouvel article 126a au Code pénal. Une peine privative de liberté ou une amende est prévue à l'encontre de quiconque offre un service sur Internet dont l'accès et l'accessibilité sont limités par des précautions techniques spéciales et dont le but ou l'activité est de commettre ou de promouvoir certains actes illicites.

Les criminels utilisent de plus en plus les possibilités d'anonymisation que leur offre Internet. Le chiffrement des données de l'utilisateur et la sélection aléatoire d'itinéraires contrôlée par programme via des serveurs répartis dans le monde entier rendent considérablement plus difficile la détermination des points de départ et d'arrivée d'un transfert de données. En particulier, le réseau Tor, qui sert cet anonymat, permet également l'accès au Darknet.

L'accès au Darknet et l'accessibilité à ses services sont limités par des programmes spéciaux. En plus desdits services à accès restreint, le Darknet donne également l'accès à d'autres qui sont à caractère criminel tels que les plateformes de trafic de stupéfiants, de pédopornographie, de vente d'armes, de logiciels malveillants, etc. Ces offres constituent une menace considérable pour la sécurité publique. »

Si le texte fait directement référence au réseau Tor, il faut souligner qu’il est susceptible de s’appliquer à une panoplie d’autres situations. En effet, une relecture plus globale de « service sur Internet dont l'accès et l'accessibilité sont limités par des précautions techniques spéciales et dont le but ou l'activité est de commettre ou de promouvoir certains actes illicites » peut, par exemple, permettre de classer un service de courriel avec chiffrement dans le lot des plateformes qui tombent sous le coup dudit projet de loi.


Vers un futur Internet piloté sur le modèle chinois à l’échelle globale ?

C’est ce que les derniers développements laissent penser. Pour parvenir à une telle maîtrise de son cyberespace, la Chine s’appuie sur un levier de taille : le contrôle de l’anonymat en ligne. Il n’ y a qu’à jeter un œil à l’article 6 de la réglementation chinoise en la matière. À la réalité, la question revient de plus en plus en Europe ; le cas autrichien l’illustre puisque le pays a lui aussi annoncé son intention de mettre fin à l’anonymat en ligne. On anticipe à 2020 la période à laquelle il ne sera plus possible dans ce pays de rédiger un commentaire en ligne sans fournir son nom, prénom et adresse exacts. La raison, souligne le ministère en charge des médias dans ce pays, est très simple ; en cas d’enquête, les opérateurs de plateformes seraient tenus de fournir des informations aux agences gouvernementales ou, dans certains cas, aux personnes privées en cas d'insulte ou de diffamation. En France, le processus est lancé pour la mise en place d’une loi en vue d’en finir avec l’anonymat sur Internet.

Le train est en marche ; lentement certes, mais il semble que la destination finale soit, à l’échelle globale, un Internet régulé, modéré et censuré par les États.

Et vous ?

Êtes-vous pour ou contre l'anonymat en ligne ? Ou préférez-vous une approche mixte qui permet l'anonymat dans certains cas et pas dans les autres ?
Êtes-vous pour ou contre le recueil de pièces d'identité à l'occasion de la création de comptes sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ?
Partagez-vous l’avis selon lequel on se dirige à l’échelle globale vers un Internet piloté selon le modèle chinois ?

Voir aussi :

L'Allemagne veut punir d'une amende pouvant atteindre 50 millions € les médias sociaux qui tardent à retirer les fake news et les propos haineux


Macron : « Je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet », le Président français confirme qu'il veut bien la fin de l'anonymat en ligne

La fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux n'est « pas souhaitable et pas possible » pour Mounir Mahjoubi qui vient clarifier les propos de Macron

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Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 11:15
Il n'y a pas d'anonymat en ligne. Il suffit de compter le nombre de gens qui se retrouvent à la 17e chambre du palais de justice de Paris pour s'en rendre compte. Et je peux en parler en connaissance de cause...
C'est de la supercherie pour amuser les foules.
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Avatar de Dymmm
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 12:47
Citation Envoyé par Cpt Anderson Voir le message
Il n'y a pas d'anonymat en ligne. Il suffit de compter le nombre de gens qui se retrouvent à la 17e chambre du palais de justice de Paris pour s'en rendre compte. Et je peux en parler en connaissance de cause...
C'est de la supercherie pour amuser les foules.
Il faut également prendre en compte les effets secondaires provoqué par la fin de l'anonymat sur le net. Beaucoup de gens ne voient que l'impact sur les réseaux sociaux, mais il faut également comprendre que l'identification systématique sera étendu au réseau sur toute ses formes. Puis, le jours ou le parti en place souhaitera la fin de ses opposants, il y aura tout a disposition pour sanctionner a grande échelle.

Après il y aura des personnes qui dirons que non, ici on est en france, c'est pas comme ca... bien si, cela a déjà commencer. Je vais prendre pour exemple concret, qui touche personnellement ma famille et moi même, la récente fin de la possibilité du choix de l'éducation de leurs enfants, ainsi que l'obligation des parents de confier leur enfant a une personne agréée par l’éducation nationale, et ce dès leurs 3 ans. Lorsque je regarde les pratiques actuels des députés en place et leur vision du francais j'ai pas hate de voir les programmes scolaires des prochaines années.
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Avatar de Kulvar
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 16:59
Le gouvernement a déjà la possibilité d'obtenir l'identité d'un internaute.

Le plus grand danger c'est la possibilité pour n'importe qui de savoir qui tu es. Ou comment créer plein de Samuel Patty.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 14:43
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Vers la fin de la liberté d’expression à l’échelle globale ? Le gouvernement australien envisage de lever l’anonymat sur Internet
Quel magnifique tire provocateur. L'anonymat et la liberté d'expression sont deux chose différentes. La liberté d'expression autorise à avoir une opinion et en parler sans avoir sans risquer d'avoir à faire à l'état. Elle ne garantit pas le droit de ne pas avoir a assumer ses propos.
9  0 
Avatar de totozor
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 12:51
Je ne crois pas que les gens sont plus ou moins violents/cons/radicaux qu'avant je pense juste qu'internet a donné un porte voix à ces personnes, et que l'anonymat n'y fait pas grand chose.

Dans la vie réelle je peux me balader relativement partout de façon anonyme (on peut me demander mon identité mais je ne la fournit pas à chaque moment), ce qui me choque est que la fin de l'anonymat sur internet entraine un suivi permanent de ce que je fais sur le web.

Quand je rentre dans un magasin pour admirer des chouettes en porcelaine, je suis bien content que le vendeur ne me demande pas mon nom, mon âge, mon adresse alors que je ne vais même pas en acheté parce que je n'assume pas cette passion.
Il en est de même sur internet.
7  0 
Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 12:40
Citation Envoyé par walfrat Voir le message
Dans ce cas si on suit ta logique, déclarer la fin de l'anonymat tiens plus de l'honnêté qu'une révolution.
Si on veut, mais c'est une supercherie !
3  0 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 13:36
Citation Envoyé par Dymmm Voir le message
Il faut également prendre en compte les effets secondaires provoqué par la fin de l'anonymat sur le net. Beaucoup de gens ne voient que l'impact sur les réseaux sociaux, mais il faut également comprendre que l'identification systématique sera étendu au réseau sur toute ses formes. Puis, le jours ou le parti en place souhaitera la fin de ses opposants, il y aura tout a disposition pour sanctionner a grande échelle.
Mais c'était, c'est, et sera toujours le cas. Et bien avant qu'internet n'existe. Déjà du temps des romains, certains empereurs ont fait massacré leurs opposants avant de prendre le pouvoir par la force. Et, ils n'étaient pas sur facebookus.comus
L'Histoire regorge de ce genre de choses.
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Avatar de stardeath
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 04/09/2021 à 0:59
Citation Envoyé par Astraya Voir le message
Anonymat et liberté d'expression non rien a voir. Si vous traitez les gens de cons, faites le sans vous cacher derrière un écran, comme le faisait les vrais défenseur de la liberté d'expression. Les autres sont moins que rien.
si tu ne risquais pas de te faire tuer, ça pourrait être effectivement une solution.
va falloir regarder la vérité en face et voir que tu ne peux même plus exprimer un simple avis sans risquer ta vie et/ou celle de tes proches.
mais bon, je divague peut être et je n'ai au final qu'un sentiment de risque possible XD
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Avatar de Astraya
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 23:24
Anonymat et liberté d'expression non rien a voir. Si vous traitez les gens de cons, faites le sans vous cacher derrière un écran, comme le faisait les vrais défenseur de la liberté d'expression. Les autres sont moins que rien.
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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 10/09/2021 à 13:20
Bonjour,

Citation Envoyé par Claude40 Voir le message
Je pense également que ceux qui émettent, sur les réseaux sociaux, des avis susceptibles de mettre leur vie en danger s’ils étaient identifiés, doivent également réserver ces avis à la sphère privée et ne pas donner des bâtons pour ce faire battre.
Hors mise en danger de mort ... Il y a également l'avis des personnes oeuvrant pour des milieux pro/associatif/courant de pensée . Un professionnel du marketing qui donnerait son avis sur tel ou tel pratique, sous un pseudo ,devrait donc subir les foudres de son secteur d'activité et s'en faire licencier ?

Autre exemple avec un agent territorial , qui émettrait une opinion personnelle sur l'organisation structurelle de sa collectivité . On devrait le licencier car "pas du même avis que le bord politique au pouvoir" .

Même chose avec une personne qui fait parti d'un syndicat . Si elle a une opinion politique/organisationnelle différente de son employeur on la licencié ?

C'est surtout dans ce genre de cas que cela va poser problème ...

Le quidam moyen n'est pas trop concerné. Plutôt les personnes qui travaillent ou oeuvrent dans une institution/entreprise/domaine "politisé".

L'employé de bureau qui est communiste et dont l'élu de la collectivité locale qui l'emploie est de droite par exemple . C'est la ou peut intervenir le flicage.
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