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Des députés LREM veulent imposer une pièce d'identité à la création de comptes sur les réseaux sociaux
Une tentative de lever l'anonymat en ligne ?

Le , par Michael Guilloux

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Le camp Macron fait-il encore volte-face sur la question de l'anonymat en ligne ? Le 18 janvier, devant les maires réunis pour le deuxième acte du grand débat national au Palais des congrès de Souillac (Lot), Emmanuel Macron a tenu des propos dans lesquels il appelait à une « levée progressive de tout anonymat ». Le Président français a déclaré que pour améliorer la qualité de la démocratie participative, l'on « doit aller vers une levée progressive de toute forme d'anonymat » en faisant mention de « processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ». Macron pense que cela est nécessaire étant donné qu'aujourd'hui, « on a beaucoup d’informations, tout le temps, mais on ne sait pas d’où elles viennent. »

Avec de tels propos, le Président français n'a pas échappé aux critiques des internautes et des défenseurs des droits et libertés des citoyens sur Internet, comme la Quadrature du Net. Mais Mounir Mahjoubi, le Secrétaire d'État chargé du Numérique, invité sur RMC quelques jours plus tard, a essayé de clarifier les déclarations de Macron. Selon lui, le Président français ne voulait pas parler de l’anonymat en général, mais plutôt de l’anonymat lié à la démocratie participative en ligne. Sur les réseaux sociaux, Mounir Mahjoubi dit souhaiter qu'on ne mette pas fin à l’anonymat. « Sur un site de rencontres, je veux bien que tout le monde s’appelle Robert234 ou Angeline2828. Chacun doit pouvoir choisir son pseudo et sa vie virtuelle. Mais quand on est sur un site de démocratie participative, notamment les dispositifs numériques pour que les citoyens puissent s’exprimer régulièrement, faire des pétitions légales, je ne veux plus que ce soit anonyme », disait-il.

La sortie de Mounir Mahjoubi a peut-être permis de chasser de l'esprit de certaines personnes l'idée selon laquelle Macron voulait mettre fin à l'anonymat en ligne. Si c'est le cas, alors le doute pourrait revenir après des propositions faites par trois députés LREM au Secrétaire d'État chargé du Numérique, pour endiguer le phénomène de cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux. Rebondissant sur les agressions qu'a connues le chanteur LGBT Bilal Hassani sur Twitter, les députés Laurence Vanceunebrock-Mialon, Raphael Gérard et Gabriel Serville ont appelé à durcir les sanctions à l'encontre des utilisateurs.


« Il reçoit aujourd’hui un message haineux toutes les six secondes en moyenne, l’obligeant à utiliser une application de modération des contenus haineux », disent-ils à propos du chanteur. Les trois députés LREM rappellent que la loi punit la publication de propos injurieux ou diffamatoires contre un LGBT à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ; et l'injure publique à six mois d’emprisonnement et 22 500 euros d’amende. Mais ces mesures, estiment-ils, ne sont pas de nature à dissuader les auteurs de messages de haine, car ils sont, dans la pratique, peu poursuivis compte tenu de la difficulté à les identifier.

Ils proposent donc, d'une part, que « les messages [soient] supprimés systématiquement, comme c’est le cas actuellement pour les comportements ciblés tels que le terrorisme ou la pédopornographie où le taux de suppression est de l’ordre de 90 % ». D'autre part, ils appellent à prendre des mesures plus fermes contre les auteurs de ces messages.

La première mesure est la fermeture définitive des comptes et la transmission des adresses IP et emails des utilisateurs fautifs à la justice. « Aujourd'hui, lorsqu'il s'agit d'un cas isolé, le compte est verrouillé et l'utilisateur reçoit un message à portée pédagogique expliquant en quoi le message viole les conditions d’utilisation des réseaux sociaux : c'est une démarche qu'il faut saluer dans une perspective d'éducation au numérique », écrivent les députés. Toutefois, en cas de récidive, les députés se disent favorables à une « suspension définitive du compte, assortie d’une transmission systématique de l’adresse IP et de l’adresse email à la justice pour que des sanctions soient effectivement prononcées ».

Conscients que l'adresse IP peut ne pas révéler l'identité de l'utilisateur, les députés proposent aussi une obligation de fournir des pièces d’identité lors de la création d'un compte. « Pour pallier les stratégies de multiplication des comptes ou d'hébergement de l'adresse IP à l'étranger, nous proposons que soit envisagée l’hypothèse de créer une obligation légale de recueil des pièces d’identité à l’occasion de la création de comptes sur les réseaux sociaux, à l'image de ce qui existe sur d'autres plateformes telles que AirBnb ».

Cette dernière proposition fait écho de la déclaration d'Emmanuel Macron sur la fin de l'anonymat en ligne. S'agit-il d'une action indépendante ou coordonnée ? On ne peut le dire. Mais elle va l'encontre de la position du Secrétaire d'État chargé du Numérique. Dans son interview sur RMC, Mounir Mahjoubi expliquait en effet qu'il n'était pas favorable à la fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux. « Si l'on disait demain sur Twitter qu'on levait l'anonymat, les gens iraient ailleurs, prendraient d'autres identités. Aujourd’hui ce n’est techniquement pas souhaitable et pas possible », disait-il. Plutôt que de s'attaquer à l'anonymat pour mettre fin aux discours de haine ou au harcèlement en ligne, il a plutôt suggéré d'adopter des lois qui exigeront la suppression de tels contenus dans les 24h par exemple.

Sources : Twitter, RT France

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Êtes-vous pour ou contre le recueil de pièces d'identité à l'occasion de la création de comptes sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ?

Voir aussi :

Lutte anti-terroriste : 44 organisations exhortent Macron à renoncer à un projet de règlement européen qui pourrait porter préjudice à Internet
L'administration Macron confirme sa loi contre la haine sur Internet en 2019 par la voix de la Secrétaire d'État auprès du Premier ministre
Macron lance « l'Appel de Paris » pour remédier aux problèmes d'Internet, la France va coopérer avec Facebook pour examiner ses efforts de modération
UE : le président Emmanuel Macron veut sévir contre les positions dominantes des entreprises et dit vouloir d'un dispositif antitrust plus fort
Présidentielle en France : Emmanuel Macron s'attaque au chiffrement et à la propagande en ligne dans son programme de lutte contre le terrorisme

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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 11:29
Et ces génies ont-ils pensé un seul instant qu'une carte d'identité pouvait être détournée, volée, ou fausse ?
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Avatar de FatAgnus
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 11:41
Pas besoin de pièce d’identité pour Facebook pour savoir qui vous êtes. Les logiciels espions de Facebook comme WhatApps, Instagram ou Facebook Messenger aspirent vos données et connaissent vos déplacements, vos goûts, vos orientations sexuelles, vos opinions politiques, etc. La première chose à faire est d'interdire absolument toutes collections de données des utilisateurs par ces réseaux sociaux, deuxièmement démanteler ces réseaux sociaux qui violent la vie privée de leurs utilisateurs et troisièmement promouvoir des réseaux sociaux décentralisés.

Je sais c'est un peu utopique et peut-être inaccessible au Gouvernement français qui est totalement sous l'emprise des lobbies des GAFAM. Donc il faudrait déjà commencer par exiger un casier judiciaire vierge pour être élu. Aujourd'hui 396 professions requiert l'obligation d'un casier judiciaire vierge. Pour être fonctionnaire, pompier, agent de sécurité, chauffeur de taxi, gendarme ou avocat un casier judiciaire vierge est exigé. Alors que pour être député non ! Environ 30 % des parlementaires ont eu affaire avec la justice ou le fisc. Certains parlementaires votent des lois alors qu'ils ont violé des lois ? Je trouve cette situation totalement intolérable.
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Avatar de pierre-y
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 12:28
Macron a quand même de gros relent de petit fasciste quand j'entend des trucs comme ça. C'est devenu une habitude de tout faire dans le dos des gens.
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Avatar de Itachiaurion
Membre averti https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 10:58
Et du coup la vie privée on s’assoie royalement dessus où comment ça se passe? Ah mais non c'est vrais, les honnêtes gens n'ont rien a cacher, du coup vu qu'il n'a rien a cacher l’honnête gens ça lui posera aucun problème que pour s'inscrire sur un site quelconque il lui faille fournir, carte d'identité, passeport, carte vitale, justificatif de domiciles, mot de passes de ses autres comptes, la carte bleu, le RIB et qu'ils se fasse greffé sous la peau une puce RFID pour qu'on le suive a la trace partout... Suis-je bêtes, on a déjà le smartphone pour ça.
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Avatar de Madmac
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/02/2019 à 20:48
À ce que je vois, vous avez encore des crétins qui croient que la censure et la propagande fonctionne. Vos gilets Jaunes vont devoir utiliser la guillotine avec ces gens-là.
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Avatar de Oerys
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 05/02/2019 à 22:47
Encore une bonne idée de merde
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Avatar de fredinkan
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 25/03/2019 à 18:04
Citation Envoyé par Conan Lord Voir le message
Et c'est supposé résoudre le problème des infox infos n'allant pas dans le sens du pouvoir en place ?
fixed
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Avatar de Leruas
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 12:02
- ceux qui s'inscrivent sur Twitter depuis un pays étranger (via un VPN) pourront continuer à insulter qui ils veulent...
- si c'est pas en lien avec FranceConnect ça n'a aucun intérêt (vol de carte d'identité comme déjà dit)
- et ceux qui sont déjà inscrit peuvent continuer à utiliser Twitter sans fournir de preuve d'identité ?
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Avatar de redcurve
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 25/03/2019 à 16:58
The new Nazis saison 5 onAMC.

Vive les vpn . ça va finir avec l'utilisation massive de faux documents d'identité
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Avatar de sergio_is_back
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 25/03/2019 à 17:39

Il est toutefois indiqué dans l'article que les modalités techniques de la vérification d’identité devraient être précisées par un décret du Conseil d’État après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), dans la mesure où cette vérification impliquera nécessairement le traitement de données à caractère personnel.
Quelles données à caractère personnel ? La vérification d'identité passe forcement par un N° de CNI, de Passeport ou un identifiant numérique signé, etc... Sinon n'importe qui d'un peu averti peut passer au travers...

C'est là que le vol d'identités rentrera en ligne de compte...
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