Le blocage de Huawei pourrait s'étendre au-delà des frontières US
L'Allemand Infineon a déjà suspendu ses livraisons de puces au Chinois

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La semaine passée, l'administration Trump a publié un décret qui place Huawei sur une liste noire, une décision qui contraint les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec le géant chinois des télécoms, à moins d'avoir une autorisation officielle. La toute première réaction publique à ce décret a été signalée par Reuters. Le quotidien américain a rapporté que, dans un souci de se conformer à l'ordre de Donald Trump, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source.

L'éditeur d'Android a toutefois relativisé en précisant que « pour les utilisateurs de [ses] services, Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants » ; ce qui laisse croire que ce sera plus les nouveaux produits Huawei qui seront impactés par cette mesure. L'entreprise chinoise a aussi promis de son côté qu'elle continuera à prendre en charge ses appareils Android : « Huawei continuera à fournir des mises à jour de sécurité et des services après-vente à tous les smartphones et tablettes Huawei et Honor actuels, dont ceux déjà vendus et ceux en stock dans le monde », a déclaré le groupe chinois ce lundi.


Huawei, qui s'y attendait depuis, s'est préparé à cette éventualité et a développé son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégradaient. Mais le décret de Donald Trump n'a pas d'implications que sur l'activité mobile de Huawei, mais de manière plus large dans l'ensemble des activités du géant des télécoms. Ainsi, comme Google, bon nombre de fournisseurs US de semi-conducteurs ont décidé de suspendre leurs relations commerciales avec le Chinois. C'est le cas par exemple d'Intel, Qualcomm, Xilinx et Broadcom, qui auraient décidé de ne plus fournir plus de logiciels et de composants critiques à Huawei, jusqu’à nouvel ordre. Cette liste s'est rapidement allongée avec Qorvo, Micron Technology et Western Digital, et probablement bien d'autres entreprises technologiques US.

En prévision de la répression américaine, Huawei a stocké des composants clés pour environ six mois à un an, d'après le quotidien Nikkei Asian Review. L'entreprise semble également assez sereine. Son fondateur, Ren Zhengfei, a déclaré samedi que tout irait bien même si Qualcomm et d'autres fournisseurs américains ne pouvaient pas vendre de puces à Huawei. « Nous nous y sommes déjà préparés », a-t-il déclaré dans son premier entretien après la publication du décret de Trump. Mais il semble que le décret de Trump va bien au-delà des frontières US.

La peur d'être sanctionné par les USA s’empare des entreprises européennes et asiatiques

En Europe comme en Asie, le décret de Trump ne laisse pas non plus indifférentes les entreprises qui font affaire avec Huawei. Le fabricant allemand de puces Infineon Technologies a déjà suspendu ses livraisons de composants à Huawei, selon Nikkei Asian Review, lui qui fournit notamment au Chinois des microcontrôleurs et des circuits intégrés de gestion d'alimentation.

La raison est que les entreprises étrangères utilisant une certaine quantité de technologie américaine dans la fabrication de produits qu'elles vendent à Huawei sont également soumises à la même restriction. Elles risquent donc des répercussions juridiques aux États-Unis si elles ne se conforment pas au décret de Donald Trump. Elles pourraient elles-mêmes être inscrites sur une liste noire.

« Infineon a décidé d'adopter une mesure plus prudente et a arrêté de fournir des composants à Huawei. Mais il tiendra des réunions cette semaine pour discuter de la situation et procéder à des évaluations », a déclaré l'un des responsables de l'entreprise allemande. Ce n'est qu'après avoir clarifié les problèmes juridiques qu'Infineon pourrait décider de reprendre les relations avec Huawei.

Si ses ventes à Huawei représentent une fraction de ses revenus annuels - à peine 100 millions de dollars par an ou moins, selon l'une des sources de Nikkei - la décision d'Infineon pourrait avoir de graves répercussions pour la société chinoise. Elle pourrait en effet inciter d'autres fournisseurs européens et asiatiques à adopter une approche tout aussi prudente.

ST Microelectronics, un autre fabricant de puces européen clé d'origine française et italienne, doit par exemple tenir des réunions cette semaine pour déterminer s'il va continuer à fournir des composants à Huawei. Pour le moment, ST Microelectronics poursuit ses livraisons au géant chinois de la technologie.

Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC), le principal fournisseur asiatique de puces en Chine, le plus grand fabricant de puces au monde, continue de livrer des produits à Huawei, mais procède aussi actuellement à un contrôle préalable afin d'évaluer l'impact potentiel du décret de Trump. TSMC a déclaré vendredi que la société possédait un « système de conformité au contrôle des exportations complexe et sophistiqué » et que sur la base des données du système, il ne modifie pas ses pratiques d'expédition pour le moment.

D'autres fournisseurs asiatiques, tels que Toshiba Memory, le deuxième fournisseur mondial de mémoire flash au monde, et Japan Display Inc, le fournisseur d'écrans, étudient aussi les conséquences du décret de Trump pour leurs entreprises.

Sources : Reuters, Nikkei Asian Review

Et vous ?

Que pensez-vous du fait que des entreprises européennes ou asiatiques reconsidèrent leurs relations avec un gros client comme Huawei à cause d'une décision US ?
Le décret de Trump ne devrait-il pas être sans effet en-dehors des USA ?
Couper les relations avec Huawei ne va-t-il faire perdre des marchés aux entreprises étrangères sachant que la Chine est en train de développer son industrie de semi-conducteurs ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/05/2019 à 15:45
Citation Envoyé par Jiji66 Voir le message
des smartphones Européens !
Ouais mais il ne faut pas rêver non plus...
Il y a des marques Européennes, mais elles ne peuvent pas combattre face à Samsung, One Plus, Apple, Sony, etc.
En Corée du Sud, en Chine, aux USA, au Japon ils font bien mieux qu'en Europe.

Il y a une entreprise allemande qui s'appelle Gigaset, ils achètent des composants en Asie, ils les assemblent en Allemagne et paf ça fait des smartphones allemands, mais apparemment c'est pas top...

===
Bon de toute façon les ventes de smartphones se sont calmé, les consommateurs hardcore qui changeaient de smartphone chaque année sont de moins en moins nombreux.
Il n'y a aucune nouveauté qui pourrait re-booster les ventes, les gens vont garder leur smartphone le plus longtemps possible, parce que ça n'apporte rien de le renouveler...
Maintenant les fabricants essaient de faire des smartphones pliable, je trouve que c'est une idée de merde, d'après moi ça n'a strictement aucun intérêt, ça ne fait que fragiliser l'appareil.

Citation Envoyé par air-dex Voir le message
À croire que l'affaire Megaupload n'a servi de leçon qu'à Kim Dotcom.
Il y avait un projet pour mieux rémunérer les artistes et facilité l'accès à la musique, ça n'a plu à l'industrie du disque, le FBI est venu fermer Mega Upload peu de temps après.
En 2011 est sortie une pub mégaupload avec Alicia Keys, Puff Daddy, Will.I.Am, Estelle, Chris Brown, Kanye West, Lil John, Jamie Foxx, Kim Kardashian, Serena Willams, Mary J Blidge.


Citation Envoyé par air-dex Voir le message
À partir d'un certain point Google se couchera toujours face à la loi américaine que ça leur plaise ou nom et que le président soit Trump ou Obama.
C'est quand même bizarre de viser une marque en particulier comme ça.
One Plus, Alcatel, Lenovo, Xiaomi, ZTE, ne doivent être en train de se faire discret, ils sont chinois aussi.

Est-ce que Google a le droit de bannir une entreprise comme ça ?
Avatar de redcurve
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 20/05/2019 à 17:20
Google doit respecter la loi point. Pour le reste il s'agit d'une démonstration de puissance, en outre la chambre de commerce a dit y'a un an que l'europe serait bien avisée de suivre les USA sur ce coup car les sociétés EU sont obligés de donner leur secret indus aux chinois alors que l'inverse n'est pas vrai.

L'europe n'ayant pas de burnes bah tout le monde s'en cogne.
Avatar de air-dex
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 0:32
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il y avait un projet pour mieux rémunérer les artistes et facilité l'accès à la musique, ça n'a plu à l'industrie du disque, le FBI est venu fermer Mega Upload peu de temps après.
En 2011 est sortie une pub mégaupload avec Alicia Keys, Puff Daddy, Will.I.Am, Estelle, Chris Brown, Kanye West, Lil John, Jamie Foxx, Kim Kardashian, Serena Willams, Mary J Blidge.
Certes, mais pourquoi les USA ont-ils réussi leur coup ? Parce que megaupload.COM. Le TLD .com est un TLD américain, donc soumis aux lois américaines.

Ce n'est pas pour rien que Kim Dotcom est revenue avec mega(.co).NZ. Le TLD .nz est un TLD néo-zélandais, donc soumis aux lois néo-zélandaises et non américaines.

Cf. aussi The Pirate Bay, qui fut un temps (je ne sais pas si c'est encore le cas) passait son temps à changer de TLD parce que les justices nationales liées aux TLDs successifs interdisaient tour à tour The Pirate Bay.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est quand même bizarre de viser une marque en particulier comme ça.
One Plus, Alcatel, Lenovo, Xiaomi, ZTE, ne doivent être en train de se faire discret, ils sont chinois aussi.

Est-ce que Google a le droit de bannir une entreprise comme ça ?
Si les USA les obligent oui. Tout comme le fait de devoir partager ses données avec la NSA. Il me semble que ça a assez fait couler d'encre à une période, non ? Il y a des entreprises qui s'y étaient opposées et qui avaient utilisé des recours juridiques (Yahoo! notamment), mais elles avaient bien été obligées de s'y soumettre.

Quant à Huawei c'est aussi un bouc-émissaire dans cette affaire.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 8:19
Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Certes, mais pourquoi les USA ont-ils réussi leur coup ?
Ce que je voulais surtout dire c'est que le FBI c'est soudainement motivé juste après ça :
Le site de téléchargement Megaupload se paie une bonne pub aux dépens d'Universal
Cette polémique est un sacré coup de pub pour le site qui vient d’annoncer le lancement pour 2012 d’un service de téléchargement légal et payant, Megabox, qui se veut un futur concurrent d'iTunes.

Un coup de pub d’autant plus retentissant qu’il intervient alors que le débat autour du projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) fait rage aux Etats-Unis. Ce texte qui oppose les lobbys du disque et du cinéma à des géants du Web du calibre de Google ou Yahoo! vise à renforcer considérablement les pouvoirs des ayants droit sur les sites soupçonnés d’héberger du contenu protégé par des droits d’auteur comme Megaupload. De là à penser que Megaupload a un sens du timing bien pensé, il n’y a qu’un clic…
Le gouvernement est venu aidé l'industrie du disque.

Après en parlant de nom de domaine, ça me fait penser à YGG qui change régulièrement de nom de domaine, il me semble que les FAI bloquent l'accès au niveau des DNS.

Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Si les USA les obligent oui. Tout comme le fait de devoir partager ses données avec la NSA. Il me semble que ça a assez fait couler d'encre à une période, non ? Il y a des entreprises qui s'y étaient opposées et qui avaient utilisé des recours juridiques (Yahoo! notamment), mais elles avaient bien été obligées de s'y soumettre.
C'est quand même dingue que sans aucun élément Google puisse dire "Huawei toi je t'aime pas, alors je t'interdis l'accès au store".

Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Quant à Huawei c'est aussi un bouc-émissaire dans cette affaire.
Il y a des chinois qui ne sont pas content.
“Boycott Apple” : des internautes chinois réagissent aux sanctions américaines contre Huawei
En Chine, des internautes veulent boycotter Apple
En tout cas, alors que les tensions entre la Chine et les USA montent d’un cran, un sentiment anti-américain est de plus en plus visible sur les réseaux sociaux chinois. C’est en tout cas ce qu’affirme notre confrère Buzzfeed qui évoque les publications appelant au boycott d’Apple sur Weibo (l’équivalent de Twitter en Chine).

Les fonctions de Huawei sont comparables à celles des iPhones d’Apple, voire mieux. Nous avons une telle alternative, pourquoi utilisons-nous encore Apple ?”, lit-on dans une publication relayée par Buzzfeed. “Quand j’aurai de l’argent, je changerai de smartphone”, lit-on dans une autre publication, envoyée depuis un iPhone. Un autre internaute chinois suggère même qu’il faudrait boycotter tous les smartphones équipés de puces Qualcomm.

Si ce mouvement “Boycott Apple” prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux en Chine, cela pourrait affecter les ventes de la firme de Cupertino dans l’un des marchés les plus importants du monde alors que celles-ci sont déjà au point mort.

Huawei, de son côté, s’est de nouveau hissé sur la seconde place du marché des smartphones. Mais avec les récentes sanctions des Etats-Unis, le géant chinois pourrait revoir ses ambitions à la baisse.
Bon ben voilà c'est la nouvelle guerre froide, sauf que là c'est la "guerre des smartphones".
Avatar de Michael Guilloux
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 16:34
L'administration Trump a-t-elle sous-estimé la capacité de Huawei à surmonter la sanction US ?
Cela ne va-t-il pas encourager des alternatives à Play Store ?

La semaine passée, l'administration Trump a publié un décret qui place Huawei sur une liste noire, une décision qui contraint les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec le géant chinois des télécoms, à moins d'avoir une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre. Et ce mouvement ne s'est pas limité aux USA : le fabricant allemand de puces Infineon Technologies a déjà suspendu ses livraisons de composants à Huawei, tandis que d'autres entreprises de semi-conducteurs en Europe et en Asie étudient pour le moment les conséquences du décret de Trump pour leurs entreprises.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L'administration Trump a en effet délivré au géant chinois des télécoms une licence générale de 90 jours, valable du 20 mai au 19 août. Cette licence temporaire est selon le département US du Commerce nécessaire pour, entres autres, assurer la fourniture de support et certains services importants, y compris des mises à jour logicielles ou des correctifs, aux réseaux et équipements existants, mais aussi aux combinés Huawei existants et disponibles au public. Les USA autorisent donc Huawei à continuer à envoyer des mises à jour logicielles à ses téléphones Android pendant trois mois.


Huawei, qui s'y attendait, s'est préparé à cette éventualité et a développé son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégradaient. Et comme le révèle le quotidien Bloomberg, Huawei est également en train de construire une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

Selon Bloomberg, Huawei a promis aux développeurs d’applications en 2018 de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa galerie. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications.

La galerie d’applications de Huawei pourrait ainsi servir de pont entre l’est et l’ouest, c'est-à-dire un moyen pour les développeurs de distribuer leurs applications à un public européen et asiatique, principalement chinois. Cela aurait pu constituer une alternative sérieuse au Play Store de Google. Toutefois, l’interdiction générale imposée par l’administration Trump pourrait réduire les chances de ce plan de galerie d'applications de porter ses fruits.

D'après Bloomberg, citant des documents dont il a eu connaissance, les plans de Huawei de créer une boutique d'applications alternative à Play Store reposaient en effet sur le fait que le Chinois se verrait dans l'impossibilité de faire affaire avec Google, pas l'impossibilité de traiter avec tous les fabricants et fournisseurs de logiciels américains. Or, être interdit de travailler avec toute société américaine signifie que Huawei ne pourra pas non plus compter sur Facebook ou Twitter entre autres éditeurs d'applications populaires, pour créer sa galerie d'applications mobiles.

Bien que Huawei ait anticipé une telle décision du gouvernement US, celle-ci reste un coup dur qui, pour certains observateurs, pourrait avoir de graves conséquences pour le géant des télécoms, et pas seulement dans le domaine mobile. Mais en Chine, les utilisateurs semblent moins inquiets. Considérant Huawei comme une « fierté nationale », les internautes chinois ont apporté un soutien ferme à l'entreprise après le retrait de sa licence Android par Google et autres restrictions annoncées par le gouvernement US.

Sur les réseaux sociaux chinois, nombreux sont ceux qui ont juré de ne pas abandonner l'entreprise alors que d'autres disent se préparer à rejoindre la grande famille d'utilisateurs d'appareils Huawei. La plupart des commentaires sur Weibo, le site chinois de microblogging, indique que les Chinois sont confiants que Huawei n'aura aucun problème à surmonter la sanction des USA. De nombreux internautes ont déclaré qu'ils attendaient avec impatience le système d'exploitation Huawei et prédisaient que l'une des conséquences potentielles de la guerre commerciale sino-américaine serait que tous les smartphones chinois basculent éventuellement vers un système d'exploitation chinois et utilisent des puces et des produits électroniques fabriqués en Chine.

Quand on sait que la Chine est le plus grand marché de smartphones au monde, on peut s'attendre à ce que Google soit beaucoup affecté par cette situation. D'autres initiatives contre la mainmise de Google dans le monde Android pourraient également en profiter pour intensifier leurs campagnes et promouvoir leurs propres versions d'Android. Rappelons déjà que la e Foundation s'apprête à lancer une gamme de smartphones à bas prix avec sa propre version d'Android. Mais jusque-là, développer sa propre version d'Android n'a pas été le véritable problème. Ce qui freine l'adoption de versions d'Android différentes de celle de Google est surtout les applications qui y seront proposées. Mais certains projets essaient de lever cette difficulté. C'est le cas du projet microG, qui propose une réimplémentation libre des applications et bibliothèques propriétaires (Google) de l’espace utilisateur Android.

Sources : Licence temporaire pour Huawei, Bloomberg, What's on Weibo

Et vous ?

Google et les USA n'ont-ils pas sous-estimé Huawei ?
Cet incident ne va-t-il pas au contraire encourager les constructeurs mobiles à se détacher totalement de la mainmise de Google sur le marché Android en proposant leurs propres boutiques d'applications et leurs propres versions d'Android ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump
Avatar de Dgamax
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 17:46
Un mal pour un bien pour la Chine, Les USA leur offre une très bonne occasion pour proposer un 3eme écosystème mobile.
Ils se sont peut être tiré une balle dans le pied!
Avatar de marc.collin
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 18:26
un libre marché que certain dise, lol
Avatar de mister3957
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 19:29
C'est une question de "qui a la plus grosse" c'est tout, pas de quoi s'alarmer, ça a toujours existé et ça existera toujours.

Ces histoires de religions (adeptes VS adeptes), de guerres (morts VS morts), de séries TV (audience VS audience), de préférence sexuelles (Humains VS Humains), de "mon code il est mieux que le tiens" (geek VS geek), de "ma techno elle est mieux que la tienne" (geek VS geek), de "ma gonzesse elle est plus belle que la tienne" (macho VS macho), de "mes vacances elles sont mieux que les tiennes" (photos VS photos) car "elles sont plus loin que les tiennes" (KMs VS KMs).

Enfin bref, une histoire d'égos, de "moi c'est mieux que toi parce que ma merde est mieux que la tienne, parce que elle rapporte plus de ce machin fictif convertibles en tes machins fictifs".

Et si ces deux cons arrêtaient de passer leur vie à mesurer leur queue ?
Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 21/05/2019 à 20:16
j’espère que la chine vas perdre et vas retourner à l'age de pierre après le mal qui sont en train de faire.

de toute facon l'alliance américaine ne peut que gagner en cas de guerre, avec le japon, la corée du sud, taiwan et l'inde qui veulent faire la peau de cette empire qui n'a que trop vécu et est d'une arrogance sans nom.
Et si j'inclue l'otan le monde aura enfin raison de ces parasites de communiste. De toute le PC est une escroquerie, le vrai gouvernement chinois légitime est celui de taiwan exilé de force a cause de Mao.

ce gouvernement ne sont que des imposteur, des manipulateur des voleurs et des meurtrier aveuglé par le cancer communismes.
les américains ne sont pas des anges mais sont bien meilleur qu'eux à la tete du monde, un peu comme les scientifiques nazis qui ont préférer rejoindre les USA que les soviétiques. on se demmande pourquoi lol

l’Europe doit aujourd'hui accomplir sa destiné et envoyer toute ces force dans la bataille contre les chinnois le moment venu ou les USA nous le demanderons. J'espere que la grande armée européenne de macron prendra forme a temps
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 22/05/2019 à 7:37
C'est toi qui est d'une arrogance sans nom.

On a fait produire en chine, pour avoir des couts de production faibles en laissant travailler des gens dans des conditions que nous considérions comme de l'esclavage, on leur a transmis nos savoir faire pour pouvoir faire cette production, nos machines, etc. Il sont les compétences, les équipements, ne produiraient ils pas ? La seule chose qu'on peut leur reprocher, c'est les contrefaçons.

Soit on a pas pensé à ce risque au moment de faire des transferts de technologies là-bas, ce qui me parait très naïf, soit on c'est dit que le rapport risque bénéfice restait intéressant à faire produire là-bas.

Imagine la chine faire comme Trump : interdire à toute société de travailler avec les américains. Qui sera le plus dans la merde pour produire ? Ils n'ont même plus les outils de production.
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