Intel annonce ses nouveaux CPU basse consommation Whiskey Lake et Amber Lake
Optimisés pour la connectivité, l'autonomie et la mobilité

Le , par Christian Olivier, Chroniqueur Actualités
Dans un précédent article, nous avons évoqué le nouveau planning de lancement des CPU d’Intel à l’horizon 2019 suggérant que l’entreprise ne serait pas en mesure d’adopter son procédé de gravure en 10 nm pour la production en masse de ses CPU avant l’été 2019. Ce calendrier prévoyait en outre l’arrivée de nouveaux processeurs, toujours gravés en 14 nm, pour le compte des segments serveur et grand public jusqu’à l’échéance fixée par Intel.

En se référant donc aux prévisions les plus récentes de la firme de Santa Clara, il est prévu que d’ici 2019, on découvre des processeurs de la génération :

  • Whiskey Lake et Amber Lake dans le segment des CPU basse et ultra basse consommation grand public (2018) ;
  • Coffee Lake-S sur socket 1151 dans le segment grand public pour ordinateur de bureau (2018) ;
  • Skylake-X sur socket 2066 V2 dans le segment HEDT pour ordinateur de bureau (2018) ;
  • Cascade Lake-X sur socket 3647 dans le segment Ultra HEDT (Core-X pour ordinateur de bureau) (2018) ;
  • Cascade Lake-SP sur socket 3647 pour Serveur/Station de travail (2018) ;
  • Cooper Lake-SP sur socket 4189 pour Serveur/Station de travail (2019).

À la mi-aout, Intel a introduit une « nouvelle famille de processeurs » grand public pour concurrencer les CPU Ryzen 2 d’AMD. À cet effet, l’entreprise aurait prévu d’officialiser dès le 1er octobre prochain de nouvelles puces pour ses séries de CPU Core i9, i7 et i5. Ces processeurs devraient tous appartenir à la 9e génération de processeurs du fondeur américain et être compatibles avec le socket 1151. Il y a de fortes chances que cette 9e génération de CPU de bureau d’Intel et son vaisseau amiral, le Core i9-9900K, correspondent à Coffee Lake-S évoqué plus haut.

Aujourd’hui, c’est au tour de Whiskey Lake et Amber Lake de faire parler d’eux. Ces deux gammes de processeurs ciblent respectivement le marché des puces basse consommation, reconnaissables grâce au suffixe « U » qu’elles portent dans leur nom de code (Core ix-xxxxU), et celui des puces ultra basse consommation, reconnaissables par le suffixe « Y » figurant dans leur nom de code (Core ix-xxxxY).


Pour rappel, les CPU basse consommation sont caractérisés par un TDP limite de 15 W en moyenne (ou un TDP variable compris entre 9 à 25 W en fonction des scénarios d’usage), tandis que les puces ultra basse consommation sont caractérisées par un TDP limite de 5 Watts en moyenne (ou un TDP variable compris entre 3 à 9 W en fonction des scénarios d’usage).

Les processeurs des générations Whiskey Lake et Amber Lake devraient succéder respectivement aux CPU Kaby Lake Refresh et aux Core Y du fondeur de Santa Clara. D’après Intel, ces nouveaux processeurs seraient optimisés pour la connectivité et l’autonomie. Ils seraient en outre des composants de choix pour les ordinateurs portables légers et ultra plats, de même que pour les tablettes 2-en-1 comme la Surface Go de Microsoft.


Signalons au passage qu’Intel a déjà commercialisé huit générations distinctes de processeurs x86 sous la dénomination Core : Nehalem (2008), Sandy Bridge (2011), Ivy Bridge (2012), Haswell (2013), Broadwell (2014), Skylake (2015), Kaby Lake (2016) et Coffee Lake (2018). Par ailleurs, c’est en 2014, avec la mise sur le marché de ses CPU de 5e génération (Broadwell), que l’entreprise a entamé la commercialisation de ses premiers processeurs x86 gravés en 14 nm.

Au menu, trois nouveaux processeurs Whiskey Lake offrant de deux à quatre cœurs physiques (de 4 à 8 threads) et prenant en charge la mémoire vive de type DDR3 et DDR4. Cette famille comprend les Core i7-8565U, i5-8265U, i3-8145U. Les processeurs Amber Lake, quant à eux, sont tous disponibles dans une configuration dual-core (2 cœurs/4 threads) et ne supportent que la mémoire vive DDR3. Cette dernière famille est formée des Core i7-8500Y, i5-8200Y, m3-8100Y.


Intel met notamment en avant l’intégration de l'USB 3.1, d'un module Intel Gigabit Wireless-AC 160MHz, et d'un DSP audio Quad-Core dédié aux services vocaux sur ces nouveaux processeurs destinés aux plateformes ultra mobiles.

Source : Intel

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Avatar de Asmodan Asmodan - Membre habitué https://www.developpez.com
le 29/08/2018 à 11:15
Sont ils concernés par les failles précédemment découvertes ?
Avatar de ShigruM ShigruM - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 29/08/2018 à 12:54
la vrai question est : combien de temps le cpu vas pouvoir tenir ces 4.8Ghz en turbo sans que je cpu fasse du throttling

Par contre avec un tdp de 5w, Intel concurrence très bien les arm moyen/haut de gamme

Question au passage, pourquoi arm ne fais pas des cpu pouvant modifier leurs fréquence ? Pourquoi ne pas faire un turbo boost sur les arm, les A76 pourrais monter de 1Ghz à 5Ghz, ce serait une optimisation en plus intéressante en complément du big little
et inversement, pourquoi intel ne fait pas du big little sur ces cpu...

quoiqu'il en soit pour intel, il faut attendre icelake avant d'avoir une nouvelle vrai génération, celle qui vas tous les dominer (zen, arm,powerpc...) comme à la bonne vielle époque des 1er pentiums (I et II), qui étaient les processeurs les plus puissants du monde

 
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