L'un des créateurs du Botometer, un outil Web utilisé par Elon Musk pour estimer le pourcentage de comptes spam de Twitter pour un dossier judiciaire, aurait déclaré que le calcul de Musk « ne veut rien dire ». Kai-Cheng Yang, doctorant à l'Université de l'Indiana, « a remis en question la méthodologie utilisée par l'équipe de M. Musk et a déclaré à la BBC qu'ils ne l'avaient pas approché avant d'utiliser l'outil », selon un article de la BBC.Un dossier du tribunal de Musk du 4 août a affirmé qu'une analyse Botometer des données de Twitter firehose au cours de la première semaine de juillet « montre que, pendant cette période, les faux comptes ou les spams représentaient 33% des comptes visibles ». Mais comme Yang l'a souligné, le Botomètre fournit des scores de 0 à 5 - 5 représentant la note la plus élevée indicatrice que le compte avait le plus de chance d'être un bot - et le dossier judiciaire de Musk n'a pas précisé où il avait fixé la limite entre l'humain et le bot.
Le 8 juillet, le patron de Tesla et SpaceX a mis fin unilatéralement à l'accord du rachat de Twitter, au motif que la société basée à San Francisco aurait selon lui menti sur la proportion de comptes automatisés et de spams sur sa plateforme.
« Ayant monté un spectacle public pour mettre Twitter en jeu, et ayant proposé puis signé un accord de fusion favorable aux vendeurs, Musk croit apparemment qu'il est libre, contrairement à toutes les autres parties soumises au droit des contrats du Delaware, de changer d'avis, de détruire l'entreprise, de perturber ses opérations, de détruire la valeur des actionnaires et de s'en aller », indique Twitter dans sa plainte déposée auprès de la Cour de chancellerie du Delaware.
« Alors Musk veut se défaire de ses obligations contractuelles. Plutôt que de supporter le coût du ralentissement du marché, comme l'exige l'accord de fusion, Musk veut le transférer aux actionnaires de Twitter », indique la plainte. « Depuis la signature de l'accord de fusion, Musk a dénigré à plusieurs reprises Twitter et l'accord, créant un risque commercial pour Twitter et une pression à la baisse sur le cours de son action ».
Par la suite, la juge supervisant sa bataille judiciaire avec Twitter a fixé au 17 octobre le début du procès de cinq jours pendant lequel elle va décider si oui ou non, l’entrepreneur est contraint de racheter le réseau social pour 44 milliards de dollars comme il l’avait annoncé fin avril. Kathaleen McCormick, présidente d’un tribunal spécialisé en droit des affaires, a écrit plusieurs fois que les parties doivent coopérer « de bonne foi » pour s’entendre sur la façon de partager des documents ou d’organiser des dépositions.
Quelques heures après sa décision, Elon Musk a déployé sa riposte : le milliardaire de la Tech a déposé plainte contre Twitter, dans un document juridique de 164 pages déposé de façon « confidentielle », en raison des secrets industriels et des autres informations sensibles qu'elle peut contenir, cette plainte n'est pas encore accessible au public, selon un avis de la Delaware Court of Chancery. Mais selon les règles de ce tribunal spécialisé en droit des affaires, Elon Musk devra bientôt en soumettre une version publique.
Selon le Wall Street Journal, l'une des demandes d'Elon Musk porterait sur l'allégation selon laquelle Twitter aurait menti sur son nombre d'utilisateurs monnayables après avoir accepté son offre d'achat.
L'utilisation de Botometer
Twitter a critiqué la réponse d'Elon Musk au procès de la société dans un dossier de 127 pages...
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