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La Maison-Blanche estime que les médias sociaux doivent être tenus responsables de la diffusion de fausses informations sur leur plateforme,
Et elle y travaille

Le , par Stan Adkens

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La Maison-Blanche examine la question de savoir si les plateformes de médias sociaux doivent être tenues légalement responsables de la publication de fausses informations, a déclaré mardi la directrice de la communication de la Maison-Blanche, Kate Bedingfield. Ces commentaires sont les derniers en date de l'administration Biden, qui s'interroge sur la question de savoir si les sociétés de médias sociaux, en particulier Facebook, portent préjudice aux utilisateurs en diffusant des informations erronées sur le vaccin covid-19. Le débat sur la Section 230, une loi qui protège la capacité des entreprises à modérer le contenu, a pris une nouvelle dimension ces derniers jours, l'administration ayant appelé les plateformes de médias sociaux à adopter une position plus agressive dans la lutte contre la désinformation.

Pendant des années, la désinformation a prospéré sur Facebook. Les fausses informations, les déclarations erronées et les mensonges purs et simples publiés sur le site ont façonné le discours sur tous les sujets, de la politique nationale à la santé publique. Mais malgré leur rôle de facilitateur de communication pour des milliards d’utilisateurs de leur plateforme, les dirigeants de Facebook ont refusé d'engager des ressources pour comprendre dans quelle mesure la désinformation liée au covid-19 était présente sur leur réseau social, selon un récent rapport.


Selon le rapport, au début de la pandémie, un groupe de spécialistes des données chez Facebook a rencontré les dirigeants pour leur proposer un projet qui permettrait de déterminer combien d'utilisateurs ont vu des informations trompeuses ou fausses sur le covid. Cela donnerait à l'entreprise une solide compréhension de l'ampleur de la diffusion de fausses informations sur sa plateforme. Mais les dirigeants de la société, après avoir écouté le discours des spécialistes des données, l’ont apparemment rejeté. La proposition de l'équipe chargée des données n'a pas été approuvée et aucune explication n'a été donnée quant à la raison de son abandon silencieux.

« Nous examinons la question, et il est certain qu'ils devraient être tenus responsables »

Ces révélations interviennent alors que Facebook s'est attiré les foudres de la Maison-Blanche pour son rôle dans la diffusion de fausses informations sur le covid-19 et les vaccins qui le préviennent. Les géants des médias sociaux devraient être tenus responsables de la publication de fausses informations, a déclaré mardi la directrice de la communication de la Maison-Blanche. Ces commentaires sont arrivés au moment où l'administration Biden se demande si les médias sociaux, en particulier Facebook, portent préjudice aux utilisateurs en diffusant des informations erronées sur le vaccin covid-19.

Interrogée par Mika Brzezinski de MSNBC sur la question de savoir si ces sociétés devraient être tenues responsables de la publication de fausses informations qui causent du tort aux gens, Kate Bedingfield a déclaré que l'administration était en train de revoir ses politiques. Cela pourrait inclure une modification du "Communications Decency Act", ou la Section 230 de la loi.

« Nous examinons la question, et il est certain qu'ils devraient être tenus responsables », a déclaré Bedingfield. « Et je pense que vous avez entendu le président parler de manière très agressive à ce sujet. Il comprend que c'est un élément important de l'écosystème ».

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a précédemment déclaré que l'administration Biden avait commencé à « signaler les publications problématiques sur Facebook qui diffusent de la désinformation », et que le gouvernement avait proposé des changements aux principales plateformes de médias sociaux.

Les commentaires de mardi font suite à une lutte entre la Maison-Blanche et Facebook, après que le président Joe Biden a déclaré la semaine dernière que des géants de la technologie comme Facebook « tuaient des gens » en permettant la désinformation concernant les vaccins covid. « Regardez, la seule pandémie que nous avons est parmi les personnes non vaccinées. Ils sont en train de tuer des gens ». Facebook a répondu en disant que l'entreprise « ne se laissera pas distraire par des accusations qui ne sont pas étayées par les faits ».

Lundi, le président Biden a maintenu la pression sur Facebook, se disant insatisfait des mesures prises par la plateforme pour mettre fin à la diffusion de fausses informations, mais revenant sur son accusation de la semaine dernière selon laquelle la plateforme était directement responsable de "l'assassinat de personnes". Biden a précisé que ce n'était pas Facebook qui tuait des gens, mais les utilisateurs qui publiaient les fausses informations.

« Facebook ne tue pas des gens... ces 12 personnes sont là en train de donner de fausses informations. Toute personne qui les écoute en pâtit. C'est tuer des gens. Ce sont de mauvaises informations », a déclaré Biden, semblant citer des données du Center for Countering Digital Hate (CCDH), une organisation à but non lucratif. Un rapport publié par l'organisation en mars indiquait qu'environ une douzaine de personnes étaient des super-diffuseurs de fausses informations anti-vaccins.

Le président a poursuivi en disant qu’il espérait que Facebook ferait davantage pour lutter contre « la désinformation scandaleuse » sur les vaccins contre le coronavirus qui est diffusée sur sa plateforme.

« Encore une fois, je dirais qu'il y a des médias conservateurs qui créent du contenu irresponsable et qui diffusent des informations erronées sur le virus sur ces plateformes », a déclaré Bedingfield lors de son entretien.

L'absence d'une "définition standard" de la désinformation liée à la pandémie serait à l’origine de la réticence de Facebook à comprendre l'ampleur de celle-ci

Pendant des semaines, la Maison-Blanche a fait pression sur Facebook pour obtenir des détails sur la manière dont la société combat la désinformation sur le vaccin contre le covid. Le réseau social a offert quelques détails, mais a donné des réponses insatisfaisantes à d'autres demandes. La raison pour laquelle Facebook ne partage pas les informations sur ses efforts pour combattre la désinformation n'est pas claire.

Toutefois, dans un billet publié le samedi dernier, l'entreprise a partagé les résultats d’une enquête menée auprès de ses utilisateurs sur l'acceptation des vaccins. On peut y lire : « Les données montrent que 85 % des utilisateurs de Facebook aux États-Unis ont été ou veulent être vaccinés contre le covid-19. L'objectif du président Biden était que 70 % des Américains soient vaccinés avant le 4 juillet. Ce n'est pas à cause de Facebook que cet objectif n'a pas été atteint ». Facebook affirme également avoir supprimé 18 millions d'informations erronées liées au covid-19 depuis le début de la pandémie. Cela représente environ 40 000 contenus par jour.


Sans une vision plus complète de la façon dont la désinformation se propage sur Facebook, il est probablement extrêmement difficile de concevoir une contre-offensive efficace. Supprimer 18 millions de contenus, ce n'est pas rien, mais c'est probablement un chiffre insignifiant si l'on considère qu'en 2012, lorsque Facebook comptait moins de la moitié des utilisateurs qu'aujourd'hui, l'entreprise disait traiter 2,5 milliards de contenus par jour.

Toutefois, la réticence ou l'incapacité de Facebook à comprendre l'ampleur de la désinformation liée à la pandémie sur sa plateforme était apparente dans les commentaires fournis dans le rapport New York Times. En effet, la société a imputé son ignorance sur la question à l'absence d'une "définition standard" de la désinformation liée à la pandémie.

« La suggestion selon laquelle nous n'avons pas consacré de ressources à la lutte contre la désinformation liée au covid et au soutien du déploiement du vaccin n'est tout simplement pas étayée par les faits », a déclaré Dani Lever, une porte-parole de Facebook. « En l'absence de définition standard de la désinformation sur les vaccins, et compte tenu du fait que le faux et même le vrai contenu (souvent partagé par les médias grand public) peut décourager l'acceptation des vaccins, nous nous concentrons sur les résultats – en mesurant si les personnes qui utilisent Facebook acceptent les vaccins covid-19 ».

Pour des chercheurs qui étudient la désinformation, cette explication n'est pas suffisante. « Ils doivent ouvrir la boîte noire qu'est leur architecture de classement et d'amplification du contenu », a déclaré Imran Ahmed, directeur général du Center for Countering Digital Hate. « Prenez cette boîte noire et ouvrez-la pour un audit par des chercheurs indépendants et le gouvernement. Nous ne savons pas combien d'Américains ont été infectés par la désinformation ».

Une éventuelle révision de la Section 230 pourrait limiter les protections en matière de responsabilité pour les entreprises de médias sociaux. Ces plateformes sont sous le feu des projecteurs des régulateurs dans d’autres pays. Au début du mois, le gouvernement indien a déclaré dans un dépôt en justice auprès de la Haute Cour de New Delhi que Twitter était désormais légalement responsable du contenu publié par ses utilisateurs en Inde après avoir omis de se conformer aux nouvelles règles informatiques du pays. Mais quelques jours après, Twitter a commencé à prendre des mesures pour se conformer aux nouvelles règles de l'Inde.

L’Inde a dévoilé en février ces nouvelles règles informatiques qui sont entrées en vigueur en mai, mais les militants du numérique craignent qu'elles ne restreignent la liberté d'expression et la vie privée en ligne en Inde. Les médias sociaux comme Facebook doivent mettre en place des mécanismes de réclamation pour les plaintes déposées par les forces de l'ordre, et désigner de nouveaux responsables chargés de coordonner leur action avec les forces de l'ordre.

Source : Facebook

Et vous ?

Les géants des médias sociaux devraient être tenus responsables de la publication de fausses informations, selon la Maison-Blanche. Quel commentaire en faites-vous ?
Facebook impute sa réticence à comprendre l'ampleur de la désinformation liée à la pandémie à l'absence d'une "définition standard". Qu’en pensez-vous ?
L’administration Biden va-t-elle modifier la Section 230 ?

Voir aussi :

Facebook, Twitter et Instagram peuvent être interdits en Inde aujourd'hui pour non-conformité, voici pourquoi
Biden déclare que les plateformes comme Facebook tuent les gens avec les fausses informations COVID-19, plus de pression dans la lutte de la Maison Blanche contre la désinformation sur les vaccins
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