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Une étude d'un FAI confirme que le piratage dépend de la disponibilité et du prix du contenu
Et le blocage de sites pirates ne peut pas l'arrêter

Le , par Michael Guilloux

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15  0 
Avec le développement de l'Internet et des protocoles de partage de fichiers, le piratage a été et continue d'être une épine dans le pied de l'industrie de l'audiovisuel qui y voit une source importante de perte de revenus. Mais c'est parce qu'ils sont dans l'impossibilité d'avoir accès à certains contenus audiovisuels que bon nombre d'internautes se tournent vers les sites de torrents. En effet, comme l'indique une nouvelle étude réalisée par le groupe de télécommunications néo-zélandais Vocus Group NZ, si les gens s'adonnent au piratage, ils ne le font pas à cause d'une criminalité qui leur est inhérente, mais plutôt parce qu’ils ne peuvent pas obtenir de manière légale les émissions, séries ou films qu’ils veulent et surtout à un prix qu’ils seraient disposés à payer. « La recherche confirme que ce que de nombreux experts Internet ont longtemps cru instinctivement est vrai : le piratage n'est pas mené par de personnes qui sont par nature des contrevenants à la loi, mais par des personnes qui ne peuvent pas obtenir facilement ou à un prix abordable le contenu qu'elles souhaitent », déclare Taryn Hamilton, Consumer General Manager chez Vocus Group

Au fil des années, les industries de la musique et du film ont énormément progressé en mettant à disposition de nombreux contenus et, dans le cas de Netflix et de Spotify par exemple, souvent à un prix raisonnable. Et selon la nouvelle étude commandée par Vocus Group NZ et menée en décembre 2018, cette disponibilité accrue aurait un effet positif, car de plus en plus de personnes profitent de ces offres. Par conséquent, le piratage serait en train de ralentir. « Les fournisseurs de contenu en streaming légitimes réalisent ce qu'il était impossible pour Hollywood de réussir : ils éliminent le piratage en rendant disponibles les contenus que les gens souhaitent regarder à un coût raisonnable et avec un maximum de confort », a annoncé Vocus Group.

La société estime que « le piratage est en train de mourir d'une mort naturelle » alors qu'un nombre croissant de citoyens choisissent d'accéder à un contenu légitime, via des services légaux à la fois accessibles et plus faciles à utiliser que les options pirates.

Les services de télévision en accès libre étaient le principal moyen de visualiser contenu (utilisés par 75 % des répondants), devant les chaînes gratuites à la demande offertes par les radiodiffuseurs (61 %). Environ 58 % des personnes interrogées ont déclaré aller au cinéma, alors que les services de streaming payants tels que Netflix sont utilisés par 55 % des répondants. Bien sûr, le piratage figure toujours dans l'équation, mais selon Vocus, la pratique est à la baisse. L’étude montre que seulement 11 % des consommateurs obtiennent encore des contenus protégés par le droit d’auteur via des plateformes de diffusion illégales, et environ 10 % téléchargent des contenus illicites via des services torrent et similaires.


« Les principales conclusions sont que, si près de la moitié des gens piratent certains contenus dans leur vie, la grande majorité ne le fait plus en raison du nombre de sites de streaming payants auxquels elle a accès », a déclaré Hamilton. « Les gens préfèrent payer pour un contenu légal, bon marché et de bonne qualité, alors nous pensons que c’est la meilleure voie à suivre », a-t-il ajouté.

Pour la petite minorité de consommateurs toujours impliqués dans le piratage (en Nouvelle-Zélande), il estime donc que la satisfaction de leurs besoins est une meilleure option que le blocage de sites, qui ne fonctionnera tout simplement pas. Pour information, en janvier 2018, la Motion Picture Distributors Association qui représente les principaux studios hollywoodiens de la Nouvelle-Zélande a déclaré que « rien ne pouvait être fait pour lutter contre le piratage dans le pays, mis à part le blocage de sites. Mais Vocus Group s'oppose à ce type d'action alors qu'un examen de la loi néo-zélandaise sur le droit d’auteur est en cours. « Nous ne souhaitons certainement pas une approche judiciaire, qui se déroule devant un tribunal et où un juge crée un précédent. Nous pensons que cela devrait être débattu dans le cadre du processus d'amendement du droit d'auteur », a-t-il ajouté.

La société affirme que, même si l’appétit général pour le piratage est en baisse, ses recherches montrent que 22 % seulement des personnes interrogées pensent qu’il est possible d’arrêter les pirates par le blocage, le reste estimant que les pirates sont tout simplement trop avertis. « Le fait est que, pour ceux qui en savent un peu d'Internet, la censure d'Internet ne fonctionne pas », déclare Hamilton. « Les gens savent qu'il existe plusieurs sites sur lesquels il est possible de télécharger du contenu illégal. Ils savent également que bloquer les plus populaires signifie simplement que vous obtiendrez du contenu piraté ailleurs. » En conclusion, Vocus insiste sur le fait que la solution peut être trouvée en utilisant une formule simple : donner aux gens le contenu qu'ils veulent, dans un format qu'ils peuvent consommer, à un prix qu'ils peuvent se permettre de payer.

Source : Scoop Business

Et vous ?

Partagez-vous les conclusions et les recommandations de cette étude ?
Pensez-vous que les prix des offres légales ne sont pas déjà assez abordables pour décourager le piratage ?
La France pourrait-elle tirer des enseignements de cette étude ?

Voir aussi :

Le piratage, la seule option viable pour conserver des copies d'anciens jeux ? Nintendo décide de supprimer la Wii Store Channel et relance le débat
Un niveau modéré de piratage des contenus protégés peut avoir un effet positif sur les ventes légales de ces œuvres, d'après des chercheurs
La Hadopi commande une analyse de l'écosystème des sites pirates au terme de laquelle elle s'avoue désarmée « face à ces nouveaux services »
Comme la Hadopi, la CJUE rend responsable le titulaire d'une connexion Internet utilisée pour violer le copyright au moyen d'un partage de fichiers
La montée des services de streaming vidéo avec contenu exclusif pousse les consommateurs au piratage selon une étude, qu'en est-il en France ?

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Avatar de halaster08
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 13:59
Alors fait comme aux USA le pays merveilleux du capitalisme, traverse la rue et prend un deuxième job !
Non seulement tu gagneras plus d'argent mais en plus tu n'auras plus le temps de glander devant tes séries débilisantes et tu pourras devenir un bon mouton bien productif comme l'ami Mingolito.
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Avatar de NBoulfroy
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 28/02/2019 à 11:58
Il y a aussi la stupide loi en France qui fait qu'un film ne peut pas disponible avant 2 ans après sa diffusion en DvD (quand le film sort en salle), ceci étant pour protéger le commercial traditionnel (on ne prendra pas en compte les diverses brillantes idées de l'administration et des grandes instances artistiques vis à vis de Netflix et du cinéma français qui, je le rappel, vis grâce à l'argent du contribuable essentiellement dans une majorité des cas (tous les films d'auteur et tous les films qui ne s'exportent pas sans être un succès au box office).

Le téléchargement illégal va prospérer grâce à cela mais aussi au fait qu'en effet, si tu on veut des choses précises, on doit passer par des offres illégales car les films ne sont pas disponible dans notre région (Netflix n'a pas le même catalogue selon le pays et on ne peut plus, désormais, utiliser l'astuce du VPN).

Il est néanmoins à faire remarquer qu'il a été déjà à plusieurs reprises fait remarquer que le téléchargement illégal contribue énormément dans certains domaines à la vente des biens culturels (le téléchargement permettant d'avoir un aperçu avant achat). Je ne parle évidemment pas de la problématique des logiciels, c'est un autre sujet.
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Avatar de transgohan
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 10:35
Une étude commandée par un FAI qui indique ce que veut entendre le FAI ?
A savoir que la vente de contenu sur nos box a le vent en poupe et que le piratage va mourir de ça...
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Avatar de Doksuri
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 10:41
il y a une nouvelle loi en preparation ? les FAI veulent pouvoir lire nos paquets et nous facturer le type de contenu ???
"on ne peut rien faire contre le piratage, donnez-nous les pleins pouvoirs"

et comme le dit l'article : si legalement c'est la croix et la banniere pour obtenir le contenu alors qu'en 2 clicks, on l'a illegalement... le choix est vite fait...
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/02/2019 à 11:11
Citation Envoyé par Charvalos Voir le message
C'est ça qui manque encore actuellement : une seule plateforme où tu peux retrouver les films, les séries, etc.
L'offre légal ne pourra jamais arriver à la cheville de l'offre illégal.
Il n'y a que sur des sites comme The Pirate Bay où tu peux trouver un maximum de films et de séries sur la même plateforme
Parce que là c'est la guerre entre les différents services pour avoir l’exclusivité sur certaines œuvres.
Par exemple Friends va peut-être quitter Netflix.

Mais peut-être qu'un jour dans l'avenir il y a aura un système avec un catalogue énorme.
Où on pourra regarder Married With Children, Futurama, Hot Shots II, My Name Is Nobody, C'est Arrivé Près de Chez Vous, etc.
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 10:50
Le piratage ne mourra sûrement pas avec l'offre légale, il y aura toujours des internautes qui auront envie de tout, tout de suite, et certains certainement pour la gratuité... mais personnellement, vu ce que l'offre légale me coûte... Spotify + Netflix + BeIn, c'est à peine 3 paquets de cigarettes par mois, et ça représente une offre assez large pour le temps de visualisation/écoute/spectacle à ma disposition. Et je ne fume pas.
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 13:59
Citation Envoyé par Ecthelion2 Voir le message
Le problème avec l'offre légale, c'est plus dans l'autre sens en fait. ^^

Si tu n'as pas une grosse demande (ou des goûts pas trop folklorique), oui tu peux trouver ton bonheur. Perso à l'inverse de toi, moi qui regarde énormément de séries, si je voulais arrêter complètement le streaming / le téléchargement, il faudrait que je m'abonne à Netflix, OCS, HBO, CWS, AMC, HULU, bientôt Disney truc, etc. etc.

Et la-dedans, il ne s'agit que des séries, il n'y a pas les animés, les films, la musique, etc.

Même à 10€/mois par offre, je n'ai pas les moyens. (Et je ne fume pas non plus ;p)
Ah oui, je comprends tout à fait. L'offre légale est adaptée à certains besoins, surtout à ceux qui ne sont pas de gros consommateurs et surtout qui consomment des films et séries à l'opportunisme (ce qui est mon cas). Quand tu veux suivre des oeuvres spécifiques, c'est tout de suite plus compliqué.
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Avatar de Charvalos
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 14:07
Citation Envoyé par Ecthelion2 Voir le message
Le problème avec l'offre légale, c'est plus dans l'autre sens en fait. ^^

Si tu n'as pas une grosse demande (ou des goûts pas trop folklorique), oui tu peux trouver ton bonheur. Perso à l'inverse de toi, moi qui regarde énormément de séries, si je voulais arrêter complètement le streaming / le téléchargement, il faudrait que je m'abonne à Netflix, OCS, HBO, CWS, AMC, HULU, bientôt Disney truc, etc. etc.

Et la-dedans, il ne s'agit que des séries, il n'y a pas les animés, les films, la musique, etc.

Même à 10€/mois par offre, je n'ai pas les moyens. (Et je ne fume pas non plus ;p)
C'est ça qui manque encore actuellement : une seule plateforme où tu peux retrouver les films, les séries, etc.

Et c'est finalement, le seul domaine où cela n'évolue guère. L'industrie musicale l'a compris (avec du retard) que le CD n'était plus ce qu'elle était avec Spotify et l'industrie du jeu, cela fait bien longtemps que cela a commencé avec Steam et compagnie.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/02/2019 à 21:54
Sortie en Salle -> DVD le délais c'est 4 mois, mais bon c'est 4 mois de trop.

L'ancien système :

4 mois après sa sortie en salles : le film est proposé en VoD (achat, location) ;
10 mois après sa sortie en salles : en cas d’accord, première diffusion sur les services de cinéma en ligne ;
12 mois : le film est disponible sur les services de cinéma en ligne en première diffusion ;
22 mois : en cas d’accord, deuxième diffusion sur les services de cinéma en ligne, et diffusion sur les services TV en clair et services payants ;
24 mois : deuxième diffusion sur les services de cinéma en ligne ;
30 mois : diffusion sur les services TV en clair et services payants (autres que ceux de cinéma) ;
36 mois : diffusion en vidéo à la demande sur abonnement (Netflix, CanalPlay, etc.) ;
48 mois : diffusion VoD à titre gratuit.
Le nouveau (appliqué quand ? ) :


-la location vidéo, en DVD ou VOD (vidéo à la demande à l'acte), aujourd'hui possible 4 mois après la sortie en salles, est avancée à 3 mois pour les films qui ont réalisé moins de 100.000 entrées à l’issue de leur 4e semaine d’exploitation (environ 68 % des films).

-la diffusion en télévision payante (Canal+, OCS), qui devait patienter entre 10 et 12 mois, voit son attente réduite à 8 mois, et même seulement 6 mois pour les films qui ont réalisé moins de 100.000 entrées

-pour les chaînes de télévision gratuites (TF1, France Télévisions, M6...), le délai passe de 28 à 22 mois (20 mois si le film a fait moins de 100.000 entrées)

-pour la vidéo à la demande gratuite (type YouTube), le délai est réduit de de 48 à 44 mois

-pour la vidéo à la demande par abonnement (Netflix, CanalPlay), le délai était jusqu'à présent de 36 mois. Désormais, si le service signe un accord avec la filière, accepte des obligations, notamment un engagement financier sur la base d’un minimum garanti par abonné, alors le délai est ramené à 17 mois (et même 15 mois si le film a fait moins de 100.000 entrées). Si le service se contente d'un accord avec la filière mais accepte moins d'obligations, le délai à ramené à 30 mois (28 mois si le film a fait moins de 100.000 entrées). Enfin, si le service ne conclut aucun accord avec la filière, le délai reste à 36 mois (34 mois si le film a fait moins de 100.000 entrées)
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/03/2019 à 8:55
Citation Envoyé par NBoulfroy Voir le message
Il y a aussi la stupide loi en France qui fait qu'un film ne peut pas disponible avant 2 ans après sa diffusion en DvD
Le film "Le Grand Bain" est sortie en salle en Octobre 2018 et il est disponible en VOD sur YouTube à 4,99€.
Purée c'est cher 4,99€ pour une VOD SD (5,99€ pour de la HD), une fois qu'on consomme le visionnage on a accès à la vidéo que pendant 48h.

Vous vous rappelez du projet de Casino de DVD jetable ?
Dans huit heures, ce DVD s’auto-détruira
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