Les Etats-Unis ne peuvent pas nous écraser, dit le fondateur de Huawei,
Et « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés »

Le , par Stan Adkens

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Ren Zhengfei, lors de sa toute première interview internationale accordée à BBC depuis l'arrestation de Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et sa fille, le fondateur de Huawei a, non seulement, rejeté les pressions exercées par les Etats-Unis, mais il a également fait preuve d’une confiance indéfectible dans son entreprise qu’il dit pouvoir résister aux vagues attaques des Etats-Unis. Ren Zhengfei a dit, ce mardi, que l'arrestation de sa fille Meng Wanzhou, est politiquement motivée, et que si les Etats-Unis interdisent Huawei, la société pourra compter sur d’autres parties du monde. Selon le fondateur de Huawei, son entreprise est trop grande et trop importante pour faire faillite.

« Il n'y a aucun moyen pour que les Etats-Unis puissent nous écraser », a-t-il dit. « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés. Même s'ils persuadent d'autres pays de ne pas nous utiliser temporairement, on peut toujours réduire un peu les choses. », a-t-il ajouté.


La fille de M. Zhengfei, Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei, a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver à la demande des États-Unis et devrait faire l'objet d'une demande d'extradition officielle. Elle et l’entreprise de son père font l’objet d’un total de 23 accusations réparties en deux actes d'accusation par le ministère américain de la Justice. La première concerne les allégations selon lesquelles Huawei aurait caché des liens commerciaux avec l'Iran, qui fait l'objet de sanctions commerciales de la part des États-Unis. La seconde comprend l'accusation de tentative de vol de secrets commerciaux.

Huawei a fait l'objet d'un examen minutieux aux États-Unis, où des représentants du gouvernement affirment que la société représente une menace pour la sécurité nationale et qu'elle pourrait être utilisée comme navire d'espionnage par le gouvernement chinois. Selon BBC News, la semaine dernière, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a mis en garde les alliés du pays contre l'utilisation de la technologie Huawei, affirmant qu'il serait plus difficile pour Washington de « s'associer avec eux ». Mais Huawei nie tout acte répréhensible qui lui est reproché par les Etats-Unis.

Cependant, certains partenaires comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande se sont déjà joints aux États-Unis pour interdire ou empêcher Huawei de fournir de l'équipement pour leurs futurs réseaux mobiles à large bande 5G, tandis que le Canada examine si les produits de l'entreprise présentent une menace grave pour la sécurité.

Toutefois, le fondateur de Huawei se veut confiant et avertit : « le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés », a-t-il dit lors de son entretien avec Karishma Vaswani de la BBC. « Si les lumières s'éteignent à l'ouest, l'est brillera encore. Et si le Nord s'assombrit, il y a toujours le Sud. L'Amérique ne représente pas le monde. L'Amérique ne représente qu'une partie du monde. », a-t-il ajouté.

Bien que Huawei ait rejeté toutes les accusations à son encontre, les législateurs américains ont déjà pris des mesures pour limiter la présence de l'entreprise aux USA, et le président Trump devrait publier un décret exécutif limitant davantage les ventes d'équipement aux États-Unis. Il y a en fait que depuis des années, les entreprises technologiques chinoises sont dans la ligne de mire des autorités américaines ; elles sont soupçonnées de collusion avec le parti communiste et d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois.

« Nous sommes profondément préoccupés quant aux risques liés à l'insertion dans notre réseau de télécommunications d'une entreprise ou entité détenue par un gouvernement étranger qui ne partage pas nos valeurs », s’est exprimé Chris Wray – directeur du FBI – devant la commission permanente du Sénat des États-Unis dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américaine, en visant Huawei et ZTE. « Cela ouvre la voie à des possibilités de pression ou de contrôle sur notre infrastructure de télécommunications. Cet état de choses permettrait à des tiers de modifier ou extirper des informations de façon furtive », a-t-il ajouté.


A propos de l’arrestation de sa fille

Quand il a été questionné à propos de l’arrestation de sa fille, M. Zhengfei s’est opposé aux accusations américaines contre elle. Pour lui, l'arrestation de Meng Wanzhou est politiquement motivée.

« Tout d'abord, je m'oppose à ce que les États-Unis ont fait. Ce genre d'acte politiquement motivé n'est pas acceptable. Les États-Unis aiment sanctionner les autres, chaque fois qu'il y a un problème, ils utiliseront de telles méthodes combatives. », a-t-il répondu. « Nous nous y opposons. Mais maintenant que nous avons suivi cette voie, nous allons laisser les tribunaux régler ça. », a-t-il ajouté.

Au sujet de ses investissements au Royaume-Uni

« Faut-il se méfier de Huawei ou d'autres sociétés chinoises ? Oui, je pense que nous devons nous méfier de ces entreprises », a déclaré Andrus Ansip, commissaire européen en charge de la technologie de l’UE, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Toutefois, selon BBC News, le National Cyber Security Centre du Royaume-Uni a décidé, aujourd’hui, que tout risque posé par l'utilisation de la technologie Huawei dans les projets de télécommunications britanniques peut être géré, même si le pays est en trait de sortir de l’UE.

En effet, de nombreuses entreprises de téléphonie mobile du Royaume-Uni, dont Vodafone, EE et Three, qui travaillent avec Huawei pour développer leurs réseaux 5G, attendent les résultats d’un examen gouvernemental, prévu en mars ou en avril prochain, pour continuer ou arrêter de collaborer avec Huawei.

Toutefois, au cas où une interdiction britannique interviendrait, le fondateur de Huawei a affirmé qu’il « ne retirera pas notre investissement pour cette raison. Nous continuerons à investir au Royaume-Uni. Nous continuons à faire confiance au Royaume-Uni, et nous espérons que le Royaume-Uni nous fera encore plus confiance. », a-t-il dit. « Nous allons investir encore plus au Royaume-Uni. Parce que si les Etats-Unis ne nous font pas confiance, alors nous allons transférer notre investissement des Etats-Unis vers le Royaume-Uni à une échelle encore plus grande. »

A propos des accusations de l’espionnage pour le compte du gouvernement chinois

Selon BBC News, en vertu du droit chinois, les entreprises sont tenues de « soutenir le travail de renseignement national, de coopérer avec lui et de collaborer à ses activités ». Toutefois, le fondateur de la plus grande entreprise privée dit qu’il ne prendrait de tel risque. « Le gouvernement chinois a déjà clairement dit qu'il n'installera pas de portes dérobées. Et nous n'installerons pas de portes dérobées non plus. Nous n'allons pas risquer le dégoût de notre pays et de nos clients partout dans le monde, à cause de quelque chose comme ça. », a-t-il répondu. « Notre société n'entreprendra jamais d'activités d'espionnage. Si nous avons de telles actions, alors je fermerai la société. », a-t-il ajouté.

Selon BBC News, Ren Zhengfei a exprimé une grande confiance en son entreprise en se laissant entrainer dans la conversation quand il s’agissait de répondre à certaines questions. Par contre quand il a s’agit de parler des présumés liens de son entreprise avec l'armée et le gouvernement chinois, M. Zhengfei a seulement dit qu'il ne s'agissait pas de faits, mais simplement d'allégations, et a insisté sur le fait que les relations politiques ne sont pas ce qui a mené Huawei au succès aujourd'hui.

M. Zhengfei a également confirmé, selon BBC News, la présence au sein de Huawei d'un comité du Parti communiste chinois, tout en soutenant que c'est ce que toutes les entreprises étrangères ou nationales opérant en Chine doivent avoir pour se conformer à la loi. L’information, selon laquelle un comité du gouvernement serait présent au sein de toutes les entreprises étrangères comme nationales en Chine, n’est probablement pas faite pour faire cesser la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Source : BBC News

Et vous ?

Que pensez-vous de la sortie du fondateur de Huawei ?
Que pensez-vous de la présence d’un comité gouvernemental au sein des entreprises opérant en Chine ?
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Avatar de Christian Olivier
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Le 21/02/2019 à 15:22
Après l’Allemagne, la Grande-Bretagne refuse de céder aux pressions US pour bannir Huawei
Citant l’absence d’élément de preuves d'espionnage

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne affirme qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.


Signalons au passage que le NCSC fait partie de l’agence de renseignement britannique du GCHQ et que Huawei est considéré à l’heure actuelle comme le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications. Mais le géant chinois traverserait une période trouble en Grande-Bretagne depuis qu’un rapport du gouvernement de juillet 2018 a constaté que des problèmes techniques affectant la chaîne d’approvisionnement de ses équipements avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité.

Lors d’une conférence sur la cybersécurité qui s’est récemment tenue à Bruxelles, Ciaran a assuré que la Grande-Bretagne n’avait pas encore décidé de sa politique de sécurité pour les réseaux nationaux 5G, mais que les équipements Huawei étaient soumis à une surveillance détaillée et à des contrôles gouvernementaux stricts sur leur utilisation. « Notre régime est sans doute le régime de surveillance le plus dur et le plus rigoureux au monde pour Huawei », a-t-il confié.

Lorsque, plus tard, on lui a demandé si l’administration Trump avait présenté à son pays des preuves attestant ces allégations, Martin a répondu aux journalistes : « Je serais obligé de signaler s’il y avait des preuves de malveillance... par Huawei. Et nous n’avons pas encore à le faire. Alors j’espère que c’est tout ». Il a par ailleurs ajouté que son organisation a publié un document détaillé dans lequel il expose la façon dont la Grande-Bretagne gère les risques de cyberespionnage lié à cette affaire.


Commentant le rapport de juillet 2018 précédemment évoqué Martin a tenu à clarifier les choses en disant : « Comme nous l’avons dit à l’époque, et comme nous le répétons aujourd’hui, ces problèmes concernent les normes relatives à la cybersécurité, ce ne sont pas des indicateurs d’activités hostiles de la Chine ». De plus, il faut savoir que Huawei a accepté les conclusions du rapport et a prévu une enveloppe de 2 milliards USD sur cinq ans pour la cybersécurité pour s’attaquer à ces problèmes afin de rassurer ses clients occidentaux. D’après Martin, la Grande-Bretagne surveille le géant chinois et ne fera aucun compromis vis-à-vis des améliorations qu’elle attend de lui : « nous ne déclarerons pas que les problèmes sont en voie d’être résolus tant qu’il n’y aura pas de preuve claire que c’est le cas », a-t-il précisé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tension entre la Chine et les États-Unis marqué par des allégations d’espionnage proférées à l’encontre de Pékin et de certaines multinationales chinoises par l’administration Trump qui demande à ses alliés de ne pas utiliser les technologies (notamment pour le déploiement de la 5G) et les produits du groupe. Huawei fait l’objet d’un examen minutieux en Occident au sujet de ses connexions supposées avec le gouvernement chinois et des allégations d’espionnage d’État formulées par les États-Unis.


Vraisemblablement surpris par cette prise de position, Washington a réagi par la voix du Sénateur démocrate Mark Warner en rappelant que « les États-Unis et leurs alliés doivent maintenir un front commun contre le risque de chaîne d’approvisionnement d’équipements provenant de pays qui ne respectent pas la primauté du droit et qui imposent régulièrement des exigences de surveillance extrajudiciaire aux entreprises nationales ». Warner a également précisé vouloir mieux « cerner dans leur intégralité les raisons qui ont motivé la décision britannique ».

À titre de rappel, aucun élément de preuve n’a été produit publiquement par Washington et Huawei a nié à plusieurs reprises ces allégations. Malgré tout, celles-ci ont conduit plusieurs pays occidentaux à restreindre l’accès de cette entreprise à leurs marchés. Vodafone, second opérateur de téléphonie mobile au monde, a déclaré en janvier dernier qu’il arrêtait le déploiement des équipements Huawei dans les réseaux centraux jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux accordent une autorisation de sécurité complète. D’autres opérateurs en Europe, dont BT en Grande-Bretagne et Orange en France, ont déjà retiré les équipements de la marque Huawei ou pris des mesures pour limiter son utilisation future.

La Grande-Bretagne semble représenter un champ de bataille hautement stratégique pour le géant Huawei dans son bras de fer contre les États-Unis en Europe. Toute décision de Londres d’autoriser la société chinoise à participer à la construction de réseaux 5G de nouvelle génération serait surveillée de près par d’autres pays en raison de l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’organisation des Five Eyes dont les États-Unis sont membres et d’une certaine aussi à l’UE.

Source : Reuters

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Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 21/02/2019 à 17:14
Je ne pense pas que Huawei installe des backdoors dans ses matériels. Nous nous en serions déjà aperçus. Avec des contrôles comme prévus avec l'ANSSI, tout devrait bien se passer. Là où il faudra se méfier, c'est sur l'espionnage de technologies, mais la France a peu de soucis à se faire de ce point de vue là. Il s'agit surtout des États-Unis qui ont à craindre.
Avatar de herr_wann
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/02/2019 à 18:30
Les anglais ne sont pas fous et ne prendront pas le risque de se mettre à dos un partenaire commercial aussi puissant que la Chine sans preuves formelles
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/02/2019 à 9:05
C'est chouette de voir des pays européen qui refusent de suivre les USA.
Avatar de Stéphane le calme
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Le 26/02/2019 à 20:17
Abandonner les équipements Huawei retarderait le déploiement de la 5G en Europe « de probablement deux ans »,
selon le PDG de Vodafone

Lors d'une conférence de presse au Mobile World Congress à Barcelone lundi, le président de Vodafone, Nick Read, a déclaré qu'interdire à Huawei de fournir une infrastructure 5G en Europe entraverait la concurrence dans la chaîne d'approvisionnement. Les sociétés chinoise Huawei, Finlandaise Nokia et Suédoise Ericsson sont les trois plus grands fournisseurs d'équipements de télécommunication au monde, représentant plus de la moitié des revenus du marché, selon le cabinet d'études Dell'Oro.

« Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », a déclaré Read.

Lundi à Barcelone, Huawei et Vodafone ont vanté leur partenariat commercial avec une démonstration 5G lors de l'événement. La société britannique s'appuie sur les équipements de la société chinoise pour gérer bon nombre de ses réseaux.

Read a ajouté qu'il serait « extrêmement coûteux » pour les opérateurs et les consommateurs si les entreprises étaient obligées d'échanger leurs équipements Huawei pour se tourner vers les offres concurrentes, ajoutant que cela retarderait le déploiement de la 5G en Europe « de probablement deux ans ».

« Cela désavantage structurellement l'Europe », a-t-il déclaré. « Bien sûr, les États-Unis ne rencontrent pas ce problème, car ils ne se servent pas d'équipement Huawei »


Les États-Unis font pression pour provoquer un boycott d’Huawei chez leurs alliés

Huawei est l’un des plus grands fournisseurs d’équipements de télécommunication au monde et a conquis des marchés clés en proposant des équipements de haute technologie à un coût inférieur à celui de ses concurrents.

Mais la société a effectivement été laissée de côté sur le marché américain avec des responsables citant des préoccupations selon lesquelles sa technologie pourrait permettre l’espionnage du gouvernement chinois, accusations démenties par Huawei.

Il faut rappeler que des responsables américains ont publiquement déclaré que leur plus gros souci était que Pékin puisse contraindre Huawei à utiliser ses connaissances en matière de matériel pour espionner ou saboter des réseaux de télécommunications étrangers.

Néanmoins, certains pays comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont refusé de céder à la pression américaine

Allemagne

L’Allemagne a exprimé son scepticisme concernant cette affaire, affirmant n'avoir trouvé aucune preuve que la société pourrait utiliser son équipement pour l’espionnage. Spiegel Arne Schoenbohm, chef de l'Office fédéral allemand de la sécurité de l'information (BSI) a déclaré que pour des décisions aussi sérieuses qu'une interdiction, il faut des preuves, ajoutant que son agence ne disposait pas de telles preuves. Il fait également savoir que les experts du BSI avaient examiné les produits et composants Huawei du monde entier avant de se prononcer.

Cette décision du BSI n’a pas enchanté tout le monde et certains se sont exprimés. C’est le cas de Ronja Kniep, experte en sécurité dans le secteur des télécommunications qui a déclaré à l’AFP ceci : « Je pense qu'il est faux de laisser entendre que les préoccupations relatives à l'espionnage chinois sont infondées et faciles à détecter. Même si Huawei n’a aucune relation officielle avec le gouvernement chinois, cela ne signifie pas pour autant que les services chinois n’utilisent pas la société et sa technologie comme vecteurs d’espionnage. »


Grande-Bretagne

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne a affirmé qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.

Précisons que le NCSC fait partie de l’agence de renseignement britannique du GCHQ et que Huawei est considéré à l’heure actuelle comme le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications. Mais le géant chinois traverserait une période trouble en Grande-Bretagne depuis qu’un rapport du gouvernement de juillet 2018 a constaté que des problèmes techniques et affectant la chaîne d’approvisionnement de ses équipements avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité.

Vodafone fait marche arrière, après avoir annoncé une suspension du déploiement des équipements Huawei

En janvier, Vodafone avait annoncé son intention de « suspendre » le déploiement d'équipements Huawei dans ses réseaux centraux européens, mais Read a déclaré que la société avait continué de déployer les équipements radio 5G de Huawei à un rythme accéléré dans toute l'Europe. Il a ajouté que les gouvernements devaient adopter une approche « factuelle » pour évaluer les problèmes de sécurité avec Huawei, ajoutant qu'il ne rencontrerait aucun responsable américain à Barcelone cette semaine.

« À ce stade, je préférerais travailler avec les gouvernements et les valeurs mobilières sur une base nationale et veiller à ce que nous ayons une conversation basée sur les faits », a-t-il déclaré.

Plus tôt lundi, Borje Ekholm, PDG d'Ericsson, a déclaré à Jon Fortt Huawei, de CNBC, que les préoccupations en matière de sécurité créaient une incertitude chez les opérateurs.

« C'est très spéculatif, nous n'avons aucune idée de ce qui va arriver », a-t-il déclaré. Dans le même temps, le PDG de Nokia, Rajeev Surav, a déclaré à Karen Tso, de CNBC, dimanche, qu'il observait « de près » l'évolution de Huawei.

Read de Vodafone a déclaré qu'il existait une « forte concurrence » entre les trois fournisseurs d'équipement, mais a ajouté que Huawei disposait d'une « technologie de pointe ». D’ailleurs, lors d'une table ronde avec les médias dimanche à Barcelone, le président de Huawei, Guo Ping, a déclaré que la société avait 12 mois d'avance sur ses concurrents en matière de technologie 5G.

La 5G devrait révolutionner l’économie numérique en permettant l’adoption de nouvelles technologies telles que les voitures autonomes et l’Internet des objets.

Source : CNBC

Et vous ?

Que pensez-vous du point du vue du PDG de Vodafone ?

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Avatar de tmcuh
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 26/02/2019 à 20:43
Je trouve ça un peu déb*** cette course à la 5G car de toute façon ça reste toujours un protocole de communication avec ses problèmes et ses avantages.
Lorsqu'on révèle que la 4G et 5G ont des problèmes de respect de la vie privé, il faudrait peut être attendre de corriger le protocole avant de se lancer tête baisser là dedans.
Ceux qui veulent faire de la recherche et développement sur base du protocole de base le font déjà très certainement. Il ne faut pas un réseau national pour ça
Même si j'en conviens que le réseau est saturé et qu'on se paye des grosses pertes de débit, il n'en reste pas moins que la plupart des objets connectés le sont à la maison, donc derrière une ligne fibré (logiquement).
Si on pense déjà aux voitures connectés, vu le peu d'encombrement de voiture dans nos régions et de données qu'elles transitent... et vu qu'on a de toute façon pas de voiture connectés qui sature le réseau le raisonnement est un peu biaisé !

Je trouve qu'il devrait y avoir un moratoire sur le sujet sur base d'expert, car tout le monde le sait bien, soit on se fera espionner par les chinois, soit par les américains, autant que la technologie reste en Europe même avec 6 mois, 1 an de retard. Après tout nos voiture rouleront pas plus vite, les bateaux non plus, on mangera pas plus vite et y'aura pas plus de bébés pour autant !
Mais comme nos chers sociétés privé sont avide de profits il y a de forte chance qu'elle vont prendre la mauvaise décision qu'on essayera de colmaté d'ici quelques années quand nos pays seront tellement espionné et qu'on sera les usines de la chine, que les choses changeront
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 26/02/2019 à 22:03
Le président de Vodafone.

Touche combien de la part de HUAWEI pour raconter cela ?
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2019 à 22:22
Il a raison le président de vodaphone, la Chine est devenue clairement désormais leader technologique.

Maintenant les Chinois font des avions, des fusées, des produits hi tech, et pendant ce temps la aux USA ils produisent des tonnes de bouses de vache avec leur bétail puant et la France produit du pinard et du camembert, donc ca va juste devenir des pays pour amuser les touristes Chinois, c'est comme remonter à l'époque médiévale. D'ailleurs les chinois ont un QI beaucoup plus élevés que les américains ou les français, et à Harvard il ont un problème c'est que ils sont obligés de tricher sur les admissions sinon il y aurais plus que des Chinois à Harvard
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 7:46
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L’Allemagne a exprimé son scepticisme concernant cette affaire, affirmant n'avoir trouvé aucune preuve que la société pourrait utiliser son équipement pour l’espionnage. Spiegel Arne Schoenbohm, chef de l'Office fédéral allemand de la sécurité de l'information (BSI) a déclaré que pour des décisions aussi sérieuses qu'une interdiction, il faut des preuves, ajoutant que son agence ne disposait pas de telles preuves. Il fait également savoir que les experts du BSI avaient examiné les produits et composants Huawei du monde entier avant de se prononcer.

(...)

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne a affirmé qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.
Je suis d'accord avec l'Allemagne et le Royaume-Uni il n'y a aucune preuve que la Chine espionne.
Par contre on a les preuves en ce qui concerne les USA...

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Que pensez-vous du point du vue du PDG de Vodafone ?
C'est possible que si on se passe de Huawei la 5G va mettre 2 ans plus à arriver.
Mais personnellement je ne trouve pas ça grave...
De toute façon les voitures autonomes ne sont pas prête pour le moment (mais après ce sera peut-être chouette d'avoir des taxis sans chauffeur, ce sera encore moins cher qu'Uber).
L’Internet des objets ne m'intéresse pas du tout, pour moi c'est une très mauvaises idées ces objets connectés.
Chaque objet est un potentiel risque de se faire hacker.

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Pour moi c'est gadget. Contrôler plein de choses dans sa maison depuis internet ça me semble être une très mauvaise idée.
J'ai hâte que la fibre optique arrive chez moi, mais par contre la 5G je m'en tamponne l'oreille avec une babouche, elle pourrait ne jamais arriver ça ne changerait rien pour moi.
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/02/2019 à 8:50
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Il a raison le président de vodaphone, la Chine est devenue clairement désormais leader technologique.
Sauf qu'on a 2 entreprises européennes pouvant déployer du matos 5G, autant se tourner vers elles que vers la Chine. Ne serait ce que pour une question d'indépendance technologique.

Puis bon, c'est facile d'être le leader quand après avoir piqué les technos du monde entier (même si nos entreprises sont clairement responsables), tu disposes de l'appui politique et financier de ton gouvernement.
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