USA : un projet de loi prévoit d'interdire la vente de technologie aux entreprises chinoises
Qui commettent des vols de propriété intellectuelle

Le , par Stéphane le calme

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Un groupe de politiciens américains veut interdire la vente de composants technologiques américains à Huawei, à ZTE Corp ou à d’autres sociétés de télécommunications chinoises qui violent les sanctions ou les lois en matière d’exportation des États-Unis.

En effet, un projet de loi soutenu par des partis politiques a été présenté peu de temps avant la publication d'un article du Wall Street Journal révélant que les procureurs fédéraux enquêtaient sur Huawei qui aurait prétendument volé des secrets commerciaux d'entreprises américaines et un acte d'accusation serait en préparation. Citant des personnes familières avec le sujet, le Wall Street Journal a rapporté qu'un des domaines d'investigation est la technologie derrière un dispositif utilisé par la société américaine T-Mobile pour tester les smartphones. Le rapport n'a pas pu être immédiatement confirmé.

Cette action est la dernière d'une longue liste de mesures prises pour lutter contre ce que certains membres de l'administration Trump ont qualifié de « tricherie chinoise » par le vol de propriété intellectuelle, les subventions illégales aux entreprises et les règles empêchant les sociétés américaines de vendre leurs produits en Chine.

En novembre, le ministère de la Justice des États-Unis a dévoilé une initiative visant à enquêter sur les pratiques commerciales de la Chine dans le but de traiter des affaires de vol de secrets commerciaux. À l'époque, Washington avait annoncé une inculpation du fabricant de puces chinois Fujian Jinhua pour avoir dérobé des secrets commerciaux à la société américaine de semi-conducteurs Micron Technology concernant la recherche et le développement de dispositifs de stockage à mémoire. Jinhua, qui a nié tout acte répréhensible, a été inscrit sur une liste d'entités qui ne peuvent pas acheter de biens auprès d'entreprises américaines.


Les politiciens américains s'unissent contre Huawei

À Washington, le sénateur Tom Cotton et le représentant Mike Gallagher, qui sont républicains, ainsi que le sénateur Chris Van Hollen et le représentant Ruben Gallego, tous deux démocrates, ont présenté un projet de loi qui obligerait le président à interdire l'exportation de puces et autres composants américains vers des entreprises chinoises de télécommunications qui enfreignent les sanctions américaines ou les lois de contrôle des exportations.

Les projets de loi citent spécifiquement ZTE et Huawei, deux entreprises considérés avec suspicion aux États-Unis, craignant que leur technologie ne soit utilisée pour espionner les Américains.

« Huawei est en réalité une branche du Parti communiste chinois chargée de recueillir des renseignements, dont le fondateur et PDG était un ingénieur de l'Armée de libération du peuple », a écrit le sénateur Cotton dans un communiqué.

Le président américain Donald Trump aurait également envisagé de faire cesser toutes les activités d’Huawei.

En plus des accusations de violation des sanctions et de vol de propriété intellectuelle, Washington a demandé aux alliés de s'abstenir d'acheter des appareils de Huawei, craignant qu'ils ne soient utilisés par Pékin à des fins d'espionnage.

Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, a nié cette semaine que son entreprise avait été utilisée par le gouvernement chinois pour espionner.

Dans un procès en 2014, T-Mobile a allégué que des employés de Huawei avaient volé une technologie liée à un robot de test de smartphone que T-Mobile avait installé dans un laboratoire à Bellevue, dans l'État de Washington.

Le robot, Tappy, a utilisé des doigts ressemblant à des humains pour simuler le tapotage sur les téléphones mobiles.

Selon l'action en justice de T-Mobile, les employés de Huawei ont photographié le robot et tenté de retirer l'une de ses parties.

En mai 2017, un jury a déclaré que Huawei devrait verser à T-Mobile 4,8 millions de dollars américains (4,21 millions d’euros) en dommages et intérêts.

Source : Reuters

Voir aussi :

La demande mondiale de nouveaux smartphones serait en chute libre, Huawei pourrait en profiter pour devenir le numéro 2 du marché devant Apple
Huawei prévoit une enveloppe de 2 milliards USD sur cinq ans pour la cybersécurité afin de rassurer ses clients occidentaux
Après Huawei, Apple va doter ses smartphones de puces gravées en 7 nm, elles seront embarquées dans les nouveaux iPhone Xs et Xs Max
Huawei a été accusé d'avoir triché sur les tests de plusieurs flagships, en se servant d'un « mode performance » pour booster ses appareils
Huawei réussit également à s'imposer comme second vendeur de smartphones au 2T18 en Europe, malgré un essoufflement dans la région EMEA

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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 19/01/2019 à 9:43
Washington a demandé aux alliés de s'abstenir d'acheter des appareils de Huawei, craignant qu'ils ne soient utilisés par Pékin à des fins d'espionnage.
traduction
Washington a demandé aux alliés d'acheter des appareils d'origine américaine pour se faire espionner de préférence par la NSA
Le mieux est que chacun se tourne vers des solutions nationales .
En tout cas ça encourage la paranoïa

Mais l'Europe devrait prendre des dispositions légales aussi pour sanctionner les USA, la Chine, et les autres qui pillent notre propriété intellectuelle.
J'ai le sentiment que l'Europe se laisse faire avec le sourire
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 19/01/2019 à 9:56
Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
Washington a demandé aux alliés d'acheter des appareils d'origine américaine pour se faire espionner de préférence par la NSA
C'est complètement ça, l'action Apple a un peu descendu et toute de suite c'est la panique...

Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
Le mieux est que chacun se tourne vers des solutions nationales
Mais après si l'état force l'entreprise à collaborer avec elle, ça craint un peu...
Là est-ce que la France travaille en collaboration avec la NSA pour surveiller le peuple Français ? Ce n'est pas sûr.

Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
En tout cas ça encourage la paranoïa
Non mais ça va, on est au courant que la surveillance US sait tout sur nous et on vit avec.
Si ne voulez pas être surveillé vous pouvez vous passer de technologie, vous arrêter d'utiliser un téléphone, vous n'utilisez plus internet et vous serrez moins surveillé.
Par contre si vous ne souhaitez pas vous passer de la technologie vous serez espionné.

C'est souvent pour récupérer le maximum d'informations, pour faire du big data, du traitement avec des IA.
C'est un truc commercial ou politique pour savoir ce que la masse souhaite.
Mais il pourrait y avoir des utilisations encore pire.

Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
J'ai le sentiment que l'Europe se laisse faire avec le sourire
Il y a des pays de l'UE qui gueulent un petit peu.
Amazon, Apple, Netflix, YouTube et d'autres géants d'Internet font face à des plaintes en Europe pour violation structurelle du RGPD
Avatar de adericov
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 20/01/2019 à 10:50
il faut que j'ailles relire mon cours sur la 2ème guerre mondiale...
Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/01/2019 à 16:49
Non mais ça va, on est au courant que la surveillance US sait tout sur nous et on vit avec.
Si ne voulez pas être surveillé vous pouvez vous passer de technologie, vous arrêter d'utiliser un téléphone, vous n'utilisez plus internet et vous serrez moins surveillé.
Par contre si vous ne souhaitez pas vous passer de la technologie vous serez espionné.

C'est souvent pour récupérer le maximum d'informations, pour faire du big data, du traitement avec des IA.
C'est un truc commercial ou politique pour savoir ce que la masse souhaite.
Mais il pourrait y avoir des utilisations encore pire.
Moi à la base, ça me dérangeait au début.
Si Google sait que je joue de la guitare et que je craquerai bien pour une Gibson 339.
Car j'ai recherché sur google, sur youtube, audiofanzine,...
Si je reçoit une publicité avec une offre ciblée, je ne vais pas acheter pour autant.
Et peut être que le ciblage publicitaire peut être intéressant, car j'aurai des propositions qui m'intéressent
On est encore libre de ne pas acheter
Car quand je lis certains posts et réactions, on a l'impression que certains pensent que ça va leur forcer la main.
Ca me gonfle de supprimer les mails de publicité en général, maisau final je n'en ai pas tant que ça

Un exemple de crainte diffuse.
Sij'achète ou recherche des informations sur le Capital ou Mein kanf, que l'un de ces deux camps passent dans 5 ou dix ans
Il se pourrait que la police politique, de l'un deux ces camps accède à l'information et me demande "Pourquoi vous avez acheter le livre des ces **:!;ù" "., et hop au secret
Car en fait Je voulais juste savoir de quoi ça parlait,, comprendre son enemie.
On risque de classer dans une case.

En plus y doit avoir de gros ratés, surtout sur les ordinateur familliaux
Moi et ma soeur on étaient chez ma mère, et Google identifiait toujour ma soeur comme utilisatrice car ele se connectait à Gmail.
Quand je tombait sur une vidéo il disait "reggarder en tant que ma soeur"
Est-ce que l'on peut faire vraiment la différence entre les différents utilisateurs ?

Par contre je trouve que nos entreprises et notre politiques devraient être plus paranoïaques.
Les américain et Anglais nous parlent de fair play mais en général ils ne le sont que lorsque c'est à leur avantage, et nous font des coups bas dès que possible.
Avatar de Christian_B
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 21/01/2019 à 20:29
Citation Envoyé par CoderInTheDark
Et peut être que le ciblage publicitaire peut être intéressant, car j'aurai des propositions qui m'intéressent
Les possibilités de choix intéressantes sont celles auxquelles on aboutit en comparant librement les différents produits, sites de vente, etc.
Si on se base sur ce qui est proposé en tant que publicité ciblée (via Google ou autres), on ne choisit plus, on est orienté ceux qui ont un contrat avec le spécialiste de l'analyse des données personnelles.

C'est à la fois une perte de liberté : on ne choisit plus, on est "choisi" et manipulé. Des marchands prétendent savoir mieux que nous ce que nous voulons.
Et pratiquement on peut soit payer trop cher soit être incité à acheter inutilement, sans compter des effets plus subtils à terme.
Si ça ne marchait pas, il n'y aurait pas des moyen financiers aussi énormes mis sur ces traitements. Affirmer ne pas être influencé, surtout à la longue quand c'est répétitif est optimiste.

Sans compter les aspects politiques qui ne sont nullement hypothétiques : les élections ont déjà été massivement
manipulées dans plusieurs pays, entre autres par des envois ciblés vers des électeurs potentiels.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/01/2019 à 7:58
Citation Envoyé par Christian_B Voir le message
Sans compter les aspects politiques qui ne sont nullement hypothétiques : les élections ont déjà été massivement manipulées dans plusieurs pays, entre autres par des envois ciblés vers des électeurs potentiels.
En effet.
Comment le Big Data s'est invité dans l'élection
Ce n'est pas vraiment un invité surprise, mais le Big Data (utilisation de données massives) tient un rôle clef dans la campagne présidentielle. Pour la première fois en France, la quasi-intégralité des candidats s'est équipée de logiciels comme celui de l'américain NationBuilder ou comme « 50+1 ", de la start-up française Liegey Muller Pons. « Vu l'état de volatilité très forte de l'électorat, le potentiel de l'efficacité de l'hyperciblage permis par le Big Data n'a jamais été aussi élevé en France ", estime Benoît Thieulin, fondateur de l'agence de communication digitale La Netscouade devenu directeur de l'innovation d'Open. Dans le détail, ces softwares peuvent être maniés comme de véritables outils de relation client (CRM) permettant de gérer de lourdes bases de données et d'optimiser campagnes de mailing ou de SMS ciblées en vue de mobiliser des partisans. Certaines de ces sociétés fournissent aussi des logiciels qui croisent cartographie et données socio-démographiques, afin de savoir quelles zones et quels électeurs cibler lors d'une campagne physique de porte-à-porte. Jean-Luc Mélenchon et Jacques Cheminade ont notamment opté pour NationBuilder. Même choix pour François Fillon, dont l'équipe s'est aussi dotée des outils proposés par Federavox, une start-up française.
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 29/01/2019 à 7:51
Les Etats-Unis accusent Huawei d'avoir volé la technologie de test de téléphone portable de T-Mobile,
et vendu de la technologie américaine à l'Iran

Les procureurs américains ont dévoilé lundi deux actes d'accusation contre Huawei, intensifiant le combat de l'administration Trump contre le géant chinois des smartphones. L’un des chefs d’accusation mentionne également Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et fille du fondateur de la société, et l'accuse, ainsi que la société, de vendre de la technologie américaine à l'Iran, en violation des lois américaines en matière de sanctions.

L’autre acte d’accusation reproche à Huawei d’avoir volé la technologie de test de téléphone portable de T-Mobile. Et Huawei est accusé d'avoir volé la technologie au sens le plus littéral du monde : selon l'acte d'accusation, un employé de Huawei est entré dans un laboratoire de test T-Mobile, a caché un bras de robot dans son sac et est sorti. Le hold-up était la dernière étape des efforts de plus en plus agressifs de Huawei pour comprendre le fonctionnement du système de test de smartphone de T-Mobile.

Les procureurs américains font valoir que les deux actes d'accusation révèlent une culture de tromperie chez le géant chinois des smartphones.

« Huawei et ses dirigeants ont à plusieurs reprises refusé de respecter les lois des États-Unis et les pratiques commerciales internationales habituelles », a déclaré le directeur du FBI, Christopher A. Wray. Le gouvernement américain a donc pris la décision extraordinaire de déposer non pas un, mais deux actes d'accusation contre une grande entreprise chinoise.

Tappy, le robot testeur

Pour garantir la qualité des smartphones qu’il revendait à ses clients, T-Mobile a développé un robot appelé "Tappy". Il possédait un "doigt" mécanique capable de simuler des heures d'utilisation dans le monde réel. Le robot a été conçu pour détecter les défauts des nouveaux smartphones avant qu'ils ne soient vendus aux clients, aidant ainsi T-Mobile à améliorer le niveau de satisfaction de ses clients et à réduire les retours. Les fournisseurs de smartphones comme Huawei ont eu accès à un laboratoire contenant des robots qu'ils pourraient utiliser pour tester leurs propres smartphones.

Selon l'acte d'accusation, Huawei souhaitait ardemment se doter d'un robot de test, à la fois pour l'aider à réussir les tests de T-Mobile et pour tester les téléphones vendus aux autres opérateurs du monde entier. T-Mobile avait accordé à un petit nombre d'employés spécifiques de Huawei USA l'accès au laboratoire d'essais conformément à des accords de confidentialité très stricts. À la mi-2012, les dirigeants de Huawei en Chine ont commencé à faire pression sur ces employés pour qu'ils recueillent plus d'informations sur le fonctionnement.


Au début, ces efforts se limitaient à demander aux employés de T-Mobile des informations complémentaires sur le robot. Mais en janvier 2013, T-Mobile en avait assez des employés de Huawei qui les harcelaient pour avoir des détails sur le fonctionnement de Tappy.

« Nous ne POUVONS poser aucune question au TMO sur le robot », a écrit un employé de Huawei aux États-Unis dans un courrier électronique au siège. « Le TMO est TRÈS en colère à propos des questions que nous avons posées. Désolé de ne pouvoir vous fournir plus d'informations ». En avril, T-Mobile menaçait d'interdire aux employés de Huawei de se rendre au laboratoire s'ils n'arrêtaient pas de poser des questions sur le robot.

Plutôt que d’y mettre un terme, Huawei aurait intensifié ses efforts d’espionnage industriel

Huawei aurait envoyé un ingénieur de Chine à Seattle, où se trouvait le laboratoire d'essais, pour inspecter personnellement le robot T-Mobile. Les employés autorisés par T-Mobile ont aidé l'ingénieur à entrer dans le laboratoire de T-Mobile. Un employé de T-Mobile a découvert qu'il était dans le laboratoire et lui a demandé de partir.

Sans se décourager, ils sont retournés au laboratoire le lendemain. Une fois encore, les employés autorisés de Huawei auraient utilisé leurs badges pour donner accès à l'ingénieur chinois. L'ingénieur « a pris de nombreuses photographies non autorisées de Tappy et a rassemblé des informations techniques sur le robot ». Une fois encore, un employé de T-Mobile a découvert ce qui se passait et a ordonné au groupe de partir.

Furieux, T-Mobile a banni la plupart des employés de Huawei de son laboratoire, permettant à un seul employé de continuer à tester les téléphones Huawei qui devaient déjà être mis à la vente par T-Mobile. Quelques semaines plus tard, cet employé a volé le bras d'un des robots T-Mobile du laboratoire.

« Au moment où il s'apprêtait à quitter le laboratoire », l'employé « a placé subrepticement un des bras du robot Tappy dans son sac d'ordinateur portable et l'a secrètement retiré du laboratoire » , selon l'acte d’accusation.

De nuit, selon les procureurs, l’ingénieur chinois a procédé à une analyse technique détaillée du bras du robot et a pris de nombreuses photographies. « Certaines des photographies montrent la largeur précise de certaines parties du bras du robot en montrant un appareil de mesure à côté des pièces » , indique l'acte d'accusation.

L'employé a rendu le bras du robot le lendemain matin, affirmant qu'il l'avait emporté chez lui par accident. T-Mobile a décidé de bannir tout le personnel de Huawei de son laboratoire.

Huawei craignait que cet incident ne mettent en colère T-Mobile au point d’anéantir ses espoirs d'entrer sur le marché lucratif des États-Unis (il faut préciser que T-Mobile avait été le premier opérateur américain majeur à commencer à vendre les téléphones de Huawei).

Ainsi, l’acte d’accusation reproche à Huawei d’avoir induit T-Mobile en erreur sur ce qui s’est passé. En effet, Huawei aurait mené une « enquête interne » frauduleuse, puis rédigé un rapport affirmant que les vols de secrets avaient été perpétrés par « deux individus qui agissaient de leur propre chef » et « qui ont violé les politiques de notre société et ont donc été renvoyés pour ce motif ». En réalité, selon les procureurs, de nombreuses personnes à Huawei étaient au courant et soutenaient les actions des employés.

Le second acte d’accusation

Les procureurs ont dévoilé un deuxième acte d'accusation, aux côtés de celui alléguant le vol des secrets commerciaux des robots de T-Mobile. Celui-ci a accusé Huawei, et plus particulièrement la directrice financière Meng, d'avoir menti aux institutions financières occidentales au sujet des transactions de Huawei en Iran.

La loi américaine interdit aux entreprises américaines de vendre de la technologie à l'Iran et aux entreprises de pays tiers tels que la Chine de revendre à l'Iran une technologie de fabrication américaine. Les entreprises qui ne respectent pas cette interdiction risquent de perdre totalement accès à la technologie américaine, une sanction que l'administration Trump a brièvement imposée à un autre géant chinois du smartphone, ZTE, pour des problèmes similaires.


Meng Wanzhou, directrice financière de la société chinoise Huawei Technologie

Les institutions financières américaines ne sont pas non plus censées fournir de services aux entreprises qui font des affaires illicites en Iran. Ainsi, lorsque Reuters a annoncé que Huawei vendait de la technologie américaine à l'Iran via une société écran en 2012, les partenaires bancaires occidentaux de Huawei se sont retrouvés dans une position délicate. En juin 2013, Meng a rencontré des personnes dans le secteur financier au sein d’une banque faisant affaire avec Huawei.

Selon les procureurs, elle aurait menti sur les transactions de Huawei en Iran. Elle a affirmé que Huawei se conformait à la loi américaine et a nié que la société écran (dont elle siégeait au conseil d’administration) avait été créée pour échapper aux sanctions imposées par les États-Unis. Elle s'est rendue aux États-Unis au début de 2014 et a présenté des affirmations similaires, selon les points de discussion obtenus par les procureurs américains. Les procureurs disent que les mensonges de Meng ont convaincu la banque de continuer à faire affaire avec Huawei.

Le bras de fer entre Beijing et Washington

Meng, la fille du fondateur de Huawei, a été arrêtée à Vancouver le 1er décembre. La Chine a ensuite arrêté deux Canadiens pour des raisons de sécurité nationale.

Meng, qui a été mise en liberté surveillée, doit comparaître devant un tribunal canadien mardi pour discuter des modifications à apporter à ses conditions de mise en liberté sous caution, selon le programme de la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Le radiodiffuseur public canadien CBC a déclaré mardi que le Canada avait reçu une demande d’extradition officielle, citant le ministère de la Justice du Canada.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé sa « grave préoccupation » à propos de ces accusations et a exhorté les États-Unis à abandonner le mandat d’arrêt et à mettre fin à la « suppression déraisonnable » de sociétés chinoises.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré que les accusations étaient « totalement distinctes » des négociations commerciales. Toutefois, cette évolution risque de bouleverser les pourparlers de haut niveau entre Beijing et Washington cette semaine dans le cadre de négociations destinées à atténuer les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies du monde.

Selon les procédures juridiques en vigueur au Canada, le ministre de la Justice disposera de 30 jours à compter de la réception de la demande d’extradition pour décider s’il convient ou non d’accorder une autorisation. S'il accepte, l'affaire de Meng sera renvoyée devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique pour une audience d'extradition, ce qui pourrait prendre des semaines, voire des mois.

Sources : Reuters, acte d'accusation (1 et 2)

Voir aussi :

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L'Europe doit se méfier de Huawei, dit un responsable technique européen après l'arrestation d'un dirigeant de Huawei dans le cadre d'une enquête
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/02/2019 à 18:39
Les Etats-Unis ne peuvent pas nous écraser, dit le fondateur de Huawei
Et « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés »

Ren Zhengfei, lors de sa toute première interview internationale accordée à BBC depuis l'arrestation de Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et sa fille, le fondateur de Huawei a, non seulement, rejeté les pressions exercées par les Etats-Unis, mais il a également fait preuve d’une confiance indéfectible dans son entreprise qu’il dit pouvoir résister aux vagues attaques des Etats-Unis. Ren Zhengfei a dit, ce mardi, que l'arrestation de sa fille Meng Wanzhou, est politiquement motivée, et que si les Etats-Unis interdisent Huawei, la société pourra compter sur d’autres parties du monde. Selon le fondateur de Huawei, son entreprise est trop grande et trop importante pour faire faillite.

« Il n'y a aucun moyen pour que les Etats-Unis puissent nous écraser », a-t-il dit. « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés. Même s'ils persuadent d'autres pays de ne pas nous utiliser temporairement, on peut toujours réduire un peu les choses. », a-t-il ajouté.


La fille de M. Zhengfei, Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei, a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver à la demande des États-Unis et devrait faire l'objet d'une demande d'extradition officielle. Elle et l’entreprise de son père font l’objet d’un total de 23 accusations réparties en deux actes d'accusation par le ministère américain de la Justice. La première concerne les allégations selon lesquelles Huawei aurait caché des liens commerciaux avec l'Iran, qui fait l'objet de sanctions commerciales de la part des États-Unis. La seconde comprend l'accusation de tentative de vol de secrets commerciaux.

Huawei a fait l'objet d'un examen minutieux aux États-Unis, où des représentants du gouvernement affirment que la société représente une menace pour la sécurité nationale et qu'elle pourrait être utilisée comme navire d'espionnage par le gouvernement chinois. Selon BBC News, la semaine dernière, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a mis en garde les alliés du pays contre l'utilisation de la technologie Huawei, affirmant qu'il serait plus difficile pour Washington de « s'associer avec eux ». Mais Huawei nie tout acte répréhensible qui lui est reproché par les Etats-Unis.

Cependant, certains partenaires comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande se sont déjà joints aux États-Unis pour interdire ou empêcher Huawei de fournir de l'équipement pour leurs futurs réseaux mobiles à large bande 5G, tandis que le Canada examine si les produits de l'entreprise présentent une menace grave pour la sécurité.

Toutefois, le fondateur de Huawei se veut confiant et avertit : « le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés », a-t-il dit lors de son entretien avec Karishma Vaswani de la BBC. « Si les lumières s'éteignent à l'ouest, l'est brillera encore. Et si le Nord s'assombrit, il y a toujours le Sud. L'Amérique ne représente pas le monde. L'Amérique ne représente qu'une partie du monde. », a-t-il ajouté.

Bien que Huawei ait rejeté toutes les accusations à son encontre, les législateurs américains ont déjà pris des mesures pour limiter la présence de l'entreprise aux USA, et le président Trump devrait publier un décret exécutif limitant davantage les ventes d'équipement aux États-Unis. Il y a en fait que depuis des années, les entreprises technologiques chinoises sont dans la ligne de mire des autorités américaines ; elles sont soupçonnées de collusion avec le parti communiste et d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois.

« Nous sommes profondément préoccupés quant aux risques liés à l'insertion dans notre réseau de télécommunications d'une entreprise ou entité détenue par un gouvernement étranger qui ne partage pas nos valeurs », s’est exprimé Chris Wray – directeur du FBI – devant la commission permanente du Sénat des États-Unis dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américaine, en visant Huawei et ZTE. « Cela ouvre la voie à des possibilités de pression ou de contrôle sur notre infrastructure de télécommunications. Cet état de choses permettrait à des tiers de modifier ou extirper des informations de façon furtive », a-t-il ajouté.


A propos de l’arrestation de sa fille

Quand il a été questionné à propos de l’arrestation de sa fille, M. Zhengfei s’est opposé aux accusations américaines contre elle. Pour lui, l'arrestation de Meng Wanzhou est politiquement motivée.

« Tout d'abord, je m'oppose à ce que les États-Unis ont fait. Ce genre d'acte politiquement motivé n'est pas acceptable. Les États-Unis aiment sanctionner les autres, chaque fois qu'il y a un problème, ils utiliseront de telles méthodes combatives. », a-t-il répondu. « Nous nous y opposons. Mais maintenant que nous avons suivi cette voie, nous allons laisser les tribunaux régler ça. », a-t-il ajouté.

Au sujet de ses investissements au Royaume-Uni

« Faut-il se méfier de Huawei ou d'autres sociétés chinoises ? Oui, je pense que nous devons nous méfier de ces entreprises », a déclaré Andrus Ansip, commissaire européen en charge de la technologie de l’UE, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Toutefois, selon BBC News, le National Cyber Security Centre du Royaume-Uni a décidé, aujourd’hui, que tout risque posé par l'utilisation de la technologie Huawei dans les projets de télécommunications britanniques peut être géré, même si le pays est en trait de sortir de l’UE.

En effet, de nombreuses entreprises de téléphonie mobile du Royaume-Uni, dont Vodafone, EE et Three, qui travaillent avec Huawei pour développer leurs réseaux 5G, attendent les résultats d’un examen gouvernemental, prévu en mars ou en avril prochain, pour continuer ou arrêter de collaborer avec Huawei.

Toutefois, au cas où une interdiction britannique interviendrait, le fondateur de Huawei a affirmé qu’il « ne retirera pas notre investissement pour cette raison. Nous continuerons à investir au Royaume-Uni. Nous continuons à faire confiance au Royaume-Uni, et nous espérons que le Royaume-Uni nous fera encore plus confiance. », a-t-il dit. « Nous allons investir encore plus au Royaume-Uni. Parce que si les Etats-Unis ne nous font pas confiance, alors nous allons transférer notre investissement des Etats-Unis vers le Royaume-Uni à une échelle encore plus grande. »

A propos des accusations de l’espionnage pour le compte du gouvernement chinois

Selon BBC News, en vertu du droit chinois, les entreprises sont tenues de « soutenir le travail de renseignement national, de coopérer avec lui et de collaborer à ses activités ». Toutefois, le fondateur de la plus grande entreprise privée dit qu’il ne prendrait de tel risque. « Le gouvernement chinois a déjà clairement dit qu'il n'installera pas de portes dérobées. Et nous n'installerons pas de portes dérobées non plus. Nous n'allons pas risquer le dégoût de notre pays et de nos clients partout dans le monde, à cause de quelque chose comme ça. », a-t-il répondu. « Notre société n'entreprendra jamais d'activités d'espionnage. Si nous avons de telles actions, alors je fermerai la société. », a-t-il ajouté.

Selon BBC News, Ren Zhengfei a exprimé une grande confiance en son entreprise en se laissant entrainer dans la conversation quand il s’agissait de répondre à certaines questions. Par contre quand il a s’agit de parler des présumés liens de son entreprise avec l'armée et le gouvernement chinois, M. Zhengfei a seulement dit qu'il ne s'agissait pas de faits, mais simplement d'allégations, et a insisté sur le fait que les relations politiques ne sont pas ce qui a mené Huawei au succès aujourd'hui.

M. Zhengfei a également confirmé, selon BBC News, la présence au sein de Huawei d'un comité du Parti communiste chinois, tout en soutenant que c'est ce que toutes les entreprises étrangères ou nationales opérant en Chine doivent avoir pour se conformer à la loi. L’information, selon laquelle un comité du gouvernement serait présent au sein de toutes les entreprises étrangères comme nationales en Chine, n’est probablement pas faite pour faire cesser la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Source : BBC News

Et vous ?

Que pensez-vous de la sortie du fondateur de Huawei ?
Que pensez-vous de la présence d’un comité gouvernemental au sein des entreprises opérant en Chine ?
Quelle suite donnez-vous aux accusations portées contre Meng Wanzhou et Huawei ?

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 21/02/2019 à 15:22
Après l’Allemagne, la Grande-Bretagne refuse de céder aux pressions US pour bannir Huawei
Citant l’absence d’élément de preuves d'espionnage

Par la voix de Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security Centre (NCSC), la Grande-Bretagne affirme qu’aucun élément de preuve susceptible de confirmer une quelconque activité malveillante de la part de l’entreprise technologique Huawei n’existe et qu’elle est en mesure de gérer les risques de sécurité liés à l’utilisation des équipements de télécommunications fournis par ladite entreprise.


Signalons au passage que le NCSC fait partie de l’agence de renseignement britannique du GCHQ et que Huawei est considéré à l’heure actuelle comme le plus grand fabricant mondial d’équipements de télécommunications. Mais le géant chinois traverserait une période trouble en Grande-Bretagne depuis qu’un rapport du gouvernement de juillet 2018 a constaté que des problèmes techniques affectant la chaîne d’approvisionnement de ses équipements avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité.

Lors d’une conférence sur la cybersécurité qui s’est récemment tenue à Bruxelles, Ciaran a assuré que la Grande-Bretagne n’avait pas encore décidé de sa politique de sécurité pour les réseaux nationaux 5G, mais que les équipements Huawei étaient soumis à une surveillance détaillée et à des contrôles gouvernementaux stricts sur leur utilisation. « Notre régime est sans doute le régime de surveillance le plus dur et le plus rigoureux au monde pour Huawei », a-t-il confié.

Lorsque, plus tard, on lui a demandé si l’administration Trump avait présenté à son pays des preuves attestant ces allégations, Martin a répondu aux journalistes : « Je serais obligé de signaler s’il y avait des preuves de malveillance... par Huawei. Et nous n’avons pas encore à le faire. Alors j’espère que c’est tout ». Il a par ailleurs ajouté que son organisation a publié un document détaillé dans lequel il expose la façon dont la Grande-Bretagne gère les risques de cyberespionnage lié à cette affaire.


Commentant le rapport de juillet 2018 précédemment évoqué Martin a tenu à clarifier les choses en disant : « Comme nous l’avons dit à l’époque, et comme nous le répétons aujourd’hui, ces problèmes concernent les normes relatives à la cybersécurité, ce ne sont pas des indicateurs d’activités hostiles de la Chine ». De plus, il faut savoir que Huawei a accepté les conclusions du rapport et a prévu une enveloppe de 2 milliards USD sur cinq ans pour la cybersécurité pour s’attaquer à ces problèmes afin de rassurer ses clients occidentaux. D’après Martin, la Grande-Bretagne surveille le géant chinois et ne fera aucun compromis vis-à-vis des améliorations qu’elle attend de lui : « nous ne déclarerons pas que les problèmes sont en voie d’être résolus tant qu’il n’y aura pas de preuve claire que c’est le cas », a-t-il précisé.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tension entre la Chine et les États-Unis marqué par des allégations d’espionnage proférées à l’encontre de Pékin et de certaines multinationales chinoises par l’administration Trump qui demande à ses alliés de ne pas utiliser les technologies (notamment pour le déploiement de la 5G) et les produits du groupe. Huawei fait l’objet d’un examen minutieux en Occident au sujet de ses connexions supposées avec le gouvernement chinois et des allégations d’espionnage d’État formulées par les États-Unis.


Vraisemblablement surpris par cette prise de position, Washington a réagi par la voix du Sénateur démocrate Mark Warner en rappelant que « les États-Unis et leurs alliés doivent maintenir un front commun contre le risque de chaîne d’approvisionnement d’équipements provenant de pays qui ne respectent pas la primauté du droit et qui imposent régulièrement des exigences de surveillance extrajudiciaire aux entreprises nationales ». Warner a également précisé vouloir mieux « cerner dans leur intégralité les raisons qui ont motivé la décision britannique ».

À titre de rappel, aucun élément de preuve n’a été produit publiquement par Washington et Huawei a nié à plusieurs reprises ces allégations. Malgré tout, celles-ci ont conduit plusieurs pays occidentaux à restreindre l’accès de cette entreprise à leurs marchés. Vodafone, second opérateur de téléphonie mobile au monde, a déclaré en janvier dernier qu’il arrêtait le déploiement des équipements Huawei dans les réseaux centraux jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux accordent une autorisation de sécurité complète. D’autres opérateurs en Europe, dont BT en Grande-Bretagne et Orange en France, ont déjà retiré les équipements de la marque Huawei ou pris des mesures pour limiter son utilisation future.

La Grande-Bretagne semble représenter un champ de bataille hautement stratégique pour le géant Huawei dans son bras de fer contre les États-Unis en Europe. Toute décision de Londres d’autoriser la société chinoise à participer à la construction de réseaux 5G de nouvelle génération serait surveillée de près par d’autres pays en raison de l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’organisation des Five Eyes dont les États-Unis sont membres et d’une certaine aussi à l’UE.

Source : Reuters

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Membre expert https://www.developpez.com
Le 21/02/2019 à 17:14
Je ne pense pas que Huawei installe des backdoors dans ses matériels. Nous nous en serions déjà aperçus. Avec des contrôles comme prévus avec l'ANSSI, tout devrait bien se passer. Là où il faudra se méfier, c'est sur l'espionnage de technologies, mais la France a peu de soucis à se faire de ce point de vue là. Il s'agit surtout des États-Unis qui ont à craindre.
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