Taxe GAFA : après l'annonce de Bruno Le Maire, l'ASIC attaque la taxe numérique
En expliquant en 6 points pourquoi c'est une mauvaise idée

Le , par Michael Guilloux

262PARTAGES

13  0 
Dans une interview donnée au Journal du Dimanche, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé qu’un « projet de loi spécifique » en rapport avec une taxe qui touchera les entreprises proposant des services numériques en France sera présenté en conseil des ministres d’ici à fin février, avant d’être « rapidement soumis au vote du Parlement ». Il a aussi précisé que la taxe toucherait « toutes les entreprises représentant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et 25 millions d’euros en France », et « si ces deux critères ne sont pas réunis, elles ne seront pas imposées ». Ajoutons par ailleurs que la taxe dite GAFA pourrait passer de 3 % à 5 %. Le ministre a en effet fait savoir que son taux sera modulé en fonction du chiffre d’affaires des entreprises ciblées avec un maximum de 5 %.

Après cette sortie de Bruno Le Maire, l'association des services internet communautaires (ASIC) est immédiatement montée au créneau pour attaquer la taxe numérique. Rappelons que l'ASIC est la première organisation française qui regroupe les acteurs du web 2.0 et qui vise à promouvoir le « nouvel Internet ». Elle a été créée en décembre 2007 par AOL, Dailymotion, Google, PriceMinister et Yahoo!.

Rebondissant sur les propos de Bruno Le Maire, l'ASIC estime que l'annonce de ministre français de l'Économie et des Finances intervient sans aucune étude d’impact de la mesure sur :
  • la qualité des services disponibles en France ;
  • les investissements internationaux en France ;
  • la perte de compétitivité des entreprises françaises ;
  • le caractère légal d’une taxe française qui s’ajouterait aux taxes déjà payées dans les pays des sièges sociaux et payées demain au niveau européen.

« Alors que l’OCDE - qui est la seule institution capable de proposer un système de fiscalité global pour des services globaux - prépare une réforme du cadre fiscal applicable à toutes les multinationales, la France a souhaité proposer au plan européen d’avoir une approche sectorielle. Cette mesure - improprement appelée taxe GAFA - a vocation à taxer le chiffre d’affaires de toutes les entreprises proposant des services numériques », explique l'ASIC dans un communiqué. À plusieurs reprises, l'association a appelé le Gouvernement et le ministre de l’Économie à être plus transparents sur l’impact de cette mesure. Et cette fois, elle réagit en expliquant en 6 points pourquoi la taxe GAFA est une mauvaise idée.

1 - Il ne s’agit pas d’une taxe sur les GAFA, mais d’une taxe sur toutes les entreprises du numérique

Dans un rapport parlementaire, la députée Bénédicte Peyrol indiquait que « ce ne sont pas que les traditionnels "géants du Net", mais bien l’ensemble des entreprises européennes et mondiales suffisamment importantes et tirant une part de leurs revenus de la participation des utilisateurs, qui seront concernées par la [taxe sur les services numériques]».

Le projet européen, dont s’inspire aujourd’hui Bruno Le Maire, devait toucher « entre 120 et 150 entreprises, dont environ 50 % américaines, 30 % européennes, les 20 % restant concernant surtout l’Asie, notamment la Chine ». Il est évident que la mesure française aura le même impact et s’appliquera aussi bien à des entreprises étrangères qu’à des entreprises françaises. Des acteurs comme Criteo, SoLocal ou Cdiscount sont d’ores et déjà dans le périmètre de la mesure. Ce qui, pour l'ASIC, veut simplement dire que « cette taxe sur le numérique, c’est aussi une taxe sur les entreprises françaises et les emplois d’aujourd’hui et de demain. »

2- La taxe sur les services numériques va handicaper les acteurs français dans leur croissance

Selon l'ASIC, l’approche de Bruno Le Maire reflète aujourd’hui une image du secteur du numérique français, les opposants à des géants du numérique. Afin d’éviter que les acteurs français ne soient trop impactés par cette mesure fiscale, un système de seuils serait mis en place. Les entreprises réalisant moins de 750 millions de chiffre d’affaires au plan mondial et moins de 25 millions de chiffre d’affaires en France seraient ainsi exclues. Cela envoie un signal très fort aux entreprises françaises du numérique : « face aux géants du numérique, restez des nains du numérique ! », estime l'ASIC.

Ainsi pour l'association, « en mettant en œuvre un mécanisme de seuils, le Gouvernement va handicaper fortement les entreprises françaises qui n’auront pas toute la capacité d’absorber du jour au lendemain une taxe de 5 % sur leur chiffre d’affaires lors du franchissement des seuils. Le coût de la mesure sera tel qu’il incitera toutes ces entreprises à demeurer en dessous des seuils. »

3- La taxe sur les services numériques oublie que toutes les entreprises du numérique ne sont pas profitables

Dans son communiqué, l'ASIC explique aussi qu'en créant une taxe sur le chiffre d’affaires, le ministre de l’Économie choisit la solution la plus simple, mais ayant un effet très dangereux, notamment pour les nombreuses entreprises européennes qui ne sont pas profitables. Une telle taxe sur le chiffre d’affaires - à l’inverse de l’impôt sur les sociétés - s’applique quand bien même l’entreprise serait déficitaire et ne générerait pas de profits. Il s’agira alors d’une double peine, affirme l'ASIC : en plus de ne pas être suffisamment bénéficiaire, l’entreprise du numérique sera taxée et perdra encore plus d’argent. Une autre réalité qui fait dire à l'association qu' « en taxant le succès des uns, le Gouvernement va empêcher le succès des autres. »


4- Une taxe sur les services numériques va avoir un impact sur les PME et les consommateurs

Aussi bien au plan européen qu’au plan national, aucune étude d’impact n’a été rendue publique par les pouvoirs publics, nous informe l'association. Elle rappelle que les entreprises du numérique couvrent un large périmètre d’activité comme les services de streaming musicaux ou vidéo, les places de marché utilisées par des centaines de milliers de petites et moyennes entreprises, les outils publicitaires utilisés par près d’un million d’entreprises pour exporter et proposer leurs services et produits.

Or, une taxe sur le chiffre d’affaires va se répercuter sur l’ensemble des utilisateurs de ces services du numérique. Et comme le rapport de la députée Bénédicte Peyrol le disait : « il n’est pas impossible (et cela risque même d’être probable) que les entreprises acquittant la [taxe sur les services numériques] répercutent son coût sur les clients, faisant finalement peser sur eux la charge nouvelle ». Ce qui veut dire qu'on devrait s'attendre à ce que les services numériques proposés aux consommateurs français ou aux entreprises françaises fassent l’objet d’une augmentation importante suite à l’instauration d’une telle mesure fiscale.

5- Une taxe idéologique reposant sur un faux postulat

Essayant toujours de démonter le bien-fondé de la taxe GAFA, l'ASIC explique qu'en communiquant sur ce concept, la mesure fiscale proposée veut partir du postulat que des entreprises du numérique ne paieraient pas d’impôt. Or, tel n’est pas le cas, d'après l'association : « Depuis une réforme fiscale de 2017 voulue par le Président Trump, l’ensemble des profits des entreprises américaines est taxé aux États-Unis. Les profits de ces entreprises, qu’ils soient réalisés en Europe ou en Asie, localisés aux Pays-Bas, aux Iles Caïmans ou aux Seychelles, sont ainsi intégralement taxés aux États-Unis. »

« En 2017, les profits générés antérieurement à la réforme fiscale et qui étaient en attente de taxation ont fait l’objet d’une taxation rétroactive. En 2017, Google et Apple ont ainsi payé chacun plus de 15 Mds$ d’impôts, Facebook s’est acquitté de plus de 4Mds d’impôts. Chacune de ces trois entreprises a ainsi un taux moyen d’imposition de 25 % sur les dernières années. Ces chiffres sont à comparer avec ceux des entreprises françaises du CAC40 qui ont payé 30 Mds d’impôts sur les sociétés au niveau mondial », poursuit l'ASIC.

La question n’est donc pas, selon l'association, de savoir si les entreprises du numérique américaines payent ou non de l’impôt, car ces entreprises sont largement imposées. Seulement que la très vaste majorité de ces revenus est payée aux États-Unis. Or, « la taxe sur les services numériques ne permet pas de relocaliser cet impôt. Elle crée une double taxation sur ces acteurs du numérique. »

6- Une taxe sur les services numériques qui ne pourra jamais atteindre 500 millions d'euros

Au cours des deux derniers mois, de nombreuses déclarations ont été faites tendant à décrire le périmètre de ce que sera la taxe sur les services numériques. Il s’agirait d’une taxation de la publicité en ligne, des places de marché en ligne et des activités de vente de données - les « brokers ». Or, sur la base de ce périmètre, selon l'ASIC, le rendement de la taxe ne pourra en aucune manière atteindre le chiffre de 500 millions d’euros avancé.

En effet, les investissements publicitaires en ligne réalisés en France oscillent entre 4 et 5 milliards d’euros chaque année (source : Syndicat des Régies Internet) ; le chiffre d’affaires des marketplaces présentes en France est inférieur à 1 milliard d’euros ; et le chiffre d’affaires des brokers est relativement faible - la France ne possédant pas d’acteurs majeurs en la matière. « En conséquence, la base taxable représente aujourd’hui 6 Mds d’euros maximum - et ceci sans tenir compte des éventuels effets de seuils. Sur la base d’une taxe de 3 %, le rendement de la taxe sur les services numériques s’établirait à 180 millions d’euros par an. » Pour l'ASIC, cela peut expliquer les raisons pour lesquelles le ministre de l’Économie a annoncé le 20 janvier 2019 son choix de porter cette taxe à 5 %, ce qui permettrait d’atteindre un rendement de 300 millions d’euros. Mais là encore, on est loin des 500 millions d’euros annoncés.

Ce que recommande l'ASIC

Avec tous ces points contre la taxe GAFA, l’ASIC appelle à une évaluation de l’impact de cette mesure fiscale sur les consommateurs, les entreprises utilisatrices des services numériques et les entreprises du secteur du numérique - en particulier, l’impact sur les coûts supplémentaires ou sur la création d’emplois. Elle estime qu'il est important d'évaluer l’impact de cette mesure fiscale sur les entreprises françaises qui feraient l’objet de mesures identiques des partenaires européens ou étrangers.

Précisons que l’ASIC, depuis plus de 10 ans, soutient une réforme fiscale au plan international. Pour elle, la France doit aussi participer activement aux travaux menés par l’OCDE destinés à modifier profondément les règles fiscales qui s’appliqueront à toutes les entreprises multinationales. L’approche unilatérale qui est aujourd’hui choisie par le ministre de l’Économie risque, selon l'ASIC, de faire échouer les travaux internationaux.

Source : Communiqué de l'ASIC

Et vous ?

« La taxe GAFA est aussi une taxe sur les entreprises françaises et les emplois d’aujourd’hui et de demain ». Que pensez-vous de cette déclaration de l'ASIC ?
Les seuils peuvent-ils dissuader les entreprises françaises du numérique à nourrir de grandes ambitions ?
La taxe GAFA ne sera-t-elle une taxe de plus payée par les consommateurs français qui utilisent les services numériques ?
En fin de compte, qui a raison selon vous ? Bruno Le Maire ou l'ASIC ? Etes-vous d'accord avec les 6 points expliqués par l'ASIC ?

Voir aussi :

Le gouvernement espagnol adopte un projet de loi visant à créer une taxe pour les géants du numérique et prend de l'avance sur ses voisins de l'UE
La Corée du Sud veut combattre l'optimisation fiscale menée par les GAFA, en exploitant les données commerciales transitant par des serveurs locaux
Évasion fiscale : trois pays nordiques s'opposent au projet de l'UE de taxer les GAFA, soutenant que cela pourrait nuire à l'économie européenne
France : les députés LR proposent une loi visant à introduire une taxation de 5 % sur le chiffre d'affaires, des opérateurs de plateformes numériques
Taxation des GAFA : les gouvernements français et allemand vont prévoir une sortie de secours, en l'absence de progrès d'ici décembre

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/04/2019 à 9:46
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Il faut arrêter avec les prestations sociale à gogo c'est tout.

Tu veux bouffer ? tu va bosser feignasse, c'est simple, c'était comme ça avant, et c'était mieux.
Ha ben oui, ça marche très biens USA où dès que tu as un problème de santé grave et pas de gros revenus tu te retrouves retrouves à la rue.
Comment ? On me fait dire dans l'oreillette qu'en plus les dépenses de l'état dans ce domaine sont beaucoup plus élevées qu'en France ? Ah ben zut alors.
9  0 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/07/2019 à 8:53
« La taxe sur les services numériques que la France et d'autres pays européens appliquent est clairement protectionniste et cible injustement les entreprises américaines d'une manière qui va coûter des emplois aux États-Unis et nuire aux travailleurs américains »
De la part des américains, c'est "un peu" du foutage de gueule...
9  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/07/2019 à 8:22
Citation Envoyé par Seb33300 Voir le message
Aaaah ça... quand il s'agit de taxer la France n'est jamais très loin...
Cette fois on essaie de taxer des entreprises qui paient peu d'impôts.
Elles savent faire de l'optimisation fiscale et de l'évasion fiscale.

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Avec cette taxe, Paris espère ponctionner les plus grandes entreprises du numérique, à commencer par les GAFA, à hauteur de 3 % de leur chiffre d’affaires français et récolter 500 millions d’euros en 2019. Bruno Le Maire a expliqué « Pour bâtir la fiscalité du XXIe siècle, celle qui repose sur la valeur qui existe aujourd’hui : les données. Il est impératif de taxer les données pour avoir un système fiscal efficace et financer nos services publics, nos écoles, nos crèches et nos hôpitaux. Mais c’est, aussi, une question de justice fiscale. Les géants du numérique payent 14 points d’impôts de moins que les PME européennes. Que ces entreprises paient moins d’impôts en France qu’une très grosse boulangerie ou qu’un producteur de fromages du Quercy, cela me pose un problème. Le produit de cette taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires numérique réalisé en France à partir du 1er janvier 2019 devra atteindre rapidement les 500 millions d’euros ».
9  0 
Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 10/04/2019 à 13:33
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Le problème ce sont les charges, si quelqu'un créer son entreprise il va avoir énormément de mal à embaucher quelqu'un, car ça coûte super chère.
Les artisans sont noyés sous la paperasse et les taxes, il y a des choses horrible comme le RSI.
Créer une entreprise en France c'est l'enfer, il n'y a pas de cadeau pour les petits patrons.

Il faudrait repartir à 0 et recréer un système propre (je suis toujours fan du grand formatage).
Est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi l'état en prend autant aux petits patron et aux PME?

Parce que eux, ils payent.

Quand tu fais un budget, quand tu augmentes de 5% leurs taxes, tu augmentes de 5% tes entrées d'argent.
Quand tu augmentes de 5% les taxes des grosses boites, tu augmentes de 0,0001% tes entrées d'argents.

C'est comme dans le métro, il vaut mieux faire des contrôles le premier du mois pour chopper les bons employés qui n'ont pas chargé leur badge et qui paieront l'amende que ceux qui fraudent et qui de toute façon ne paieront jamais, même après des mois de procédures (qui coûtent cher à la boite aussi...)

La solution fiscale de simplicité est celle appliquée
La solution morale est évidemment de poursuivre les fraudeurs
La vrai solution est évidement de poursuivre les fraudeurs. Dura lex sed lex.
8  1 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 05/07/2019 à 18:13
Je ne sais pas si ce sera le cas, mais je trouverais drôle que le Conseil Constitutionnel l'annule sous prétexte que l'on fait partie de l'UE et que les traités de l'UE ne nous permettent pas de prendre une telle décision, soit parce que ça irait à l'encontre de certains traités, soit parce que ce n'est plus de notre ressort.
8  0 
Avatar de bombseb
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 13/03/2019 à 11:31
Citation Envoyé par pioule Voir le message
A mon avis, l'UE n'a de sens que si elle est faite "à l'américaine", c'est à dire Europe = Pays, avec 1 budget unique européen, des lois nationales européennes, des prestations sociales, salaires minimum identiques pour tous les états membres, une structure gouvernementale unique élue par les européens.
Cela ne se fera jamais, les pays membres et hommes de pouvoir ne sont pas prêts à abandonner leur souveraineté, leur pouvoir, leur argent (pour peu qu'il en reste quelque part...), leur fonction. De ce point de vue là, effectivement mieux vaut tout éclater et revenir comme avant, car une Europe aboutie à 10%, ça ne fonctionnera jamais.
Pourquoi vouloir à tout pris faire des états unis d'Europe ? Pour faire comme les américains ?

Ca serait pas mieux une Europe des nations ou chaque pays garderait sont indépendance tout en coopérant avec ses voisins ?
Je suis désolé mais je suis attaché à mon pays, je n'ai pas envie de voir la France disparaître dans une Europe fédérale.

D'ailleurs rien que le terme "Europe" est un abus de langage. L'Europe est un continent, l'Union Européenne est une structure géopolitique.
7  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/03/2019 à 11:11
Citation Envoyé par BenoitM Voir le message
Si vraiment c'était les 5 pays que tu cites le problème le 22 autres pourraient se mettre d'accord.
(Alors certes on ne pourrait l'imposer aux 5 autres...)
Ouais mais ça ne servirait à rien, Starbucks organiserait toujours son déficit en France pour payer ses impôts aux Pays-Bas.

Citation Envoyé par BenoitM Voir le message
En quoi tu aurais plus de force pour imposer tes lois sur un autre pays sans l'UE?
L'UE impose que dalle aux USA.
D'après moi l'UE a été sponsorisé par les USA pour affaiblir les pays européens. (les européens sont juste des consommateurs de produits américains)

Citation Envoyé par BenoitM Voir le message
Pourtant il y a schengen, l'euro, erasmus, esa, reach, des normes communes, ect
Alors certes c'est pas parfait mais de la a dire que c'est un échec
Schengen ça craint parce les terroristes et les clandestins se promènent comme ils veulent. (quand l'Allemagne accueille 2 millions de migrants, ces migrants peuvent aller où ils veulent dans Schengen).

L'euro c'est le plus gros échec de l'UE, c'est une catastrophe ça plombe l'économie française, ça a tué la Grèce, ça va peut-être tuer l'Italie et l'Espagne.
L'euro c'est la pire des productions de l'UE, pourtant à l'époque l'intégralité des économistes avaient prévenu que ça allait être une catastrophe...
Sans l'euro ce serait un peu mieux.
Peut-être qu'on devrait commencer par ça, la France devrait avoir une monnaie plus faible que celle de l'Allemagne, c'est comme ça. Partager la même monnaie nous handicap grandement.
On serait mieux avec une monnaie française.

On peut faire des collaborations sans UE...
Les pays européens n'ont pas attendu l'UE pour collaborer ensemble. (Airbus existait avant l'UE)
Il y avait la Suisse dans Erasmus et ce pays n'est pas dans l'UE.
6  2 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/03/2019 à 12:04
Citation Envoyé par BenoitM Voir le message
Ben alors j'ai mal compris pourquoi se plaindre des paradis fiscaux?
Alors déjà ce n'est pas l'UE qui empêchera le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas, Malte d'être des paradis fiscaux.
UE ou pas ça ne changera pas.
Jamais les pays de l'UE ne partageront les mêmes taxes (c'est impossible ils sont trop différents).

À cause de l'UE il y a le libre échange des biens et des services, donc ça aide les entreprises à faire des montages financier pour éviter l'impôt.
Ça boost la concurrence déloyale à fond entre les pays de l'UE, produire en France coûte plus cher que produire n'importe où ailleurs dans l'UE (parce que les normes sont plus strict, il y a des services de l'état à financer (comme la paie et les privilèges des trop nombreux députés par exemple, mais aussi des choses utiles)), on ne peut pas se défendre face aux fruits et légumes qui poussent en serre en Espagne et qui sont récolté par des africains exploités par exemple.

Il y a l'histoire des travailleurs détachés qui permet de faire bosser des polonais en France et ça coûte moins cher.

Citation Envoyé par BenoitM Voir le message
Ce n'est pas l'€ qui a tué la Grèce mais ces comptes en déficit
Ouais d'ailleurs pourquoi la Goldman Sachs n'a jamais été puni pour avoir manipulé les comptes de la Grèce ?

En tout cas ça n'a pas aidé...
L'euro n'est pas une monnaie adapté à la Grèce.
Même la presse mainstream le reconnait :
L'euro est trop fort de 6,8% pour la France et trop faible de 18% pour l'Allemagne selon le FMI
Une même monnaie, mais des économies nationales fort différentes. Alors que la France a accusé un déficit extérieur de ses paiements courants de 19 milliards d'euros en 2016, l'Allemagne a enregistré la même année un excédent de 261 milliards d'euros. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que la monnaie unique n'est adaptée ni à l'une ni à l'autre, comme si on voulait faire passer le même costume à «Passe- Partout» , le nain le plus célèbre de France, et au basketteur Tony Parker.
6  2 
Avatar de bombseb
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 13/03/2019 à 12:17
Je voulais réagir à ça aussi :

Ben alors j'ai mal compris pourquoi se plaindre des paradis fiscaux? du dumping sociale?
Certaines entreprises font bosser des polonais en France en payant les charges du pays d'origine. Il y a moins de charges en Pologne qu'en France. C'est ce qu'on appelle le dumping social, et c'est rendu possible par les politiques néo libérale de nos chers dirigeants et l'espace Schengen qui autorise la libre circulation de tout et n'importe comment sans aucun contrôle.
Les frontières, c'est pas juste une question d'immigration mais aussi de protection de notre système sociale et de nos entreprises.
6  1 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/04/2019 à 9:35
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
C'est une loi démagogique pour faire plaisir aux gilets jaunes.
Pas faux. Cette loi aurait être basée sur le CA globale et concernée TOUTES les entreprises (françaises et étrangères). Ça aurait rapporté davantage et aurait plus juste.

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
On est dans un pays ou les industriels ne peuvent pas recruter un ouvrier parce qu'un ouvrier touche plus étant au chômage ou en étant au RSA plus black.
Il faut arrêter avec les prestations sociale à gogo c'est tout.
Ou alors, il faut que les entreprises payent correctement leurs employés. De sorte que travailler permette de vivre correctement, alors que les aides, elles ne permettent que de survivre. Tant que les entreprises paieront à ras des pâquerettes leurs employés, qu'ils considèrent comme des esclaves, ben, tu auras toujours ce problème. Pourquoi des emplois de serveurs(ses) ne trouvent pas de preneurs ? Ben, c'est assez simple : salaires minables, horaires de merde, travail le week-end. Ce genre de boulot serait payé 2500€ net, et non 1000€, ils seraient pourvus.
Quand on voit les contrats des personnes travaillant aux caisses des supermarchés (coupures, travail le samedi, ...) pour un salaire de misère, je me demande même comment certaines personnes acceptent ce genre de contrat. Et, là, les syndicats sont absents.

Personnellement, je pense que les entreprises sont responsables de la situation qu'elles font semblant de déplorer. Car, en fin de compte, un taux de chômage élevé, c'est du pain béni pour elles. Ça leur permet d'exiger toujours plus du gouvernement, et au gouvernement (qui est à leur service) de justifier toutes les saloperies possibles contre les salariés.

Et les syndicats dans tout ça ? Ben, ils n'existent plus en France, que pour protéger les fonctionnaires.

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Le socialisme ça pue.
Peut-être, mais moins que le néo-libéralisme.
6  0 
Contacter le responsable de la rubrique Accueil

Partenaire : Hébergement Web