IA : l'Europe en tête en termes de publication de documents de recherche devant les États-Unis et la Chine,
Selon un récent rapport

Le , par Stan Adkens

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Lorsqu’on parle de l’IA, le commun des mortels a les yeux tournés vers les Etats-Unis et la Chine. En effet, ces deux pays ont plus d’initiatives dans le domaine l’intelligence artificielle conduites par de nombreuses multinationales et startups. Cependant, cette tendance n’est pas la même lorsqu’il s’agit de la publication de documents scientifiques sur l’IA, selon de nouvelles données publiées par AI Index dans un projet visant à suivre les progrès de l'intelligence artificielle. Selon Quartz, Les données de publication sur l’intelligence artificielle ont été assemblées à partir de Scopus, une base de données de citations appartenant à la société d'édition scientifique Elsevier.

Selon ce récent rapport publié mercredi, d’après Quartz, l’Europe est en tête en termes de publication de documents de recherche sur l’IA devant les États-Unis et la Chine. En effet, l’Europe veut rattraper son retard en matière de l’intelligence artificielle et est en train de se doter des moyens adéquats.


Pour y parvenir et faire participer tous ces membres afin de booster l’IA, l’Union Européenne a initié un plan coordonné concernant l'IA dénommé « fabriqué en Europe », lancé en avril 2018 lors de la Journée du numérique, signé par l'ensemble des États membres et par la Norvège et approuvé par le Conseil européen en juin 2018. « Comme l'électricité par le passé, l'intelligence artificielle transforme le monde. Avec les États membres, nous investirons davantage dans l'intégration de l'IA dans tous les secteurs de l'économie, soutiendrons les compétences de pointe et maximiserons la disponibilité des données. Le plan d'action coordonné s’assurera que l’Europe recueille les bénéfices de l'IA pour les citoyens et les entreprises et participe à la concurrence mondiale, tout en préservant la confiance et en respectant les valeurs éthiques. », a déclaré le commissaire à l'économie numérique et à la société, Mariya Gabriel.

Dans le plan européen pour rattraper le retard de l’IA, la priorité a été donnée à des domaines d'intérêt public, tels que les soins de santé, les transports et la mobilité, la sécurité et l'énergie. Les décisions prises par le plan coordonné sont les suivantes : Maximiser les investissements par l'intermédiaire de partenariats ; créer des espaces européens des données ; Favoriser le talent, les compétences et l'apprentissage tout au long de la vie ; et développer une IA éthique et digne de confiance.

Par ailleurs, certains pays comme la France ont de bonnes ambitions pour le développement de la technologie IA. Depuis son élection en 2017, le président français Emmanuel Macron a fait preuve d’un certain optimisme face à l’IA en Europe. Il a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 1,5 milliard d'euros jusqu'en 2022 pour soutenir le développement et la recherche en IA en France. Un montant de 400 millions d’euros dans cette enveloppe sera utilisé pour des « appels à projets et de défis d’innovation de rupture », a-t-il annonce lors de sa visite au Collège de France.

Il a également déjà présenté des initiatives visant à renforcer le volume de la recherche sur l'intelligence artificielle en France. Emmanuel Macron a prévu aussi d'« augmenter la porosité entre la recherche publique et le monde industriel ». Ainsi, les chercheurs français pourront à terme consacrer 50 % de leur temps à un groupe privé. «Je veux faire partie de cette révolution et même être l'un de ses dirigeants. Je souhaite encadrer la discussion à l'échelle mondiale », a déclaré Macron cette année, d’après Quartz.

Tout ceci pourrait permettre à l’Europe de contribuer, non seulement, à financer des startups innovantes dans le domaine de l’IA afin de booster la technologie, mais aussi continuer à publier les documents scientifiques afin de garder sa place de leader.


Pour continuer à faire la course en tête en matière de publication des documents scientifiques sur l’IA, l’Europe peut compter sur des universités de pointe comme Oxford, l’University College London et l’ETH Zurich. L’Europe peut aussi se vanter des filiales de sociétés de haute technologie telles que Google, Microsoft et Amazon pour la réalisation de son plan d’action coordonné qu’elle compte démarrer en 2019 ou 2020. Le vieux continent peut compter également sur la startup Deepmind rachetée par Google en 2014 et basée à Londres. Selon Naveen Rao, vice-président et directeur général de l’IA chez Intel, Deepmind est universellement reconnue comme étant l’une des entreprises impliquées dans le développement de l’IA les plus avancées du monde.

Par ailleurs, même s’il sera difficile de rattraper la chine et les Etats-Unis en matière de développement de l’Intelligence artificielle : « Il va être très difficile de battre la Chine en ce moment. Les États-Unis et l’Amérique du Nord ont pris probablement un élan d'avance de deux ans, mais dans cinq à huit ans, ça ne sera plus le cas, c’est ma prédiction, », a dit Naveen Rao, il soutient que l’Europe serait mieux équipée que les États-Unis pour s’adapter aux changements introduits par l’intelligence artificielle. Les salariés en Europe ont un plus grand accès à l’éducation et aux formations nécessaires pour faire face à l’arrivée de robots, de l’IA et les autres technologies qui feront partie des industries.

Cependant, si la tendance actuelle de publication des documents scientifiques sur l’IA se maintient, la Chine pourra bientôt changer la donne en dépassant l'Europe en nombre de documents publiés. Selon Quartz, le nombre de journaux en provenance de Chine a augmenté de 17 % en 2017, contre 13 % aux États-Unis et 8 % en Europe.

Par ailleurs, selon le rapport AI Index, la Chine a vu une augmentation du nombre de ses publication concernant l’IA de 70 % en 2008 et un programme gouvernemental qui vise à promouvoir la recherche à long terme en intelligence artificielle jusqu'en 2020 était à l’origine de cette hausse. La Chine a un environnement favorable au développement de l’IA, d’après Naveen Rao. « Il y a actuellement une grande soif pour les solutions de l’IA en Chine, et ils ont un très bon environnement où ils peuvent tester les choses sur une large population. Les startups là-bas sont un peu différentes de celles des États-Unis, elles sont financées par le gouvernement et elles ont une population de 50 millions d’utilisateurs pour les tests. Vous ne trouverez pas ça ailleurs. »

C’est d’ailleurs, cet environnement qui attire le géant américain Google à ouvrir un nouveau centre à Pékin pour développer l’IA et attirer les meilleurs cerveaux du pays et à vouloir développer un navigateur tout aussi adapté aux exigences des autorités du pays.

Toute fois, espérons que cette première place de l’Europe en termes de publication de documents scientifiques influence l’innovation pour permettre au vieux continent d’avancer dans le développement de la technologie IA.

Source : Quartz, Rapport

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Avatar de DarkinGoD
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 13/12/2018 à 8:25
Il va falloir préciser certaines choses dans cette article, notamment:
l’Europe veut rattraper son retard en matière de l’intelligence artificielle
vous ne confondez pas Europe et Union Européenne ?
l’Europe a initié un plan coordonné concernant l'IA dénommé « fabriqué en Europe »
idem
l’Europe peut compter sur des universités de pointe comme Oxford, l’University College London et l’ETH Zurich.
tiens, un pays qui va sortir de l'Union Européenne et un autre qui n'y est pas.

J'ai l'impression que vous essayez d'enfumer le lecteur en mixant les pays d'Europe et l'Union Européenne ou alors vous manquez cruellement de précision.
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 13/12/2018 à 8:38
oui enfin la quantité ne fait pas la qualité...
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Avatar de Eric80
Membre averti https://www.developpez.com
Le 13/12/2018 à 16:04
faire des publication en recherche est une chose, avoir des entreprises qui en font un business est une autre.

Depuis des décénies, les recherches européennes sont plus souvent appliquées à l extérieur de l Europe que en son sein. C est là le véritable drame.
Avec les incubateurs de startup dans les écoles d'ingénieurs, la situation s améliore doucement, mais l etat d esprit business reste bcp moins encrée qu'aux USA.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/12/2018 à 16:27
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Pensez-vous que l’Europe rattrapera-t-elle son retard en IA ?
C'est quasi impossible.
Les USA et la Chine investissent des centaines de milliards de dollars dans la recherche dans le domaine de l'IA.
Ces pays créer autant d'argent qu'ils veulent donc il n'y a pas de limite.
En plus du gouvernement il y a des grandes entreprises qui font des recherches dans le domaine de l'IA (et il y a des collaborations entre l'armée et des entreprises, comme par exemple Google avec l'armée US).

Pour Vladimir Poutine, le pays leader en matière d'intelligence artificielle sera «maître du monde»
Le maître du Kremlin a noté que cette technologie renfermait «des possibilités colossales et des menaces difficilement envisageables».

«Celui qui deviendra le leader dans ce domaine, sera le maître du monde», a-t-il dit, ajoutant pourtant qu’il ne souhaitait pas que l’intelligence artificielle devienne «un monopole».

Si la Russie arrivait à être à la pointe mondiale dans ce domaine, elle «continuerait de partager ces technologies avec le monde, comme elle le fait aujourd’hui avec les technologies nucléaires et atomiques», a assuré Vladimir Poutine. «Mais pour ne pas être les derniers en ligne, il faut commencer à y travailler dès aujourd’hui», a conclu le président.
La Chine c'est une nation, les USA c'est une nation.
L'Europe c'est un sous continent, c'est pas la même chose.
Est-ce que plein de petits pays peuvent dépasser 2 mastodontes ?

Et de toute façon "rattraper son retard en IA" ça ne veut rien dire quelque part.
L'IA peut-être utilisé dans des milliers de contexte différents.
Dans certains domaine une entreprise Française peut dépasser les USA (si aucune entreprise US ne bosse dans ce domaine ).
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