
Alors que les débats sont encore assez houleux sur les conséquences de l’IA au niveau de l’emploi dans le monde entier, FreeAgent, une entreprise basée au Royaume-Uni et fournissant des logiciels pour le cloud et la comptabilité, a mené une étude, cette fois, pour recueillir le sentiment des travailleurs sur l’éventualité de travailler aux côtés de robots ou encore sur la possibilité de réaliser les tâches en entreprise sous les ordres d’un robot comme chef d'entreprise. Pour cela, l’entreprise écossaise a fait interroger environ 1000 travailleurs britanniques.
Après avoir analysé les réponses des différents répondants au sondage, FreeAgent annonce que les opinions réfractaires à l’intelligence artificielle seraient en train de tomber au sein de la population britannique à telle enseigne que 53 % des personnes interrogées ont répondu qu’elles seraient heureuses de travailler pour un robot. L’environnement de travail étant pour certaines personnes un facteur clé de motivation dans les tâches quotidiennes, 1 personne interrogée sur 10 pense que l’entreprise de technologie intelligente composée de robots intelligents serait plus agréable que celle composée de collègues humains. En d’autres termes, un dixième des répondants trouvent qu’il serait plus agréable de travailler avec des collègues robots qu’avec des humains. Par ailleurs, environ 32 % de la population sondée serait favorable à avoir un robot comme président-directeur général (PDG) plutôt qu’un humain.
Au niveau des catégories d’âge, le rapport souligne que les travailleurs compris dans la génération Y (personnes nées entre 1980 et 2000) seraient plus réceptifs à l’introduction des technologies au bureau que les travailleurs de la génération des babyboumeurs (personnes nées après la seconde guerre mondiale entre généralement 1945 et 1975). Plus en détail, le rapport indique que 8 sur 10 Britanniques de la génération Y seraient prêts à accueillir favorablement l’introduction des technologies dans leurs activités professionnelles tandis qu’au niveau des babyboumeurs, seulement 6 % des personnes interrogées manifestent le même enthousiasme.
Pour Ed Molyneux, PDG et cofondateur de FreeAgent, le fait que les personnes interrogées montrent moins de résistance vis-à-vis des machines intelligentes dans l’espace professionnelle est dû au fait qu’il y a maintenant moins de méfiance envers ces technologies. Cette évolution dans la perception des travailleurs face aux machines intelligentes pourrait s’expliquer également, selon Molyneux, par le fait que les travailleurs regarderaient maintenant ces technologies comme des solutions qui pourraient les aider à mieux travailler.
Toutefois, bien que ces technologies pourraient faciliter les tâches des travailleurs, de nombreux professionnels, notamment les employés, animés par la perspective de se faire remplacer par ces nouvelles technologies soutenues par l’IA seraient encore fermés à l’usage de celles-ci dans le milieu professionnel. Il y a quelques mois, l’économiste en chef de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, admettait également l’éventualité de la perte d’emploi à grande échelle et préconisait comme solution pour le Royaume-Uni, une révolution de compétences pour éviter que de « larges pans » de travailleurs ne perdent leur emploi.
Quant au fait d’avoir un collègue robot ou un chef d'entreprise robot, de nombreux travailleurs ne partagent pas l’enthousiasme des répondants et soulignent que ce serait déshumaniser l’espace professionnel que de mettre des robots aux côtés des hommes dans la chaine de décision. Pour d’autres personnes, ce serait pousser le bouchon trop loin que d’envisager un robot comme PDG au sein d’une entreprise. Les décisions prises par ce dernier seraient dénuées de tout sentiment humain comme l’empathie.
Source : Forbes
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