Impression 3D : HP lance une machine qui construit des articles non pas en plastique
Mais en acier

Le , par Patrick Ruiz

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Après le lancement de son imprimante 3D Jet Fusion pour la création d’articles à base de plastique, HP Inc. lance une machine qui fera le boulot à partir de l’acier. Dans le visuel, le Metal Jet Printer se présente comme un photocopieur de la taille d’une machine à laver.


Comme dans le cas de son imprimante 3D Jet Fusion, HP Inc. s’inscrit dans la rupture avec ce produit. L’entreprise vise la production de masse, mais dans des secteurs de l’industrie que l’impression à base de plastique n’a pu conquérir, notamment, à cause de sa lenteur et de sa cherté. HP Inc. a l’automobile et les appareils médicaux dans son viseur. Dans cet ordre d’idées, la firme est entrée en partenariat avec Parmatech et GKN. L’objectif est simple : toucher à des industriels pour expérimenter en matière d’impression 3D. Volkwagen fait partie des clients qui devraient voir les retombées (des objets 3D en acier) de ces différents partenariats d’ici à la fin de cette année.

HP Inc. débarque sur une filière peuplée de devanciers. L’on y retrouve déjà le constructeur aéronautique General Electric (GE), ainsi que des entreprises comme ExOne et Desktop Metal. Dans le principe, le produit que HP propose a en commun avec ceux de ExOne et Desktop Metal : la technique sur laquelle il s’appuie. Dans le jargon du milieu, on parle d’impression 3D par jet de poudre et jet d’encre ; le stratagème supplante celui que GE emploie pour ce qui est de la rapidité et de la minimisation des coûts de fabrication.

L'imprimante Metal Jet étale des couches de poudre métallique, puis les pulvérise avec un liant pour les solidifier selon un procédé semblable à l'impression 3D couche par couche. Un visuel de la manœuvre est disponible.


Jusqu’ici, la technique s’est heurtée à une principale barrière à l’entrée. Les constructeurs expriment de la réticence à abandonner des procédés de fabrication déjà bien huilés. En toile de fond, il y a que les volumes de production projetés avec ce type d’appareils seraient inférieurs à ceux attendus par les gros industriels. Des experts parlent de 50 000 à 70 000 unités pour des imprimantes de ce type, ce qui complexifie l’équation volumes – minimisation des coûts de fabrication.

Il y a donc encore du pain sur la planche pour HP Inc., mais les observateurs sont d’avis que l’expérience de l’entreprise dans le domaine des imprimantes lui donne un avantage certain sur la concurrence. Il va falloir mettre ce vécu à contribution pour fabriquer un produit susceptible de polariser les industriels en sa faveur.

Source : Wired

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Quels sont d’après vous les ingrédients qui continuent à faire défaut aux imprimantes 3D pour une plus grande pénétration en industrie ?

Partagez-vous l’avis selon lequel l’expérience de HP en matière de fabrication d’imprimantes pourrait être déterminante ?

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Avatar de archqt
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 12/09/2018 à 20:24
Ben voilà, moi qui trouvait que l'impression des armes en plastiques n'était pas top, je vais enfin pouvoir imprimer mon Tank, cool :-)
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Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 9:52
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
L'imprimante Metal Jet étale des couches de poudre métallique, puis les pulvérise avec un liant pour les solidifier selon un procédé semblable à l'impression 3D couche par couche.
Quelqu'un aurait confiance en du "métal" fabriqué ainsi ? On est à des années-lumière de la fusion du métal par la chaleur, là : en gros on colle ensemble des morceaux de poussière de limaille, pas sûr que ça vive longtemps et que la résistance soit comparable à ce qu'on obtient en sortie d'un haut fourneau.

Alors pour du prototypage, de l'étude de faisabilité, d'accord, mais pour des produits du quotidien, euh...
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 12:14
Citation Envoyé par clorr Voir le message
L'impression 3D métal est déjà bien présente sur des secteurs ou les volumes sont faibles et la valeur ajoutée importante. Pour se généraliser, ces imprimantes doivent évoluer sur 4 points :
- La vitesse de production
- La taille maximale des pièces produites
- Les propriétés physiques de l'objet
- Le cout
Pour ce qui est de la taille des pièces produites et de leur qualité, les chinois ont déjà cassé toutes les barrières(article de 2015, l'avion qui utilise ces pièces a fait son premier vol le 5 mai 2017 et sera produit en série vers 2020). Reste la vitesse et le cout. Pour des pièces haut de gamme, il n'y a déjà plus de limites de taille ou de qualité.
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Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 12:55
Ok, je m'incline.

Je ne connaissais pas toutes ces subtilités récentes (j'étais resté à l'âge de pierre, )
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Avatar de shadowmoon
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 27/09/2018 à 9:19
Citation Envoyé par Aiekick Voir le message
pour des protos donc ?
Non c'est pour de la production.

L'avantage pour Airbus est que cette technique permet de faire une pièce monobloc à la place d'une composition de plusieurs pièces.

En conséquence, l'entreprise fait des économies car les couts en temps et en matières premières sont réduits par rapport au process précédent.

Elle est aussi gagnante en terme de maintenance et de sécurité car il y a moins de points d'assemblage, qui sont des zones à risque, donc à contrôler.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 27/09/2018 à 10:56
Et pour rajouter à ce que dit Shadowmoon, Airbus a récupéré ça chez les chinois. Qui savaient faire dès 2015.

Je ne croyais pas au potentiel de l'impression 3D. J'avais tort. Quand on sait ce que représente un longeron en termes de dimensions, de contraintes mécaniques, et de difficultés de fabrication et d'assemblage, on réalise la révolution que ce procédé représente comme libération des capacités de conceptions d'objets industriels. Plus besoin de penser à l'usinage, on peut faire des trucs bizarres très loin à l'intérieur d'une pièce monobloc.
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Avatar de clorr
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 12/09/2018 à 21:11
L'impression 3D métal est déjà bien présente sur des secteurs ou les volumes sont faibles et la valeur ajoutée importante. Pour se généraliser, ces imprimantes doivent évoluer sur 4 points :
- La vitesse de production
- La taille maximale des pièces produites
- Les propriétés physiques de l'objet
- Le cout
Au vu des caractéristiques des machines actuelles, on est quand même assez loin d'avoir des machines qui peuvent bouleverser le marché, mais le marché progresse vite. HP ne révolutionne donc rien, mais c'est juste une avancée vers des machines plus matures qui d'ici 5 ou 10 ans pourraient changer pas mal de choses à notre manière de produire. Car on parle souvent des robots, mais l'impression 3D a aussi un potentiel élevé pour bousculer le marché de l'emploi.
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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 10:59
En gros c'est du métal aggloméré .
Donc comme dit au dessus ça me semble pas solide.
Surtout quand on a fait l'expérience de démonter un meuble bas gamme, sui se disloque
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Avatar de shadowmoon
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 17:57
Citation Envoyé par Aiekick Voir le message
je doute que ça intéresse vraiment les industriels.
Faux, c'est déjà exploité par Airbus pour alléger le poids de certaines pièces d'avion : http://www.primante3d.com/aibus-metal-14092017/
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/09/2018 à 10:21
ok la on est sur de la petite serie, donc oui c'est viable.
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