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Julian Assange ne sera pas extradé vers les Etats-Unis pour piratage informatique et espionnage, selon la justice britannique,
La prochaine étape pour les USA l'appel devant la Haute Cour de Londres

Le , par Nancy Rey

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9  0 
Hier, 4 janvier, la justice britannique a considéré que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ne pouvait pas être extradé vers les États-Unis pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique. La juge de district Vanessa Baraitser estime que l’état psychologique du lanceur d’alerte est incompatible avec une extradition.

Suite à la présentation des principaux éléments de son jugement, la juge a tout de même commencé par démonter la défense de l’équipe juridique de Julian Assange. En effet, Baraistser a dans un premier temps écarté la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé. Lors de l’audience, plusieurs professionnels ayant examiné Julian Assange avaient décelé de grandes fragilités psychologiques et conclu qu’il souffrait notamment de dépression sévère, en ayant notamment planifié son suicide en prison. Elle a ainsi affirmé que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien.


Depuis le printemps 2019, Julian Assange est incarcéré dans la prison de Belmarsh, à Londres, où il est considéré comme un prisonnier à risque de suicide. « Je suis convaincue que le risque que monsieur Assange se suicide est important », a déclaré la juge, dans son jugement d’hier. Adoptant les conclusions de l'expert médical, le professeur Michael Kopelman, professeur émérite de neuropsychiatrie au King's College de Londres, le juge Baraitser a poursuivi : « Compte tenu de toutes les informations dont il dispose, il estime que le risque de suicide de Julian Assange est très élevé si son extradition est imminente. Il s'agissait d'une opinion bien informée, soigneusement étayée par des preuves et expliquée dans deux rapports détaillés ».
WikiLeaks a publié, entre autres, un quart de million de courriers diplomatiques américains en texte clair. Il a été allégué à plusieurs reprises que ceux-ci contenaient les noms non censurés d'espions et d'informateurs américains dans des pays hostiles, et que certains efforts ont été faits pour avertir les États-Unis avant leur publication.

Le gouvernement américain fera appel du jugement, ce qui signifie que l'affaire sera portée devant la Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galles. Les arguments juridiques porteront probablement sur les conditions de détention aux États-Unis, tant avant qu'après le procès. Julian Assange encourt une peine de prison de cent soixante-quinze ans aux États-Unis. Hormis la possession et la publication de documents confidentiels, il est aussi accusé de piratage informatique pour avoir aidé sa source à se procurer des documents. L’accusation américaine reproche également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité, ce que l’Australien et son équipe ont démenti.

Au centre des accusations américaines figure l’activité de WikiLeaks en 2010 et 2011, lorsque l’organisation a publié des documents secrets mettant en lumière les activités de l’armée américaine en Irak, en Afghanistan, mais aussi des pièces issues de la prison de Guantanamo ou encore des dizaines de milliers de télégrammes diplomatiques.

Quelques réactions recueillies après la décision de justice

Après le jugement, plusieurs politiciens et organisations ont accueilli la nouvelle avec satisfaction, bien que certains aient exprimé leur consternation quant au fait que le jugement ait été rendu pour des raisons de santé :
  • le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré qu'il avait chargé son ministre des affaires étrangères d'offrir l'asile politique à Julian Assange qui « est journaliste et mérite une chance » ;
  • « La bonne nouvelle est que l'extradition de Julian Assange a été bloquée. Les traités d'extradition ne devraient pas être utilisés pour des poursuites politiques », a déclaré le député conservateur britannique David Davis sur Twitter ;
  • l'ancien leader travailliste britannique Jeremy Corbyn a qualifié cette décision de "bonne nouvelle" mais a déclaré qu'il était « alarmant que le juge ait accepté les arguments du gouvernement américain qui menacent la liberté d'expression et la liberté de publier » ;
  • Amnesty International s'est félicité de cette décision, mais a critiqué le Royaume-Uni pour «*s'être engagé dans ce processus à motivation politique à la demande des États-Unis et avoir mis en cause la liberté des médias et la liberté d'expression » ;
  • la responsable de l'Union nationale des journalistes, Michelle Stanistreet, a déclaré que le résultat était "le bon" mais que le jugement contenait "beaucoup de choses troublantes" ;
  • le journaliste et réalisateur de documentaires John Pilger, qui a fait campagne pour JulianAssange, a tweeté que c'était "merveilleux", ajoutant que la décision britannique était une « couverture pour sauver la face des Britanniques afin de justifier leur procès politique honteux d'Assange au nom de l'Amérique ».


Les autorités américaines ont à compter de la date du jugement, 14 jours pour faire appel. En attendant, après l’annonce de la décision, Assange est retourné en prison : ses avocats doivent désormais déposer une demande de libération sous caution, qui sera examinée mercredi. L’arrivée imminente de Joe Biden à la Maison Blanche pourrait cependant redistribuer les cartes. Le président américain dispose en effet d’importants pouvoirs d’amnistie et on ne connaît pas les intentions du prochain occupant du bureau ovale à l’endroit de Julian Assange. Joe Biden était vice-président lorsque son administration avait renoncé à poursuivre WikiLeaks et son fondateur. Il avait cependant eu en 2010 des mots très durs à l’égard de l’Australien, le qualifiant de « terroriste high-tech ».

Sources : Documents judiciaires, Twitter 1, 2, 3, 4

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Des sources de renseignement américaines ont parlé d'empoisonner Julian Assange et l'ont mis sur écoute, y compris dans les toilettes, entend un tribunal londonien lors d'une audience d'extradition

La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, arrêté par la police britannique, à l'ambassade d'Équateur à Londres où il s'était réfugié

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA

Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour «*avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix*»

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Avatar de seedbarrett
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 15:59
C'est dingue quand même, tout le monde sait tout ça depuis des années, là c'est officiel et ça pose de problème à personne on dirait. Et depuis tout ce temps, j'ai toujours honte que la France ne l'ai pas accueilli, malgré les informations stratégique qu'il ai publiées, comme le fait que depuis Chirac tout nos présidents sont mis sur écoute.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 15:47
Non seulement les USA étaient dans leur tord, et Julian Assange avait parfaitement raison de dénoncer ce délire, mais en sus la CIA a pété un câble et est devenu une simple agence de tueur à gage pour assassiner illégalement des civils innocents.
Voila le nouveau slogan de la CIA : "Un lanceur d'alertes dans ton pays ou dans ton entreprise ? Fait appel à la CIA pour commanditer un assassinat !"
20  3 
Avatar de marc.collin
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 29/09/2021 à 13:49
ce qui fait encore plus peur c'est que la majorité des pays rampent devant eux encore... et après ça tente de faire la morale à la chine, russie...
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Avatar de AoCannaille
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/09/2021 à 11:37
Citation Envoyé par seedbarrett Voir le message
C'est dingue quand même, tout le monde sait tout ça depuis des années, là c'est officiel et ça pose de problème à personne on dirait. Et depuis tout ce temps, j'ai toujours honte que la France ne l'ai pas accueilli, malgré les informations stratégique qu'il ai publiées, comme le fait que depuis Chirac tout nos présidents sont mis sur écoute.
Le problème est que la France a des accords d'extradition avec les USA. Au moment ou il aurait été accueilli, il aurait été extradé. C'est bien le protéger que de lui refuser un asile intenable.
6  2 
Avatar de Jeff_67
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 15:03
Malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui interdit l'extradition vers les pays pratiquant la torture, et donc de facto les USA.
4  1 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 19:07
@Jeff_67, c'est bien pour ça que le camp de Guantánamo est sous pavillon Cubain et pas sur le sol US.
Officiellement, la torture et autres joyeusetés sont aussi condamné qu'en Europe, donc légalement parlant cette clause ne peut pas être invoqué .

Qu’en pensez-vous ?

J'en pense qu'a partir du moment ou un pays déclare qu'une personne est un terroriste, pour avoir divulguer des informations "secrète" () comme quoi les lois même de ce pays ont étés enfreintes par celui-ci, c'est plus la peine de discuter logique avec le dit pays.
3  0 
Avatar de marc.collin
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 20:17
Citation Envoyé par defZero Voir le message
@Jeff_67, c'est bien pour ça que le camp de Guantánamo est sous pavillon Cubain et pas sur le sol US.
Officiellement, la torture et autres joyeusetés sont aussi condamné qu'en Europe, donc légalement parlant cette clause ne peut pas être invoqué .

Qu’en pensez-vous ?

J'en pense qu'a partir du moment ou un pays déclare qu'une personne est un terroriste, pour avoir divulguer des informations "secrète" () comme quoi les lois même de ce pays ont étés enfreintes par celui-ci, c'est plus la peine de discuter logique avec le dit pays.
ça fait des années que cuba tente de ravoir l'emplacement....

D'après Alfred de Zayas, un juriste et historien américain d'origine cubaine, « Du point de vue du droit international, les contrats de bail de 1903 et 1934 ne sont plus valables, puisqu'ils ont été imposés par la force et constituent des traités en violation du jus cogens, c'est-à-dire de normes contraignantes de droit international telles que le droit à l'autodétermination8. »
mais bon comme avec la palestine, l'onu ne fera rien..... et l'occident fermera les yeux
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/09/2021 à 7:32
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
« Ce n'est pas le Pakistan ou l'Égypte, nous parlons de Londres », a-t-il déclaré.
Selon comment on regarde, cette phrase est super raciste.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
De son côté, Barry Pollack, l'avocat américain d'Assange a déclaré : « En tant que citoyen américain, je trouve absolument scandaleux que notre gouvernement envisage d'enlever ou d'assassiner quelqu'un sans aucune procédure judiciaire simplement parce qu'il a publié des informations véridiques ».
En même temps il n'y a rien de plus dangereux que la vérité. (surtout aux USA)

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
C'est bizarre que cette information sorte. La CIA assassine beaucoup de gens et ça depuis qu'elle existe, pourquoi on entends parler d'un assassinat annulé ?
Maintenant si Assange meurt dans un accident, beaucoup de gens vont se dire que c'est un coup de la CIA.

Mais d'un côté ça refroidit les potentiels futurs lanceurs d'alerte. Quand tu vois ce qui est arrivé à Snowden et Assange, ça ne donne pas envie de sortir la vérité.
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Avatar de calvaire
Membre expert https://www.developpez.com
Le 01/10/2021 à 12:03
Les américains ont raisons, car personnes ne les empêchent de le faire.
Les autres se taise et suce les boules de l'oncle sam, si vous n'êtes pas content alors prenner des mesure anti usa comme le fait la chine ou la russie.
Je serais américain, je ferais pareil, j'exploiterais mes colonies jusqu'au bout, pourquoi me priver alors qu'ils sont soumis ? La France fait pareil avec ces colonies d'Afrique, le franc CFA est une arme d'esclavage. On a bien raison, pourquoi se priver.

Mais il faut du courage politique pour dire non aux USA, chirac l'a fait pour l'irak.

Que va faire Macron pour les sous marin ? retirer le diplomate pendant 1 mois
de vrais mesures concrete serait de sortir de l'OTAN et de faire de nouvelles alliances militaire et économique sans les USA.
C'est Sarko qui nous a fait rerentrer dans cette alliance inutile, le pays se portait très bien avant 2007.

C'est pas le 1er coup de pute, ils ont fait pareil pour refourguer leurs avions pourrie en Suisse l'année dernière à la place de nos avions, pour le coup je ne sais pas quel pression ils ont bien pu faire pour forcer le conseil suisse (menace de mort ?).
4  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/01/2021 à 7:35
Il parait que Trump a songé à gracié Assange et Snowden pendant un moment.
Giuliani? Manafort? Himself? Here’s whom a lame-duck Trump could pardon.
The backstory behind Julian Assange’s claim he was offered a deal for a Trump pardon

Il y a un gars qui a demandé à Trump de gracier Assange :
Un rapporteur de l'ONU demande à Trump de gracier Assange
«Je vous demande de gracier M. Assange, car il n'est pas, et n'a jamais été, un ennemi du peuple américain. Son organisation, WikiLeaks, lutte contre le secret et la corruption dans le monde entier et, par conséquent, agit dans l'intérêt public tant du peuple américain que de l'humanité tout entière», a ainsi écrit Niels Melzer. «En graciant M. Assange, M. le Président, vous enverriez un message clair de justice, de vérité et d'humanité au peuple américain et au monde. Vous réhabiliteriez un homme courageux qui a souffert d'injustice, de persécution et d'humiliation pendant plus d'une décennie, simplement pour avoir dit la vérité», a-t-il insisté.
Il n'y a rien de plus grave que de dire la vérité, c'est pour cela qu'Assange et Snowden prennent si cher.
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