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Facebook aurait proposé de participer à la création d'un nouveau réseau social rival,
Afin d'éviter les procès antitrust du gouvernement américain

Le , par Stan Adkens

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Facebook aurait été prêt à se donner beaucoup de mal pour éviter des poursuites judiciaires pour infraction à la législation antitrust, avant même que les régulateurs fédéraux et étatiques aux États-Unis ne déposent une plainte contre lui devant un tribunal fédéral plus tôt ce mois. Le Washington Post a rapporté mardi, en citant des sources qui connaissent bien l’affaire, que l'entreprise a offert de concéder une licence pour son code à une autre entreprise, l’aidant ainsi à créer un nouveau réseau social rival. Cela soulignerait « l'engagement de Facebook envers la concurrence », a déclaré le journal.

Les poursuites de la FTC et de 48 États portent principalement sur les acquisitions d'Instagram et de WhatsApp par Facebook. Alors que les deux accords ont été approuvés respectivement en 2012 et 2014, le géant de l'Internet est maintenant accusé d'utiliser ces achats pour étouffer la concurrence de ses rivaux.


Pendant des mois, les autorités antitrust à Washington et dans tout le pays ont enquêté sur Facebook et son directeur général, Mark Zuckerberg, sur les allégations selon lesquelles l'entreprise était devenue un monopole illégal. Les régulateurs étaient de plus en plus convaincus que le géant des réseaux sociaux, au cours de ses presque 17 ans d'existence, avait systématiquement cherché à acquérir ou à éliminer tous ses rivaux, se livrant à des tactiques illégales pour devenir l'un des services numériques les plus rentables au monde.

Facebook a longtemps contesté ces affirmations. Le géant des réseaux sociaux a même qualifié, ce mois, les procès d'« histoire révisionniste » et a pointé du doigt des entreprises comme Google, Snap, TikTok et Twitter comme preuve d'une concurrence féroce. Il s'est tourné vers la publicité et d'autres formes de plaidoyer politique dans l'espoir d'éviter une répression réglementaire.

L'une des idées avancées par Facebook aurait permis à une autre entreprise ou à un autre développeur d'obtenir une licence d'accès à son puissant code - et au réseau complexe de relations de ses utilisateurs - afin qu'ils puissent plus facilement créer leur propre version d'un réseau social, ont déclaré les sources, qui se sont exprimées sous la condition de l'anonymat pour décrire une enquête non publique des responsables de l'application des lois.

Mais les enquêteurs ont finalement rejeté l'idée, estimant que la version de la concurrence proposée par Facebook ne répondait pas entièrement à leurs préoccupations en matière de concurrence. En fin de compte, la Commission fédérale du commerce et presque tous les procureurs généraux des États, sous la direction de Letitia James, de New York, ont déposé ce mois-ci une double plainte visant à démanteler Facebook.

Toutefois, l'offre de Facebook illustre ce que le réseau social était prêt à abandonner pour se sortir des poursuites judiciaires et ce qu'il n'était pas. Pendant plus de 18 mois, Facebook a intensifié ses activités de lobbying, engagé d'anciens avocats antitrust du gouvernement et lancé une série d'initiatives internes axées sur les questions de concurrence, selon une douzaine de personnes qui ont parlé au Washington Post. Les efforts de Facebook préparent maintenant le terrain pour l'un des affrontements juridiques les plus importants de l'ère numérique, dont le résultat pourrait façonner non seulement l'avenir de Facebook mais aussi celui de toute la Silicon Valley - et la capacité du gouvernement à la contrôler.

Facebook devenu de plus en plus "collant" pour les utilisateurs au fur et à mesure qu'il s'agrandit

Le procès de la FTC pourrait forcer l'entreprise à se séparer de WhatsApp et d'Instagram. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal, qui a été le procureur général du Connecticut pendant 20 ans avant d'arriver au Congrès il y a dix ans, a déclaré : « Les forces de l'ordre se débarrassent de décennies de complaisance qui ont donné à ces entreprises un laissez-passer ».

Une partie des poursuites se concentre sur le concept d'effets de réseau, qui décrit comment un réseau peut devenir, en termes industriels, de plus en plus "collant" pour les utilisateurs au fur et à mesure qu'il s'agrandit.


Des réseaux sociaux alternatifs ont fait leur apparition ces dernières années, parfois en réponse directe à Facebook. Le savoir-faire technique n'est donc pas forcément en cause, mais l'effet de réseau et le verrouillage des clients sont généralement au centre des préoccupations des régulateurs. Lorsque vos amis et votre famille sont présents sur les services de Facebook, il peut être difficile de quitter Facebook pour une nouvelle plateforme, même si elle possède certaines caractéristiques plus intéressantes. Et cela devient encore plus difficile si vous utilisez les identifiants Facebook sur des services comme Instagram et WhatsApp.

L'offre de soutien au démarrage d’un réseau social concurrent signalée par Facebook n'a peut-être pas entièrement pris en compte cet effet. Sur la base de ces poursuites, les régulateurs estiment que la pérennité de Facebook ne découle pas seulement de sa technologie, mais aussi de sa position déjà bien ancrée dans la vie de nombreuses personnes.

Facebook, pour sa part, s'oppose à ces accusations et soutient qu'Internet reste compétitif. L'entreprise a refusé de mettre des cadres à disposition pour des commentaires, mais un porte-parole du réseau social a déclaré dans un communiqué : « Nous continuerons à défendre vigoureusement la capacité des personnes et des entreprises à choisir nos services, publicités et applications gratuits en raison de la valeur qu'ils apportent ».

L'affaire ressemble, au moins symboliquement, à la dernière grande croisade antitrust du gouvernement contre un géant de la technologie, sa tentative de démanteler Microsoft dans les années 1990. À l'époque, les responsables de l'État et du gouvernement fédéral ont cherché à pénaliser Microsoft pour avoir agi de manière anticoncurrentielle afin de s'assurer la domination de son système d'exploitation Windows et de son tout jeune navigateur Internet Explorer sur le marché lucratif des ordinateurs personnels.

Microsoft a finalement réussi à empêcher Washington et les procureurs généraux de l'État de démanteler ses opérations, mais il est ressorti de cette affaire un acteur numérique réprimé et moins agressif. Ce revers a essentiellement permis à de nouvelles entreprises de la Silicon Valley, comme Facebook, de prendre de l'avance - un sort que le géant des réseaux sociaux, des années plus tard, cherche maintenant à éviter pour lui-même.

« L'affaire a fait de Microsoft une entreprise plus prudente, en termes de ce qu'elle dirait, notamment par écrit, et de la manière dont elle mènerait ses affaires. Je pense que la même chose se produit déjà avec Facebook », a déclaré Michael A. Cusumano, professeur à la Sloan School of Management du MIT et auteur d'un livre sur Microsoft.

Selon le PDG de Facebook, il n'est pas question d'envisager le démantèlement du réseau social. Mark Zuckerberg a déclaré l’année dernière être plutôt favorable « à une régulation d'Internet » : « Je ne pense pas que les entreprises doivent prendre seules toutes les décisions sur ce qu'on peut voir ou non sur Internet ». Attendons de voir la suite de ce qui semble être l’une des plus importantes affaires antitrust de l’ère numérique à côté du procès du ministère américain de la Justice contre Google.

Source : Le Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de la proposition de Facebook de participer à la création d'un nouveau réseau social rival afin d’éviter les procès antitrust ?
Le gouvernement US parviendra-t-il à séparer Facebook de WhatsApp et d’Instagram ?
Quels commentaires faites-vous de l’effet de réseau sur Facebook pointé du doigt par les enquêteurs ?

Voir aussi :

USA : Facebook est un monopole de réseau social qui achète, copie ou élimine les concurrents, selon la Commission antitrust de la Chambre des représentants
Des États américains prévoient de poursuivre Facebook la semaine prochaine pour de possibles violations de la législation antitrust
La Federal Trade Commission travaillerait sur un procès antitrust qu'elle pourrait éventuellement intenter contre Facebook, l'agence aurait examiné les acquisitions passées de la société
Les États-Unis pourraient déposer des plaintes antitrust contre Facebook dès novembre, alors que Google doit répondre à un procès similaire d'ici le 19 décembre

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