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« StopCovid n'a pas obtenu les résultats espérés », reconnaît le Premier ministre français, Jean Castex
Qui évoque le défaut de communication autour de l'application comme cause de son échec

Le , par Patrick Ruiz

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Avec 1,8 million d’activations et seulement 14 notifications au terme du mois de juin de l’année en cours, l’on se posait déjà des questions sur l’utilité et l’efficacité de l’application StopCovid France disponible pour les smartphones tournant sur Android et iOS depuis le 2 juin 2020. La lutte contre la pandémie se poursuit en France et si l’on peut continuer à débattre sur l’utilité de l’application, le moins qu’on puisse dire est qu’elle est inefficace. C’est ce que confirme une sortie du Premier ministre français qui reconnaît que « l’application n’a pas obtenu les résultats que l’on espérait. » Loin de toutes considérations techniques, Jean Castex évoque plutôt le défaut de communication autour de l’application comme cause de son échec.



Les raisons techniques de l’échec de StopCovid France sont pourtant nombreuses

StopCovid s'appuie sur la technologie Bluetooth qui permet aux smartphones d'identifier des appareils à proximité (écouteurs, enceintes, imprimantes...) et non de recueillir des données de géolocalisation. L’idée est de retracer l'historique des relations sociales des tiers qui installent l’application dans les jours qui font suite à son installation. Les raisons pour lesquelles on était en droit de s’attendre à un bide sont nombreuses :

StopCovid est optionnel et pose des questions en lien sur la surveillance de masse

L’installation de StopCovid se fait sur la base du volontariat. C’est une recommandation de la Commission de l’UE destinée à respecter le cadre du RGPD. Seulement, elle soulève des inquiétudes en lien à la surveillance de masse. En effet, StopCovid est architecturé sur un modèle centralisé qui ouvre la possibilité de transmission de données médicales potentiellement sensibles à une seule source.

Tout le monde ne dispose pas de smartphones

Prèe de 23 % de la population en France ne possède pas de téléphone dit intelligent, d’après Statista. À cela, il faut ajouter le cas des personnes (13 millions environ) qui ne savent pas se servir des outils numériques et qui pourraient avoir du mal à faire fonctionner StopCovid.

Quid du Bluetooth ?

La technologie Bluetooth sur laquelle se base l'application StopCovid ne serait pas suffisamment précise pour permettre de mesurer si l'on se trouvait à plus (ou moins) des deux mètres de distanciation sociale recommandés par les autorités sanitaires, sa portée pouvant aller de moins d'un mètre à près de 400 mètres. La qualité du signal aussi dépendrait du terminal utilisé, de sa batterie et de ses composants, et autres.

StopCovid France n’est pas la seule application à faire un bide

Les chiffres parlent un peu plus de trois mois après le lancement des dernières applications de suivi de la propagation du coronavirus par smartphones. Le moins qu’on puisse dire est que l’approche centralisée ou pas ne connaît pas de succès. D’un pays à l’autre, le dénominateur commun est que les pourcentages d’installation des applications sont très en deçà de ceux requis pour qu’elle soit efficace.

Japon : 126 millions d’habitants ; 7,7 millions de téléchargements de l’application de suivi ; seulement 27 cas positifs signalés par cette dernière. Italie : 60 millions d’habitants ; 4,2 millions de téléchargements de l’appli ; Allemagne : 83 millions d’habitants ; 16 millions d’installations de l’application lancée par le gouvernement. Ce sont des chiffres de la BBC qui présentent une tendance similaire à ceux d’un sondage de Sensor Tower, lequel révèle que seuls 3,1 % des Français ont adopté l’application StopCovid. Les experts sont clairs sur la question : la plus grande majorité doit procéder à l’installation de l’application lancée par les autorités d’un pays donné pour qu’elle puisse rendre satisfaction. Une étude publiée par l'Université d'Oxford (pour ne citer que celle-là) révèle qu'une telle application ne peut être utile que si elle était utilisée par plus de 60 % d’une population.


Le difficile équilibre entre droits individuels et intérêt général

Les pays où ces dispositifs de suivi (de la propagation du virus via smartphones) ont du succès sont ceux qui ont mis en place des politiques de gestion qui s’écartent de celles mises en œuvre dans des espaces comme l’UE sur un point principal : celui en lien à la question de volontariat.

Dans le cas de Singapour, les personnes susceptibles d'avoir été exposées au nouveau coronavirus (en particulier celles qui revenaient de l'étranger) ont été soumises à des périodes d'isolement à domicile de 14 jours. Les patients confirmés pour leur part ont été hospitalisés. Pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, les fonctionnaires demandaient aux citoyens d'activer les services de géolocalisation sur leur smartphone et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS. Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leur téléphone pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur. En sus, les autorités ont procédé à des descentes sur le terrain pour confirmer la localisation des personnes placées en quarantaine.

À Taïwan, les porteurs potentiels du virus sont dotés d'un smartphone équipé d'un GPS et d’une application de pistage. Ces dispositifs font office de « barrière électronique » et permettent de garantir que les personnes en quarantaine restent chez elles en prévenant les forces de l’ordre si ces dernières sortent de quarantaine, s’éloignent de leur domicile ou éteignent leur téléphone. La police locale appelle jusqu’à deux fois par jour pour s’assurer que les personnes en isolement se trouvent là où ils devraient être.

Source : France Inter

Et vous ?

Êtes-vous en accord avec l’avis selon lequel l’installation de StopCovid sur la base du volontariat est pour beaucoup dans l’explication de son échec ?
Suivi de la propagation du coronavirus par smartphones : qu’est-ce qui n’a pas marché selon vous ? Quels sont les facteurs qui expliquent cet échec

Voir aussi :

Immuni, l'application italienne de suivi des contacts, est développée en open source sous la version 3 de la licence GNU Affero General Public
StopCovid : l'application de contact tracing est enfin disponible sur iOS et Android, les utilisateurs avaient d'abord téléchargé en grand nombre une app catalane qui porte pratiquement le même nom
Un restaurant aux Pays-Bas fait appel à des robots serveurs comme moyen pour réduire les contacts interhumains et faire respecter la distance sociale
Covid-19 : la première application mobile de traçage de contacts au monde utilisant l'API Google-Apple est lancée, SwissCovid étant testée à grande échelle en tant que projet pilote

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Avatar de pierre-y
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 20:48
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dans sa délibération, la CNIL émet des doutes quant à la sécurité des données transmises.
Des doutes...
Des doutes ?
Elle voit noir sur blanc que les données sont en clair et elle se contente d'émettre des doutes sur la sécurité des données ?
Elle se fout de qui là, la CNIL ?

Encore un bel exemple de son abandon de poste. Quand c'est ambiguë, elle se garde bien de dire quoi que ce soit, et se contente de relever les évidences grosses comme des maisons en les relativisant. C'est juste honteux !

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si ces modalités de stockage peuvent être admises compte tenu des contraintes techniques et de la nécessité de mettre en œuvre, à brève échéance, le système de contrôle des justificatifs, elle appelle néanmoins le Gouvernement à mettre en place des mesures d’information des personnes
C'est le gouvernement qui décide des dates. S'il n'est pas capable de fournir ce qu'il faut en temps et en heure, il recule la date. S'il ne veut pas reculer la date, alors qu'il mette les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité en temps et en heure. Si c'est une question de sécurité sanitaire, et vu le temps qu'on a passé chez nous, on n'est plus à une semaine près. Ça fait combien de temps qu'il bosse sur cette foutue application ? Non, un tel niveau de sécurité n'a rien d'acceptable.

Gouvernement d'incompétents soutenu par des contrôleurs incompétents ! C'est juste scandaleux !
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 2:12
Moi je veux bien faire la prochaine appli du gouvernement, seulement 1 M € au lieu de 6 M €, offre spéciale Black friday

Macron, j'attends ton coup de fil

PS : je n'oublierais pas évidement de verser 500 000 € à la fondation Brigitte Macron comme convenu la dernière fois
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/01/2021 à 13:36
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
La personne flash ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu.
Je crois qu'il faut également que le téléphone soit connecté à internet

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
L’avis du CCL-Covid évoque que les codes QR pourraient être déployés dans un large éventail de lieux publics fermés où le risque de transmission du SARS-CoV-2 est élevé, dont les transports en commun. Le cabinet de Cédric O précise quant à lui que la fonctionnalité a surtout été pensée pour accompagner la réouverture des bars, restaurants et salles de sport, dont la date n’est toujours pas connue.
Il y a quelque chose que je n'ai pas trouvé dans l'article :
- Est-ce qu'il est possible d'entrer dans le lieu public sans flasher le QR Code ?
- Si ce n'est pas le cas, comment on contrôle qu'une personne a flashé le QR Code avec succès ? Et comment on l'empêche d'entrer dans le lieu public si elle ne l'a pas fait ?

Par contre si c'est facultatif, il n'y a aucun problème, les gens qui n'ont pas de smartphone pourront aller au bar et à la salle de sport.
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Avatar de ijk-ref
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/03/2021 à 17:00
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
La France vient de perdre plus de 250 milliards à cause du covid et de la médiocrité intersidérale de la santé, et Anticor s'inquiète du coût dérisoire d'une application. Application qui ne sert probablement à rien mais qu'il serait bête de ne pas avoir dans le cas contraire. Ces associations n'ont plus les pieds sur terre elles non plus.
Rien ne tient dans tes propos. Anticor est une association anticorruption donc elle est dans son rôle de dénoncer une potentielle corruption. Sa fonction n'est pas de jouer aux cartes et de se plaindre du coût du Covid dû à sa gestion. C'est encore plus ridicule quand tu prétends qu'elle dénonce l'utilisation d'une telle application alors que c'est clairement écrit que ce n'est pas sa fonction.
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Avatar de Almopine
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/12/2020 à 15:17
Ayant travaillé sur des applications TRES grand publique, je connais pas mal le sujet de la géolocalisation

Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?
Les coûts de développement ne me choque absolument pas, c'est exactement ce qu'aurais déboursé une entreprise en voulant se lancer dans une nouvelle application rapidement, c'est à dire, créer un comité d'expert en interne de 7/8 personnes dédiées qui vont à leur tour prendre chacun des prestataires pour faire l'avant projet et pouf tu as déjà dépassé largement le million de budget avant même d'avoir écrit le moindre cahier des charges.

Seulement après des semaines de réunionnite aigu, on se décide enfin à prendre un presta pour la réalisation cette fois, prestataire qui lui même vas externaliser auprès d'un autre qui n'est absolument pas un expert sur les applications mobiles. Et surtout le médiocre cahier des charges n'est pas réalisable parce que au final PERSONNE connaissait réellement les spécificités des applications mobiles.

L'exemple même, c'est qu'ils ne savaient pas qu'Apple interdit aux tiers d'accéder à des fonctionnalités pour identifier les appareils autours par le bluetooth et qu'ils sont allé leur demander de lever ce verrou, chose qu'Apple a déjà refusé à l'état américain il y a plus de 10 ans donc bien sûr qu'ils se sont heurtés à un mur ... Apple à littéralement envoyé un lien de leur documentation pour leur expliquer qu'ils devaient demander la permission à l'utilisateur pour le faire mais que ça ne serait pas une fonctionnalité par défaut de l'OS. Le principe de permission sur iOS c'est littéralement le truc le plus BASIQUE du développement et là on était à plus de 3 mois de projets déjà

Le coût d'hébergement vue les données et la sensibilité de celle-ci, ça me choque pas. L'Etat français ne peut pas se permettre de déconner la dessus.

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?
Déjà c'est une première expérience pour l'état français d'avoir une application pour s'aider en temps de crise, donc forcément il y allait avoir des ratés. Le projet reste une réussite, son coût est TRES loin d'être exorbitant surtout qu'il y avait la communication, au final l'application fonctionne.

Le problème c'est qu'elle est sortie 4/5 mois trop tard.

Pour éviter ce genre de situation, il faut du génie civil, il faut des tasks forces capable de répondre rapidement à toute problématique, à défaut d'avoir des experts embauché en permanence par le gouvernement, ils doivent être identifié et pouvoir rapidement apporter leurs expertises, c'est pourquoi il est important d'avoir de la recherche en IT chose qui nous fait défaut.

Les défauts du projet sont pas lié à l'état mais au prestataire derrière.
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Avatar de smarties
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/03/2021 à 12:32
Les licences (69.676 € TTC/an), le support utilisateur (720.000€ TTC/an), l’animation du déploiement (432.000€ TTC/an), l’hébergement (576.000€ TTC/an)
Licences, ils utilisent un SGBD propriétaire à ce prix là ? Oracle ?
Support utilisateur : ça doit faire environ 25 personnes
Hébergement : le prix me parait beaucoup trop élevé
Animation du déploiement : le prix me parait beaucoup trop élevé aussi
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Avatar de brulain
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 14:10
Dans le contexte actuel, la mission des managers qui nous gouvernent est triple :
  • Favoriser le business des entreprises pharmaceutiques (vaccin à venir).
  • Ralentir la grogne montante depuis de nombreux mois.
  • Se protéger au mieux d'éventuelles conséquences juridiques.


Leur bidule est un ingrédient du 3ème point qui, comme le reste, ne sert à rien, ce qui constitue un moindre mal.
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Avatar de watchinofoye
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:00
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Êtes-vous en accord avec l’avis selon lequel l’installation de StopCovid sur la base du volontariat est pour beaucoup dans l’explication de son échec ?
Suivi de la propagation du coronavirus par smartphones : qu’est-ce qui n’a pas marché selon vous ? Quels sont les facteurs qui expliquent cet échec
En admettant qu'il soit possible d'obliger les gens à installer l'application (quid des gens qui n'ont pas de smartphones, par choix ou par contrainte ?), ça n'aurait vraiment eu d'effet que si les gens se soumettaient au bon vouloir de l'Etat, ce qui est loin d'être le cas en Europe (heureusement, d'ailleurs). Une obligation aurait très probablement provoqué une réactance de la part des gens, qui auraient trouvé des combines (comme désactiver le Bluetooth, l'installer sur un vieux smartphone secondaire qui reste bien sagement à la maison).
De plus, l'application n'est pas vraiment fiable, soulève certaines questions sur son implémentation douteuse et choque par le coût de sa maintenance. Si on veut chercher des causes de son échec, je proposerais plutôt de chercher de ce côté-là.
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Avatar de Hixpe
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:38
Pour avoir essayer d'utiliser leur application, il y a aussi 2 points qui sont rédhibitoire pour l'utilisation d'un par le plus grand nombre (point de vue sans prise en compte du risque de divulgation de données personnelles)
  • Désactivation régulière et automatique de l'application, il faut régulièrement la réactiver.
  • Et pendant plus de 10 jours après une période de fonctionnement normal (environ 1 semaine), lorsque je cliquais sur le bouton "j'active StopCovid", j'avais systématiquement un message du genre: "impossible d'activer StopCovid. StopCovid est victime de son succès". Au bout de 10 jour, j'avais une application morte sur le téléphone à laquelle je ne m'intéressais plus... du coup poubelle.
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