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Coronavirus : le trafic Internet a explosé et la vitesse de téléchargement a baissé dans l'ensemble des pays touchés,
Selon Fastly

Le , par Axel Lecomte

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La consommation des réseaux a, sans surprise, rapidement changé dès la mise en place des mesures de restriction de déplacement annoncées par les gouvernements de chaque pays touché par le Covid-19. La grande majorité des annonces étant faites à partir du mois de février, le fournisseur américain de services de cloud computing Fastly s’est penché sur les changements enregistrés sur ses serveurs pour établir un constat sur l’évolution de l’utilisation d’Internet et de sa qualité durant les deux derniers mois. Plus précisément, Fastly a analysé le volume du trafic allant de ses serveurs au pays touché et la vitesse de téléchargement du trafic vers ce territoire, qui est mesurée sur ces mêmes serveurs.

L’Italie et le Royaume-Uni se démarquent

Les changements les plus notables ont été enregistrés en Italie et au Royaume-Uni. Pour le premier, qui a été le plus touché par la maladie, le trafic a quasiment augmenté de 109,3 % et la vitesse de téléchargement a connu une baisse de 35,4 % sur une période d’environ un mois, du 20 février au 31 mars. Dans le détail, une hausse de 47 % du trafic a été signalée entre le 18 et le 20 février, suite aux mesures de confinement partiel et de fermeture de toutes les écoles décrétées dans le pays. Et suite à la mise en place du confinement total, annoncé le 10 mars, le trafic a augmenté de 23 % et la vitesse de téléchargement a baissé de 7,8 % entre le 9 et le 11 mars.

Au Royaume-Uni, la vitesse de téléchargement a baissé de 30,3 % et le trafic a augmenté de 78,6 % entre le 27 février et le 31 mars. Les changements les plus marquants ont été enregistrés suite à l’annonce du gouvernement de restreindre les voyages et d’interdire les rassemblements, le 17 mars.


En France

Entre le 29 février et le 31 mars, le trafic Internet a connu une hausse de 38,4 % en France tandis que la vitesse de téléchargement a diminué de 13,9 %. Le changement le plus marquant (trafic en hausse de 45 % et vitesse de téléchargement en baisse de 20,6 %) a été enregistré peu de temps après le discours du 12 mars du président de la République Emmanuel Macron, annonçant la fermeture des écoles. Par ailleurs, les annonces faites par Netflix et YouTube, respectivement les 19 et 20 mars, de réduire les débits de leurs flux vidéo en Europe, « ne semblent pas avoir entraîné d’améliorations significatives de la vitesse d’Internet en France, mais auraient pu l’empêcher de se détériorer davantage », note Fastly.


Impact sur la qualité d’Internet

Fastly constate une dégradation progressive de la santé d’Internet suite au déplacement rapide du trafic vers les réseaux résidentiels, « laissant peu de temps aux FAI résidentiels régionaux pour réagir ». « Dans ce contexte, une personne disposant d’une connexion Internet de bonne qualité, à 100 Mbps, ne remarquera même pas une réduction de la vitesse de téléchargement de 35 %. Un flux vidéo de 1080P typique ne nécessite que 6 Mbps et s’intègre bien dans les 65 Mbps résultants. Par contre, quelqu’un disposant d’une connexion de qualité inférieure, de 10 Mbps par exemple, peut remarquer une certaine dégradation de la qualité : leur film 1080P typique peut maintenant s’ajuster automatiquement à 720P pour s’adapter parfaitement aux 6,5 Mbps résultants », indique le fournisseur américain.

Toutefois, Internet arrive à s’adapter aux changements grâce au « contrôle de la congestion gérant la vitesse de connexion pour correspondre à la bande passante disponible, et avec les développements d’applications tels que le streaming à débit adaptatif ».

Les sites d’actualité, les plateformes de streaming et les réseaux sociaux sont les plus utilisés

Pour déterminer les tendances de consommation, Fastly a analysé le pourcentage moyen d’augmentation des demandes par seconde (RPS) sur les deux derniers mois. Il a ainsi conclu que les sites d’information ont connu la plus forte hausse (70,16 %), devant les réseaux sociaux (40,88 %). Les services d’enseignement à domicile et d’apprentissage virtuel arrivent en troisième position (34,55 %), précédant les plateformes de streaming (29,6 %) qui bénéficient notamment de la fermeture des salles de cinéma.

Par ailleurs, l’industrie du jeu vidéo a connu une augmentation de 28,54 % des demandes par secondes, notamment grâce à la hausse du nombre de téléchargements et à la possibilité de parler entre joueurs via VOIP.


« De nombreuses régions du monde ont connu un trafic sans précédent au début de la pandémie de Covid-19. Mais la nature élastique du Web nous a permis de faire les changements nécessaires pour nous protéger mutuellement. Alors que les communautés restent à la maison, cette adaptabilité nous permettra de nous connecter, d'apprendre et de travailler jusqu'à ce que nous soyons de nouveau ensemble », concluent Artur Bergman et Jana Iyengar, de Fastly et auteurs de l’étude.

Source : Fastly

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Voir aussi :

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Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 11/04/2020 à 14:46
Bonjour,

Que pensez-vous de la pertinence de cette étude ?
Mettre des brides pour réguler les flux est même plus que très important en ce moment. Encore qu'on régule aussi les débits internet comme le trafic routier ou aérien. Sinon je n'ose imaginer le bronx et l'engorgement des tuyaux ...

Mieux vaut pouvoir travailler en qualité software que hardware / HD que pas du tout.
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