Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les États-Unis assurent avoir des preuves que Huawei peut espionner les réseaux de télécommunications intégrant le matériel qu'il vend
Et avoir partagé ces preuves avec le Royaume-Uni et l'Allemagne

Le , par Christian Olivier

369PARTAGES

12  0 
D’après un récent rapport du Wall Street Journal, les responsables américains qui, jusqu’à lors, étaient restés plutôt vagues et maintenaient le secret sur les éventuelles preuves susceptibles de confirmer les soupçons qui pèsent sur Huawei en matière d’espionnage technologique affirment désormais avoir les preuves que Huawei installe et entretient des portes dérobées dans les réseaux de télécommunications du monde entier où l’entreprise a pu gagner des marchés. Washington assure également avoir communiqué ces éléments de preuve au Royaume-Uni et à l'Allemagne.

« Nous avons la preuve que Huawei a la capacité d’accéder secrètement à des informations sensibles et personnelles dans les systèmes qu’elle maintient et vend dans le monde entier », a déclaré à ce propos Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale, au WSJ.

Les fabricants d'équipements de télécommunications qui vendent des produits aux opérateurs sont tenus par la loi d'intégrer dans leur matériel des moyens permettant aux autorités d'accéder aux réseaux à des fins légales. mais ils sont également tenus de construire les équipements de telle sorte que le fabricant ne puisse pas y avoir accès sans le consentement de l'opérateur de réseau. Les responsables américains affirment que Huawei a violé ces lois, qui sont appliquées dans de nombreux pays, précise le WSJ.


Cette nouvelle intervient dans le cadre du bras de fer commercial sino-étasunien étalé sur de longs mois qui a été marqué par une profusion de sanctions à l'égard de la société technologique chinoise. Pour rappel, invoquant des préoccupations en matière de sécurité nationale l’administration US a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre la société chinoise en mai dernier en plaçant le géant chinois des télécoms sous embargo. Ces mesures incluaient l’ajout de Huawei dans une liste noire (comme la société russe de cybersécurité Kaspersky auparavant) qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette décision avait poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Par la suite, le département américain du Commerce avait fini par autoriser temporairement Huawei à continuer à faire des affaires avec ses homologues américains. La période de grâce initiale avait été fixée à 90 jours (jusqu’en février 2020). En parallèle, le département américain du Commerce délivre des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec la société chinoise qui représente le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Des entreprises américaines de premier plan comme Microsoft ont déjà profité de cette mesure.


Aujourd’hui, les autorités américaines se montrent plus précises dans leurs accusations, prétendant même avoir des preuves que le fabricant chinois de matériel informatique a maintenu des backdoors (ou portes dérobées) dans certains des réseaux qu’il construit, à commencer par les équipements 4G vendus en 2009. Toutefois, en dépit du fait que les accusations américaines visant Huawei sont plus précises que jamais et proviennent maintenant de certains des plus hauts responsables de la sécurité nationale, aucune preuve tangible (mis à part l’assurance et les gages de bonne foi, côté américain, que ces preuves existent) n’a été fournie par l’Oncle Sam.

De son côté, Huawei a réagi par l’intermédiaire de son chef de la sécurité, Andy Purdy. Ce dernier a rejeté ces accusations : « Nous nions vigoureusement l’allégation selon laquelle nous conservons une telle capacité. Nous nions également avoir jamais accédé de manière abusive à des informations ou à des données relatives aux clients ». Il a poursuivi en expliquant : « les États-Unis sont engagés dans cette voie et je pense que c’est vraiment motivé par la situation géopolitique entre la Chine et les États-Unis. Les États-Unis ne veulent pas tenir compte des faits et des preuves, et ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour bloquer notre capacité à fournir des produits aux réseaux de communication du monde entier ».

Les nouvelles déclarations américaines font suite à une décision surprise du Royaume-Uni d’autoriser Huawei à fournir des équipements non essentiels aux réseaux du pays. Les États-Unis avaient fait un lobbying important contre l’inclusion de Huawei dans la préparation de la 5G, mais n’ont finalement pas réussi à convaincre d’autres pays, notamment ses partenaires européens, d’exclure totalement le fournisseur chinois du marché du déploiement de la 5G. On ne sait pas comment les autres pays vont réagir aux allégations, mais Huawei affirme que les nouvelles revendications ne sont pas surprenantes, étant donné la dernière année de pression croissante.

Sans preuve, il est probablement plus facile de croire que l’administration américaine est simplement engagée dans une « campagne classique de dénigrement » à l’encontre d’un concurrent peu enclin à se laisser contrôler. Et puis, les États-Unis sont peut-être les seuls à soutenir de telles accusations, car ils se sont déjà eux-mêmes livrés à de telles pratiques en profitant de l’ascendant technologique de leurs sociétés dans le monde. Sinon, comment expliquer l’absence de preuves et le comportement hostile des décideurs US ? Ne serait-il pas plus simple de présenter ces fameuses preuves pour clore le sujet ou de laisser tout le monde s’espionner gentiment ?

Source : WSJ

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Comment expliquer l’absence de preuves et le comportement hostile des décideurs US à l'égard de Huawei ?
Ne serait-il pas plus simple de les présenter pour clore le sujet ?
Est-il préférable, selon vous, de se faire espionner par le gouvernement de son pays, plutôt que par un autre ?

Voir aussi

Voici 6 raisons pour lesquelles Huawei donne aux États-Unis et à ses alliés des cauchemars en matière de sécurité informatique
La Chine aurait infiltré Apple et d'autres sociétés américaines en utilisant des micropuces « espion » insérées sur des cartes mères de serveurs
USA : une nouvelle preuve de piratage de matériel Supermicro dans une société de Télécom montrant que la Chine continue son opération de sabotage
L'administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences pour continuer de faire affaire avec Huawei,, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de defZero
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 15/02/2020 à 22:56
Qu’en pensez-vous ?

Que Huawei est surement coupable de ce dont l’accuse les USA, mais, et c'est un gros mais, il y a deux choses que je trouve cocasse :
- D'un je ne pense pas que le gouvernement US est la moindre preuve de ce dont il accuse Huawei, sinon ils les auraient volontiers fait "fuité"
- Et de deux, le gouvernement US accuse Huawei et donc la Chine de choses dont il est lui même coupable, par le biais des boites US / Israélienne et autres rachats effectué par leurs services d' "Intelligence" depuis une 30e d’année.

Donc, en suivant le raisonnement du gouvernement US retranscrit dans les plaintes déposés et si la sécurité et véritablement leurs but, alors personnes ne devraient utiliser de technologies US et associés, non ?

Il est schizophrènes le gouvernement US ou bien ?
8  0 
Avatar de jopopmk
Membre expert https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 9:05
Ils ont des preuves mais ne veulent pas les diffuser, je vois donc deux possibilités :
- pas de preuve réelle, simple discrimination, ou
- ils peuvent utiliser ces failles pour le propre intérêt.
7  0 
Avatar de Acheumeuneu
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 19:22
Les européens ont compris que Trump est un gros bidon et que les Etats-Unis apparaissent de moins en moins comme un allié fiable en tout cas tant que Moumoutte sera au pouvoir.
8  1 
Avatar de nl.smart
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 8:00
Bonjour,

Nombreux sont ceux qui ont des preuves que les states peuvent espionner les réseaux de télécommunications, dans le cas présent l’hôpital se moque de la charité.

https://www.developpez.net/forums/d2...dward-snowden/
6  1 
Avatar de Pierre GIRARD
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/05/2020 à 13:33
Citation Envoyé par Eric80 Voir le message
...Au final, SMIC et la Chine sortiront gagnantes et renforcées...
C'est exactement ce que je pense. Trump est un accélérateur pour la technologie chinoise, pas un frein. Bien sur, ça va emmerder Huawei pendant quelque temps, mais ils en sortiront renforcés peu de temps après.

En fait, Trump fait juste preuve d'arrogance, et l'arrogance ne s'est jamais transformée en force.
5  0 
Avatar de abgech
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 9:21
"Pendant plus de cinquante ans, des gouvernements à travers le monde faisaient confiance à une seule compagnie pour tenir au secret les messages de leurs agents, militaires et diplomates. Mais aucun d'eux ne savait que la société basée en Suisse Crypto AG était en réalité une propriété secrète de la CIA en partenariat secret avec les renseignements allemands (BND). Les renseignements de ces deux pays, en ayant accès aux machines de cryptage de la société, pouvaient facilement pirater les codes utilisés par les pays pour l'envoi de messages cryptés", écrit le Washington Post.

Parmi ses clients – le Pakistan et l'Inde rivaux, des juntes militaires latino-américaines, l'Argentine, l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Autriche, la Turquie, la Libye, la Grèce, le Qatar, le Japon, la Corée du Sud et même le Vatican. Et, de facto, ils ont tous payé de l'argent pour que leurs informations secrètes se retrouvent au final entre les mains de la CIA et du BND, qui ont acheté ensemble Crypto AG en 1971 via un fonds du Liechtenstein. Cette opération conjointe a été baptisée Rubicon.

"La CIA pouvait écouter les informations à l'étape même de préparation du putsch au Chili. Les services secrets américains possédaient à l'époque déjà des compétences incroyables en la matière, c'est pourquoi ils pouvaient soutenir et aider le putsch", explique Peter Kornbluh, historien des archives de la sécurité nationale des États-Unis.

Cependant, dans les années 1990, la société Crypto AG a attiré des soupçons : son cofondateur a été pris en flagrant délit de correspondance avec un représentant de la CIA, et son représentant commercial a été arrêté en Iran. Craignant d'être percés à jour, les Allemands se sont retirés de Rubicon en vendant leur part aux Américains, qui continuaient de se camoufler derrière Crypto AG jusqu'en 2018.

Maintenant, les USA menacent de rétorsion les pays qui voudraient acheter du matériel chinois de Huawei sous prétexte que c’est une porte d’entrée pour de l’espionnage. Peut-être, mais cela ne peut pas être pire que l’espionnage US.

En fait, il s’agit simplement pour les USA de vendre leur matériel, c’est une simple affaire de $,

Les Chinois ne sont pas des naïfs, ce scandale de l'espionnage US sort avec un timing parfait, au moment où les USA tente de saboter le marché de Hawei, je suppose que les services de renseignement chinois ne sont pas pour rien dans cette affaire, et, tout bien considéré, on ne peut pas leur donner tort.
4  0 
Avatar de pboulanger
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 8:50
et les US ne font pas pareils sur le matériel américain vendu à l'étranger? La NSA n'espionne pas les alliés des US? Boeing n'a jamais gagné de contrat grâce à de l'espionnage économique faite par la CIA?
5  1 
Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 9:31
Les subventions pour Nokia et Ericsson vont avoir l'effet inverse de celui escompté.
Au lieu de les stimuler, cette manne financière va juste valider la relative médiocrité de ces deux entreprises.
Fausse bonne idée en fait.
5  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/02/2020 à 11:33
L'espionnage est un prétexte... Si ça se trouve la Chine n'espionne personne d'autres que les chinois.
Les USA sont mécontent de se faire dépasser technologiquement par la Chine.
Les USA sont en train de perdre leur place de première puissance mondiale, ils essaient de résister comme ils peuvent, c'est un mécanisme de survie.

Cn ce moment l'économie est dans un état catastrophique, mais globalement la Chine est en croissance et les USA en récession, petit à petit l'écart de ressert et les USA ne veulent pas être deuxième.
6  2 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/02/2020 à 10:27
Citation Envoyé par lechapelierfou33 Voir le message
Pour en revenir au sujet Huawei et USA tous vous mettent en garde pour mieux vous surveiller
Je pense que Trump essaie d'affaiblir Huawei pour que cette société vende moins de smartphones.
Le problème c'est qu'elle ne se laisse par faire, Huawei a lancé Huawei AppGallery un concurrent à l'App Store et au Play Store. À chaque fois que les USA attaques Huawei ça motive la marque a devenir plus forte. Huawei c'est peut-être le prochain Apple

Huawei va construire une usine en France, c'est sympa :
Huawei choisit la France pour sa première usine hors de Chine

===
Pour l'histoire de l'espionnage il faut attendre un lanceur d'alerte du type Julian Assange / Edward Snowden mais en plus chinois.
La France a refusé d’accueillir les lanceurs d'alertes US, mais je pense qu'elle accepterait de protéger les lanceurs d'alertes chinois. Parce qu'on est pas soumis à la Chine comme on est soumis aux USA. On se fait tyranniser par les USA.
5  1