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Huawei, qui était dépendant des constructeurs US, a présenté un smartphone sans puce américaine
Dans un contexte où les entreprises US voudraient reprendre les affaires avec lui

Le , par Stéphane le calme

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Mi-mai, l'administration Trump a publié un décret qui plaçait Huawei sur une liste noire, une décision qui contraignait les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec l'équipementier chinois, à moins de disposer d'une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Les entreprises de technologie américaines ont donc obtenu le feu vert de Washington pour reprendre leurs affaires avec le constructeur de smartphones Huawei Technologies Co., mais il est peut-être trop tard : l'entreprise construit actuellement des smartphones sans puce américaine.


Le dernier téléphone de Huawei, qu'il a dévoilé en septembre (le Mate 30 avec un écran incurvé et des caméras grand angle qui rivalise avec l'iPhone 11 d'Apple Inc.) ne contenait aucune pièce américaine, selon une analyse effectuée par UBS et Fomalhaut Techno Solutions, un Laboratoire technologique japonais qui a démonté l'appareil pour en inspecter l'intérieur.

Le décret de Trump en mai a empêché des sociétés comme Qualcomm Inc. et Intel Corp. de vendre des puces à Huawei, bien que certaines ventes de pièces aient repris au cours de l’été, après que les sociétés ont déterminé qu’elles n’étaient pas concernées par cette interdiction. Pendant ce temps, Huawei a beaucoup progressé dans la réduction de sa dépendance vis-à-vis de sociétés américaines.

Huawei a longtemps compté sur des fournisseurs tels que Qorvo Inc., le fabricant de puces basé en Caroline du Nord pour connecter des smartphones avec des tours de téléphonie cellulaire, et Skyworks Solutions Inc., une entreprise basée à Woburn, dans le Massachusetts, qui fabrique des puces similaires. Il a également utilisé des composants de Broadcom Inc., le fabricant de puces Bluetooth et Wi-Fi basé à San Jose, et de Cirrus Logic Inc., une société basée à Austin, au Texas, qui fabrique des puces pour la production de son.

« Lorsque Huawei a lancé ce téléphone haut de gamme - et il s'agit de son produit phare - sans contenu américain, cela a eu l'effet d'une grosse annonce », a déclaré Christopher Rolland, analyste des semi-conducteurs chez Susquehanna International Group.

Les dirigeants de Huawei ont dit à Rolland que la société s'éloignait des pièces américaines, mais la vitesse à laquelle cela se produit reste surprenante même pour les analystes. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent que cette réduction de la dépendance aux entreprises US devait arriver, mais que le décret de Trump a été le catalyseur qui a précipité les choses.

Sur le marché du smartphone, Huawei conserve sa seconde place selon les baromètres depuis plusieurs trimestres déjà, se rapprochant sensiblement du numéro un mondial Samsung. Par exemple, Gartner indiquait qu'Huawei a enregistré la plus forte croissance parmi les constructeurs malgré une absence aux USA, précisant que « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69% et 33%, respectivement ».

Huawei s'est également préparé à l'éventualité de perdre sa licence d'exploitation sur Android et a continué de développer son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégraderaient. De plus, le constructeur est également en train de développer une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

En 2018, Huawei a promis aux développeurs d’applications de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa vitrine de téléchargements. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les entrées de Google.

Source : WSJ

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Avatar de jopopmk
Membre expert https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 9:05
Ils ont des preuves mais ne veulent pas les diffuser, je vois donc deux possibilités :
- pas de preuve réelle, simple discrimination, ou
- ils peuvent utiliser ces failles pour le propre intérêt.
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Avatar de defZero
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/02/2020 à 22:56
Qu’en pensez-vous ?

Que Huawei est surement coupable de ce dont l’accuse les USA, mais, et c'est un gros mais, il y a deux choses que je trouve cocasse :
- D'un je ne pense pas que le gouvernement US est la moindre preuve de ce dont il accuse Huawei, sinon ils les auraient volontiers fait "fuité"
- Et de deux, le gouvernement US accuse Huawei et donc la Chine de choses dont il est lui même coupable, par le biais des boites US / Israélienne et autres rachats effectué par leurs services d' "Intelligence" depuis une 30e d’année.

Donc, en suivant le raisonnement du gouvernement US retranscrit dans les plaintes déposés et si la sécurité et véritablement leurs but, alors personnes ne devraient utiliser de technologies US et associés, non ?

Il est schizophrènes le gouvernement US ou bien ?
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Avatar de Acheumeuneu
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 19:22
Les européens ont compris que Trump est un gros bidon et que les Etats-Unis apparaissent de moins en moins comme un allié fiable en tout cas tant que Moumoutte sera au pouvoir.
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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 8:23
Les Américains doivent se demander s'ils sont vraiment gagnants dans cette histoire.
Plutôt qu'une attitude dure envers Huawei, je pense qu'ils auraient pu obtenir plus de transparence et de garanties sur les sujets de sécurité (il reste probable que Huawei ait entrepris des actions qui s'apparente à de l'intelligence, ce ne serait pas la première fois pour une entreprise chinoise), tout en maintenant la dépendance de la firme chinoise aux technologies américaines.

Maintenant, en l'état actuel des choses, ce n'est pas une mauvaise chose pour nous les Européens. Cela créera plus de choix pour tout le monde, des prix sans doute plus compétitif et un rapport de force plus favorable sur les sujets de la tech et avec les GAFAM. Je pense aux sujets liés à l'évasion fiscales, la privacy, ou les abus de position dominante.
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Avatar de nl.smart
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 8:00
Bonjour,

Nombreux sont ceux qui ont des preuves que les states peuvent espionner les réseaux de télécommunications, dans le cas présent l’hôpital se moque de la charité.

https://www.developpez.net/forums/d2...dward-snowden/
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Avatar de LittleWhite
Responsable 2D/3D/Jeux https://www.developpez.com
Le 03/12/2019 à 21:44
Bonjour,

Je viens de l'apprendre (à mes dépends) que Huawei ne fournit plus le code pour déverrouiller le bootloader et ce depuis mi-2018. Donc, avec un Huawei, impossible d'installer un LineageOS ou /e/. Et je trouve que leur modification de ROM Android sont très profondes.
Après, c'est sûr, faut avoir confiance en quelque chose .
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Avatar de byrautor
Membre averti https://www.developpez.com
Le 06/12/2019 à 12:29
Mes chers collègues sont probablement bien jeunes, j'ai 87 ans, il est bon ici de de leur rappeler que nos amis asiatiques ont pioché tant et plus dans nos recherches et découvertes sans pour autant payer les revenus correspondants.
Il est tout à fait normal qu'une civilisation recherche et utilise les connaissances d'une autre civilisation pour se développer, on ne peut pas reprocher aux Chinois comme aux Japonais de copier ce que nous avons inventé et ce que nous fabriquons.
Peut-être peut-on leur reprocher de ne pas se comporter comme nous dans certains points de notre civilisation (je parle de l'affaire Ghosn qui s'apparente heureusement de très loin au traitement des prisonniers de guerre américains par les troupes japonaises).
Donc la bataille de la découverte et de l'utilisation est ouverte et le reste n'est qu'un fatras de discussions inutiles, (enfin pour moi)
Je pars de mon expérience en 1973, dans le pesage, mes « amis » japonais possédaient à Tokyo toutes les balances fabriquées dans le monde, ils les décortiquaient, les étudiaient et finalement créaient des machines plus perfectionnées que les nôtres.
Chez Testut* (Mon parcours dans le livre Adieu ma PME) où j'étais ingénieur en chef (*vendu à Mettler-Toledo en 1999) tout le monde se refusait à regarder même une machine de la concurrence, croyez-moi c'était ainsi ; j'avais réussi à faire acheter une machine concurrente qu'aucun service n'a voulu regarder et étudier ! Je n'étais pas directeur ! !
Lorsque j'ai débuté (techniquement) avec mes amis, la balance commerciale France Japon était bénéficiaire à la France, c'était en 1973 et ceci nous a permis d'importer leurs machines avec l'assentiment du fisc français et de gagner pas mal d'argent en ne faisant que du commerce (avec quelques obligations techniques que j'avais à surveiller).
Aujourd'hui le problème est identique entre la Chine et les États-Unis ; la position de leur Président semble être la suivante :
je vous interdis d'acheter en Chine ce que vous devez être capable de fabriquer chez vous !
Bien sûr il est plus difficile de fabriquer d'inventer et de produire que d'acheter tout simplement à l'étranger !
En essayant d'être objectif (une illusion) les deux nations se livrent une guerre commerciale presque à armes égales, encore que je soupçonne nos amis asiatiques d'être beaucoup plus futés que les occidentaux dans la découverte des procédés et du comportement de leurs adversaires.
Évidemment mon texte n'a rien de technique, j'en ai assez fait durant ma vie pour me dire qu'aujourd'hui si je n'avais rien fait il en serait de même, l'évolution technique balayant le travail de plusieurs années (Ex : la découverte de l'amplificateur optique dans la Fibre). !
Bon courage à tous nos collègues qui écrivent sur ce forum.
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/01/2020 à 11:00
Citation Envoyé par Depix Voir le message
En plus, on n’a jamais trouvé de preuves que Huawei vends ou supporte le gouvernement chinois, contrairement à d’autre entités a l’autre bout de l’Atlantique.
Ben, si, on le sait puisque c'est écrit en toutes lettres dans les obligations des entreprises chinoises. Donc, on le sait. Si on ne fait rien, c'est qu'on a aucun moyen de se passer des chinois (enfin, on ne veut avoir aucun moyen de se passer des chinois).
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Avatar de abgech
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 9:21
"Pendant plus de cinquante ans, des gouvernements à travers le monde faisaient confiance à une seule compagnie pour tenir au secret les messages de leurs agents, militaires et diplomates. Mais aucun d'eux ne savait que la société basée en Suisse Crypto AG était en réalité une propriété secrète de la CIA en partenariat secret avec les renseignements allemands (BND). Les renseignements de ces deux pays, en ayant accès aux machines de cryptage de la société, pouvaient facilement pirater les codes utilisés par les pays pour l'envoi de messages cryptés", écrit le Washington Post.

Parmi ses clients – le Pakistan et l'Inde rivaux, des juntes militaires latino-américaines, l'Argentine, l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Autriche, la Turquie, la Libye, la Grèce, le Qatar, le Japon, la Corée du Sud et même le Vatican. Et, de facto, ils ont tous payé de l'argent pour que leurs informations secrètes se retrouvent au final entre les mains de la CIA et du BND, qui ont acheté ensemble Crypto AG en 1971 via un fonds du Liechtenstein. Cette opération conjointe a été baptisée Rubicon.

"La CIA pouvait écouter les informations à l'étape même de préparation du putsch au Chili. Les services secrets américains possédaient à l'époque déjà des compétences incroyables en la matière, c'est pourquoi ils pouvaient soutenir et aider le putsch", explique Peter Kornbluh, historien des archives de la sécurité nationale des États-Unis.

Cependant, dans les années 1990, la société Crypto AG a attiré des soupçons : son cofondateur a été pris en flagrant délit de correspondance avec un représentant de la CIA, et son représentant commercial a été arrêté en Iran. Craignant d'être percés à jour, les Allemands se sont retirés de Rubicon en vendant leur part aux Américains, qui continuaient de se camoufler derrière Crypto AG jusqu'en 2018.

Maintenant, les USA menacent de rétorsion les pays qui voudraient acheter du matériel chinois de Huawei sous prétexte que c’est une porte d’entrée pour de l’espionnage. Peut-être, mais cela ne peut pas être pire que l’espionnage US.

En fait, il s’agit simplement pour les USA de vendre leur matériel, c’est une simple affaire de $,

Les Chinois ne sont pas des naïfs, ce scandale de l'espionnage US sort avec un timing parfait, au moment où les USA tente de saboter le marché de Hawei, je suppose que les services de renseignement chinois ne sont pas pour rien dans cette affaire, et, tout bien considéré, on ne peut pas leur donner tort.
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Avatar de pboulanger
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 8:50
et les US ne font pas pareils sur le matériel américain vendu à l'étranger? La NSA n'espionne pas les alliés des US? Boeing n'a jamais gagné de contrat grâce à de l'espionnage économique faite par la CIA?
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