Facebook a volontairement planifié l'espionnage des utilisateurs,
C'est ce que révèlent de nouveaux emails confidentiels de la direction

Le , par Stan Adkens

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Il semble que l’année 2019 ne sera pas de tout repos pour le réseau social à 2 milliards d’utilisateurs qui a fait l’objet de plusieurs accusations l’année dernière, notamment, de n’avoir pas suffisamment protégé les données de ses utilisateurs et de n’avoir pas empêcher la diffusion des fausses nouvelles et la désinformation de tout genre sur sa plateforme numérique. Nous ne sommes qu'en début d’année que des nouvelles qui ne sont pas faites pour favoriser l’augmentation du nombre d'utilisateurs du réseau social déferlent sur la toile mondiale.

Les nouveaux documents publiés vendredi qui semblent être des communications internes confidentielles entre les hauts responsables de Facebook, dont Mark Zuckerberg, apportent un nouvel éclairage sur le traitement des données utilisateur par l'entreprise. Selon les documents divulgués, Facebook prévoyait non seulement d’utiliser une application Android pour suivre la localisation de ses utilisateurs à partir de leur téléphone mobile, mais également, de transmettre des données sur les utilisateurs de Facebook à des sociétés qui vendent des services de rencontres ainsi qu’à des organisations qui souhaitent les cibler avec des publicités « politiques ».


Selon le rapport du Guardian, Facebook avait volontairement planifié l’espionnage des utilisateurs, d'après les documents rendus public. Cette révélation vient encore aggraver la situation du réseau social déjà pénible avec les organisations de protection de vie privée sur Internet, les organismes de régulation et les utilisateurs. Selon un article de Bloomberg publié en janvier, la colère de certains utilisateurs s'était intensifiée contre Facebook quand ils ont découvert qu'il est impossible de supprimer l'application Facebook préinstallée de certains smartphones Samsung. Toutefois, un porte-parole de Facebook et Samsung ont déclaré que la désactivation de l'application préinstallée correspond à sa surpression de l’appareil. Espérons que ça marche.

Environ 60 pages de documents liés au procès entre Facebook et Six4Three, un développeur d'applications, ont été publiées anonymement sur GitHub le vendredi. Ces documents comprennent des courriels entre divers dirigeants de Facebook ainsi qu'une note de service « hautement confidentielle » de 2012 qui détaillent diverses questions de politique de la société.

Leur divulgation intervient à la suite de la publication du rapport d’enquête du comité du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS) du Parlement britannique présidé par Damian Collins. Ce comité était chargé d’enquêter sur Facebook concernant les fausses nouvelles et la désinformation propagées sur sa plateforme. Le rapport d’enquête, qui n’a pas été tendre avec Facebook, demande la mise en place d’un régulateur indépendant chargé de superviser Facebook et les autres sociétés de médias sociaux. Le rapport a par ailleurs comparé le réseau social à « un gangster numérique » qui se place « au-dessus des lois ».

Les nouveaux documents divulgués font partie d'un ensemble de documents saisie par le DCMS en novembre dernier, à l’occasion d’un voyage d’affaire au Royaume-Unis de Ted Kramer, fondateur de Six4Three. Les parlementaires britanniques avaient publié en décembre dernier plus d’une centaine de pages de ces documents malgré l'ordonnance de non divulgation du tribunal de la Californie.

Que révèlent les nouveaux documents confidentiels divulgués ?

Rien qui puisse encourager à continuer d'utiliser les applications Facebook. Dans un mémo de 8 pages, marqué « hautement confidentiel », qui semble être une note de service de juillet 2012 de Marne Levine, vice-présidente de la politique publique mondiale de Facebook à l'époque, se trouve exposés des plans fascinants de collecte de données sur les téléphones Android. « Nous allons collecter les données de localisation des utilisateurs et les comparer avec les identifiants des sites cellulaires. Ces informations seront stockées sous une forme anonyme, mais nous permettront de déployer des produits avec des fonctionnalités de localisation téléphonique à l'avenir. », a-t-elle écrit.

Les courriels de Mme Levine, l’actuel chef des opérations d'Instagram, ont révélé également que Facebook avait modifié ses termes de services pour permettre aux annonceurs de cibler plus facilement les célibataires sur Facebook, notamment en leur offrant des publicités « politiques » via une interface libre-service. « Nous avons révisé nos termes de services pour permettre aux annonceurs de cibler les utilisateurs qui n'ont pas indiqué qu'ils sont « mariés » ou « en couple » (au lieu de cibler uniquement les utilisateurs « célibataires ») », a-t-elle écrit. « Cette capacité de ciblage n'est actuellement disponible que pour les services de rencontre, mais l'équipe des produits publicitaires travaille à l'étendre à d'autres secteurs verticaux (comme la politique) et à la rendre disponible via le libre-service »


Les revenus financiers étaient l’un des motifs de ces manœuvres politiques de Facebook, selon une autre section de la note de service. Dans un de ses courriels, Levine a fait référence à un autre projet en le décrivant comme un « assouplissement des termes de services », qui devrait augmenter les revenus de Facebook. « Il s'agit d'une grande victoire spécialement pour le secteur de rencontre, mais elle soutient également nos efforts pour examiner les « bonnes » opportunités de revenus résultant de l'assouplissement/changements des termes de services, » écrit-elle.

Les documents montrent également que Facebook prévoyait aussi d’utiliser son application Android pour obtenir des renseignements concurrentiels sur les entreprises concurrentes. « Pour des fins d'analyse concurrentielle et d'amélioration de produit, l'équipe de croissance souhaite commencer à collecter certaines informations sur la question de savoir si les utilisateurs ont un autre app store que Google Play et quelles applications par défaut ils utilisent pour certaines fonctions Facebook (appareil photo, messages, etc.). », a écrit Mme Levine. « L'équipe de protection de la vie privée travaille avec l'équipe de croissance pour déterminer les meilleures solutions de rechange pour recueillir ces renseignements tout en minimisant les risques liés aux termes de services », a-t-elle ajouté dans le courriel.

Les nouveaux emails publiés semblent également faire référence à ce qui aurait pu être une atteinte catastrophique à la vie privée que les responsables de Facebook ont dû camoufler. Dans un courriel, l'ancien vice-président de Facebook, Michael Vernal, avait averti par e-mail, en octobre 2013, qu'un problème avec « Login V4 » aurait pu être « presque fatal » pour la plateforme Facebook. « Si Mark avait accidentellement divulgué les revenus à l'avance parce qu'une application de la plateforme violait sa vie privée... littéralement, cela aurait été fatal pour Login / Open Graph / etc », a-t-il écrit.

Il a ensuite exhorté tout le monde dans le fil d'instruction à garder l'incident confidentiel, en écrivant : « Je veux qu'on y donne suite et qu'on y réponde de toute urgence, mais je ne veux pas que cette histoire se répande à l'intérieur de Facebook ou à l'extérieur de ce fil d'instruction. Je ne peux pas vous dire à quel point cela aurait été terrible pour nous tous si cela n'avait pas été arrêté rapidement ».

Dans une autre section de la note, Levine détaille les efforts déployés par divers dirigeants et employés de Facebook pour obtenir la faveur des politiciens du monde entier. Entre autres choses, Levine célébrait, dans un courriel, une rencontre entre le général Martin Dempsey, alors président des chefs d'état-major interarmées, et Sheryl Sandberg, l’actuelle directrice des opérations de Facebook.

Avec ces différentes révélations, l’étau se resserre davantage autour du géant des réseaux sociaux. Facebook vient de se faire sévèrement épingler par les parlementaires britanniques qui ont récemment rendu public leur rapport d’enquête de 108 pages sur les fausses nouvelles et la désinformation. Ce rapport, qui a nécessité dix-huit mois d’enquête, l’audition d’au moins de 73 témoins et plus 4 350 questions posées, prévoit plusieurs mesures, y compris la supervision de Facebook, afin de mettre fin à certaines pratiques non recommandées.

Source : The Guardian, Tweet

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Que pourrait-il arriver à Facebook après la découverte de toutes ces informations sur sa responsabilité dans la violation des données des utilisateurs ?

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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 25/02/2019 à 19:19
Moi qui pensez que c'était du au hasard.

Sinon le début des sanctions pour benalla (-1 ans) était plus rapide que avec Facebook (10 après on envisage) que faut t'il comprendre ?
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/02/2019 à 19:33
« Clear History » qui permettra d'effacer son historique de navigation sur Facebook est pour 2019
la firme dit qu'il nuira à ses activités publicitaires

L’affaire Cambridge Analytica a conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, devant plusieurs institutions législatives pour témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise. Parmi ces institutions, il y a le Congrès américain qui a soumis Zuckerberg à une série d’interrogation afin de comprendre la politique d’utilisation des données des utilisateurs. Dans un document de 500 pages publié en juin 2018, Facebook, comme son PDG dans ses différents témoignages, a promis de mener une enquête pour éclaircir son éventuelle implication dans l’affaire Cambridge Analytica tout en continuant à améliorer ses pratiques de confidentialité.

Facebook avait donc brandi de nouveaux outils destinés à appuyer ses pratiques de confidentialité, notamment une fonctionnalité baptisée « Clear History » qui « permettra aux utilisateurs de voir les sites Web et les applications qui envoient des informations à Facebook lorsqu'ils les utilisent. La fonctionnalité permettra également aux utilisateurs de supprimer ces données de leurs comptes et de désactiver pareils échanges avec leurs comptes à l’avenir », avait déclaré la société. Comme son nom l'indique, cette fonctionnalité permet aux utilisateurs d'effacer leur historique de navigation sur le réseau social. La fonctionnalité Clear History avait été annoncée à la conférence annuelle F8 de Facebook pour les développeurs en mai 2018 et devrait être disponible cette année.


« Dans votre navigateur Web, vous disposez d'un moyen simple d'effacer vos cookies et votre historique. L'idée est que beaucoup de sites ont besoin de cookies pour fonctionner, mais vous devriez toujours pouvoir effacer votre historique quand vous le voulez. Nous construisons une version de [cette fonctionnalité] pour Facebook aussi. Ce sera un contrôle simple pour effacer votre historique de navigation sur Facebook - ce sur quoi vous avez cliqué, les sites Web que vous avez visités, et ainsi de suite », a écrit Mark Zuckerberg dans un post sur Facebook. « Cette fonctionnalité vous permet de voir les sites Web et les applications qui nous envoient des informations lorsque vous les utilisez, de supprimer ces informations de votre compte et de désactiver notre capacité à les stocker dans votre compte », explique Erin Egan, Chief Privacy Officer de Facebook, dans un autre post. Il profite également pour préciser que les applications et sites Web qui utilisent des fonctionnalités telles que le bouton « J'aime » ou Facebook Analytics envoient au réseau social des informations pour améliorer son contenu et ses annonces.

En résumé, cette fonctionnalité vise à permettre aux utilisateurs d'isoler Facebook du reste de leur activité de navigation Web. Sa finalité s'apparente donc à celle de l'extension Facebook Container lancée fin mars par Mozilla pour Firefox. Mais contrairement à Clear History qui est utilisé à postériori, c'est-à-dire après que les données sont collectées, la solution de Mozilla veut tout simplement empêcher Facebook de collecter des données sur les utilisateurs alors qu'ils ne sont pas sur son site.

« Clear History » commençait à ressembler à une promesse vide de sens faite par Zuckerberg sous la contrainte dans le sillage du scandale Cambridge Analytica. Après avoir initialement dit que le développement de la fonctionnalité prendrait quelques mois, Facebook a déclaré en décembre que cela « prenait plus de temps que prévu », en citant des obstacles techniques. Mardi dernier, Facebook a donné une forte indication que « Clear History » est vraiment à venir et il a joint un calendrier plus crédible. David Werner, chef de la direction financière, a déclaré à un auditoire de banquiers, d'investisseurs et d'industriels à la conférence Morgan Stanley que la fonctionnalité sera disponible cette année et que cela nuirait probablement aux activités publicitaires ciblées de Facebook.

Plus important encore, le fait que le directeur financier de Facebook parle de cette fonctionnalité en termes de « vents contraires » pour les activités du réseau social suggère qu'il ne s'agit pas simplement d'une façade. « Facebook pourrait bien publier cette fonctionnalité, mais la concevoir de telle sorte qu'elle soit inefficace ou peu susceptible d'être largement utilisée. Facebook et d'autres plateformes technologiques se spécialisent dans la manipulation du comportement des utilisateurs via la conception de leurs produits. Elles savent donc comment enterrer une caractéristique quand ils ne veulent pas que beaucoup de gens s'en servent. Une telle mesure leur permet d'apaiser les critiques en matière de protection de la vie privée tout en maintenant le statu quo pour la grande majorité des utilisateurs qui ne savent pas qu'ils peuvent s'exclure », a écrit Slate, un magazine américain.

Cela pourrait bien être le cas avec « Clear History ». Toutefois, la déclaration de Wehner donne l'impression qu'il s'agit d'une fonctionnalité que Facebook s'attend à ce que les gens utilisent réellement, peut-être parce qu'ils seront en mesure de la trouver. Sinon, l'effet sur ses activités publicitaires serait négligeable. Néanmoins, des questions importantes demeurent quant à la conception et à la fonction de l'élément. Slate a demandé à Facebook si les données seront réellement supprimées ou simplement effacées d'une manière ou d'une autre qui les laissera stockées sur les serveurs de Facebook. À cette question, la réponse d'un porte-parole de Facebook a suggéré qu'il ne sera pas supprimé en soi, bien qu'il ait au moins réaffirmé que les données ne seront plus utilisées pour le ciblage publicitaire.

« Du point de vue du ciblage et de l'optimisation, Clear History sera similaire au contrôle des données de nos partenaires existants dans les Préférences publicitaires - les données effacées par une personne ne seront pas utilisées pour personnaliser ses annonces. Nous partagerons plus de conseils et de détails sur l'impact pour les annonceurs à mesure que nous nous rapprochons du lancement ». Les internautes restent assez septiques sur le fonctionnent réel de cette fonctionnalité. Certains sont surpris que Facebook soit en train d'implémenter une telle fonctionnalité et doute qu'elle fonctionne vraiment comme le public le souhaite.

Sources : CNBC, Slate

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Facebook va-t-il vraiment lancer Clear History qui pourrait nuire à ses revenus publicitaires ?
Pensez-vous que cette fonctionnalité fonctionnera vraiment comme annoncé par Facebook ? Pourquoi ?

Voir aussi

Affaire Cambridge Analytica : Facebook témoigne dans un document de 500 pages en ignorant les préoccupations de nombreux législateurs américains

Mozilla lance une extension Firefox pour isoler Facebook dans un conteneur afin d'empêcher le réseau social de vous pister sur les autres sites

Mark Zuckerberg annonce (avec un peu de regret ?) la fonctionnalité « Clear History » qui permet d'effacer son historique de navigation sur Facebook
Avatar de Citrax
Membre actif https://www.developpez.com
Le 28/02/2019 à 21:16
Croire ou ne pas croire facebook*.............là est la question !

bon allez j'arrête les blagues, ils ne sont pas crédibles.

(* la plus grande aberration de l'Internet)
Avatar de Doksuri
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 01/03/2019 à 8:39
Code pseudocode : Sélectionner tout
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clearFacebookHistory.onclick = function() {
    sendHistoryToFacebook(userUniqId);
    clearHistory();
}
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/03/2019 à 3:32
Les utilisateurs américains de Facebook quittent le réseau social par millions
selon un sondage d'Edison Research

Un sondage publié en septembre 2018 par l'institut Pew Research Center montre que des américains étaient massivement en train de réviser leur position vis-à-vis du réseau social Facebook. Le sondage, réalisé du 29 mai au 11 juin, sur un échantillon de 3413 utilisateurs de Facebook, avait révélé que 74 % des utilisateurs américains de Facebook ont pris des mesures pour redéfinir une nouvelle orientation de leur vie sur le réseau social. Parmi les utilisateurs américains du réseau social âgés de 18 ans et plus qui ont été sondés, 54 % ont modifié leurs paramètres de confidentialité au cours des 12 mois précédents la date de l'enquête tandis que 42 % ont même cessé de consulté Facebook pendant plusieurs semaines.

Un peu plus du quart des répondants (26 %) sont allés plus loin dans leur décision de changer leur relation avec le réseau social en supprimant l’application de leur téléphone portable. 74 % de la cible du sondage ont réalisé au moins l’une de ces actions en signe de recherche de protection de leurs données personnelles suite au scandale Cambridge Analytica et aux nombreuses révélations de contrats de partage de données faites par Facebook. Une nouvelle étude effectuée par Edison Research, un cabinet de sondage, révèle que le nombre d'utilisateurs actuels de Facebook continue de diminuer. L'étude montre que le nombre d'utilisateurs de Facebook est estimé à 15 millions de moins que dans le rapport d'Edison Research de l'année 2017.


Les baisses sont fortement concentrées chez les jeunes. En effet, la plus forte baisse se situe les utilisateurs âgés de 12 à 34 ans. Marketplace Tech, un programme radiophonique américain, a donné son avis sur les résultats de recherches du cabinet Edison Research sur les médias sociaux. Une petite analyse de Marketplace a révélé que près de 80 % des utilisateurs aux États-Unis utilisent Twitter, Snapchat ou d'autres réseaux sociaux, mais qu'ils sont moins nombreux à se rendre sur Facebook. Cette baisse d'affluence sur le géant réseau social américain pourrait avoir plusieurs raisons.


Au cours des dernières années, Facebook a été au cœur de la majorité des scandales liés à l’utilisation faite par les entreprises de la Tech des données utilisateur qu’elles collectent, d’une part, et à la manière même dont ces données sont collectées, d’autre part. Il y a eu l’affaire Onavo Protect, un service VPN de Facebook qui, au lieu du rempart de sécurité qui est promis dans la description, est un logiciel conçu pour collecter et analyser les données des utilisateurs afin d’améliorer les produits et services de Facebook. « Onavo collecte des données relatives aux applications installées sur votre appareil lorsque vous les utilisez, aux sites que vous visitez et au volume de données que vous utilisez », peut-on lire dans les termes de la politique de confidentialité de l’application elle-même.

On se rappelle également de l’affaire des logs d’appels et de SMS. Il a été découvert que Facebook a enregistré les métadonnées des appels téléphoniques et SMS des utilisateurs d'Android. Après avoir téléchargé ses archives Facebook, Dylan McKay, un utilisateur du réseau social a en effet été surpris de découvrir que près de deux ans de logs d'appels et SMS de son téléphone Android étaient inclus. D'autres utilisateurs ont confirmé que les informations sur leurs communications ont également été enregistrées. Les données enregistrées pour chaque appel incluent l'heure et la date à laquelle l'appel a été effectué, le type d'appel (entrant, sortant, manqué), le contact impliqué et la durée de l'appel.

Il y a également l’affaire impliquant la fonctionnalité « View As », Dans l'après-midi du 25 septembre dernier, les ingénieurs de Facebook ont découvert un problème de sécurité touchant près de 50 millions de comptes. Un correctif était déjà disponible le jeudi suivant et Facebook a révélé que l’attaque a compromis près de 50 millions de comptes Facebook permettant de prendre le contrôle des utilisateurs. Facebook a rapporté que les attaquants ont exploité une vulnérabilité du code de Facebook ayant affecté la fonctionnalité « View As », qui permet aux utilisateurs de voir à quoi ressemble leur propre profil. Les pirates ont dérobé des jetons d’accès Facebook qui leur ont permis ensuite de prendre le contrôle des comptes utilisateurs. Cependant, le problème a été résolu avec le correctif.

Et bien évidemment, il y a l’affaire Cambridge Analytica dont on a longtemps parlé. Forcément, cette avalanche de scandales ne passe pas sans laisser de marques. La confiance générale en Facebook s’est fortement érodée. Un nombre important d'utilisateurs de Facebook continue de prendre des mesures pour recadrer sa relation avec le réseau social. Et cela se ressent diversement au sein des utilisateurs. Si certains sont plus pointilleux sur le contrôle de l’utilisation faite de leurs données, d’autres ont pris l’option la plus radicale : désinstaller Facebook de leurs mobiles. Pour ceux qui décident de supprimer leur compte Facebook, il n'est pas aussi simple et spontané de le faire. Le réseau social a presque doublé le temps nécessaire pour que le compte d'un utilisateur soit réellement supprimé. Vous saviez déjà peut-être qu'auparavant, c'est 14 jours, maintenant, c'est passé à un mois.

Sources : Rapport de l'étude, Marketplace

Et vous ?

Que pensez-vous des résultats du sondage ?

Voir aussi

USA : un quart des utilisateurs de Facebook ont supprimé l'application en 12 mois, tandis que 74 % ont changé leur relation avec le réseau social

L'an dernier, près de la moitié des jeunes utilisateurs ont supprimé Facebook de leurs mobiles suite aux divers scandales impliquant l'entreprise

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Près de 50 millions de comptes Facebook affectés par une faille de sécurité considérée comme étant la plus importante de l'histoire du réseau social
Avatar de Ecthelion2
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/03/2019 à 10:06
Les départs ont commencé bien avant ces "scandales" dont pas mal de gens se moquent (et/ou car ils ne sont même pas au courant).

Déjà par les jeunes qui sont partis en masse sur d'autres réseaux, pour fuir Facebook qui était envahi par leurs parents et le reste de leur famille, pas par rapport à Cambrige Analityca ou autres. ^^
Avatar de tanaka59
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 07/03/2019 à 12:07
Quand on voit la puissance de Facebook je ne serai pas surprise de voir Facebook racheté des concurrents.

Résultat quand un utilisateur quitte une plate forme ... Facebook a encore la main mise sur lui ... Juste que le ciblage sera fait différemment pour le conserver ...
Avatar de schmiddy
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 07/03/2019 à 15:20
Je ne suis pas surpris. Facebook n'a pas la même emprise sur la nouvelle génération. J'ai créé mon compte en 2007 ou 2008, à l'époque où en effet Facebook n'était pas encore traduit, et c'était le seul réseau social qui visait large, à l'inverse de MySpace plus orienté artistique. Au fil du temps, de nouveaux réseaux sociaux sont apparus et Facebook n'a fait que tenter de suivre pour enrayer son érosion et l'émergence de ces nouveaux réseaux spécialisés dans un domaine (LinkedIn pour l'emploi par exemple). Je ne sais pas si c'est moi qui vieillis ou non, mais Facebook m'insupporte depuis des années avec la publicité omniprésente, la timeline qui me présente tout sauf ce que j'attends d'un réseau social, c'est à dire l'actualité de mon réseau. Au final après 4-5 ans en friche mais des nettoyages de liste d'amis réguliers, j'ai fini par désactiver mon compte il y a quelques mois. Ce n'est pas tant les scandales qui m'ont fait quitter FB car j'étais parfaitement conscient de ce que je faisais, c'est simplement que FB est devenu une gigantesque poubelle d'internet, tout comme le réseau à l'oiseau qui pourtant était plutôt intéressant il y a encore quelques années. Désormais, je "réseaute" autrement ; ce qui m'inquiète est qu'au final LinkedIn devient un peu comme Facebook, on commence à y voir de tout et n'importe quoi.

Simplement, je redécouvre les agrégateurs de flux RSS et je me suis fait un Feedly aux petits oignons pour cibler ce qui m'intéresse et je reste en contact avec mes relations perso / pro différemment... comme je faisais avant Facebook.
Avatar de weed
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 07/03/2019 à 21:01
Okay, il y a de nombreux de comptes FB fermés mais est ce que pour autant les sites internets vont s'adapter.

J'observe que pour le moment, les sites Internet, les groupes de musiques, les marques, les sportifs ... proposent que l'on les suivent par Facebook avant tout, puis Instagram, Twiter.
Facebook est utilisé beaucoup pour diffuser de l'information facilement et avoir une intéraction avec ses clients, ses lecteurs.

Est ce qu'avec ces départs, est ce qu'il va y avoir une remise en question et pourquoi un réseau de substitution?
Avatar de cedric57
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/03/2019 à 2:35
Autant j'aime beaucoup facebook et ne suis pas du tout dérangé par leurs pratiques. Je préfère cette époque ou les publicités sont bien plus pertinentes et ne sont plus intrusives (sauf peut être encore dans quelques sites bizarres).

Mais je suis beaucoup plus dérangé par le gouvernement qui lui a le droit d'avoir accès à nos comptes bancaires, nos emails, nous mettre sur écoute téléphonique, analyser notre connexion internet…puis même éventuellement prendre tout ce qu'on possède avec un huissier. On est également très limité dans sa capacité à défendre son domicile des criminelles car on ne sait pas trop ce qu'on a le droit de faire ou non pour se protéger (par exemple si un voleur de blesse dans notre jardin car un arbre était mal entretenu…on peut se retrouver à lui donner une pension à vie…et si on a pas l'argent, on peut se faire prendre notre maison…voiture…et tout ce qu'on possède).
Bref ça me fait doucement rire ceux qui se battent contre facebook pour la vie privée…pour moi ça n'existe pas.

Sinon je pense que les utilisateurs quittent facebook parce qu'ils ont trouvé d'autres réseaux mieux Comme snapchat ou bien instagram. Car l'utilisation des réseaux sociaux atteins des taux records.
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