Facebook pourrait être frappé par une « amende record » par la FTC
Pour atteinte à la vie privée dans l'affaire Cambridge Analytica, selon un rapport

Le , par Stan Adkens

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Les régulateurs fédéraux américains se seraient réunis pour discuter de l'imposition d'une « amende record » contre Facebook Inc. pour avoir transgressé un accord juridiquement contraignant relatif à un décret d'autorisation de 2011 de la société avec la FTC (Federal Trade Commission) pour protéger la confidentialité des données personnelles, selon un rapport de The Washington Post publié ce vendredi, qui a cité trois personnes informées des discussions des commissaires de l’organisme. Selon The Whashington Post, le montant total en discussion « devrait être bien supérieur à l'amende de 22,5 millions de dollars » payé par Google en 2012 aux utilisateurs de Safari pour avoir porté atteinte à leur vie privée.

En effet, Le réseau social Facebook a révélé en mars dernier qu'une application tierce, un quiz de personnalité « thisisyourdigitallife » d'Aleksandr Kogan, avait accédé aux informations personnelles de 87 millions de personnes avant de les vendre à Cambridge Analytica, le cabinet de conseil politique britannique spécialisé dans le profilage politique. Le cabinet a utilisé ces données personnelles obtenues sans autorisation des utilisateurs pour influencer des électeurs américains au cours de la période électorale de 2016 aux Etats-Unis.

Depuis cette révélation, le réseau social a fait l'objet de beaucoup de critiques pour n’avoir pas pu protéger les données personnelles de ses utilisateurs. Dès lors, les institutions de certains pays qui ont été touchés par la violation massive de données ont voulu en savoir davantage sur le rôle joué par le réseau social dans la fuite des informations des utilisateurs. Facebook a du témoigner devant le Congrès américain et le Parlement européen ainsi que devant bien d’autres organisations. Dans ses témoignages, Facebook a toujours soutenu n’avoir jamais vendu des informations des utilisateurs à qui que ce soit : « Facebook n’a jamais vendu les données de qui que ce soit ». « Nos API ont toujours été gratuites et nous n’avons jamais demandé aux développeurs de payer pour les utiliser, que ce soit directement ou en achetant de la publicité ».

Facebook avait rejeté l’invitation à témoigner du parlement britannique, mais des documents saisis par les députés britanniques ont permis de faire la lumière sur la crise de données confidentielles qui a conduit les régulateurs du monde entier à menacer de punir Facebook et de mettre un frein aux pratiques de collecte de données de Fecebook et de ses pairs de la Silicon Valley. Les courriers électroniques datant de 2012 du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, contenus dans les documents ont permis de comprendre que Facebook étaient impliqué dans le scandale qui a occasionné la violation massive des données de plus de 87 millions de personnes. En effet, Zuckerberg aurait douté de la proposition commerciale qui consistait à donner un large accès aux données clients à des millions de développeurs de logiciels tiers, mais aurait fini par adopté la pratique en 2012.


Dans la foulée des différentes enquêtes ouvertes sur Facebook depuis l’éclatement du scandale, d'autres problèmes de protection de la vie privée sont apparus avec Facebook, notamment des détails sur ses accords de partage de données avec plusieurs dizaines d’entreprises tierces, y compris les fabricants de téléphones intelligents et d'appareils téléviseurs, les banques et d'autres grandes entreprises ainsi qu’une liste d'applications de tiers.

Selon le rapport de The Washington Post, la FTC qui enquête depuis l’an dernier sur Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica afin de vérifier une éventuelle violation du décret d’autorisation de 2011 relatif au respect de la vie privée des utilisateurs, serait en train de constituer la première sanction majeure imposée à Facebook aux États-Unis depuis la publication, en mars dernier, de la crise de confidentialité provoquée par l’utilisation non autorisée des données utilisateur.

Pour rappel, le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Selon le rapport de The Washington Post, la pénalité en préparation à l’encontre de Facebook devrait être beaucoup plus élevée que l'amende de 22,5 millions de dollars que l'agence a imposée à Google en 2012. Cette dernière amende avait établi un record pour la sanction la plus sévère pour avoir violé un accord avec la FTC visant à améliorer ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Rien a encore fuité sur les conclusions des enquêtes de la FTC sur les pratiques de Facebook ni sur le montant de l’amende dont les cinq commissaires de l'agence ont discuté lors d'une réunion privée ces dernières semaines, ont déclaré deux des personnes, sources d’informations. The Washington Post n’a pas pu avoir les commentaires de la FTC, qui a été fermée depuis des semaines en raison de l'interruption du financement public, ni ceux de Facebook.

Selon le rapport de The Washington Post, les défenseurs de la vie privée ont vivement encouragé la FTC à prendre des mesures énergiques contre Facebook, vendredi. « L'agence a maintenant l'autorité légale, les preuves et l'appui du public pour agir. Il n'y a aucune excuse pour retarder davantage les choses », a déclaré Marc Rotenberg, directeur exécutif de l’Electronic Privacy Information Center, qui a contribué à l'inculpation de Facebook par la FTC en 2011.

Ce ne sont pas les seules amendes déjà infligées à Facebook dans le cadre de ses responsabilités dans l’érosion des données confidentielles à partir de sa plateforme de réseau social. En juillet dernier, l'ICO (Information Commissioner's Office), un organisme britannique chargé de promouvoir l'accès aux informations officielles et de protéger les données personnelles des utilisateurs, après avoir mené une enquête sur l’utilisation des données clients à des fins politiques, avait annoncé son intention d’infliger une amende de 565 000 euros à Facebook pour violation de la loi sur la protection des données. Cette amende avait été concrétisée par la suite pour sérieuses entorses à la loi de protection des données personnelles.

Plusieurs autres poursuites ont été engagées contre Facebook dans le cadre du même scandale de données privées dont une majeure aux Etats-Unis enregistrée par Washington DC. Le procès de Washington DC ouvert en décembre dernier par les procureurs de Washington DC affirmait que Facebook avait induit en erreur les utilisateurs en leur permettant de télécharger et d’utiliser une application trompeuse au profit du cabinet Cambridge Analytica, qui collectait alors de manière inappropriée des informations confidentielles des utilisateurs, dont 340 000 habitants du district de Columbia, sans les en informer.

Washington a jugé que ce comportent de Facebook était en violation de la loi sur les procédures de protection du consommateur du district et par conséquent, Facebook pourrait encourir une amende pouvant atteindre 1,7 milliard de dollars dont 5 000 dollars par violation.

Vu la gravité de la violation et l’intérêt que lui accordent des régulateurs à travers le monde, cette amende record de la FTC pourrait constituer un précédent qui pourrait inciter d’autres organismes à infliger d’autres pénalités plus élevées.

Source : The Washington Post

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que des pénalités élevées changeront la manière de gérer les données personnelles de Facebook et ses pairs de la Silicon Valley ?

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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 19/01/2019 à 19:54
Avec 42 milliards de dollars de trésorerie (estimation à fin décembre 2018) cela devrait être facilement épongeable. Sans compter ce qui passe sous le radar...
Encore un coup d'épée dans l'eau.
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/01/2019 à 11:38
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Le cabinet a utilisé ces données personnelles obtenues sans autorisation des utilisateurs pour influencer des électeurs américains au cours de la période électorale de 2016 aux Etats-Unis.
Pourtant, quand monsieur Obama en campagne faisait grand usage des mêmes fonctionnalités de Facebook en 2008 & 2012, personne ne criait au scandale ou à l’immixtion d'Al-Qaïda. Le parti de la sorcière corrompue est mauvais perdant mais n'a peur de rien.
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/01/2019 à 9:06
Des groupes de pression poussent la FTC à démanteler Facebook
Après les violations répétées de la vie privée des utilisateurs par la société

Le règlement de l’affaire Cambridge Analytica poursuit son cours et la FTC (Federal Trade Commission), fermée depuis des semaines en raison de l'interruption du financement public, est attendue par des groupes de pression pour se prononcer sur le sort de Facebook, impliqué dans le scandale de données personnelles qui a affecté plus de 87 millions de personnes à travers le monde entier. Neuf groupes de pression ont envoyé une lettre à la Federal Trade Commission jeudi dernier, demandant aux régulateurs de démanteler Facebook et d'imposer des amendes élevées à la suite du scandale de Cambridge Analytica, des violations subséquentes de la vie privée et des atteintes répétées aux données des consommateurs.

La lettre envoyée par des groupes soucieux de la protection de la vie privée, dont l’Electronic Privacy Information Center, Common Sense Media et l'Open Market Institute, demandait une intervention gouvernementale majeure dans le fonctionnement de Facebook. Le courrier décrivait plusieurs recours que les organismes de réglementation pourrait prendre, y compris une amende de plusieurs milliards de dollars, la réforme des pratiques d'embauche de l'entreprise et, surtout une mesure plus extrême, la dissolution de Facebook, Instagram et WhatsApp, a rapporté Fortune.

Pour rappel, la semaine dernière déjà, Washington Post a rapporté que les régulateurs fédéraux américains se seraient réunis pour discuter de l'imposition d'une « amende record » contre Facebook Inc. pour avoir transgressé un accord juridiquement contraignant relatif à un décret d'autorisation de 2011 de la société avec la FTC (Federal Trade Commission) pour protéger la confidentialité des données personnelles. En effet, la FTC enquête depuis l’an dernier sur Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica afin de vérifier une éventuelle violation du décret d’autorisation de 2011 relatif au respect de la vie privée des utilisateurs.

Le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la société informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.


Selon le rapport du Washington Post publié la semaine dernière, la pénalité en préparation à l’encontre de Facebook devrait être beaucoup plus élevée que l'amende de 22,5 millions de dollars que l'agence a imposée à Google en 2012, après que les régulateurs eurent découvert que la société avait continué à suivre les utilisateurs de Safari d'Apple après avoir révélé qu'elle ne le ferait pas. Cette dernière amende avait établi un record pour la sanction la plus sévère pour avoir violé un accord avec la FTC visant à améliorer ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Dans leur lettre adressée à la FTC, les groupes de défense des droits ont indiqué qu'ils estiment qu'une amende potentielle imposée à Facebook en 2019 pourrait s'élever à plus de 2 milliards de dollars. La lettre oblige également le géant des réseaux sociaux à céder la propriété d'Instagram et de WhatsApp pour ne pas avoir protégé les données des utilisateurs sur ces plateformes également.

« Étant donné que les violations de Facebook sont si nombreuses et si graves, qu'elles ont un impact sur une si grande partie du public américain et qu'elles sont au cœur du modèle d'affaires de l'entreprise, et compte tenu de la taille et de l'influence considérables de l'entreprise sur les consommateurs américains, » la lettre indique que « des sanctions et des recours qui vont bien au-delà des mesures récentes de la Commission sont justifiés ».

Selon la lettre, une éventuelle scission « rétablirait la concurrence et l'innovation dans les services de messagerie Internet et d'applications photo, deux objectifs importants pour l'avenir de l'économie de l'Internet ». Les groupes de plaidoyer exhortent également que Facebook soit réglementé par la FTC comme un « service public » en soumettant l'entreprise à des rapports réguliers et des inspections de routine. Selon les groupes de pression, des administrateurs indépendants pourraient être nommés pour « représenter les intérêts des utilisateurs et examiner l'impact des produits et des politiques de Facebook sur les droits civiques ».

Plus tôt ce mois, une autre mine de documents compromettants sur Facebook a été descellée par un juge fédéral américain, selon un rapport de Reveal. Les documents en questions sont relatifs à un recours collectif intenté contre Facebook en 2012 qui alléguait que Facebook avait profité de façon inappropriée de transactions commerciales avec des enfants. Certains documents dont Reveal avait connaissance du contenu indiquaient que les enfants de 5 ans en moyenne avaient été autorisés à payer des parties de jeux, avec des cartes de crédit de leurs parents, sur la plateforme de Facebook sans autorisation préalable de ces derniers. Après la décision du juge fédéral, 10 jours avaient été accordé à la société pour divulguer les documents.

Les législateurs américains se sont montrés relativement discrets dans la gestion de cette crise ayant affecté les données personnelles de plusieurs utilisateurs du réseau social, y compris les américains, considérant le démantèlement du réseau social comme un « dernier recours », comme l’a dit le sénateur Mark Warner.

Mais les choses pourraient changer si William Barr, le candidat du président Donald Trump au poste de procureur général, est confirmé à ce poste. Dans son témoignage devant le Congrès, M. Barr a dit qu'il aimerait explorer le rôle du ministère de la Justice dans le domaine de la technologie lorsqu'il s'agit de violations des lois antitrust. « J'aimerais que les responsables antitrust soutiennent cet effort pour s'impliquer davantage dans l'examen de la situation du point de vue de la concurrence », a dit M. Barr. « Je ne pense pas qu'une grande taille soit forcément mauvaise, mais je pense que beaucoup de gens se demandent comment ces grands géants ont pris forme dans la Silicon Valley. », a-t-il ajouté.

Toutefois, en ce qui concerne une éventuelle déclaration de la part de la FTC à propos des requêtes des groupes de pression, il faudra attendre que l’organisme fédéral de réglementation fermé depuis plusieurs semaines, reprennent le travail.

Source : La lettre, The Wall Street Journal, Fortune

Et vous ?

Que pensez-vous des exigences des groupes de pression ?
Cette lettre pourra-t-elle faire évoluer les choses dans le règlement de cette affaire ?

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Avatar de emilie77
Membre actif https://www.developpez.com
Le 25/01/2019 à 9:55
Il serait envisageable, mais en masse passeront su instagram...
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 31/01/2019 à 23:53
Le PDG de Cambridge Analytica se serait enorgueilli de la manipulation des électeurs,
selon de nouvelles preuves

Un article de Paul Hilder du média openDemocracy de ce 28 janvier parle à nouveau de la société britannique Cambridge Analytica (CA). Cette fois-ci, il s’agit d’une pile de cassettes découverte récemment qui montrerait qu'Alexander Nix, le PDG (aujourd’hui suspendu) de Cambridge Analytica se vante des répressions électorales causées par sa société. « L'enregistrement, jusqu'alors inconnu, révèle d'extraordinaires opérations noires sur trois continents, exploitant les faiblesses des démocraties largement laissées ouvertes par les gouvernements », lit-on dans les premières lignes de son article. L’affaire dite de Cambridge Analytica n’a pas fini de faire parler d’elle.

Que ce soit le rôle joué par la société dans le vote pro-Brexit en Grande-Bretagne ou le plus marquant, le vol et la manipulation de dizaines de millions de profils Facebook d’électeurs américains pour favoriser l’élection de Donald Trump, les actualités sur le sujet n’en finissent pas. Certains faits sont reconnus par la société et d’autres non. Selon Paul Hilder, les enregistrements révèlent qu'Alexander Nix et ses associés ont lancé Cambridge Analytica en 2013 dans le but de voler des élections ou d’exercer une domination sur les élections dans le monde. D’où proviennent ces cassettes ? Ces enregistrements que openDemocracy dit avoir publié ont été réalisés par Brittany Kaiser, une ancienne employée de Cambridge Analytica. Dans ces extraits, l’ancien PDG de CA formule une série de déclarations. Il aurait abordé dans ces enregistrements son art de corrompre les leaders de l’opposition, de faciliter le vol d’élections et de supprimer le taux de participation.

Un fait remarquable que révèlent ces enregistrements est que Nix se vante de manipuler ou d’influencer à sa guise les élections dans le monde. D’après Paul, Nix loue les capacités de la société britannique en matière de répression, de manipulation et de corruption des électeurs. Nix aurait mentionné dans ces enregistrements quelques un de ses principaux clients. Il cite le candidat à l’élection présidentielle républicaine, Ted Cruz, qu’il présente également comme un fasciste et fait la lumière sur l’arrivée de Trump au pouvoir à l’issue des présidentielles de 2016 aux USA. À ce sujet, Paul écrit que Nix apporte dans ces enregistrements un éclairage supplémentaire sur le lien de données, d’argent, et de pouvoir que Cambridge Analytica a déployé pour soutenir la candidature de Trump à la présidence.

Beaucoup d’autres faits sont révélés dans ces enregistrements notamment le rôle de SCL, la société mère de Cambridge Analytica à Trinité-et-Tobago, pour empêcher le vote de jeunes Afro-Caraïbes ou encore son ingérence dans les élections de 2015 au Nigéria. « Nix se vante d'orchestrer des opérations électorales à travers le monde. Il révèle comment, à Trinité-et-Tobago, Strategic Communications Laboratories a mis au point une campagne populaire extrêmement réussie visant à accroître l'apathie afin que les jeunes Afro-Caraïbes ne puissent pas voter. Au Nigéria, il a été prouvé que SCL avait utilisé des rassemblements de chefs religieux pour décourager le vote dans les districts clés. Nix fait également référence au Brexit, bien que Cambridge Analytica ait nié à plusieurs reprises sa participation à cette campagne », a écrit Paul à propos des informations rapportées par ces enregistrements.


Aujourd’hui encore, Nix nie ces allégations, bien qu'elles aient été confirmées par plusieurs sources. Ajoutés à tout ceci, ces enregistrements mettent en évidence l'affirmation d'une source principale de la campagne Trump selon laquelle la société disposerait de trois opérations principales de suppression des électeurs. Une révélation qui avait été faite à Bloomberg en octobre 2016, écrit-il. D’après Paul, toutes les informations sur le sujet, les enquêtes sur Trump et le Brexit et en particulier ces enregistrements mettent en lumière tout un système de conspirations contre la démocratie. Les principaux oligarques occidentaux tels que Steve Bannon (un associé de Alexander Nix) ou Mark Zuckerberg, ont fait beaucoup plus que les Russes pour élire Donald Trump, écrit-il.

Pourquoi se servir des outils d’analyse informatique pour essayer de contrôler les gouvernements ? L'urgence est claire, dit Paul Hilder, nous devons sécuriser et renouveler nos démocraties. Cela signifie que nous devons fermer toutes les échappatoires permettant le blanchiment d’argent et de données. Il faut, préconise-t-il, mettre en place des garanties strictes contre l’ingérence politique des milliardaires et des acteurs de la pègre (tant étrangers que nationaux).

Un autre conseil venant de lui est que nous devons également commencer à établir un contrat social autour de données qui respecte correctement les droits numériques des citoyens, en nous donnant la propriété individuelle et collective. « Si nous pouvons construire une nouvelle vague de technologies qui méritent davantage la confiance du public, nous jetterons les bases d'un Commonwealth du XXIe siècle. Un avenir dans lequel cette corne d'abondance technologique pourra enfin être exploitée pour le bien de tous. Nous avons besoin d'un New Deal pour l'ère Internet », a déclaré Paul.

Source : openDemocracy

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

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Facebook utiliserait les données personnelles des utilisateurs comme monnaie d'échange, pour accorder des privilèges spéciaux à certaines entreprises
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 01/02/2019 à 8:27
Mon opinion?

Quand un outil existe, il est utilisé. Rien d'étonnant.
Avatar de psychadelic
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 01/02/2019 à 16:31
Mettons que l'on arrive à démontrer que Cambridge Analytica a réellement faussé le vote du Brexit.
Est-ce que cela obligerait le gouvernement Britannique à annuler ce vote ?
Avatar de domi65
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 19:39
Cette fois-ci, il s’agit d’une pile de cassettes découverte récemment
Des cassettes !?

Betamax, V2000 ou VHS ?
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 8:24
USA : Facebook pourrait faire face à une amende de l'ordre du milliard de dollars par la FTC,
un record pour une entreprise technologique

Selon le Washington Post, Facebook et les responsables de la Federal Trade Commission sont actuellement en train de négocier une amende de plusieurs milliards de dollars afin de mettre fin à l’enquête de l’agence sur les pratiques antérieures de la société en matière de protection de la vie privée. Ce serait la plus grosse amende que la FTC ait jamais infligée à une entreprise de technologie. Mais selon le Washington Post, le montant spécifique de l’amende reste à déterminer.

À l'heure actuelle, la plus grosse amende jamais imposée par la FTC à une entreprise technologique était une amende de 22,5 millions de dollars imposée à Google en 2012, après que les régulateurs eurent déterminé que le géant de la recherche avait suivi les utilisateurs du navigateur Web Safari d'Apple alors qu’il avait explicitement déclaré que ce ne serait pas le cas. Il faut noter que l'agence a eu des règlements plus importants sur d'autres questions.

La FTC a conclu un accord de 1,2 milliard de dollars avec le laboratoire pharmaceutique Teva Pharmaceutical Industries en 2015 pour résoudre les violations des lois antitrust commises par Cephalon, qu'elle avait acquises.


En 2011, Facebook a signé un décret de consentement avec la FTC, acceptant de ne plus tromper ses utilisateurs en leur disant que certaines informations de leurs profils resteraient confidentielles. Les frais seraient probablement la conséquence d'infractions telles que le scandale Cambridge Analytica, dans lequel la société aurait été jugée négligente dans sa surveillance des moyens utilisés par les applications tierces pour accéder aux données des utilisateurs sur la plateforme. Dans le cas de Cambridge Analytica, environ 87 millions d’utilisateurs ont vu un accès non autorisé à leurs informations personnelles par le cabinet de conseil politique après leur collecte par un développeur d’applications.

"Facebook est confronté à un moment de critique et la seule façon d'y parvenir sera par un ordre de la FTC avec des sanctions sévères et d'autres sanctions qui permettent de mettre fin à ce type d'inconduite dans la vie privée", a déclaré le démocrate Sen Richard Blumenthal (Conn.).

La FTC a ouvert pour la première fois son enquête sur Facebook en mars dernier après la violation par Cambridge Analytica et d’autres violations subséquentes, comme par exemple un pirate informatique qui aurait pu accéder aux données de 29 millions de comptes au cours des mois suivants. Si Facebook et la FTC ne parviennent pas à un accord sur l'amende, l'agence pourrait choisir de poursuivre Facebook en justice pour sa négligence passée en matière de confidentialité des utilisateurs.

Le mois dernier, le Washington Post a annoncé que la FTC pourrait exiger une amende supérieure à 22 millions de dollars imposée à Google pour Facebook, mais des défenseurs de la vie privée et des droits civils ont affirmé que des millions pourraient être inefficaces pour emmener la plus grande entreprise de réseautage social à corriger son comportement. Des organisations telles que l'Open Market Institute et Color of Change ont écrit à la FTC pour lui demander de porter l'amende à au moins 2 milliards de dollars.

"Étant donné que les violations de Facebook sont d'une telle ampleur, de nature grave, d'impact sur une si grande partie du public américain et au cœur du modèle économique de l'entreprise, et compte tenu de la taille et de l'influence gigantesques de l'entreprise sur les consommateurs américains, des sanctions et des réparations qui vont bien au-delà des actions récentes de la Commission s'imposent«, peut-on lire sur la lettre.


La lettre voudrait également que Facebook cède la propriété d'Instagram et de WhatsApp pour ne pas avoir protégé les données des utilisateurs sur ces plateformes également.

Les défenseurs de la vie privée pense qu’une éventuelle scission “ rétablirait la concurrence et l'innovation dans les services de messagerie Internet et d'applications photo, deux objectifs importants pour l'avenir de l'économie de l'Internet “. Les groupes de plaidoyer exhortent également que Facebook soit réglementé par la FTC comme un “ service public “ en soumettant l'entreprise à des rapports réguliers et des inspections de routine. Selon les défenseurs de la vie privée, des administrateurs indépendants pourraient être nommés pour “ représenter les intérêts des utilisateurs et examiner l'impact des produits et des politiques de Facebook sur les droits civiques “.

“La question de savoir si la Federal Trade Commission est une agence de protection de la vie privée efficace est désormais sur la table. Il est également question de savoir si la FTC est prête à utiliser ses pouvoirs actuels pour protéger la confidentialité des consommateurs aux États-Unis, ” a déclaré Marc Rotenberg, directeur exécutif du Electronic Privacy Information Center.

Avec une amende sévère et d'autres sanctions, Rotenberg est persuadé que cela "indiquerait que la FTC est maintenant prête à exécuter ses ordonnances de consentement". Il faut noter que la FTC est la principale agence des États-Unis chargée de faire respecter l'adhésion des entreprises à leurs propres politiques de confidentialité.

Source : Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de ces propositions ?
Le démantèlement de Facebook vous semble-t-il une option que pourrait étudier la FTC ? Pourquoi ?

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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 12:15
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
Mettons que l'on arrive à démontrer que Cambridge Analytica a réellement faussé le vote du Brexit.
Est-ce que cela obligerait le gouvernement Britannique à annuler ce vote ?
Comment le vote peut-il être faussé ? admettons qu'ils aient réussi a influencer un pourcentage non nul d'électeurs, ils n'auraient pas fait autre que ce que pratique la presse d'opinion ou les médias télévisés depuis toujours.
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