Les données des utilisateurs continuent d'être piratées et mal utilisées
Les consommateurs recherchent de meilleures alternatives

Le , par Stan Adkens, Chroniqueur Actualités
La violation des données utilisateur par des personnes malveillantes à cause d’une protection insuffisante de la part de ceux qui les collectent et les détiennent ainsi que les utilisations abusives de ces données par les entreprises elles-mêmes qui sont censées les employer à des fins utiles pour améliorer soit l’expérience utilisateur sont habituelles. Il ne s’écoule aucun mois que la toile ne soit secouée d’une affaire d’infraction massive des données personnelles des utilisateurs détenues par les entreprises qui fournissent dans leur politiques de confidentialité le nécessaire qui poussaient les utilisateurs à leur donner leurs informations sans hésiter.

Entre autres, le scandale Cambridge Analytica, les contrats de partage de données utilisateur, l’exposition des données sensibles dans des serveurs non protégé sur Internet, le vol des coordonnées des cartes de crédit sont quelques exemples qui illustrent bien que les données des utilisateurs ne sont plus en sécurité dans les systèmes des entreprises. C’est ainsi que dans un billet de blog, Arne, co-fondateur et développeur de Tutanota, service de messagerie électronique sécurisé, déclare que La confiance des consommateurs dans les entreprises diminue à un rythme toujours plus rapide à cause de ces violations et ces mauvaises utilisations de leurs données personnelles. Pour ces raisons, selon Arne, les consommateurs recherchent de plus en plus de meilleures solutions pour une conservation et utilisation fiable de leurs données.


Pour le développeur, les entreprises devraient s’engager dans la voie du respect de la vie privée des utilisateurs en chiffrant leurs données de bout en bout. C’est en améliorant la confidentialité de leurs données que les entreprises pourront bâtir une meilleure confiance qui ouvre un potentiel commercial considérable, selon Arne.

En effet, les scandales de violation de données se multiplient, se diversifient et deviennent davantage plus sophistiqués à cause de la Big Data présente désormais dans presque toutes les entreprises. Le fait que les entreprises détiennent de plus en plus de grande quantité de données de leurs clients, les attaquent deviennent fréquentes et importantes causant des dommages aux clients qui commencent à douter des politiques de données des entreprises qui détiennent leurs informations.

Arne reprend une mise à jour récente des statistiques sur la sécurité qui dresse un tableau sombre de l’avenir sur Internet en matière de cybersécurité. « L’une des tendances les plus troublantes que nous avons constatées est l’impact sur les consommateurs. L’augmentation spectaculaire du nombre de violations de données entraîne une quantité sans précédent d’informations personnelles compromises. Plus les consommateurs sont exposés à des criminels avides de données, plus il est évident que les protections personnelles contre le vol des données est plus important que jamais. »

Aujourd’hui, les violations de données qui sont signalées et qui font la une des journaux sont celles qui sont importantes et qui touchent un nombre important d’utilisateurs, contrairement au passé où toutes les violations, même les mineures, étaient signalées, a déclaré Arne. Outre les violations de données, les consommateurs perdent aussi leur confiance dans les entreprises à cause de l’utilisation qu’elles font de leurs données.

Les consommateurs pensent que les entreprises utilisent leurs données de la mauvaise manière, selon Arne. Tandis que, les entreprises trouvent qu’elles n’ont pas à informer l’utilisateur d’une nouvelle utilisation des données personnelles lorsqu’elle est acceptable. Avec la fréquence avec laquelle les violations sont rendues publiques par les médias, les consommateurs connaitront au fur et à mesure les mauvaises utilisations de leurs données.


Selon le développeur, il est grand temps que les entreprises commencent à bâtir un climat de confiance autour de leurs activités afin d’attirer à nouveau les clients qui commencent déjà à chercher d’autres alternatives respectueuses de leur vie privée. « Imaginez une entreprise qui protège et rassemble avec zèle et prudence les données relatives aux consommateurs qu'elle détient, pour le bien de l'entreprise et des consommateurs, à tel point que les consommateurs choisissent préférentiellement d'acheter des produits et des services de cette entreprise. »

Cependant, selon Arne, les consommateurs ont encore des alternatives telles que : fournir moins de données possible aux entreprises, payer en espèce au lieu d’utiliser des cartes de crédit et utiliser des services chiffrés au détriment des services classiques.

« Lorsque toutes les données sont chiffrées de bout en bout, seuls les utilisateurs eux-mêmes ne peuvent déverrouiller leurs données. De cette façon, la confiance devient inutile. » Pour Arne, rechercher la confidentialité sur Internet, c’est exiger que le chiffrement de bout en bout soit la norme sur Internet. Et c’est en ce moment que les consommateurs pourront être sûrs qu’ils sont les seuls à manipuler leurs propres données.

Source : Arne de Tutanota

Et vous ?

Que pensez-vous de cette analyse ?
Pensez-vous que le chiffrement de bout en bout à partir des services Web résoudra définitivement les problèmes de violation et de mauvaises utilisation de données par les entreprises ?

Voir aussi

Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg comparaît devant le Parlement européen, voici l'essentiel de l'audience
Un client d'Amazon explique qu'un attaquant aurait obtenu ses données de carte de crédit, en dupant le service client
Facebook révèle avoir partagé les données de ses utilisateurs avec des dizaines d'entreprises, dans un nouveau rapport remis au Congrès US
Avez-vous donné à Facebook votre numéro de téléphone pour plus de sécurité et de confidentialité? Il l'a utilisé pour des annonces publicitaires
Facebook : la faille de sécurité aurait possiblement affecté 90 millions de comptes, et exposé les données des utilisateurs pendant au moins 14 mois


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Avatar de hotcryx hotcryx - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 10:21
"Les données des utilisateurs continuent d’être violées"

Dans ce cas on peut porter plainte pour viole de données

(vole de données)
Avatar de Conan Lord Conan Lord - Membre expert https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 10:23
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
"Les données des utilisateurs continuent d’être violées"

Dans ce cas on peut porter plainte pour viole de données

(vole de données)
Ça m'a perturbé aussi, mais non, c'est bien le terme approprié utilisé par la CNIL. Violation de données. C'est pas pareil que le vol de données.
Avatar de PofNClimb PofNClimb - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 10:46
Les consommateurs recherchent de meilleures alternatives
Je n'en suis pas sûr... J'ai l'impression que seuls les chercheurs, les développeurs avec une notoriété, et les journalistes s'activent contre le viol des données.
Les consommateurs, eux, s'en insurgent dans le meilleur des cas, mais je n'ai pas l'impression qu'ils changent leurs habitudent pour autant. Il n'y a qu'à voir l'évolution des contrats Cloud de Google par exemple, qui ont triplé entre 2016 et 2017 (source )... Et on pourra me dire "Facebook a perdu 25% de ses utilisateurs américains", mais je pense que c'est plus une conséquence du vieillissement de la plateforme qu'une volontée affichée de protection des données.
Avatar de ShigruM ShigruM - Inactif https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 12:30
oui enfin si elles se font violé c'est qu'elles l'ont bien cherché aussi, pourquoi ces données se balade de manière aussi dénudé ?
ce qui m’inquiète c'est que ces données se font violé alors qu'elles n'existe depuis même pas 18ans.
Avatar de Steinvikel Steinvikel - Membre averti https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 14:21
Citation Envoyé par PofNClimb Voir le message
J'ai l'impression que seuls les chercheurs, les développeurs avec une notoriété, et les journalistes s'activent contre le viol des données.
Les consommateurs, eux, s'en insurgent dans le meilleur des cas, mais je n'ai pas l'impression qu'ils changent leurs habitudes pour autant.
Le problème ne vient pas de la volonté des consommateurs, mais de leur ignorance. Ils savent très bien que c'est mal, mais ils ont beau tourner la tête il voient le mal partout, ou alors ne savent pas du tout comment ça marche, et par extension, quoi en penser. Il existe des alternatives, mais elles ont une visibilité quasi nulle pour un profane, et on ne casse pas une habitude et ses facilités en claquant des doigts, faut soit permettre une interconnexion, soit trouver quelque chose qui contente un minima.

Fait comprendre à quelqu'un que :
- envoyer un mail c'est envoyer une lettre dont l'enveloppe est transparente (de manière à pouvoir lire l'intégralité du courrier)
- le faire de manière chiffré c'est envoyer une enveloppe classique, que ton postier ouvrira pour le recopier au bureau, avant de la refermer pour la livrer
- s'il souhaite que le principe de "secret de correspondance" qui à lieu dans la vie réelle soit respecté sur internet, il lui faut 1) mettre en place son propre serveur de mail (puisque se principe n'a pas application obligatoire légale sur internet), 2) ne correspondre avec aucune adresse provenant d'un fournisseur de service de mail (@gmail.com, @wanadoo.fr ...)
N'importe qui comprend bien que c'est l'intermédiaire qui pose problème, mais combien trouveront les info facilement ...et la compréhension technique pour suivre la démarche nécessaire ? à savoir :
installer un serveur de mail, le paramétrer, apprendre les choses à faire et ne pas faire en correspondance numérique.

Citation Envoyé par article
Les consommateurs pensent que les entreprises utilisent leurs données de la mauvaise manière, selon Arne. Tandis que, les entreprises trouvent qu’elles n’ont pas à informer l’utilisateur d’une nouvelle utilisation des données personnelles lorsqu’elle est acceptable.
Tout le problème provient de la définition que donne les entreprises au mot "respectable" ...qui fluctue très fortement en fonction du bénéfice potentiel.

Si ce bénéfice était partagé à 50-50 avec la personne concerné par ces données, elle serait sûrement prête à faire nombre de concession. Personnellement, moi, mon intimité, je la vends pas, en revanche je suis prêts à fournir gratuitement certaines info pour un ciblage publicitaire précis.

ex: j'installe un module (sous licence libre ou fortement open-source -> seul moyen de s'assurer que ces modules ne font qu'afficher des images, vidéos, textes ...et non autre chose comme du traçage) sur mon Web browser permettant d'afficher de la pub dans des espaces définis. Je rempli un formulaire me demandant à quel caractère doivent cibler ces pubs, que je rempli (champs, à remplir, cocher, thèmes...) avec seulement : technophile, informatique, codage, gadget.
Un formulaire que je peu éditer à souhait, à la manière d'un filtre. La régie accumulera mes préférences avec les années, mais forcé de constater que ce type de profilage est bien moins invasif et rapide pour permettre l'ampleur des exactions que l'on connait aujourd'hui.

J'ai pas trouvé meilleur système. Si quelqu'un a des améliorations à apporter, ça m’intéresse.
Avatar de PofNClimb PofNClimb - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 17:27
Le problème ne vient pas de la volonté des consommateurs, mais de leur ignorance. Ils savent très bien que c'est mal, mais ils ont beau tourner la tête ils voient le mal partout, ou alors ne savent pas du tout comment ça marche, et par extension, quoi en penser. Il existe des alternatives, mais elles ont une visibilité quasi nulle pour un profane, et on ne casse pas une habitude et ses facilités en claquant des doigts, faut soit permettre une interconnexion, soit trouver quelque chose qui contente un minima.
Je ne suis pas d'accord, tout le monde ne pense pas que c'est mal. Beaucoup de gens se fichent que certaines entreprises aient accès à certaines données, et les vendent, tant que cela leur permet un accès gratuit à certains services.
Le ratio "personnes affectées par le viol de données" / "personnes satisfaites du web actuel" est quasi-nul. Dans ces conditions, il n'y aura jamais de volonté de changement côté utilisateurs...
Avatar de Steinvikel Steinvikel - Membre averti https://www.developpez.com
le 02/10/2018 à 23:31
Ce que je veux dire, c'est que si " seuls les dev', chercheurs, et les journalistes s'activent " pour des alternatives, l'utilisateur lambda n'en recherche pas moins une solution. Simplement, à part chercher un nouveau moteur clé en main qu'un "curateur" de bonne visibilité aura présenté, l'utilisateur lambda ne sait pas quoi faire de plus, il attends, se renseignant comme il peut.

"Tout le monde ne pense pas ça", oui, mon opinion c'est qu'une grande majorité le pense. Pour moi, le fait que certains des traits de leur vie peut être épié par des GAFAM contre leur volonté est majoritairement connu des profanes. Ce que tu penses être du désintérêt de ses données est en fait l'absence de connaissance d'une alternative. En l'absence de solution fondamentalement meilleure, ils continuent en connaissance de cause, et attendent l'apparition d'une alternative. Le jour où LibreOffice sera disponible en SaaS collaboratif, soit sûr qu'une migration massive surviendra de Google Docs vers ce service.

Rechercher sur internet, correspondre par mail, acheter en ligne, interagir sur un réseau social... des activités de bases aujourd'hui, largement dominé par les GAFAM. J'en connais peu qui savent comment utiliser internet sans passer par Google, Yahoo, Bing... ET Amazon, Ebay, AliExpress, Alibaba... ET Gmail et compagnie... ET Youtube, Facebook, Linkdin... (cela ne représente que l'Occident) le peu de propositions qui m'ont été évoqués sont identiques aux GAFAM, mais par une entreprise plus petite. Il y a un vrai problème pour chercher /trouver l'information.

La volonté est là, la connaissance pour l'appliquer non. La vulgarisation des méthodes pour y parvenir s’appuie encore trop sur un savoir technique. Je suppose que c'est aussi un problème générationnel. En 2018, je vois tout les 60 ans et plus se refuser au moindre changement parce qu'ils ont déjà douillé pour régler les quelques soucis rencontrés sur des outils qu'ils connaissent bien, alors pour des logiciels /services émergeant, ou qu'ils ne connaissent pas, c'est juste inenvisageable. Il faudra compter sur les enfants et petits enfants pour s'occuper de leur informatique (ce qui est déjà en partie le cas).

Le ratio, affecté / satisfait, montre l'efficacité que propose le "gratuit" pour véroler un web libre. Plus le ratio est grand, plus on se rapproche d'une fracture, plus c'est proche de zéro, plus web est sain. Rajoute des services et architectures qui fonctionnent différemment qu'un "minitel 2.0", et tu verras ce ratio fortement diminuer. La difficulté c'est qu'un internet de ce type demande que l'intelligence /puissance /stockage se fasse chez l'utilisateur, pas sur un serveur centralisé, et ça nécessite un apprentissage, une éducation... (comme toute nouvelle techno interactive) que les anciens ne souhaitent pas accomplir.
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