Facebook révèle avoir partagé les données de ses utilisateurs avec des dizaines d'entreprises
Dans un nouveau rapport remis au Congrès US

Le , par Stan Adkens, Chroniqueur Actualités
Il y a du nouveau dans l’affaire Cambridge Analytica impliquant Facebook et ayant conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, à témoigner devant de nombreuses institutions y compris le Congrès américain. En effet, dans l’affaire de violation des données des utilisateurs du réseau Facebook, le PDG a été appelé à témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise pendant 10h d’interrogation pour expliquer l’utilisation qui est faite des informations recueillies sur les utilisations de son réseau social. Au cours de cet interrogatoire, M. Zuckerberg avait promis de répondre aux questions écrites des sénateurs dans un document. Il a tenu promesse le 11 juin dernier dans un document de 500 pages, dans lequel Facebook disait avoir des partenariats de partage de données avec les fabricants de téléphones, mais seulement dans le cadre de l’amélioration de l’expérience utilisateur, tout en ignorant de nombreuses autres questions.

Aux dernières nouvelles, Facebook aurait fourni de nouveaux détails beaucoup plus riches sur la nature de ses rapports avec 52 fabricants de matériels et logiciels, dont certains sont basés en Chine, dans le cadre de l’amélioration des services aux utilisateurs sur les terminaux comme les smartphones, dans un document de plus de 700 pages. Le document atteste que les partenariats de partage des données avec des entreprises durent depuis plusieurs années, se sont poursuivis cette année et certains continuent à ce jour.

Le document fournit une liste des sociétés partenaires qui ne sont pas seulement des fabricants de téléphones, mais certains sont plutôt dans le développement de systèmes d’exploitation et de logiciels. Ce sont entre autres, de grandes marques technologiques américaines telles qu'Apple, Amazon et Microsoft, ainsi que le géant technologique sud-coréen Samsung et les sociétés chinoises Huawei et Alibaba.

Facebook a fait des aveux sur certaines questions dans le document. « Nous avons fait appel à des sociétés pour créer des intégrations pour divers périphériques, systèmes d'exploitation et autres produits, où nous et nos partenaires voulions offrir aux gens un moyen de recevoir des expériences sur Facebook », indique la société. « Ces intégrations ont été construites par nos partenaires, pour nos utilisateurs, mais approuvées par Facebook. » Il indique également avoir mis fin à 38 des 52 partenariats et prévoit bientôt en terminer sept autres.

Facebook a fait, par ailleurs, l’objet de vives critiques de la part des sénateurs à propos de son partenariat de partage des données des utilisateurs avec des sociétés étrangères en l’occurrence les partenariats avec les sociétés chinoises de fabrication de téléphone, en particulier la société Huawei que les deux partis démocrates et républicains considèrent comme trop proche du gouvernement chinois, ce qui poserait encore plus de risques pour la vie privée et la sécurité des utilisateurs.

Ce document qui vient en réponse aux questions des sénateurs posées lors du témoignage du PDG de Facebook devant le Congrès américain, en avril dernier, est la seconde série de réponses adressées aux membres du comité de l'énergie et du commerce du Congrès. Il était attendu pour le vendredi, mais Facebook ne l’a soumis qu’aux environs de minuit.


Les questions des législateurs portaient essentiellement sur le rôle joué par la société Facebook dans l’affaire de violation de données utilisateur par Cambridge Analytica, qui a eu accès aux données de 87 millions d’utilisateurs dont 71 millions d’Américains via un quiz Facebook appelé « thisisyourdigitallife », qui a recueilli des informations sur ses utilisateurs immédiats ainsi que leurs amis sur le site.

Le document révèle aussi qu’après la restriction de l’accès aux données aux développeurs tiers en 2015, Facebook a accordé des rallonges spéciales d’exploitation de données d’utilisateurs à 61 applications telles que Hing et Spotify. Facebook reconnait également qu’au moins cinq développeurs « auraient théoriquement pu avoir accès à des données d'amis limitées » dans le cadre d'un test bêta. Aussi, les partenariats de partage de données avec les fabricants de téléphones soulèvent une véritable controverse dans la mesure où l’accès aux données avait été restreint un an plutôt.

Si Facebook a fait de nombreuses révélations dans ce document publié le vendredi nuit, il a aussi, comme dans le premier document, ignoré de nombreuses questions soulevées par les sénateurs. Facebook n'a ni dit pourquoi il n'a pas audité des applications, telles que celle qui était liée à la controverse de Cambridge Analytica, des années avant de faire l'objet d'un examen international, par exemple, ni fournir les noms des employés de l'entreprise responsables de la carence de surveillance. Il n’a pas répondu, non plus à la question du sénateur du Texas, Michael C. Burgess, qui voulait savoir le nombre d'utilisateurs qui ont effectivement lu ou accédé à ses politiques sur les conditions d'utilisation. Il a refusé de répondre si l'entreprise avait déjà envisagé de facturer les utilisateurs comme contrepartie à la diffusion d'annonces ciblées. Et il n'a pas répondu aux demandes de deux législateurs qui voulaient connaître le nombre de demandes que Facebook a reçues de l'agence de l'immigration et des douanes.

Plusieurs autres questions n’ont pas été répondues par Facebook telles que celles que la sénatrice de la Californie, Anna G. Eshoo, a soumises de la part des utilisateurs de Facebook de la Californie concernant les pratiques de confidentialité, de sécurité et le traitement controversé que Facebook fait de leurs données.

La Federal Trade Commission (FTC) a, par ailleurs, initié une enquête. Elle cherche à savoir si Facebook n’a pas violé un décret de consentement sur ses pratiques de confidentialité dans le traitement de données de tiers. Les responsables de Facebook ont qualifié les fabricants d'appareils tels que Samsung ou BlackBerry des fournisseurs et non des « tiers » dans le cadre de cette enquête.

Source : Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de ces nouvelles révélations de Facebook ?
Pensez-vous que les questions non répondues feront l’objet d’un troisième document qui fournirait davantage d’informations ?

Voir aussi

Affaire Cambridge Analytica : Facebook témoigne dans un document de 500 pages, en ignorant les préoccupations de nombreux législateurs américains
L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté, le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Facebook décide de mettre à jour sa politique de confidentialité en prélude à la mise en place du GDPR en Europe, d'après un communiqué


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Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 04/07/2018 à 0:02
Cambridge Analytica : des agences fédérales US enquêtent sur les révélations de Facebook
pour déterminer le rôle de l'entreprise dans cette affaire

Pas plus tard que le vendredi, Facebook a publié des révélations dans un document de plus de 700 pages, sur plusieurs partenariats de partage de données utilisateur avec des groupes de développeurs, des fabricants de matériels et des concepteurs de logiciels. C’était le second document de réponses aux questions des législateurs US dans l’affaire de partage de données utilisateur avec le cabinet Cambridge Analytica dans laquelle une enquête avait déjà été ouverte par le Département américain de la justice, mais également par la FTC (Federal Trade Commission).

Ces enquêtes se sont élargies pour s’étendre essentiellement aux actions et déclarations de Facebook. Par ailleurs, l’on enregistre maintenant l’implication de plusieurs agences fédérales, y compris les représentants du FBI et de la SEC (Securities and Exchange Commission) qui rejoignent le ministère de la Justice et la FTC dans ces enquêtes sur les deux sociétés et le partage de données personnelles de 71 millions d'Américains, selon les déclarations de cinq personnes, qui ont préféré garder l’anonymat à cause des enquêtes qui sont en cours.

Les interrogations des enquêteurs fédéraux portent sur ce que Facebook savait il y a trois ans et pourquoi la société ne le révélait pas à ses utilisateurs ou investisseurs. En effet, c’est depuis 2015 que Facebook a découvert que le cabinet Cambridge Analytica, qui a ensuite travaillé pour la campagne Trump, avait obtenu des données Facebook pour créer des profils d'électeurs. Pourtant, il a choisi de garder l’information secrète.

Les enquêteurs se focalisent, également, sur le témoignage du Capitol Hill sur les responsables de Facebook, y compris le PDG Mark Zuckerberg, selon des personnes proches des enquêtes fédérales.

Facebook aurait confirmé, à Washington Post, les enquêtes en cours et aurait déclaré avoir reçu des questions des agences fédérales tout en assurant être disposé à partager l'information et à coopérer. « Nous coopérons avec des responsables aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs », a déclaré le porte-parole de Facebook, Matt Steinfeld. « Nous avons fourni un témoignage public, répondu aux questions et nous sommes engagés à continuer notre aide alors que leur travail se poursuit. »

Capture d'écran de la vidéo de The Washington Post


Le ministère de justice et la FTC n’ont pas voulu répondre aux questions de The Washington Post. Quant au cabinet Cambridge Analytica, ses portes seraient fermées à tout commentaire depuis le début de l’affaire. Deux personnes de la SEC qui ont connaissance du dossier le qualifieraient de « The Facebook Matter ».

David Vladeck, ancien directeur du Bureau de la protection des consommateurs de la FTC et maintenant professeur de droit à Georgetown, a déclaré que « le fait que le ministère de la Justice, le FBI, la SEC et la FTC soient assis ensemble soulève de sérieuses préoccupations ». Il a dit n’avoir aucune connaissance directe de l'enquête, mais selon lui, la combinaison des agences impliquées « soulève toutes sortes de drapeaux rouges ».

Facebook est à peine sorti de deux années de scandale, à commencer par le rôle joué par sa plateforme dans la diffusion des efforts de désinformation russes pendant la campagne présidentielle de 2016, qu’il est pris dans l’étau d’une affaire dite de partage de données avec le cabinet d’analyse.

L’affaire en cours commence en 2015, lorsqu’Aleksandr Kogan, chercheur à l'Université de Cambridge, en collaboration avec Cambridge Analytica, a utilisé une application de quiz pour recueillir des données sur ceux qui ont répondu au sondage et sur leurs amis. Lorsque Facebook s’est rendu compte de cette collaboration de collecte de données entre le cabinet et Aleksandr Kogan, il l’a décriée comme une utilisation abusive parce qu'elle n'était pas utilisée à des fins académiques. Mais Cambridge Analytica et Kogan ont minimisé l’ampleur de leur acte en disant qu'ils n'avaient rien fait de mal et que beaucoup d'autres le font. Kogan a, par ailleurs, soutenu qu'il a obtenu la permission de partager les données dans le cadre d’un changement de contrat permettant une utilisation commerciale plus large. Il aurait également déclaré avoir informé Facebook de son nouveau contrat commercial.

Facebook aurait aussi initié une enquête sur Aleksandr Kogan et son partenaire dans ce cadre. Il leur aurait aussi ordonné de supprimer les données collectées et le cabinet aurait déclaré les avoir supprimées. Mais cela n’a pas été le cas.

En outre, en 2014 et 2015, Facebook aurait interrompu l’accès aux données utilisateur aux développeurs, mais des groupes de développeurs d’applications ainsi que des fabricants d’appareils et de logiciels tels qu’Apple, Amazon, Samsung et Huawei ont continué à utiliser ces données.

Depuis le scandale de Cambridge Analytica en mars, Facebook a conduit des efforts dans un audit des applications sur sa plateforme qui conduit à la suppression de 200 applications qui avaient accès aux données des utilisateurs. Il a également restreint l'accès aux données pour tous les développeurs utilisant Facebook et son service associé, Instagram.

Pour des raisons de l’enquête, de nombreux détails sur l'enquête fédérale demeurent inconnus. Cependant, selon The Washington Post, les enquêtes semblent particulièrement être concentrées sur les données que Facebook a permis de collecter à partir de sa plateforme et dans quelles conditions, ainsi que ce que Facebook a dit au public au moment du partage des données et lors des dernières audiences du Congrès. Les divergences dans les propos du PDG de Facebook seraient survenues lors des audiences de Zuckerberg au Capitol Hill en avril dernier. Le sénateur Richard Blumenthal a présenté une exposition avec les termes de service plus larges de Kogan et a demandé à Zuckerberg s'il les avait déjà vues. Mais Zuckerberg a répondu par un non.

Facebook risquerait une amende de l’ordre des milliards s’il s’avérait qu'il a effectivement violé un décret de consentement de 2011 dans ses pratiques de confidentialité.

Source : The Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de l’évolution de cette affaire de violation de données des utilisateurs?
le Groupe Facebook a-t-il des chances de s’en sortir indemne ?

Voir aussi

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L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté, le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Avatar de Kolass Kolass - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 04/07/2018 à 21:30
ça ne s'arrête jamais..
Avatar de VivienD VivienD - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 9:02
Citation Envoyé par Kolass Voir le message
ça ne s'arrête jamais..
En effet! On va finir avec une pénurie de pop-corn sur les bras
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 11/07/2018 à 16:23
Le Royaume-Uni inflige la première amende à Facebook liée au scandale Cambridge Analytica,
elle s'élève à 500 000 £

C’est le Royaume-Uni qui ouvre le bal des amendes à Facebook suite à l’affaire Cambridge Analytica. Pour rappel, le réseau social est sous le coup de plusieurs enquêtes concernant le détournement des données personnelles de quelque 87 millions d’utilisateurs par la société de marketing politique Cambridge Analytica et son PDG, Mark Zuckerberg, a été récemment auditionné par des parlementaires américains et européens.

Cambridge Analytica a travaillé pour la campagne du président Donald Trump en 2016 mais a nié avoir utilisé pour cela des données personnelles d’utilisateurs de Facebook.
La société reconnaît aussi avoir fait acte de candidature pour assister le mouvement pro-Brexit Leave.EU lors du référendum britannique de 2016 sur le maintien ou non dans l’Union européenne, mais sans obtenir le marché.

Elizabeth Denham, la commissaire britannique à l’information (ICO - Information Commissioner), a déclaré que Facebook avait enfreint la loi par son incapacité à protéger les informations des utilisateurs et n’avait pas été transparent sur la manière dont les données ont été récoltées par des tiers sur sa plateforme.

« Les nouvelles technologies qui utilisent l’analyse de données pour cibler les personnes donnent la possibilité aux sociétés de marketing politique de toucher des électeurs individuels. Mais cela ne peut se faire au détriment de la transparence, de l’équité et du respect de la loi », déclare-t-elle dans un communiqué.

La régulatrice britannique de l’information a annoncé mercredi son intention d’infliger une amende de 500 000 livres (565 000 euros) à Facebook pour violation de la loi sur la protection des données à la suite du scandale Cambridge Analytica.

L’amende de 500 000 livres qui est le maximum autorisé par la loi britannique sur la protection des données, « envoie un signal clair que je considère cela comme un problème important si l'on considère l'impact de la violation de données », a noté l’ICO.

L'amende ne constitue qu’une infime partie du chiffre d’affaires total d’un peu plus de 40 milliards de dollars (34 milliards d’euros) réalisé par Facebook l’année dernière, mais également une très faible partie du bénéfice de 5,9 milliards de dollars (5 milliards d’euros) de Facebook réalisé au cours des trois premiers mois de 2018. Si l'abus était jaugé en vertu du règlement de l’Union européenne sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur le 25 mai dernier, Facebook aurait été exposé à des amendes pouvant représenter jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires annuel.


En réponse, via un communiqué de Erin Egan, directrice de la protection de la vie privée chez Facebook, le réseau social a expliqué que « Comme nous l’avons déjà dit, nous aurions dû faire davantage pour enquêter sur Cambridge Analytica et prendre des mesures en 2015 ».

« Nous travaillons en étroite collaboration avec le Bureau de la commissaire à l’information concernant son enquête sur Cambridge Analytica, tout comme nous le faisons avec les autorités américaines et celles d’autres pays », pour ensuite assurer que « Nous examinons le rapport et répondrons bientôt à l'ICO ».

Le rapport de la commissaire à l’information indique aussi que la maison mère de Cambridge Analytica, SCL Elections, sera poursuivie pour avoir ignoré ses demandes.
L’ICO va en outre envoyer des lettres d’avertissement à 11 partis politiques pour les obliger à revoir leurs pratiques en matière de protection de données.

Damian Collins, le législateur britannique menant une enquête parlementaire sur l'utilisation politique des données, a déclaré que Facebook devrait fournir plus d'informations sur d'autres applications tierces qui auraient également pu récolter des données de personnes à leur insu.

« Si d'autres développeurs enfreignent la loi, nous avons le droit de savoir, et les utilisateurs dont les données pourraient avoir été compromises de cette manière devraient être informés », a-t-il déclaré. Le comité parlementaire de Collins publiera son propre rapport plus tard ce mois sur la désinformation en ligne et l'utilisation de données dans les campagnes politiques.

Manipulation du vote sur le Brexit ?

Facebook n’a pas été le seul à être surveillé mercredi par le régulateur britannique, qui a commencé son enquête sur l'utilisation des données dans les campagnes politiques en début d'année, en se concentrant sur l'utilisation abusive des informations personnelles lors du référendum.

Au cours des 18 derniers mois, une quarantaine d'enquêteurs ont progressivement étendu cette enquête à d'autres utilisations politiques des données en ligne, notamment les révélations faites plus tôt cette année par un développeur d'applications tiers lié à Cambridge Analytica. à l'échelle mondiale.

Le rapport final du régulateur, indiquant notamment si les données ont été mal utilisées lors du référendum sur le Brexit, sera publié en octobre. Jusqu'à présent, les responsables n'ont pas déclaré publiquement si l'un ou l'autre côté du vote de 2016 a enfreint les règles de confidentialité du pays.

Dans le cadre de son annonce mercredi, le gendarme anglais a déclaré avoir entamé des poursuites criminelles contre SCL Elections, une autre société d'analyse de données liée à Cambridge Analytica, au motif qu'elle n'avait pas transmis de preuves liées à une mauvaise utilisation des données.

Plus tôt cette année, SCL Elections et Cambridge Analytica ont déposé leur bilan. Les entreprises ont nié avoir abusé des données Facebook des gens pour influencer le référendum sur le Brexit, l'élection présidentielle américaine de 2016 ou d'autres campagnes dans le monde entier. AggregateIQ, une autre société de données liée à Cambridge Analytica, a également reçu l'ordre mercredi d'arrêter le traitement des données qu'elle détenait sur les citoyens américains.

« Le dilemme Facebook-Cambridge Analytica a permis d’ouvrir beaucoup d'enquêtes sur la protection des données et le droit électoral », a déclaré David Carroll, un professeur américain dont les demandes d'informations émanant de la société d'analyse de données ont abouti aux actions du régulateur américain. « Il a été remarquable que le Royaume-Uni a fourni la compétence pour un citoyen américain ».

Source : Politico

Et vous ?

Que pensez-vous de cette amende ?

Voir aussi :

Les algorithmes de Facebook identifient la Déclaration américaine d'indépendance comme un discours haineux et suppriment une publication
Facebook serait sur une opération d'acquisition d'une startup spécialisée en IA pour muscler ses efforts dans la lutte contre les fake news
Facebook révèle avoir partagé les données de ses utilisateurs avec des dizaines d'entreprises, dans un nouveau rapport remis au Congrès US
Google et Facebook encore accusés de non-respect du RGPD, en forçant les utilisateurs à accepter des politiques de confidentialité intrusives
Facebook a suspendu son service d'accès gratuit à Internet Free Basics dans plusieurs pays : les raisons probables de cette décision
Avatar de Felykanku Felykanku - Membre habitué https://www.developpez.com
le 13/07/2018 à 8:44
C'est une décision lâche de la part des dirigeants anglais. Jamais les réseaux sociaux ne peuvent remplacer la conscience.
Avatar de AoCannaille AoCannaille - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 13/07/2018 à 10:19
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
La régulatrice britannique de l’information a annoncé mercredi son intention d’infliger une amende de 500 000 livres (565 000 euros) à Facebook pour violation de la loi sur la protection des données à la suite du scandale Cambridge Analytica.

L’amende de 500 000 livres qui est le maximum autorisé par la loi britannique sur la protection des données, « envoie un signal clair que je considère cela comme un problème important si l'on considère l'impact de la violation de données », a noté l’ICO.
Ils auraient du faire comme pou rmicrosoft : mettre une amende par utilisateur brittanique dont les données ont été piraté.
Avatar de Patrick Ruiz Patrick Ruiz - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 18/07/2018 à 17:19
Cambridge Analytica s’offre à 18 000 potentiels acquéreurs et reçoit 4 offres
Personne ne semble intéressé après le scandale Facebook

L’information est extraite d’un rapport déposé par les administrateurs de Cambrige Analytica auprès de la Companies House – le registraire des entreprises au Royaume-Uni. L’éditeur en ligne Business Insider s’est fait le relais de la substance dudit contenu. De façon brossée, Cambridge analytica est en vente, mais personne ne semble vouloir en faire l’acquisition.

La firme spécialisée en analytique web a chargé le cabinet de consulting Lambert Smith Hampton pour le montage du dossier de ventes, lequel a été acheminé à 18 000 potentiels acquéreurs tirés de sa base de données. L’entreprise a également bénéficié d’une exposition sur le site web du cabinet, ainsi que d’une campagne Twitter qui a généré 429 vues. Au finish, 13 acheteurs potentiels ont répondu à la proposition. Malgré ce déploiement, le dossier Cambridge Analytica n’a pu générer que quatre offres.

Dans le détail, on a une offre à 1 livre sterling pour la propriété intellectuelle de l’entreprise. Un autre des potentiels acquéreurs a pour sa part proposé entre 10 000 et 15 000 livres sterling pour ses actifs. Les deux dernières ont porté sur le nom « Cambridge Analytica » et l’entreprise avait le choix entre 1 livre sterling et 300 fois plus.

L’administration de l’entreprise a jugé ces dernières dérisoires. Ce qu’il faut ajouter à ce sujet c’est qu’avec la saisie des laptops et serveurs de l’entreprise par le commissaire britannique à l’information, les responsables eux-mêmes ne savent pas faire une évaluation correcte de la firme. Ils optent désormais pour une liquidation obligatoire plutôt qu’une vente.


Pour ceux qui ont manqué l’épisode Cambridge analytica, il faut rappeler que l’entreprise est empêtrée dans un scandale de collecte illicite des données d’utilisateurs Facebook. Il faut remonter au mois de mars pour apercevoir les premiers signes de cet incendie. Sous le poids de la médiatisation de l’affaire contre laquelle elle ramait désormais à contre-courant, l’entreprise a annoncé qu’elle ferme ses portes en mai. L’absence d’une offre de rachat sérieuse apparaît désormais comme le coup de grâce, du moins pour tout ce qui est lié au nom Cambridge Analytica.

Même si l’entreprise a cessé ses activités aux États-Unis et au Royaume-Uni, ses têtes pensantes se sont organisées pour les reprendre sous une bannière différente. Des enregistrements de la Companies House britannique en témoignent. Dans son répertoire, le registraire compte Emerdata Limited – une entreprise dont le siège social est situé dans les bureaux de la société mère de Cambridge Analytica avec à sa tête les mêmes personnes qui sont en train de sauter de la barque qui coule. Emerdata Limited est présentée comme une organisation de « traitement de données, d’hébergement et d’activités connexes.

Source : BI

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ? Laquelle de ces offres est la plus raisonnable selon-vous ?

Combien seriez-vous prêt à débourser pour faire l’acquisition de Cambridge Analytica ?

Voir aussi :

Après le congrès, c'est au tour de la FTC de lancer une enquête sur Facebook sur la fuite massive de données utilisées pour un profilage

L'un des fondateurs de WhatsApp appelle à quitter Facebook suite au scandale lié à la fuite massive de données utilisées pour un profilage

Scandale Cambridge Analytics : Mark Zuckerberg reconnait avoir commis des erreurs et annonce de nouvelles mesures pour éviter d'autres abus

Scandale Cambridge Analytics : les utilisateurs commencent à déserter Facebook pour protester contre la collecte illicite de données

Data Propria : une startup apparentée à Cambrigde Analytica qui suit les traces de son prédécesseur, le spectre d'une nouvelle chasse aux sorcières ?
Avatar de abriotde abriotde - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 18/07/2018 à 19:15
Ca montre qu'un scandale peut couter cher à une entreprise.
Cependant, si j'étais responsabl de cette entreprise, j'aurais renomer l'entreprise, peut-être scindé un peu ses activités. Même si elle a mal utilisé ses capacités, on ne peux nier que cette entreprise a des compétences qui valent cher à l'époque du Big Data et de la personnalisation des services.
Avatar de Namica Namica - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 19/07/2018 à 0:45
Citation Envoyé par abriotde Voir le message
Ca montre qu'un scandale peut couter cher à une entreprise.
Cependant, si j'étais responsabl de cette entreprise, j'aurais renomer l'entreprise, peut-être scindé un peu ses activités. Même si elle a mal utilisé ses capacités, on ne peux nier que cette entreprise a des compétences qui valent cher à l'époque du Big Data et de la personnalisation des services.
Mais c'est bien ce qui se passe :
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
...
Même si l’entreprise a cessé ses activités aux États-Unis et au Royaume-Uni, ses têtes pensantes se sont organisées pour les reprendre sous une bannière différente. Des enregistrements de la Companies House britannique en témoignent. Dans son répertoire, le registraire compte Emerdata Limited – une entreprise dont le siège social est situé dans les bureaux de la société mère de Cambridge Analytica avec à sa tête les mêmes personnes qui sont en train de sauter de la barque qui coule. Emerdata Limited est présentée comme une organisation de « traitement de données, d’hébergement et d’activités connexes.
...
Avatar de LaMeule LaMeule - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 19/07/2018 à 8:56
Merci pour l'article, mais ce qui m'inquiètes le plus se trouve dans le dernier paragraphe..... Les têtes pensantes se sont cassées pour préparer la réélection de Trump en 2020 ??
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