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Fake news : Facebook dit avoir identifié une tentative coordonnée d'influence électorale aux USA
32 comptes et pages ont été supprimés

Le , par Bill Fassinou

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Pris dans la tourmente causée par l’affaire des fake news lors des élections présidentielles de 2016 aux USA, Facebook n’a pas eu d’autre choix que d’augmenter ses standards de détection de contenus illicites. Pour rappel, Facebook avait été accusé d’avoir influencé les campagnes présidentielles et d’avoir par conséquent donné un sérieux coup de pouce à Donald Trump. Mark Zuckerberg a tout d’abord nié cette éventualité avant de commencer à prendre au sérieux le problème d’une possible ingérence russe menée via Facebook.

L’entreprise a fait l'objet de critiques au point où elle ne peut se permettre de laisser une telle chose se reproduire. Elle a donc pris des dispositions pour que ce genre de ce genre de chose ne se reproduise plus. Ce qui semble porter ses fruits puisqu'au premier trimestre 2018 déjà, l’entreprise avait supprimé 583 millions de faux comptes dans le but de lutter contre les contenus illicites. Elle vient d’annoncer encore qu’elle a identifié une tentative coordonnée visant à influencer les élections américaines de novembre prochain.


Il y a quelques jours, Facebook a annoncé au Congrès américain avoir identifié une tentative coordonnée d’influence électorale aux USA. L’entreprise a précisé qu’elle venait de suspendre 32 pages et comptes de Facebook et Instagram qui étaient impliqués dans un « comportement coordonné non authentique ». Facebook a déclaré qu’il ne permettrait plus à des personnes ou à des organisations de tromper les gens sur leur identité et sur leurs activités grâce à des comptes fictifs.

L’entreprise a déclaré n’avoir identifié la menace qu’il y a deux semaines. Ont été détectés, 8 pages Facebook, 7 comptes Instagram et 17 comptes Facebook qui contrevenaient à l’interdiction de comportements coordonnés non authentiques. Après avoir achevé une enquête initiale et avoir partagé l’information avec des agences gouvernementales d’application de la loi, d’autres firmes IT, le Congrès et le laboratoire de recherches Atlantic Council’s Digital Forensic Research Lab, ces comptes et pages ont été supprimés le 31 juillet passé. Plus de 290 000 comptes suivaient au moins une de ces pages créées entre mars 2017 et mai 2018.

Ces actions de Facebook marquent un profond changement par rapport à l’année dernière qui a vu l’entreprise essuyer bon nombre de critiques pour le temps qu’elle a mis à détecter l’interférence russe, à en déterminer l’étendue et à fournir au public les informations y afférant. Depuis l’année dernière, l’entreprise est dans le collimateur des congressistes. Le sénateur républicain Richard M. Burr de Caroline du Nord, président de la Commission du renseignement, a déclaré qu’il ferait de cette découverte de Facebook un élément central de l'audience du premier août dernier au cours de laquelle des experts extérieurs entretiendront les congressistes sur l’omniprésence de l’influence étrangère sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Le sénateur démocrate de Virginie Mark Warner a loué la décision de Facebook de rendre publique l’activité suspecte qu’elle avait détectée avant de demander la coopération de l’entreprise pour mettre à jour les lois de manière à durablement empêcher les campagnes d’influence.

Selon Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison-Blanche, le président Trump a clairement fait comprendre que « son administration ne tolérera pas d’interférence étrangère dans le processus électoral américain ». Le président Trump aurait lui-même déclaré dans un tweet qu’il n’y avait eu aucune connivence entre sa campagne et les hackers russes.

Facebook a précisé qu’elle n’avait aucune preuve solide concernant l’identité des auteurs. Cependant, elle a remarqué des similitudes entre cette campagne et celle menée par l’IRA (Russian-based Internet Research Agency) avant et après les élections de 2016 aux USA. Elle a également pu mettre à nu des connexions entre les comptes de ces campagnes et certains comptes de l’agence russe désactivés l’an dernier. Néanmoins, l’entreprise a également remarqué des différences entre les deux campagnes notamment concernant les adresses IP utilisées.

Ces comptes ont utilisé des techniques avancées de sécurité pour éviter d’être détectés. Ils ont déguisé leur trafic internet en utilisant des réseaux privés virtuels et en se servant de tierces personnes pour payer les annonces pour eux. D’autres tentatives d’interférences ont également été rapportées au cours des dernières semaines. La sénatrice Claire McCaskill, une démocrate visant la réélection, a confirmé que son cabinet avait été la cible d’attaques infructueuses venant de hackers russes. Et les fonctionnaires du renseignement américain ont ajouté qu’au moins un autre sénateur démocrate visant la réélection avait été pris pour cible.

Source : Facebook, NYT

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Avatar de Thorna
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/08/2018 à 13:49
Ouais, petit coup de pub...
Pas loin de 2 ans depuis les élections US, tout ça pour suspendre 32 pages et comptes alors que la pression d'un paquet de sénateurs US est importante depuis des mois...
Et quid des élections françaises, canadiennes, anglaises, allemandes, belges, espagnoles, italiennes, coréennes, japonaises, brésiliennes, argentines, etc. ?
Le monde est foutu !
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/08/2018 à 16:44
Au moins pendant ce temps là, on ne parle pas du fait que Facebook vole les vidéos en ligne pour les proposer sur sa plateforme sans payer les ayants-droits et créateurs de contenu.
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Avatar de Matthieu76
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/08/2018 à 14:21
Plus de 290 000 comptes suivaient au moins une de ces pages créées entre mars 2017 et mai 2018.
Cela ne représente même pas 0.1% de la population américaine, c'est trop peu pour influencer une élection.
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