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Google a rétrogradé plus de 65 000 sites « pirates » de ses résultats de recherche
Mais l'industrie du divertissement lui demande leur suppression

Le , par Stéphane le calme

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Les industries du divertissement ont accusé à plusieurs reprises Google de ne pas faire assez pour limiter le piratage tout en exigeant des mesures plus dures. Idéalement, les groupes, parmi lesquels figure la MPAA et la RIAA, souhaitent que les moteurs de recherche suppriment entièrement de leurs résultats les sites Web contrevenant, en particulier si les tribunaux les ont précédemment jugés illégaux.

Mais Google ne l’a pas entendu de cette manière. Dans le but de protéger les intérêts des titulaires de droits d'auteur, Google a opté pour rendre les sites « pirates » plus difficiles à trouver pour ses utilisateurs.

Notons par exemple qu’en 2014, Google a mis à jour ses principaux algorithmes dans le but de réduire la visibilité des sites dits « pirates ». En utilisant le nombre de demandes DMCA (Digital Millenium Copyright Act) comme indicateur, ces sites se sont vus rétrogradés dans les résultats de recherche lorsque l’utilisateur entrait certaines phrases clés.

« Les sites contenant un grand nombre d'avis de suppression peuvent apparaître plus bas dans les résultats de recherche. Ce changement de classement aide les utilisateurs à trouver plus facilement des sources de contenu légitimes et de qualité », avait alors expliqué Google.


La suppression, une mesure dont l’efficacité est remise en question

L’entreprise s’était montrée opposée au fait de supprimer complètement les sites visés par une requête de suppression de contenu de ses résultats de recherche, expliquant dans une lettre ouverte que « Malheureusement, cette suppression est inefficace et peut facilement entraîner la censure de matériel licite ».

Et de continuer en expliquant que « Le DMCA fournit aux détenteurs de droits d'auteur un cadre efficace et efficient pour supprimer toute page portant atteinte à un site », précisant que des centaines de millions d'URL avait déjà été supprimée cette année.

La suppression ou le blocage de sites Web entiers peut non seulement être un frein à la liberté d'expression, mais s'avérer contre-productive, selon Google.

« La suppression de tout le site conduirait simplement le piratage vers de nouveaux domaines, des sites légitimes et des réseaux sociaux », a noté l’entreprise, ajoutant que les détenteurs de droits devraient plutôt se tourner vers les sources de revenus du site.

Quels résultats Google a-t-il obtenu avec sa méthode ?

Dans un commentaire aux médias australiens, Google affirme avoir rétrogradé 65 000 sites dans les résultats de recherche, une liste qui ne cesse de s'allonger chaque semaine. Au total, la société a reçu des demandes de retrait DMCA pour plus de 1,8 million de noms de domaine, donc un peu moins de 4 % d'entre eux sont rétrogradés.

Le résultat des mesures est que les gens sont moins susceptibles de voir un site pirate quand ils tapent « regarder le film X » ou « télécharger la chanson Y ». Cela va forcément avoir une incidence sur le trafic de ces sites en provenance de Google.

« La rétrogradation se traduit par des sites qui peuvent perdre jusqu’à 90 % de leurs visiteurs qui ont effectué une recherche sur Google », a déclaré un porte-parole de Google à The Age. Des mesures qui ont pu être profitable dans certains cas à des sites plus modestes.


Il faut dire qu’une récente étude de Screen Audience Research International pour Creative Content Australia montre que lorsque quelqu'un voudrait télécharger un contenu piraté pour la première fois, dans 70 % des cas il se sert d’un moteur de recherche pour trouver des téléchargements gratuits et illégaux.

Près de la moitié des Australiens qui ont tenté d’avoir accès à un contenu piraté se sont heurtés à un site bloqué. Rendu à ce niveau, seuls 9 % ont été dissuadés de continuer et un internaute australien sur deux est retourné chercher un autre site sur le moteur de recherche pour avoir une alternative.

« Dans ce monde de plateformes de vidéo à la demande comme Netflix, Amazon et Hulu, l'industrie est perturbée et il est important que le gouvernement examine la meilleure façon de la protéger. La piraterie figure comme l'une des principales préoccupations », a déclaré Emile Sherman, producteur australien connu pour des films comme Lion et The King's Speech

« Les sites Web doivent être des citoyens du monde responsables et faciliter le crime n'est bon pour personne, sauf pour les criminels », a-t-il déclaré.

La réaction des sites pirates

Pour faire face au downranking de Google, plusieurs sites pirates ont décidé de sauter de noms de domaine en noms de domaine. Dans l'ensemble, cependant, il est probablement raisonnable de penser que les efforts de rétrogradation de Google ont abaissé les références du moteur de recherche pointant vers des sites pirates.

Plusieurs acteurs ne sont pas satisfaits de la réaction de Google

En Australie, Graham Burke, co-chef de Village Roadshow, a accusé Google de profiter du trafic lié au piratage et souhaite que le moteur de recherche supprime définitivement les sites contrevenants des résultats de recherche.

Après avoir accusé le piratage d’avoir entraîné une baisse des recettes dans l’industrie, Burke a noté cette semaine qu'il y a des « bureaux vides partout ... nous ne pouvons pas rivaliser avec des biens volés vendus gratuitement », impliquant que la répercussion du piratage s’étend également aux salariés de cette industrie. Et il est loin d’être le seul à penser de la sorte.

Néanmoins, Google ne voit pas les choses de cette façon. L’entreprise a souligné à maintes reprises qu'elle avait pris plusieurs mesures pour répondre aux préoccupations en matière de piratage, tout en notant que les industries du divertissement ont aussi une responsabilité qui leur incombe.

Source : The Age

Et vous ?

Pensez-vous que le choix de Google de rétrograder les sites pirates de ses résultats de recherche est une méthode efficace pour les combattre ?
Vous rangez-vous plutôt du côté des acteurs de cette industrie qui demandent à ce que soient supprimés ces liens ?
Laquelle des deux méthodes pourrait être, selon-vous, la plus efficace ?
Penseriez-vous à une autre méthode ?

Voir aussi :

Copyright : Vint Cerf, Tim Berners-Lee et d'autres sommités de l'Internet se mobilisent contre le filtrage automatique des téléchargements en Europe
Copyright : l'UE sur le point de finaliser une machine de censure et sa taxe sur les liens Internet, que contiennent ses dernières propositions ?
L'UE voudrait exiger que les plateformes filtrent le contenu téléchargé pour éviter des violations de copyright, y compris dans le partage de code
Copyright sur Internet : la Commission européenne proscrit son propre centre de recherche de publier une étude qui pourrait ruiner ses plans
GitHub ordonne la suppression d'un nom de domaine d'une liste d'exclusion pour bloqueurs de publicités arguant violation du DMCA

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Avatar de Stérilux
Membre averti https://www.developpez.com
Le 30/06/2018 à 23:15
Plus de site pirate répertorié = changement de moteur de recherche, sont pas complètement teubé chez google
8  0 
Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 30/06/2018 à 20:36
Il existe une autre méthode : offrir des plateformes légales à coût abordable ou encore légaliser l'offre illégale en les faisant cotiser. C'est tout prêt.
7  0 
Avatar de koyosama
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/07/2018 à 16:25
Citation Envoyé par marsupial Voir le message
Il existe une autre méthode : offrir des plateformes légales à coût abordable ou encore légaliser l'offre illégale en les faisant cotiser. C'est tout prêt.
Meme ça c'est pas suffisant, par exemple, si je prends neflix, il y a pas tout.

Si je veux tout, je dois cummuler ces services :
  • Netflix
  • Crunchyroll
  • Steam
  • Apple Music ou Spottify
  • Disney
  • HBO


Ça c'est l'iceberg, mainteant je m'interesse au news :
  • leFigaro
  • The frobes
  • The Guardian
  • Lemonde
  • PC inpact
  • ...


Le problème c'est que tout le monde veut sa part du gâteau et c'est devenue de plus en plus compliqué.
Et je cumule tout ça c'est encore plus, c'est 110$ par mois je compte juste pour ce que j'ai cité.

Et maintenant tout media est incessible pour le commun des mortels tu m'etonnnes que les gens lisent ls fake news sur youtube, twitter et facebook.
Je veux bien payé mais juste même gérer des abonnements cela vient un casque tête.
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Avatar de Stérilux
Membre averti https://www.developpez.com
Le 01/07/2018 à 8:14
Et les offres légal sont pas génial non plus, sur netflix t'as des séries qui ont 6 ans de retards par exemple.
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Avatar de stalina
Inactif https://www.developpez.com
Le 01/07/2018 à 10:03
Les plateformes de streaming sont avant tous une guerre civilisationnel

La plupart des gens qui veulent respecter le système s'abonne (faute d'argent) qu'a 1 seul service. Par exemple Netflix.
Le probleme c'est que Netflix conditionne le peuple a la culture impérialiste américaine, tous comme le fait google et amazon.

c'étais avant quand je je vivais en quebec, mais aujourd'hui je vis en chine et je vis chaque jour a titre personnel l’impérialisme chinois avec leurs solutions Youku & Baidu par exemple

Ces plateformes promulgue des idéos nauséabonde en imposant leurs cultures. en France je serais curieux de connaitre la proportion de films européens que vous regarder et de film américains ?

la seul solution c'est alors soit de consommer chez plusieurs fournisseur et donc d'acheter plusieurs abonnements ce qui coûte cher ou bien de pirater.
Mais le mieux serait la création d'une plateforme universelle conçu par l'homme pour servir l'homme qui appartiendrais au peuple et ou chacun pourra y déposer ces oeuvres et etre rénuméré a hauteur de sa création.

je crois en un travail juste et équitable pour les grands et les petits, ainsi qu'en la collectivisation de la culture anciennes en réduisant drastiquement la période de mise en domaine publique.
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Avatar de e101mk2
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 01/07/2018 à 0:57
@marsupial, malheureusement tes solutions ne sont pas réalisable,
nous vivons dans un monde ou les plaignants sont incapable de s’unir sous la même bannière pour offrir une alternative viable, permettant la disposition de tous leurs contenus sans restriction (ex: Disney vs Netflix).

Donc une offre légal est quasiment impossible car chacun d'entre eux veulent la plus grosse part.
Les sites illégaux eux, partagent les contenus sans ce préoccuper des droits, sa leur permet de disposer d'un catalogue à couper le souffle...

Pour la légalisation de l'offre illégal, l'argent récoltée par les cotisations, ira ou? Un genre de SACEM ? Ce type de solution à toujours montrés un
certain manque honnêteté envers les petit/moyen créateur.
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