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Plusieurs experts s'insurgent contre la décision de l'OMS qui a classé l'addiction aux jeux vidéo comme une pathologie
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Le , par Olivier Famien

143PARTAGES

13  0 
En 2009, en Corée du Sud, un couple accroc au jeu de rôle en ligne Prius (qui impose de prendre soin de personnages virtuels) a laissé mourir de faim son bébé de trois mois né prématurément, car les deux parents étaient trop occupés à nourrir leurs personnages virtuels. En 2010, c’est un jeune sud-coréen de 32 ans qui a trouvé la mort après avoir joué sur internet environ cinq jours sans presque s’arrêter. En 2014, un jeune sud-coréen de 22 ans a été incarcéré pour avoir laissé mourir de faim son fils de 2 ans alors qu’il était préoccupé à passer son temps à jouer aux jeux en ligne. En 2015, ce fut un jeune Chinois qui se trancha la main pour en finir avec son addiction à internet. Autant de cas qui ont certainement poussé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à plancher sur ce problème et décider depuis quelques jours de classer l’addiction aux jeux vidéo comme une pathologie au même titre que l’addiction à la cocaïne ou aux jeux d’argent.

Pour déclarer qu’un joueur présente un trouble au jeu vidéo, l’OMS s’appuie sur les critères suivants :

  • Premièrement le joueur accroc aux jeux vidéo n’arrivent plus à faire l’équilibre dans ses activités au point que les sessions de jeu prennent le pas sur les autres activités ;;
  • Deuxièmement, le joueur n’arrive plus à se défaire du jeu en sorte que « ;même quand les conséquences négatives surviennent, le comportement continue ou s’intensifie ;» ;;
  • Troisièmement, ce trouble provoque une détresse accrue et une détérioration des fonctions que ça soit au niveau personnel, familial, social, éducationnel ou professionnel. Cela peut se traduire par exemple par troubles du sommeil, un déséquilibre émotionnel et une déficience des activités physiques.

Malgré le fait que ces signes peuvent être détectés chez certains joueurs, il faut ajouter également le fait qu’ils doivent persistants sur au moins 12 mois, souligne l’organisme. « ;Il ne doit pas juste être un épisode de quelques heures ou quelques jours, ;» a déclaré Dr Vladimir Poznyak, membre du Département de Santé mentale et de Toxicomanie de l’OMS. Par ailleurs, même si tous ces critères ne sont pas réunis chez un joueur, un joueur peut être déclaré comme souffrant de ce trouble si certains symptômes sont assez sévères.


Bien que de nombreuses personnes, y compris des parents, ont accueilli avec joie cette décision qui pourrait donner des solutions concrètes à leurs proches ou leurs enfants présentant les signes décrits, de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer leur désaccord face à la décision de l’OMS d’inclure le « ;trouble du jeu vidéo ;» dans le lot des pathologies. Parmi les opposants à la décision de l’OMS, nous avons le Dr Peter Etchells, conférencier en psychologie biologique, qui estime que cette décision risque de « ;classer dans la catégorie des pathologies ;» un comportement qui était inoffensif pour la plupart des gens. Il ajoute que « ;nous pathologisons essentiellement un hobby, alors il y a des études sur l’addiction au bronzage, la dépendance à la danse, la dépendance à l’exercice, mais personne n'en discute pour les inclure dans la CIM 11 [Classification internationale des maladies]. Ce que l’on [OMS] fait, c’est un diagnostic excessif, nous pathologisons en quelque sorte un comportement qui, pour beaucoup, n’est nocif d’aucune façon ;».

À côté du Dr Peter Etchells, plusieurs autres experts se sont également exprimés en défaveur de l’OMS. S’exprimant au Science Media Center de Londres, ces derniers auraient déclaré que bien que la décision soit bien intentionnée, il y avait un manque de preuves scientifiques de bonne qualité sur la façon de diagnostiquer correctement la dépendance au jeu vidéo. Ainsi, ceux-ci seraient sceptiques sur le fait que le temps passé devant un écran — qui comprend également l’utilisation de smartphones et de tablettes — serait nocif pour les enfants et les adolescents, comme l’ont suggéré certaines études.

Pour Dr Etchells et Andy Przybylski, professeur agrégé et directeur de la recherche à Oxford Internet Institute, University of Oxford, les enquêtes tendant à prouver qu’il existe un lien entre l’utilisation des appareils et les effets négatifs sur la santé ne montrent généralement que de faibles associations entre l’utilisation de l’écran et la santé. Pr Przybylski renchérit en affirmant qu’environ 99 % du bien-être d’un enfant pourrait être attribué à des facteurs sans rapport avec le temps passé devant un écran.

En dépit des arguments des experts qui se sont exprimés, les défenseurs de la décision de l’OMS mettent en avant le fait que l’OMS a examiné les preuves disponibles avant d’inclure le trouble du jeu dans la catégorie des pathologies. En outre, l’organisme aurait défendu pour cette décision que les arguments avancés reflètent ceux d’un « ;consensus d’experts de disciplines et de régions géographiques différentes ;» qui définissent la dépendance comme un modèle de comportement de jeu persistant si sévère qu’il « ;prend le pas sur les autres intérêts de la vie ;».

Source : BBC

Et vous ?

Que pensez- de la réaction des experts opposés à la décision de l'OMS ?

Pensez-vous qu'ils font fausse route ?

Ou plutôt qu'ils font de bien de s'opposer à cette décision ?

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Avatar de Exolith
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 11:09
Personnellement, les jeux vidéos m'ont été très utiles. Outre les avantages "physiologiques" du style développement des réflexes et de la capacité à traiter un problème, j'ai énormément appris dans différents domaines grâce aux jeux vidéos, surtout grâce à l'aspect communautaires des MMO:

- la littérature : avoir une guilde de rôlistes pacifistes sur OGame ; des joutes de prose ou de vers chaque jour, plus de temps passé sur le forum que sur le jeu lui-même. La nécessité de se casser la tête pour trouver un background a son avatar qui soit crédible, la nécessité de pas écrire n'importe comment puisque c'est la signature et l'image de la guilde. Tout ça a forgé mon amour des lettres beaucoup mieux que les cours de littérature, ou devrais-je dire de "français" au collège.

- les relations sociales : les premières IRL avec la guilde sur OGame, puis plus tard sur Wow. Ce qui m'a le plus marqué dans tout ça c'est que malgré la différence d'âge (de 16 à 70 ans) on s'éclatait comme si on était des potes de cour de récré. Ca me faisait tout drôle de voir des quarantenaires installés dans la vie avec maison femme et chien à la même table que moi, p'tit jeune de 16 ans sans le sou, à partager des souvenirs communs sur le jeu et à se fendre la poire. Y'a beaucoup moins de barrières sociales dans des communautés fondées sur le net.

- la culture : c'est à travers toutes ces relations tissées IG que m'a culture s'est étendue. J'ai découvert le metal grâce à un ami d'OGame (toujours pas lâché ce genre + de 10 ans plus tard, Worth it !), j'ai découvert le travail de Tolkien à travers des amis sur Wow, et bien d'autres œuvres.

- l'esprit d'équipe : Savoir mener un petit groupe de personne pour des raids / guerres des clans / attaques dans différents jeux. Mettre l'ambiance et créer un espace privilégié pour les joueurs, où ils ont envie de venir et de rester. C'est très formateur de s'essayer au lead d'une guilde.

Ca reste mon expérience personnelle et j'ai conscience qu'il y a certainement beaucoup de joueurs de MMO qui n'ont pas vécu leur aventure de manière semblable.
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Avatar de vanquish
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 9:03
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Dr Peter Etchells, conférencier en psychologie biologique, qui estime que cette décision risque de « ;classer dans la catégorie des pathologies ;» un comportement qui était inoffensif pour la plupart des gens. Il ajoute que « ;nous pathologisons essentiellement un hobby, alors il y a des études sur l’addiction au bronzage, la dépendance à la danse, la dépendance à l’exercice, mais personne n'en discute pour les inclure dans la CIM 11 [Classification internationale des maladies]. Ce que l’on [OMS] fait, c’est un diagnostic excessif, nous pathologisons en quelque sorte un comportement qui, pour beaucoup, n’est nocif d’aucune façon ;».
L'argument me parait peu valable.
La nourriture est aussi une activité inoffensive pour la plupart des personnes (et carrément nécessaire pour 100% d'entre elles).
Cela n'empêche plusieurs comportement autour de la nourriture d'être déjà classée comme pathologie dans la CIM 10 (chapitre F50)

Le code CIM 10 "F52.7" signifie "Activité sexuelle excessive" : autre activité tout à fait normale pour la plupart des gens.

Il y a tout un chapitre sur "Abus de substances n'entraînant pas de dépendance". La encore, c'est bien l'usage excessif qui devient une pathologie.

A la fin de chaque chapitre, il y a souvent "autre xxxxxx non précisé" : ce sont toutes ces comportement excessif moins rependus (comme la dépendance à la danse).
Le fait que l'on introduise un item précis et spécifique pour le jeux vidéo dans la CIM 11 est juste du au fait que c'est un comportement aujourd'hui suffisamment fréquent pour mériter un item bien à lui.

Beaucoup de commentaires semblent voir dans cette introduction dans la CIM 11 comme un procès contre le jeu vidéo : cela n'a rien à voir.

PS : Je suis un joueur.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 12:59
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Pour certains spécialistes le jeu vidéo ne créer pas d'addiction. (en gros jouer au jeu vidéo ce n'est pas pareil que prendre de l'héroïne)
Fumer, boire, manger, ce n'est pas comme prendre de l'héroïne, mais cela n'empêche pas que les addictions existes.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

L'addiction aux jeux d'argent et l'addiction aux smartphones sont beaucoup plus grave que ce que peut provoquer le jeu vidéo...
Et ?

Comme pour tous les sujets, il y a toujours plus grave, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire contre le "moins grave", le cas échéant..

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Bon après quelle est l'importance de ce que pense l'OMS ?
Oué on se fiche de ce que pense l'Organisation Mondiale de la Santé sur les éventuels problèmes de santé... Qu'est-ce qu'ils y connaissent de toutes façons...

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Qu'est-ce que ça peut changer ?
Bah si c'est classifié comme une pathologie, tu peux peux-être être pris en charge par un spécialiste, avoir un suivi médical, et ptet même être remboursé par la sécu pour ça qui sait.

Edit : Ryu, tu pose des questions, j'y réponds, pourquoi tu me moinsse du coup ? Pour info, je ne te moinsse jamais hein... (ce n'est pas l'envie qui m'en manque parfois, mais je ne peux pas).
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 13:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les types pourraient trier les lois à passer dans l'ordre de dangerosité décroissante par exemple.
Mais clairement leur algorithme de priorisation fonctionne différemment...
Quel rapport avec les lois ?

La c'est juste l'OMS qui dit si oui ou non, cela peut être considéré comme une addiction, cela n'a strictement aucun rapport avec d'éventuelles lois.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

La vraie question c'était "qu'est-ce que l'OMS ?"
Ah bah désolé, si tu change tous les mots de la phrase, je ne peux deviner la vraie question.
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Avatar de arond
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 13:45
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Comme de très nombreuses personnes (cyber)dépendantes, vous êtes vraisemblablement tous deux dans le déni; ce qui est le principal obstacle à une prise de conscience.
A l'âge adulte, le premier consomme les trois-quarts de son temps disponible sans voir mal le mal et le second ne voit pas le problème non plus tant que l'on fait ses besoins naturels et que l'on prend une douche avant/pendant/après le jeu vidéo.
Vous avouez vous-même à demi-mots avoir perdu le contrôle et rationnalisez en affirmant que tout va bien, ça me fait vraiment de la peine.
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.

Tu mets le doigt sur la vérité mais tu refuses de l'adopter, d'où le déni. Il faut que tu en parles à quelqu'un!
Vous avez vraiment de la chance que je ne sois pas quelqu'un qui s'emporte facilement vous êtes vous relus avant d'envoyer votre message ?

Vous n'exposez aucun argument et n'apportez que des certitudes tout en envoyant des commentaire désobligeant pleins de jugement à mon égard Vous sentez vous fort parce que vous êtes sur internet ?
Et si je passes les 3/4 de mon temps libre à coder sa pose toujours un problème ? Avant je passais ce temps à lire puis je suis passé au JV
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Avatar de Daefaer
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 18:00
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Au temps pour moi si le vouvoiement est de mise. Le but est de vous juger ouvertement et défavorablement pour vous pousser à une réaction censée. Là, vous confirmez mes propos en faisant usage de rhétorique pour fuir le jugement et éviter de vous remettre en question.
[...]
La provocation est volontaire, mais il s'agit toujours d'un débat, nullement d'un manque de respect.
Ta provocation n'est pas plus censée ? Si je déclarait par provocation que, d'après ta citation, je diagnostique un fort complexe de supériorité associé à un déni de ce complexe, tu trouverais ça censé ? Moi, non.

Ton diagnostic se base sur sur une tentative d'analyse pragmatique, et tu en déduis ma vie ? Je pourrais tout aussi bien être un mec qui passe 22h/24 sur les jeux vidéos qu'un mec qui n'y touche pas mais ne se contente pas de véhiculer les préjugés de ceux qui ne connaissent pas les jeux vidéos.
Provocation "thérapeuthique" ou pas, balancer un "Faites-vous soigner." à des gens dont tu ne sais rien est bel et bien un manque de respect.

Ceci dit, si on passe sur ta méthode de diagnostic et ton expression provocatrice, le fond de ton diagnostic est à moitié bon :

[étalage de vie]
  • Oui, je suis accroc aux jeux vidéos, addiction renforcée par ma passion pour ce media. Et pour info ma passion prédate mon addiction.
  • Oui, ça a des conséquences négatives à cause de mon degré d'addiction, mais dans l'ensemble, rien de grave si je fait des efforts pour les prévenir et les guérir. A cause de ces conséquences, je ne m'inclue pas dans l'exception que je citais et que tu as reprise pour justifier ton jugement. Mais attention :
    • D'autres facteurs contribuent à ces conséquences négatives, qui ne sont pas liés au jeux vidéos. Entre autres, le cumul entre travail sédentaire, loisirs sédentaires, et trop faible fréquence des pauses avec activité physique.
    • D'autres problèmes non causés par les jeux ont contribué au développement de cette addiction.
    • Je n'inclue pas mes difficultés relationnelles dans les conséquences de ma consommassion excessive de jeux, car là encore celle-ci prédatent de très loin cet usage excessif. Je présente d'ailleurs ces mêmes faiblesses quand je joue en ligne.

  • Je suis pleinement conscient de mon addiction, je ne la cache pas, et je sais que j'arrive pas seul à trouver un équilibre dans mon temps libre entre ce loisir qui est aussi une passion, mes autres loisirs et passions, et les activités moins plaisantes mais nécessaires. J'y travaille, et il a eu des progrès par rapport à l'époque où le jeu était un refuge, mais sans aide ce n'est pas simple.
  • Vu le point précédent, on ne peut pas parler de déni.

[/étalage de vie]

Tout ça pour dire que l'évolution de ton rapport aux jeux vidéo n'est pas placardable sur tout les joueurs excessifs de manière indiscriminée.
  • On peut jouer de manière très abusive sans être dépendant, et être dépendant sans jouer de manière jugée excessive par la majorité.
  • Les causes et conséquences d'une addiction ou d'un excès (jeu vidéo ou autre) varie d'un individu à l'autre, et seule une personne compétente disponsant de tous les éléments peut effectuer un diagnostic éclairé.


Effectivement, le jeu vidéo, exercé à outrance, devient une activité malsaine... comme absolument toute activité. L'expression "à outrance" est connetée avec cet aspect malsain. La modération c'est bien, en toute chose. (Y compris dans les attaques personnelles gratuites envers des inconnus "pour leur bien", qui ont elles aussi des conséquences néfastes pour les cibles comme pour l'émetteur.)

Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.
En me basant sur le degré de modération de cette remarque alarmiste, j'ai été consulter Doctissimo et il paraît que je devrais déjà être interné. Malheureusement tous les psys qui m'ont consulté sont devenus fous avant de rendre leur diagnostic.

Pour clarifier à tes yeux mon avis, et pour résonner avec d'autres commentaires :
  • L'addiction pathologique aux jeux vidéos, ça existe et c'est courant.
  • Qu'elle soit reconnue, c'est bien :
    • Mais encore faut-il qu'elle soit rigoureusement étudiée, sans procès d'intention, pour que les diagnostics et les traitements soient pertinents et efficaces.
    • Les préjugés et autres pressions culturelles ou intéressées (politiques, financières, etc) doivent rester au placard. Je parle aussi bien de pression en provenance des détracteurs que des partisans. Le lobbyisme basé sur l'idéologie ou l'avidité est un fléau.

  • Qu'elle soit mise en avant comme un fléau au dessus d'autres addictions tout aussi destructrices, c'est débile.
    • Là encore ce n'est pas la reconnaissance de l'addiction aux jeux vidéo qui est problématique, mais le traitement de défaveur par rapport à des comportements équivalents dans d'autres domaine.
    • J'imagine qu'une cause valable de cette mise en avant est la façon qu'a l'industrie vidéoludique de jouer avec cette addiction en cherchant à la contrôler pour exacerber le consummérisme des joueurs, et ainsi gonfler ses profits au dépens de notre équilibre psychosocial. Ceci dit les régulations actuelles sont encore insuffisante pour endiguer ce comportement néfaste. En, plus, ça ne concerne absolument pas que les jeux vidéo.
    • Les lobbies "bienveillants" réfractaires aux jeux vidéos, et totalement ignorants dans ce domaine, y sont probalement aussi pour quelque chose, mais ça pour le coup c'est une mauvaise raison.


Bref, il y a encore du travail. Pour le moment les décisions prises par l'OMS sont imparfaites et propices à une nouvelle vague de stigmatisation des joueurs, y compris de ceux qui jouent de manière raisonnable et contrôlée, sans excès ni dépendance.

Est-ce plus clair et plus détaché de ma propre condition de joueur excessif et dépendant ?
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Avatar de arond
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 14:43
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Au temps pour moi si le vouvoiement est de mise. Le but est de vous juger ouvertement et défavorablement pour vous pousser à une réaction censée. Là, vous confirmez mes propos en faisant usage de rhétorique pour fuir le jugement et éviter de vous remettre en question. Voulez-vous passer 75% de votre existence dans les mondes virtuels?

J'ai été cyberdépendant pendant 15 ans, j'estime être en mesure d'affirmer qu'il s'agit d'un fléau et si quelqu'un vous aide (ce ne fût pas mon cas, ce qui me coûta 15 années de ma jeunesse) vous pourrez peut-être vous débarasser de ces activités malsaines exercées à outrance.
La provocation est volontaire, mais il s'agit toujours d'un débat, nullement d'un manque de respect.
N'ayant pas de preuve que vous avez été Cyberdépendant pendant ces 15 année vous comprendrez je ne me baserait pas dessus pour argumenter mais je le prend en compte quand je vous lis
Une question rhétorique justement telle que "Voulez-vous passer 75% de votre existence dans les mondes virtuels ?" est un usage de rhétorique que vous décriez chez moi si vous voulez que je ne les utilises pas il faudrait faire de même.

Et étant donné que ces 75% de temps impliquent également de passer ce temps avec les amis avec lesquels je suis allé manger samedi dernier j'aurais tendance à répondre oui à votre question.
De plus, vous noterez que vous n'avez pas chercher la définition de temps libre avant de juger : es-ce le temps dès que je suis revenu du travail ou est ce le temps une fois que j'ai fait toutes les corvés et me suis occupé de mes études ? Cela change énormément la quantité de temps allouable au jeu.

Je me permettrait en toute sympathie de vous conseiller de ne pas vous laisser aveugler par votre dépendance passé pour juger le comportement d'autrui .

Et justement la réaction précédente que vous avez eu est la réaction que je redoute de la part des médecins qui eux ne sont pas informé sur le JV.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 21:17
Nan mais Fleur est un troll connu et reconnu de DVP hein, faut pas faire attention à ses envolés, qui sont plus ou moins drôles et pertinentes suivant les sujets.
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Avatar de eldran64
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 28/05/2019 à 9:12
Dire que les jeux vidéos peuvent être une dépendance est une lapalissade.

Nous avons tous des dépendances et des "vices" (habitudes nocives pour nous même). Toute la question est le dosage et le degré de nocivité.

Si je joue tous les jours 2h à des jeux vidéo et que j'ai envie d'y jouer tous les jours, on peut parler de dépendance mais si la seule conséquence c'est de passer moins de temps devant la tv, ça n'est pas un problème en soit.

Le souci c'est quand une addiction/dépendance prend trop de place. Et ce "trop" est à définir au cas par cas.
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Avatar de Fagus
Membre actif https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 14:56
surtout qu'il y a pas que des jeux vidéos violents. Je garde un souvenir ému des divers jeux de résolution de problèmes et d'exploration (série des Myst, Riven et analogues), dont je garde une sorte d'intuition logique pour l'utilisation et la réparation des appareils électroniques ou mécaniques.
Quant aux jeux visant à guerroyer et exterminer dans un univers un peu aboutit, ils furent une riche source de vocabulaire anglais.
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