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L'Organisation mondiale de la santé considère désormais l'addiction aux jeux vidéo comme une maladie
Au même titre que l'addiction à la cocaïne

Le , par Coriolan

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Fin décembre 2017, nous vous annoncions que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) était sur le point de considérer l’addiction aux jeux vidéo comme un trouble mental, et bien c’est chose faite. Dans la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM), première mise à jour globale de cette nomenclature depuis le début des années 1990, l’organisation reconnaît désormais le “trouble du jeu vidéo” comme maladie à côté d’autres troubles comme l’addiction à la cocaïne ou aux jeux d’argent.


Caractéristiques du trouble du jeu vidéo

La Classification internationale des maladies (CIM) est une classification médicale codifiée classifiant les maladies et une très vaste variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies. Les chercheurs l’utilisent pour recenser les décès, les maladies, les blessures et les symptômes, et les médecins et autres praticiens de la santé l’utilisent pour diagnostiquer les maladies et autres pathologies. Dans plusieurs cas, les entreprises du secteur de la santé et d’assurance s’y appuient pour calculer les remboursements.

Le Dr Vladimir Poznyak, membre du Département de Santé mentale et de Toxicomanie de l’OMS, a informé que la classification de l’addiction au jeu vidéo en tant que trouble veut dire que les professionnels et les systèmes en place seront plus « vigilants quant à l’existence de cette maladie » et en même temps augmenter la possibilité que les gens puissent avoir accès à un traitement approprié.

La première caractéristique à l’addiction aux jeux vidéo est que les sessions de jeu prennent le pas sur les autres activités à tel point qu’elles sont négligées, a dit le Dr Poznyak. Le deuxième aspect de cette addiction concerne la perte de contrôle sur le jeu. « Même quand les conséquences négatives arrivent, le comportement continue ou s’intensifie. » Un diagnostic du trouble du jeu vidéo alors veut dire qu’une « tendance de comportement persistante ou récurrente d’une sévérité suffisante a émergé, » selon le CIM.

Un troisième trait fait que ce trouble mène à une détresse accrue et une détérioration des fonctions que ça soit au niveau personnel, familial, social, éducationnel ou professionnel, a dit Poznyak. Il a ajouté que l’impact est réel et peut inclure des « troubles de sommeil », comme les déséquilibres nutritionnels et une déficience des activités physiques.

Globalement, ces caractéristiques ne diffèrent pas beaucoup des traits d’autres troubles comme l’addiction à des substances et le jeu pathologique, a dit Poznyak. Le jeu pathologique (aussi nommé jeu compulsif, jeu excessif ou ludomanie) est une forte addiction compulsive aux jeux et paris malgré les conséquences négatives ou le désir d'arrêter. « C’est une autre catégorie de maladies qui ne sont pas associées à l’usage d’une substance psychoactive, mais qui sont en même temps considérées comme des addictions. »

Mais pour établir le diagnostic, le comportement négatif doit durer pendant au moins 12 mois : « Il ne doit pas juste être un épisode de quelques heures ou quelques jours, » a dit Poznyak. Cependant, des exceptions peuvent être faites si d’autres critères sont là et les symptômes sont assez sévères.

« Des millions de gamers dans le monde, même lorsqu’il s’agit de gaming extrême, ne souffrent pas du trouble de jeu vidéo, » a dit Poznyak, ajoutant que la prévalence globale du trouble est « très faible » et seule une petite minorité de joueurs est concernée.

« Et permettez-moi de souligner que ceci est un état clinique, et un diagnostic clinique ne peut être établi que par des professionnels qui sont bien formés pour le faire, » dit-il.

Tout le monde n'est pas d'accord

Anthony Bean, un psychologue et directeur au sein du “The Telos Project”, une clinique de santé mentale à Fort, s’oppose catégoriquement à cette inclusion du trouble de jeu vidéo dans la Classification internationale des maladies (CIM)

« C’est un peu prématuré de qualifier ceci en tant que diagnostic, » a dit Bean. « Je suis clinicien et chercheur, alors je vois des gens jouer à des jeux vidéo et croient qu’ils ont une addiction. » En réalité selon lui, ils utilisent le gaming en tant que mécanisme d’adaptation à la l’anxiété ou bien la dépression. Il a ajouté que quand cette anxiété et dépression sont traitées, l’intensité du gaming diminue de façon significative.

Les critères utilisés par l’OMS pour définir le trouble de jeu dans le CIM sont « trop vagues, » dit-il, et les versions modérées ou sévères du trouble n’ont pas été déterminées de façon adéquate. « Diagnostiquer un patient avec l’addiction de jeux vidéo sera alors sur l’expérience très subjective des médecins, » dit-il.

« Et même la plupart des médecins seraient d’accord qu’ils ne comprennent pas le concept des jeux vidéo, car ils ne sont pas immergés dans ce monde ou cette expérience, » dit-il. Pour Anthony Bean, « le diagnostic CIM n’est pas informé de façon appropriée », puisque la plupart des médecins et tout le champ de santé mentale ne comprennent pas la population du gaming.

Quelqu’un qui joue à “Minercraft” sera complètement différent de quelqu’un d’autre qui joue à “World of Warcraft,” dit-il. « Ce sont deux genres très différents. » Le premier constitue “une interaction sociale en ligne,” le second est plus “un mécanisme de survie cosmique.”

« Si nous arrivons à comprendre quels genres sur lesquels gravite chaque personne, cela nous informe quelle personne ils sont et pourquoi ils choisissent ça, » a dit Bean. Ensuite, les médecins peuvent recommander un nouveau jeu pour diriger le joueur vers un comportement plus sain. Pour les parents, Bean pense qu’il devrait se demander en premier lieu pourquoi leurs enfants s’intéressent à un jeu en particulier.

Finalement, Bean ne dit pas que l’addiction aux jeux vidéo n’existe pas, mais il pense que ce n’est pas vraiment une bonne idée de la classer en tant que maladie, « ça ouvre vraiment la porte à tout considérer en tant que maladie. » Trop regarder des matchs de foot, faire trop de recherche, pourraient être considérés comme des comportements addictifs si les professionnels de la santé mentale n’insistent pas à s’appuyer sur des études rigoureuses.

Source : CNN

Et vous ?

Pensez-vous que l'addiction aux jeux-vidéo contitue vraiement un trouble mental ?
Peut-on parler vraiment d'une maladie si une personne passe trop de temps à jouer ?
Êtes-vous en mesure de vous passer de jeux vidéo pendant une période assez longue ?

Voir aussi :

Jouer à des jeux vidéo violents de façon quotidienne n'entraîne aucun changement de comportement, conclut une nouvelle étude
Tueries dans les écoles : Donald Trump accuse les jeux vidéo violents à l'occasion de sa rencontre avec l'industrie

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Avatar de LittleWhite
Responsable 2D/3D/Jeux https://www.developpez.com
Le 19/06/2018 à 16:23
Bonjour,

Le fait même qu'un adulte ressente le besoin de jouer pour se procurer du plaisir, est un signal fort indiquant une certaine immaturité. Les épreuves de la vie, la responsabilité, la connaissance de soi, la satisfaction donnée par le travail accompli, par le don aux autres etc... doivent rendre totalement superflue ce besoin de jouer pour soi même (je ne parle pas du temps passé à jouer avec ses enfants, qui est un moment de partage bien différent).
Oui, mais du coup, on peut dire la même chose lorsqu'un adulte a besoin de regarde un film, écouter une musique ou encore lire un livre ?
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Avatar de Exolith
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 11:09
Personnellement, les jeux vidéos m'ont été très utiles. Outre les avantages "physiologiques" du style développement des réflexes et de la capacité à traiter un problème, j'ai énormément appris dans différents domaines grâce aux jeux vidéos, surtout grâce à l'aspect communautaires des MMO:

- la littérature : avoir une guilde de rôlistes pacifistes sur OGame ; des joutes de prose ou de vers chaque jour, plus de temps passé sur le forum que sur le jeu lui-même. La nécessité de se casser la tête pour trouver un background a son avatar qui soit crédible, la nécessité de pas écrire n'importe comment puisque c'est la signature et l'image de la guilde. Tout ça a forgé mon amour des lettres beaucoup mieux que les cours de littérature, ou devrais-je dire de "français" au collège.

- les relations sociales : les premières IRL avec la guilde sur OGame, puis plus tard sur Wow. Ce qui m'a le plus marqué dans tout ça c'est que malgré la différence d'âge (de 16 à 70 ans) on s'éclatait comme si on était des potes de cour de récré. Ca me faisait tout drôle de voir des quarantenaires installés dans la vie avec maison femme et chien à la même table que moi, p'tit jeune de 16 ans sans le sou, à partager des souvenirs communs sur le jeu et à se fendre la poire. Y'a beaucoup moins de barrières sociales dans des communautés fondées sur le net.

- la culture : c'est à travers toutes ces relations tissées IG que m'a culture s'est étendue. J'ai découvert le metal grâce à un ami d'OGame (toujours pas lâché ce genre + de 10 ans plus tard, Worth it !), j'ai découvert le travail de Tolkien à travers des amis sur Wow, et bien d'autres œuvres.

- l'esprit d'équipe : Savoir mener un petit groupe de personne pour des raids / guerres des clans / attaques dans différents jeux. Mettre l'ambiance et créer un espace privilégié pour les joueurs, où ils ont envie de venir et de rester. C'est très formateur de s'essayer au lead d'une guilde.

Ca reste mon expérience personnelle et j'ai conscience qu'il y a certainement beaucoup de joueurs de MMO qui n'ont pas vécu leur aventure de manière semblable.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 19/06/2018 à 16:31
Citation Envoyé par FraisDesRiques Voir le message
Le fait même qu'un adulte ressente le besoin de jouer pour se procurer du plaisir, est un signal fort indiquant une certaine immaturité. Les épreuves de la vie, la responsabilité, la connaissance de soi, la satisfaction donnée par le travail accompli, par le don aux autres etc... doivent rendre totalement superflue ce besoin de jouer pour soi même (je ne parle pas du temps passé à jouer avec ses enfants, qui est un moment de partage bien différent).
Donc en partant de cela, il est également superflu de lire, de regarder des films, de peindre ou dessiner, de jouer ou d'écouter de la musique, de faire du sport, etc. etc.

Se contenter des traverser les épreuves de la vie, bosser pour une asso et être fier dans son travail accompli, ça suffit largement à être quelqu'un d'épanoui... Je ne jugerai pas, car c'est très subjectif, mais en l'occurrence, quand je vois ce genre de discours, j'ai tout de même l'impression que vous passez à côté d'un tas de choses, et si selon vous, avoir besoin de jouer pour se procurer du plaisir, est un signe d'immaturité, je dirais que votre discours fait lui montre d'un manque flagrant d'ouverture d'esprit...

Les jeux vidéo, c'est juste une activité de plus parmi des milliers d'autres, ce n'est pas mieux ou moins bien, c'est juste une "autre" activité, et oui comme tout, il ne faut pas faire que cela en oubliant tout le reste.

Mais au final, je ne vois pas la différence entre quelqu'un qui joue 8h par jour, ou quelqu'un qui va lire 8h par jour, ils vont chacun en tirer des choses, et forcément passer à côté d'autres (sauf que suivant le type de jeu, le 1er sera peut-être moins asocial que le lecteur ).
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Avatar de LittleWhite
Responsable 2D/3D/Jeux https://www.developpez.com
Le 19/06/2018 à 16:58
Ce que je crains plus, n'est pas que les jeux vidéo soient le problème (cela n'a jamais été le cas, et les jeux vidéo existent quand même depuis 40 ans, maintenant). Non, le problème, c'est les créateurs (peu importe quel échelon dans la création, mais surement l'éditeur ) de jeux vidéo qui essaient de tout faire pour qu'on ne lâche pas leur jeu.
Notamment, si on prends un jeu mobile, comme Candy Crush (ou similaire) qui, si vous n'y jouais pas au bout d'une journée, vous relance par email, si au bout de deux jours vous n'y jouez toujours pas, vous donne une vie en plus et ainsi de suite, on remarque ici des techniques pour vous empêcher de décrocher (il y a aussi les "la première dose est gratuite".
Tous les mécanismes sont bons pour récupérer plus d'argent, même si c'est en ajoutant des mécanismes pour vous faire accoutumer à la chose.
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Avatar de vanquish
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 9:03
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Dr Peter Etchells, conférencier en psychologie biologique, qui estime que cette décision risque de « ;classer dans la catégorie des pathologies ;» un comportement qui était inoffensif pour la plupart des gens. Il ajoute que « ;nous pathologisons essentiellement un hobby, alors il y a des études sur l’addiction au bronzage, la dépendance à la danse, la dépendance à l’exercice, mais personne n'en discute pour les inclure dans la CIM 11 [Classification internationale des maladies]. Ce que l’on [OMS] fait, c’est un diagnostic excessif, nous pathologisons en quelque sorte un comportement qui, pour beaucoup, n’est nocif d’aucune façon ;».
L'argument me parait peu valable.
La nourriture est aussi une activité inoffensive pour la plupart des personnes (et carrément nécessaire pour 100% d'entre elles).
Cela n'empêche plusieurs comportement autour de la nourriture d'être déjà classée comme pathologie dans la CIM 10 (chapitre F50)

Le code CIM 10 "F52.7" signifie "Activité sexuelle excessive" : autre activité tout à fait normale pour la plupart des gens.

Il y a tout un chapitre sur "Abus de substances n'entraînant pas de dépendance". La encore, c'est bien l'usage excessif qui devient une pathologie.

A la fin de chaque chapitre, il y a souvent "autre xxxxxx non précisé" : ce sont toutes ces comportement excessif moins rependus (comme la dépendance à la danse).
Le fait que l'on introduise un item précis et spécifique pour le jeux vidéo dans la CIM 11 est juste du au fait que c'est un comportement aujourd'hui suffisamment fréquent pour mériter un item bien à lui.

Beaucoup de commentaires semblent voir dans cette introduction dans la CIM 11 comme un procès contre le jeu vidéo : cela n'a rien à voir.

PS : Je suis un joueur.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 12:59
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Pour certains spécialistes le jeu vidéo ne créer pas d'addiction. (en gros jouer au jeu vidéo ce n'est pas pareil que prendre de l'héroïne)
Fumer, boire, manger, ce n'est pas comme prendre de l'héroïne, mais cela n'empêche pas que les addictions existes.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

L'addiction aux jeux d'argent et l'addiction aux smartphones sont beaucoup plus grave que ce que peut provoquer le jeu vidéo...
Et ?

Comme pour tous les sujets, il y a toujours plus grave, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire contre le "moins grave", le cas échéant..

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Bon après quelle est l'importance de ce que pense l'OMS ?
Oué on se fiche de ce que pense l'Organisation Mondiale de la Santé sur les éventuels problèmes de santé... Qu'est-ce qu'ils y connaissent de toutes façons...

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Qu'est-ce que ça peut changer ?
Bah si c'est classifié comme une pathologie, tu peux peux-être être pris en charge par un spécialiste, avoir un suivi médical, et ptet même être remboursé par la sécu pour ça qui sait.

Edit : Ryu, tu pose des questions, j'y réponds, pourquoi tu me moinsse du coup ? Pour info, je ne te moinsse jamais hein... (ce n'est pas l'envie qui m'en manque parfois, mais je ne peux pas).
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 13:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les types pourraient trier les lois à passer dans l'ordre de dangerosité décroissante par exemple.
Mais clairement leur algorithme de priorisation fonctionne différemment...
Quel rapport avec les lois ?

La c'est juste l'OMS qui dit si oui ou non, cela peut être considéré comme une addiction, cela n'a strictement aucun rapport avec d'éventuelles lois.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

La vraie question c'était "qu'est-ce que l'OMS ?"
Ah bah désolé, si tu change tous les mots de la phrase, je ne peux deviner la vraie question.
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Avatar de arond
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 13:45
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Comme de très nombreuses personnes (cyber)dépendantes, vous êtes vraisemblablement tous deux dans le déni; ce qui est le principal obstacle à une prise de conscience.
A l'âge adulte, le premier consomme les trois-quarts de son temps disponible sans voir mal le mal et le second ne voit pas le problème non plus tant que l'on fait ses besoins naturels et que l'on prend une douche avant/pendant/après le jeu vidéo.
Vous avouez vous-même à demi-mots avoir perdu le contrôle et rationnalisez en affirmant que tout va bien, ça me fait vraiment de la peine.
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.

Tu mets le doigt sur la vérité mais tu refuses de l'adopter, d'où le déni. Il faut que tu en parles à quelqu'un!
Vous avez vraiment de la chance que je ne sois pas quelqu'un qui s'emporte facilement vous êtes vous relus avant d'envoyer votre message ?

Vous n'exposez aucun argument et n'apportez que des certitudes tout en envoyant des commentaire désobligeant pleins de jugement à mon égard Vous sentez vous fort parce que vous êtes sur internet ?
Et si je passes les 3/4 de mon temps libre à coder sa pose toujours un problème ? Avant je passais ce temps à lire puis je suis passé au JV
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Avatar de Daefaer
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 05/07/2018 à 18:00
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Au temps pour moi si le vouvoiement est de mise. Le but est de vous juger ouvertement et défavorablement pour vous pousser à une réaction censée. Là, vous confirmez mes propos en faisant usage de rhétorique pour fuir le jugement et éviter de vous remettre en question.
[...]
La provocation est volontaire, mais il s'agit toujours d'un débat, nullement d'un manque de respect.
Ta provocation n'est pas plus censée ? Si je déclarait par provocation que, d'après ta citation, je diagnostique un fort complexe de supériorité associé à un déni de ce complexe, tu trouverais ça censé ? Moi, non.

Ton diagnostic se base sur sur une tentative d'analyse pragmatique, et tu en déduis ma vie ? Je pourrais tout aussi bien être un mec qui passe 22h/24 sur les jeux vidéos qu'un mec qui n'y touche pas mais ne se contente pas de véhiculer les préjugés de ceux qui ne connaissent pas les jeux vidéos.
Provocation "thérapeuthique" ou pas, balancer un "Faites-vous soigner." à des gens dont tu ne sais rien est bel et bien un manque de respect.

Ceci dit, si on passe sur ta méthode de diagnostic et ton expression provocatrice, le fond de ton diagnostic est à moitié bon :

[étalage de vie]
  • Oui, je suis accroc aux jeux vidéos, addiction renforcée par ma passion pour ce media. Et pour info ma passion prédate mon addiction.
  • Oui, ça a des conséquences négatives à cause de mon degré d'addiction, mais dans l'ensemble, rien de grave si je fait des efforts pour les prévenir et les guérir. A cause de ces conséquences, je ne m'inclue pas dans l'exception que je citais et que tu as reprise pour justifier ton jugement. Mais attention :
    • D'autres facteurs contribuent à ces conséquences négatives, qui ne sont pas liés au jeux vidéos. Entre autres, le cumul entre travail sédentaire, loisirs sédentaires, et trop faible fréquence des pauses avec activité physique.
    • D'autres problèmes non causés par les jeux ont contribué au développement de cette addiction.
    • Je n'inclue pas mes difficultés relationnelles dans les conséquences de ma consommassion excessive de jeux, car là encore celle-ci prédatent de très loin cet usage excessif. Je présente d'ailleurs ces mêmes faiblesses quand je joue en ligne.

  • Je suis pleinement conscient de mon addiction, je ne la cache pas, et je sais que j'arrive pas seul à trouver un équilibre dans mon temps libre entre ce loisir qui est aussi une passion, mes autres loisirs et passions, et les activités moins plaisantes mais nécessaires. J'y travaille, et il a eu des progrès par rapport à l'époque où le jeu était un refuge, mais sans aide ce n'est pas simple.
  • Vu le point précédent, on ne peut pas parler de déni.

[/étalage de vie]

Tout ça pour dire que l'évolution de ton rapport aux jeux vidéo n'est pas placardable sur tout les joueurs excessifs de manière indiscriminée.
  • On peut jouer de manière très abusive sans être dépendant, et être dépendant sans jouer de manière jugée excessive par la majorité.
  • Les causes et conséquences d'une addiction ou d'un excès (jeu vidéo ou autre) varie d'un individu à l'autre, et seule une personne compétente disponsant de tous les éléments peut effectuer un diagnostic éclairé.


Effectivement, le jeu vidéo, exercé à outrance, devient une activité malsaine... comme absolument toute activité. L'expression "à outrance" est connetée avec cet aspect malsain. La modération c'est bien, en toute chose. (Y compris dans les attaques personnelles gratuites envers des inconnus "pour leur bien", qui ont elles aussi des conséquences néfastes pour les cibles comme pour l'émetteur.)

Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta Voir le message
Vos familles ignorent peut-être votre situation et ne peuvent pas réagir en conséquence mais vous avez besoin d'aide urgemment et pour longtemps.
En me basant sur le degré de modération de cette remarque alarmiste, j'ai été consulter Doctissimo et il paraît que je devrais déjà être interné. Malheureusement tous les psys qui m'ont consulté sont devenus fous avant de rendre leur diagnostic.

Pour clarifier à tes yeux mon avis, et pour résonner avec d'autres commentaires :
  • L'addiction pathologique aux jeux vidéos, ça existe et c'est courant.
  • Qu'elle soit reconnue, c'est bien :
    • Mais encore faut-il qu'elle soit rigoureusement étudiée, sans procès d'intention, pour que les diagnostics et les traitements soient pertinents et efficaces.
    • Les préjugés et autres pressions culturelles ou intéressées (politiques, financières, etc) doivent rester au placard. Je parle aussi bien de pression en provenance des détracteurs que des partisans. Le lobbyisme basé sur l'idéologie ou l'avidité est un fléau.

  • Qu'elle soit mise en avant comme un fléau au dessus d'autres addictions tout aussi destructrices, c'est débile.
    • Là encore ce n'est pas la reconnaissance de l'addiction aux jeux vidéo qui est problématique, mais le traitement de défaveur par rapport à des comportements équivalents dans d'autres domaine.
    • J'imagine qu'une cause valable de cette mise en avant est la façon qu'a l'industrie vidéoludique de jouer avec cette addiction en cherchant à la contrôler pour exacerber le consummérisme des joueurs, et ainsi gonfler ses profits au dépens de notre équilibre psychosocial. Ceci dit les régulations actuelles sont encore insuffisante pour endiguer ce comportement néfaste. En, plus, ça ne concerne absolument pas que les jeux vidéo.
    • Les lobbies "bienveillants" réfractaires aux jeux vidéos, et totalement ignorants dans ce domaine, y sont probalement aussi pour quelque chose, mais ça pour le coup c'est une mauvaise raison.


Bref, il y a encore du travail. Pour le moment les décisions prises par l'OMS sont imparfaites et propices à une nouvelle vague de stigmatisation des joueurs, y compris de ceux qui jouent de manière raisonnable et contrôlée, sans excès ni dépendance.

Est-ce plus clair et plus détaché de ma propre condition de joueur excessif et dépendant ?
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 20/06/2018 à 8:27
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Quand je vois le type de langage sur les partie de CoD, pas sûr que l'on puisse appeler cela de la sociabilité
C'est sûr, et encore ce n'est pas le pire, maintenant, que cela soit CoD ou même LoL, ce ne sont pas le seul type de jeu multijoueur et on trouve des jeux multi avec des communautés beaucoup moins "cancer".

Citation Envoyé par Saverok Voir le message

De plus, si vous n'aimez pas les gros clichés sur les joueurs de JV, évitez d'en faire de même sur les lecteurs.
Ce n'était pas pour faire un cliché, mais puisqu'il était question d'addiction qui mènerait à la rupture des liens sociaux et autres à force de rester enfermé sur soit-même à ne faire qu'une activité, ce que je voulais dire, c'est que potentiellement, un joueur de jv qui reste seul à jouer chez lui, a plus de chance de faire de nouvelles connaissances (pour peu qu'il joue en ligne), que quelqu'un qui reste chez lui le nez dans ses livres.

Perso je suis les deux, donc je ne cherche absolument pas à faire un concours de qui a la plus grosse entre ces deux activités. Je cherchais juste à expliquer à Mr métro/boulot/dodo/nirvana, qu'en soit, le JV n'était pas une activité différente de n'importe quelle autre, parfois mieux considérée.

Citation Envoyé par Saverok Voir le message

Je connais pas mal de lecteurs acharnés qui sont membres de club de lecture et ont une vie sociale particulièrement riche
A mais je ne dis pas le contraire.

Mais sans être désagréable, ils ont quel âge ? Car j'ai quand même l'impression que c'est une tendance qui est à la baisse avec les nouvelles générations (qui n'abandonnent pas seulement les clubs de lecture, mais limite la lecture tout court...).

Et puis je parlais bien de 2 personnes addictes qui ne feraient que ça de leurs journées, ce dont il est question dans la news, à savoir ne plus faire qu'une seule activité en laissant tomber toutes les autres, en laissant tomber tous ses liens sociaux, etc. etc. Ce qui n'a pas l'air d'être le cas de tes connaissances.

Citation Envoyé par Saverok Voir le message

d'autant plus qu'en société, on brille bien plus par ses connaissances littéraires que par sa culture en JV qui souffre encore d'à-priori négatif (à tord, je trouve, mais les évolutions de sociétés prennent du temps)
La encore, c'est vrai jusqu'à une certaine génération et cela le devient de moins en moins (enfin de mon point de vue)...
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