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Parcoursup : des élus appellent à une plus grande transparence, notamment sur les algorithmes locaux
Utilisés par les facultés pour faire le tri

Le , par Stéphane le calme

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Admission Post-Bac (APB) était le système du ministère français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui, entre 2009 et 2017, a permis d'orienter les nouveaux bacheliers dans les formations de l'enseignement supérieur public en France. Mais il a été remplacé le 15 janvier 2018 par Parcoursup.

La création de Parcoursup visait, entre autres, à refléter des changements opérés par le ministère pour corriger une non-conformité du traitement APB à la loi Informatique et Libertés. La CNIL a en effet demandé au ministère de « cesser de prendre des décisions concernant des personnes sur le seul fondement d’un algorithme et de faire preuve de plus de transparence dans son utilisation ».

Parcoursup reprend donc la même plateforme que son prédécesseur, avec néanmoins une nouvelle charte graphique et de nouveaux paramètres. Le nombre de vœux évolue également, tout comme les critères.

Lundi 21 mai, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESRI) a publié les algorithmes utilisés par la plateforme Parcoursup dans le cadre de la procédure nationale de préinscription pour l'accès aux formations initiales du premier cycle de l'enseignement supérieur.

Dans un communiqué, nous pouvons lire que « Dès le 22 mai, plus d'un candidat sur deux avait reçu au moins une première proposition, conformément aux prévisions faites par les équipes de Parcoursup. Le premier délai de réponse aux propositions d'admission reçues par les candidats le 22 mai est arrivé à son terme cette nuit. Au 29 mai, un total de 1,6 millions de propositions ont été faites à 551 274 candidats. Chaque jour, la situation de dizaines de milliers de candidats évolue, les listes d'attente sont actualisées et le nombre de premières propositions augmente. C'est la preuve que Parcoursup fonctionne, que les candidats s'en sont appropriés les principes et qu'ils exercent jour après jour la liberté de choix qui leur a été donnée ».

À la veille de l'ouverture de la plateforme, Frédérique Vidal avait fixé comme premier objectif plus de 2/3 des candidats avec une première proposition avant les épreuves du baccalauréat dont les épreuves écrites débuteront le lundi 18 juin pour la totalité des filières (générale, technologique, professionnelle) et des séries (S, ES, L, etc). Parcousup estime donc que cet objectif est atteint avec une très forte avance puisque 551 274 sur 812 056 inscrits (soit 67,89 % de réponse, ce qui représente un peu plus que &#8532 avaient déjà reçu une proposition à la date du 29 mai 2018..


Vers une plus grande transparence ?

Mais un député du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, a écrit une question à Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du numérique, et appelle à plus de transparence :

À l'heure où des milliers de futurs bacheliers attendent encore les résultats de leur affectation au sein des différentes formations dans lesquelles ils ont postulé, il s'interroge sur la transparence réelle que constitue cette publication dès lors que le code source publié contient des appels à des algorithmes locaux non publiés. La question semble d'autant plus centrale que ces algorithmes locaux jouent un rôle essentiel dans le dispositif « Parcoursup » dans la mesure où ils permettent aux établissements de procéder à leurs sélections. Il s'interroge également sur le fait que la documentation du modèle des données n'a pas été publiée, rendant de facto inutilisable le code source mis à disposition du public. Dès lors, il s'interroge sur les raisons de cette publication partielle des algorithmes et codes sources employés dans la prise de décision administrative. Une telle démarche pourrait s'apparenter à un exercice de communication à défaut de répondre à l'obligation générale de transparence telle qu'instaurée dans la loi Lemaire. Il souhaite également savoir si le Gouvernement entend se livrer à une réelle démarche de transparence algorithmique en rendant publics les algorithmes locaux utilisés par les établissements de l'enseignement supérieur.

Il fait d’ailleurs écho au sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias s'insurge contre les « boîtes noires » que représentent pour lui les algorithmes d'établissements dans la procédure Parcoursup, estimant qu'ils vont être à l'origine d'une « sélection sociale »

Parcoursup collecte par le biais d’une plateforme nationale des données relatives à la scolarité et la vie sociale (CV, lettre de motivation, stages, etc.) des candidats à l’entrée à l’université. Ces données sont mises à disposition des équipes pédagogiques pour sélectionner les dossiers des étudiants qu’elles veulent accueillir. Sur son blog, Julien Gossa s’est efforcé de montrer que les « moyens supplémentaires » mis en œuvre par le gouvernement ne permettent de financer que trois minutes de travail par dossier. Autant dire que les CV et les lettres de motivation ont bien peu de chances d’être lues !

Pis, il est certain que de nombreuses universités organisent un pré-tri des dossiers pour rejeter ceux qui ne seront même pas examinés. Cette sélection est réalisée à partir des données de Parcoursup, à l’aide de tableurs et en fonction de critères qui leur sont propres : les fameux « algorithmes locaux », ces outils de tri dont chaque faculté se sert pour sélectionner leurs étudiants.

Sources : Parcoursup, Nos Députés, EducPros, L'étudiant

Et vous ?

Partagez-vous l'avis de ces élus qui estiment que le gouvernement devrait faire un meilleur exercice de communication ?

Voir aussi :

Admission Post-Bac : la CNIL interpelle le ministère de l'Enseignement supérieur, sur plusieurs manquements à la loi Informatique et Libertés
Admission Post-Bac (APB) devient Parcoursup et la CNIL clôture la mise en demeure, estimant que le gouvernement s'est enfin mis en conformité
L'Éducation nationale envoie une partie de l'algorithme admission post-bac... sur format papier, Droit des lycéens demande de l'aide pour l'analyser
France : le ministère de l'Éducation nationale interdit les sorties de classe Apple, car elles seraient plus à titre commercial qu'éducatives
Réforme du bac : Blanquer supprime les séries au lycée pour la voie générale, quelles conséquences sur l'enseignement supérieur en informatique ?

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Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 04/06/2018 à 17:20
Pourquoi ? Mais c'est très simple, l'informatique ne peut pas se sous-traiter comme on sous-traite le nettoyage des bureaux comme une activité comme une autre dans la vie de l'entreprise. Le numérique est consubstantiel au métier qu'il numérise. C'est une tautologie mais apparemment c'est pas clair pour tout le monde.

Quand on sous-traite une compétence, on perd la compétence, on devient littéralement incompétent. Toute structure qui n'a pas d'informaticien en interne ( et bien adapté au besoin, ça sert à rien d'avoir un expert Cobol pour faire du web et inversement ) est aveugle et en totale dépendance de ses prestataires.

Alors je dis pas que c'est interdit d'avoir une partie de l'équipe en tant que presta, mais une partie seulement.

Les projets qui échouent ont souvent comme caractéristiques d'être menés par des gens qui sont incompétents techniquement et qui n'ont donc aucune notion de quoi que ce soit à propos des décisions qu'ils prennent.

Par exemple pour Parcoursup on va demander à un chercheur sorti de je ne sais où qui explique lui même qu'il n'est pas un développeur pro pour pondre l'algo. On va prendre tel presta pour l'exploitation, tel autre pour le site web, tel autre pour l'appli mobile, et voilà c'est le gros bordel.

Ça devrait être géré de manière intégrée par le service informatique du ministère concerné avec des informaticiens qui sont pénétrés par le "métier" depuis longtemps, qui à prendre du renfort en régie sur telle ou telle techno web ou mobile pour finaliser les fronts. Point barre.

Il est là le problème. Et ce qui est formidable c'est que les gestionnaires pensent réaliser des économies en fonctionnant comme maintenant ! J'adorerais voir les factures de ce système !

Et ça va être la même merde avec l'impôt à la source, ça sent le gros raté tout le monde dit qu'il manque au moins un an.

Bref, c'est pas un problème de culture de l'échec, c'est simplement de l'incompétence et ça démarre tout en haut avec des dates de livraisons inscrites dans le marbre avant toute analyse.
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Avatar de halaster08
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 08/06/2018 à 8:47
Citation Envoyé par Neckara Voir le message

Le manque d'humilité, c'est tout de même de sous-entendre qu'une formation BAC+5 ne servirait à rien, ce qui est bien évidemment faux.
Non, le manque d'humilité c'est de prétendre qu'avec ta formation tu es supérieur a TOUT ceux qui ne l'ont pas fait.
Donc oui en se limitant aux diplômés on risque de laisser de bons autodidacte, mais ça ne veux pas dire non plus que tout les autodidacte sont des dieux vivants.
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Avatar de halaster08
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 08/06/2018 à 11:18
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
Ben oui, c'est le but de toute entreprise commerciale.
Faire un mauvais recrutement peut faire perdre une fortune à une entreprise, on a pas le droit à l'erreur. En plus de cela, un recruteur n'a pas forcément de compétences techniques pour faire le bon choix.

Dans le système anglo-saxon, ou on peut être viré du jour au lendemain, un employeur peut prendre le risque de donner sa chance à un autodidacte sans diplome. En France, le risque est trop important.
Je rappelle quand même qu'en France on a une période d'essai qui peut aller jusqu'à six mois, période durant laquelle on a pas besoin de motifs pour licencié l'employé, qu'on a aussi la possibilité d'enchainer les CDD jusqu'à deux ans avant de devoir proposé un CDI, bref on a largement le temps de se rendre compte de la qualité d'un employé, qu'il soit bac+5 ou non.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 07/06/2018 à 22:13
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
appelle comme tu le veut, mais moi en tous cas jamais je n'embauche de personne sans ce bout de papier et très peu de recruteurs vont prendre ce risque.
C'est vrai en France, mais c'est loin d'être le cas dans tous les pays.

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message

mais jamais je confierais une tache d’ingénieure a un technicien et jamais je confirais une tache de technicien a un sans diplôme. Si tu pense autrement il est normal que tu ne soit pas devenue chef/manager parce qu’une entreprise ne confie pas des responsabilités à des joueurs.
Et ces mêmes recruteurs poussent ce raisonnement tellement loin, qu'ils embauchent des BAC+5/8 pour faire des boulots de techniciens, et que les techniciens se retrouvent sans emplois, et qu'ils cherchent des mecs qui n'existent pas pour faire des boulots de BAC+5, et après ils se plaignent d'une pénurie...

Et accessoirement, être manager, ce n'est pas une fin en soit, tout le monde n'a pas envie de devenir manager, et là aussi, c'est presque un truc franco-français, dans de nombreux autres pays, tu peux rester dans la technique tout en étant reconnu hein...

Et puis bon, il ne faut pas non plus oublier le principe de Peter, du coup, je ne me vanterais pas trop d'être chef/manager, surtout en France où on a limite plus de "chefs" que de mecs à gérer.

Et Neckara, tu pourrais être un poil moins de mauvaise foi ?

Pourquoi prendre l'exemple d'un mec qui bosse à Carrefour ? Et entre un BAC+5 qui sort de l'école, et un autodidacte qui a 4/5 ans d'expérience dans le dev en entreprise ? Pourquoi tu ne prend pas un exemple dans le domaine pour faire ta comparaison ?

Car bon à ce moment là, pour faire du développement en équipe, un BAC+5 en histoire de l'art sera totalement incompétent aussi. Ce n'est pas qu'une question de niveau de diplôme, mais de domaine aussi...

Sans parler qu'il n'y a pas besoin d'obligatoirement avoir fait BAC+5 pour avoir réalisé un ou plusieurs projets / stages, fait de l'UML, avoir un bon niveau d'anglais, savoir s'adapter, etc. etc. Faut redescendre un peu les gars, avoir fait 2/3 ans d'études en plus ne fait pas de vous des surhommes.

La très grosse majorité du dev en France, c'est de l'informatique de gestion, et des techniciens Bac+2/3 suffisent largement, le seul intérêt du BAC+5 pour pas mal de postes, c'est de permettre à des commerciaux de SSII de se faire des couilles en or en vous facturant plus cher à des clients qui n'y connaissent strictement rien.

Allez-y les BAC+5 touchés dans leur ego, vous pouvez lâcher vos pouces rouges ! Bonne nuit quand même !
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Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 06/06/2018 à 12:22
C'est la théorie, mais en pratique les profs faces à des élèves en difficultés (pour diverses raisons) sont d'abord éducateurs et assistantes sociales avant d'être profs pas par choix mais de fait.

Ipso facto.

Comment veux-tu apprendre les tables de multiplication à un gamin qui a vu son père bourré tabasser sa mère la veille ? Pour avoir discuté longuement du sujet avec un prof en ZEP je t'assure que je suis ultra soft dans mon exemple. C'est pire que tout ce que tu peux imaginer.

Quand tu as un seul gamin dans la classe qui a ce type de problème (misère sociale, intellectuelle, alcoolisme, drogue, violence, etc ...) c'est gérable, quand c'est la moitié de la classe qui est concernée ça affecte forcément les résultats d'ensemble. C'est un cumul de tous les problèmes.

Et les profs sont en première ligne, et en plus on y envoie les moins expérimentés.
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Avatar de seedbarrett
Membre actif https://www.developpez.com
Le 07/06/2018 à 13:59
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
du coup je dois être l’exception, je savais que je voulais être informaticien depuis la 4ieme au collège...
Alors pourquoi ne pas avoir travaillé ton anglais dès la 4ème si tu savais vouloir évoluer dans l'informatique ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de réussir alors qu'on a un but ? Parce que tu étais un assisté ?

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
a la limite ne pas savoir quoi faire après le brevet c'est pas trop grave, suffit d’être pas mauvais et de faire un bac S ou ES, cela nous laisse encore 2ans.
Mais l'année du bac, non il faut savoir quoi faire, cela tombe bien car en Terminal on deviens majeur, donc adulte, un adulte doit pouvoir prendre une décision, sinon c'est pas un adulte c'est un faible qui échoura en L1.
Pourquoi serait on faible parce qu'on à essayé ? Au contraire, on en sort grandi bien souvent. Déjà parce qu'on a quand même travaillé la première fois, donc tout ne va pas s'oublier, mais aussi parce qu'on construit un réseau, des méthodes de travail en j'en passe. Mais ce sont bien ces choses là qui te seront utile plus tard. Maintenant c'est avec le réseau qu'on trouve un job, alors je vois pas en quoi connaitre d'avantages de personnes du milieu peut te porter préjudice.
Ou bien peut être que tu ne prend pas de risque ? Dans tous les cas, sache que c'est justement ma L1 redoublé qui m'a le plus appris lors de mes études, et encore maintenant j'utilise plein de méthodes et savoir appris à ce moment là

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
C'est le message que me disait au passage mes profs de terminal, débrouille toi tous seul, l'année prochaine on sera pas la. Et aujourd'hui je leur en remercie car cela m'a été très bénéfique pour mes études dans le supérieure.
Je trouve ça un peu débile, en cm2 un maitre ne va pas dire à ses élèves "je serais plus là l'an prochain démerdez vous". Un bon prof au contraire va accompagner les élèves en leur apprenant des méthodes. Puis entre nous, il est payé à quoi si tu dois tout faire tout seul
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Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2018 à 14:29
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
De toute façon les informaticiens de Parcoursup sont sur un autre dossier, le prélèvement à la source.
En fait pour Parcoursup comme pour les autres fiascos numériques de l'administration, passés (Louvois, Sirhen, cartes grises) comme futurs (prélèvement à la source), tout le monde a les yeux rivés sur les bugs techniques. Les anomalies liés dont à une erreur du développement, et donc on s'imagine, à la lecture des article de presse, que les anomalies critiques sont liées seulement à des problèmes techniques. C'est pratique pour le client, cela permet de rejeter la faute sur le prestataire.

Mais nous, on est censés savoir que 70% des anomalies remontées en production ne sont pas des bugs dans le code informatique mais des défaut de conception, des problèmes de spécification.
Dans le cas de Parcoursup, parmi les articles que j'ai remonté ces derniers mois, on a vu beaucoup de problème parce que l'utilisateur ne comprenait pas l'interface, et ne comprenait pas ce qui se joue derrière. Beaucoup de bacheliers se sont retrouvés à accepter un choix par défaut, parce que le produit les incitait à accepter la première réponse positive d'une formation le plus rapidement possible, et n'ont pas compris que cela n'invalidait pas forcément les autres candidatures.

Dans le cas du prélèvement à la source, l'administration, la DGFiP prétend que toutes les anomalies détectées pendant la phase de test ont été corrigées. Les anomalies techniques. Ce qui revient à dire que les ronds-de-cuir du fisc estiment que le produit est conforme aux spécifications qu'ils ont écrites. Et c'est comme ça qu'ils ont floué le gouvernement en prétendant que tout allait bien, sachant qu'ils sont eux-même sous très forte pression politique, et qu'ils exercent une très forte pression hiérarchique pour obtenir la réponse qu'ils veulent entendre. Ils n'ont pas vu leurs propres défaut de conception, encore moins la façon dont les utilisateurs finaux s'approprieront et comprendront le produit et son interface utilisateur. Ils vont prétendre que les couacs auront eu lieu parce que les employeurs auront mal utilisé la solution. Et donc, personne ne sera responsable.

Je pense qu'il y a des leçons très importantes à tirer de ces gros projets pour toute notre profession, et que cela devrait nous inciter à beaucoup d'humilité. On apprend de ses propres échecs, et on apprend encore plus des échecs collectifs des autres. Parfois, c'est une bonne vieille histoire de noeud gordien tout ça.
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Avatar de Luckyluke34
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 31/05/2018 à 12:09
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
La majorité des évolutions informatiques récentes ont été réalisées par des anglophones. La majorité des programmes sont écrits en anglais. L'immense majorité des ressources de qualités pour l'apprentissage sont réalisées en anglais et il faut des mois pour qu'apparaissent potentiellement des ressources de qualité en français. C'est comme ça et c'est une excellente chose car cela signifie qu'une seule langue permet de communiquer avec les développeurs du monde entier.
Pas d'accord, il faut faire le distingo entre le code technique et le code métier.

Si ton domaine est exprimé par des experts métier français, dans des termes qui n'ont de sens que dans le système éducatif français sur le sol français, pourquoi le coder en anglais ? Ca n'a que des iconvénients : traductions approximatives, risque de doubles traductions qui se baladent, mauvaise lisibilité pour le grand public, franglais quand on ne trouve pas d'équivalent, etc.
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Avatar de droper
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 04/06/2018 à 14:19
Est-ce que quelqu'un est vraiment étonné qu'il y ait des bugs ? Je veux dire la décision de supprimer APB a été prise fin septembre, pour une mise en prod en Janvier (je ne dis pas que tout était fini en janvier non plus hein), par les mêmes personnes qui ont publié un code source sur papier, le tout devant gérer les vœux d'un million de personnes avec un nombre de variables qui n'est pas piqué des hannetons... Bien sûr qu'il y a des trucs qui ont été bâclés parce que plus de temps et/ou push sans tests...
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Avatar de fredoche
Membre expert https://www.developpez.com
Le 05/06/2018 à 10:08
Marco46

Il y a 2 ans de cela j'ai fait le trajet Chalon-Liège via blablacar avec un jeune ingénieur Arts et Métiers qui sortait de deux ans de mission sur Louvois.

Blablacar donc blabla. C'était très instructif j'ai trouvé. Le gars avait fini par démissionner après un réel burn-out. A 26 ans je crois... après un beau parcours scolaire qui démontre tant de potentiels, quel gâchis...

Embauché sorti d'école, balancé consultant pour la mission, soumis à des reporting hebdo destinés à nourrir des chefs qui doivent en faire tout autant pour leurs supérieurs, engagé dans un projet tentaculaire et inerte, livré à lui-même comme probablement tous les "consultants" placés sur ces missions, sans soutien en cas de problème ou de vague à l’âme.
Pour moi un condensé de tous ces travers liés à la prestation de service à la sauce ESN/SSII.
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