La Russie a proposé aux États-Unis un traité de cyberguerre en 2015
Mais l'administration Obama l'a ignoré, d'après Vladimir Poutine

Le , par Patrick Ruiz, Chroniqueur Actualités
S’il y a une chose que l’administration Obama n’a eu de cesse de marteler avant de tirer sa révérence, c’est bien l’ingérence de la Russie dans le processus électoral des États-Unis, notamment, dans le cadre de la dernière élection présidentielle, celle qui a donné Donald Trump vainqueur. On se souvient en effet que les Russes ont tour à tour été accusés du piratage du Democratic National Committee et qu’Obama avait même annoncé des sanctions à l’encontre de la Russie.

Vladimir Poutine, le président russe, a eu maintes occasions pour répondre à ces accusations contre son pays. Le dénominateur commun de chacune de ses interventions est que la Russie au niveau État n’a rien à voir avec celles-ci. D’ailleurs, il a récemment fait d’une pierre deux coups en dissociant l’État russe des activités des groupes de hacker et, en adressant une pique aux États-Unis lorsqu’il a comparé les pirates informatiques à des gens « free spirit » qui pourraient cependant être dotés d’un esprit patriotique et entreprendre à leur propre compte des actions contre ceux qui disent du mal de la Russie.

Sur un ton plus sérieux cependant, le président russe serait d’avis que la sphère de la cybersécurité est un domaine où des règles de conduite devraient être édictées et connues de tous. D’après ce que rapporte Quartz, il a déclaré, dans une interview accordée au réalisateur Oliver Stone, qu’« à l’automne 2015, nous avons proposé à nos partenaires américains de travailler en étroite collaboration pour résoudre ces questions et conclure un traité relatif aux règles de conduite dans cette sphère. Les Américains n’y ont donné aucune suite ».

Un rapport du Royal Institute of Internal Affairs suggère que ce comportement des États-Unis vis-à-vis de cette proposition des Russes date même de 2012. S’engouffrer dans un traité de cyberguerre avec les Russes serait amoindrir les possibilités que se réservent les États-Unis d’user d’Internet comme d’une arme. Le célèbre ver Stuxnet que les Américains ont développé et lancé contre les infrastructures iraniennes en est la parfaite illustration.

« Les économies les plus avancées technologiquement sont les plus exposées à ces attaques. Tout ceci commence à prendre des proportions vraiment dangereuses. Il faut donc penser à mettre en place des règles », a ajouté Vladimir Poutine qui n’exclut pas une collaboration avec l’administration Trump. D'ailleurs, interrogé au sujet de la possibilité de travailler avec celle-ci sur un nouveau traité, il a déclaré : « il faudra ouvrir une nouvelle page des relations États-Unis – Russie ».

Source : QUARTZ

Et vous ?

Que pensez-vous de la notion de « règles » en matière de cyberguerre ?

Voir aussi :

Poutine pense que la communauté internationale se focalise trop sur les hackers russes alors qu'il y en a partout dans le monde et même à la CIA
Internet est un projet de la CIA, selon Vladimir Poutine, qui exige que les sites russes utilisent des serveurs basés en Russie
Internet n'est « pas un projet de la CIA », le père du Web répond à Poutine et lance un appel pour un web ouvert


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Avatar de Florian_PB Florian_PB - Membre averti https://www.developpez.com
le 19/06/2017 à 11:05
C'est connu que Barack Obama n'est pas vraiment russophile, j'attends de voir la suite des événements avec impatience, cela promet d'être intéressant. Nos civilisations interconnectées ne possèdent pas une sécurité adéquate surtout face aux risques de cyber-attaques, il est important de créer une cyber-convention de Genève car la cyber-guerre est proche qu'on le veuille ou non et sans règles cela risque d'être dramatique pour tout le monde.
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