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Les emplois perdus au profit des robots industriels durant la pandémie COVID-19 pourraient ne jamais revenir aux êtres humains
Selon plusieurs études

Le , par Stéphane le calme

340PARTAGES

13  0 
C’est une question que se posent déjà beaucoup d’analystes : à quoi ressemblera le paysage de l’emploi après la crise sanitaire déclenchée par le Covid-19 ? En très peu de temps, la pandémie a rendu le télétravail plus populaire que jamais, obligeant les entreprises à trouver des moyens pour adopter ce mode de travail. Les rapports se sont multipliés pour indiquer que la pandémie du Covid-19 pourrait être un accélérateur de l’automatisation dans les entreprises, car il encourage la distanciation entre les hommes, une mesure que les robots ne sont pas tenus d’observer.

À l’allure où vont les choses, l’automatisation pourrait bien être plus justifiée aujourd’hui que jamais. Selon un rapport publié par le journaliste Michael Corkery et l’auteur David Gelles, la pandémie accélère l’automatisation. Les auteurs notent que quelques semaines seulement après les premiers cas officiels de Covid-19 aux États-Unis, plusieurs entreprises spécialisées dans le recyclage ont commencé à faire des commandes de robots destinés à la tâche.

Si l’automatisation avançait à petits pas, de plus en plus d’entreprises parmi celles qui ne peuvent pas pratiquer le télétravail ont cherché des solutions pour survivre. L'automatisation remplaçait progressivement le travail humain dans certains emplois comme les centres d'appel, les entrepôts, les épiceries, etc. Puis la survie s'est ajoutée aux objectifs d’accroissement du profit et de réduction des coûts de main-d'œuvre.

De nombreuses pertes d'emplois suite à la pandémie

Le COVID-19 a entraîné une perte d'emplois massive dans le monde entier. Aux États-Unis seulement, plus de 22,6 millions de personnes ont perdu leur emploi en 2020. En février 2021, le Moniteur de l'Organisation internationale du travail (OIT) a rapporté que les mesures de confinement liées à la pandémie ont coûté 114 millions de pertes d'emplois en un an seulement. En d'autres termes, la pandémie a enlevé 8,8 % des heures de travail mondiales, ce qui équivaut à 255 millions d'emplois à temps plein.

Selon le Forum économique mondial, l'impact économique de ces heures de travail perdues en un an seulement était de 3,7 billions de dollars (1 billion représentant 1 000 milliards) en revenus du travail perdus. Avec le déploiement des vaccins COVID-19, les entreprises et les secteurs manufacturiers ont progressivement rouvert. Cependant, une fois la pandémie terminée, plusieurs emplois perdus pourraient ne jamais revenir aux êtres humains.

Avec des machines intelligentes à l'horizon et avec un accent industriel sur l'amélioration de la productivité et la réduction des coûts dans l'ère post-pandémique, l'intelligence artificielle (IA) et les robots autonomes sont destinés à remporter cette offre du futur marché du travail.

Le Forum économique mondial a déjà prédit que les machines intelligentes prendront plus de 85 millions d'emplois d'ici 2025. Nous pourrions voir des images encore plus effrayantes de pertes d'emplois humains d'ici une décennie. « D'ici 2025, l'automatisation et une nouvelle répartition du travail entre les humains et les machines perturberont 85 millions d'emplois dans le monde entier dans les moyennes et grandes entreprises de 15 secteurs et 26 économies. Les rôles dans des domaines tels que la saisie de données, la comptabilité et le soutien administratif sont de moins en moins demandés à mesure que l'automatisation et la numérisation sur le lieu de travail se développent. Plus de 80 % des chefs d'entreprise accélèrent les projets de numérisation des processus de travail et de déploiement de nouvelles technologies. Cinquante pour cent des employeurs prévoient d’accélérer l'automatisation de certains rôles dans leur entreprise. Contrairement aux années précédentes, la création de postes est en train de ralentir tandis que la destruction d'emplois s'accélère ».

« La COVID-19 a accéléré l'arrivée de l'avenir du travail », a déclaré Saadia Zahidi, directrice générale au Forum Économique Mondial. « L'accélération de l'automatisation et les retombées de la récession entraînée par la COVID-19 ont aggravé les inégalités existantes sur les marchés du travail et annulé les progrès en matière d'emploi réalisés depuis la crise financière mondiale de 2007-2008. C'est un scénario de double perturbation qui présente un autre obstacle pour les travailleurs en cette période difficile. La fenêtre d'opportunité pour une gestion proactive de ce changement se referme rapidement. Les entreprises, les gouvernements et les travailleurs doivent prévoir de travailler ensemble de toute urgence pour mettre en œuvre une nouvelle vision de la main-d'œuvre mondiale ».


Des machines qui occuperont de plus en plus le marché

Actuellement, les machines constituent 30 % de notre main-d'œuvre tandis que le reste des 70 % des emplois sont toujours occupés par des êtres humains. D'ici 2025, ce taux devrait dépasser 50 %.

Selon une étude menée par des professeurs du MIT et des universités de Boston, l'ajout d'un robot à une zone géographique réduit l'emploi dans cette zone de six travailleurs aux États-Unis seulement. La même étude a souligné que d'ici 2020, l'industrie des constructeurs automobiles aux États-Unis employait 38% des robots industriels existants.

Parmi les autres industries manufacturières en Amérique du Nord, l'industrie électronique repose sur 15 % de robots. L'industrie du plastique et de la chimie emploie 10 % de robots pour améliorer la productivité et réduire les coûts de fabrication.

Cette tendance n'est que le début, et non la fin, de notre monde technologiquement sophistiqué en constante évolution.

En fait, avec la participation de la Chine à la fabrication rentable de machines autonomes à l'échelle industrielle, le coût du remplacement des emplois humains par des robots industriels diminuera considérablement dans les années à venir. Un tel scénario se traduira par la popularité et l'adoption de robots autonomes, même parmi les unités de fabrication à petite échelle.

Une évolution dans nos rapports avec la technologie ?

Grâce aux progrès technologiques remarquables, les versions incarnées et désincarnées des robots peuvent effectuer les tâches les plus sophistiquées et les plus complexes, qui étaient autrefois considérées comme le domaine exclusif des êtres humains.

Ces tâches vont des besoins domestiques des êtres humains tels que l'aspirateur et le nettoyage des sols à demander à vos assistants virtuels, tels qu'Alexa ou Google Home, d'allumer / d'éteindre vos lumières avec des commandes verbales simplistes. Nous pouvons classer ces machines comme des robots domestiques. Les robots domestiques représentent peu ou pas de menace pour notre marché du travail potentiel.

Cependant, dans le même temps, d'autres versions coûteuses et plus complexes de machines autonomes et de robots sont impliquées dans le fonctionnement de nos secteurs d'entreprise et de services. Nous pouvons les classer en tant que robots industriels.

Par exemple, les robots dans le secteur de la santé sont impliqués dans plusieurs aspects des soins aux patients – allant de la réalisation de chirurgies, de la livraison de médicaments aux patients, de la désinfection des hôpitaux – à la prise des signes vitaux. On peut voir que de nombreux campus universitaires aux États-Unis, tels que l'Université George Mason, remplacent déjà les êtres humains par des robots de livraison de nourriture pendant les fermetures de campus pour contenir la propagation du COVID-19.

De même, des grandes enseignes telles que Walmart ont déjà confié des tâches de nettoyage à ces gigantesques machines sans pilote, qui fonctionnent au fur et à mesure des besoins pour maintenir l'hygiène et la propreté, en particulier pendant la pandémie.


Amazon a déjà testé avec succès, et dans certains cas a lancé, des drones de livraison de colis, ce qui est un moyen beaucoup plus efficace et plus rapide de satisfaire les acheteurs en ligne, en fonction de la taille et du poids des colis.

Les véhicules autonomes, essentiellement des robots rapides qui ressemblent à des voitures sur les routes, rendent déjà les conducteurs de taxi, d'Uber et de Lyft nerveux. Nous verrons bientôt des véhicules autonomes nous transporter chaque fois que nous appellerons Uber ou Lyft.

En ces temps changeants, nous devons réaliser que ces nouvelles tendances ne sont pas simplement un changement dans notre approche et nos attitudes envers les machines, mais, en fait, une révolution économique significative est déjà en cours.

Les emplois et les emplois futurs ne seront peut-être pas les mêmes que ceux dont nous avons été témoins au cours des 100 dernières années. Pour rester pertinents et continuer à travailler dans ce monde en évolution rapide, nous devons acquérir de nouvelles connaissances et compétences qui nous apprennent à collaborer et à travailler avec des machines en tant que partenaires et non en tant que maîtres.

Historiquement, les machines ont essayé de nous comprendre, mais cette dynamique évolue rapidement. Nous devons maintenant apprendre et comprendre les machines pour partager la future main-d'œuvre entre nous et « elles » (machines autonomes). Et si nous n'agissons pas rapidement, cela peut s'avérer être une perte économique grave pour des centaines et des milliers d'êtres humains sur le marché du travail, car les robots peuvent facilement remplacer la plupart de nos compétences existantes.

Sources : Organisation Internationale du Travail (1, 2), Forum économique mondial (1, 2), MIT (1, 2)

Et vous ?

Quelle lecture en faites-vous ?

Voir aussi :

Un nouveau robot à hamburger amélioré grâce à un logiciel d'apprentissage automatique débarque sur le marché, ROAR peut cuire 19 aliments différents et ses ventes explosent suite au COVID-19
Un restaurant aux Pays-Bas fait appel à des robots serveurs comme moyen pour réduire les contacts interhumains et faire respecter la distance sociale
Walmart met fin à son contrat avec une entreprise qui lui fournissait des robots chargés d'analyser les stocks, parce que les machines n'ont pas eu un impact suffisamment important sur ses revenus

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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 13:45
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Si utiliser des robots coutent moins cher qu'exploiter des peuples du tiers-monde, les grosses entreprises vont se mettre à utiliser des robots.
C'est déjà le cas! Les quelques grosses entreprises qui ont décidé de relocaliser en Occident leur production (et elles sont rares), ont relocalisé en automatisant au maximum les activités (les petites mains chinoises ont été remplacées par des robots).

Mais cette étape est déjà terminée! Pourquoi? Parce que les chinois se sont mis également au remplacement de leur petits mains par des robots!!!

Et un robot chinois est... Moins cher qu'un robot occidental!

Selon les études de la Fédération internationale de robotique qui calcule la densité de robot dans chaque pays (nombre de robots industriels pour 10'000 employés du secteur industriel), les pays les plus équipés en robot sont en Asie (Corée du Sud et Singapour), suivi de l'Allemagne (322 en 2017). Pour info la France comptabilisait 137 et la Chine 97 en 2017.

Entre 2017 et 2019, la Chine a concentré à elle seule plus du tiers des nouvelles installations dans le monde, elle a vu sa densité de robots industriels doubler en l'espace de deux ans. Avec une densité de 187 pour 10 000 employés, la Chine a dépassé la France (177) au dernier classement de 2019.
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Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 15:07
L'auteur de cet article utilise le conditionnel, c'est certainement par erreur ou alors qu'il est dans le monde gentil des bisounours. Évidemment que tous les emplois remplacés par l'automatisation ne reviendront plus aux humains.

Comme le disait Coluche :

Moi, j'ai été remplacé par une machine avec toute l'équipe de mecs qu'on était.
Ah, une machine super ! Elle fait tout le travail à notre place !
Elle le fait aussi bien que nous... sinon mieux.

Et puis, alors, la machine, ça a pas besoin de salaire, ça a pas besoin de repos, ça a pas besoin de vacances, c'est jamais malade !

Et le pire, ça a même pas besoin de travail !
4  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 11:22
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Historiquement, les machines ont essayé de nous comprendre, mais cette dynamique évolue rapidement. Nous devons maintenant apprendre et comprendre les machines pour partager la future main-d'œuvre entre nous et « elles » (machines autonomes). Et si nous n'agissons pas rapidement, cela peut s'avérer être une perte économique grave pour des centaines et des milliers d'êtres humains sur le marché du travail, car les robots peuvent facilement remplacer la plupart de nos compétences existantes.
L'évolution du monde du travail fait un peu quelque chose comme ça :
- artisanat
- industrialisation (en France ça a été suivi une immigration massive pour avoir de la main d'œuvre pas cher puis pour créer du chômage afin de pouvoir mettre tout le monde au minimum)
- délocalisation
- robotisation
À chaque fois il y a des gros patrons qui gagnent encore plus et des travailleurs qui perdent.
Encore au début du 20eme siècle il y avait des artisans en France, avec des savoir-faire, ils maitrisaient la production de A à Z, puis il y a eu l'industrialisation et les enfants des artisans sont allé bossé à l'usine pour répéter des milliers de fois exactement le même geste chaque jour.
C'était beaucoup plus épanouissant du temps de l'artisanat. (mais à cause du capitalisme il a fallu produire toujours plus pour moins cher , il fallait produire de l'éphémère, des produits de merde que tu ne garderas pas longtemps (si aujourd'hui t'achètes un lave-linge ou un lave-vaisselle il ne va probablement pas durer 20 ans))

Aujourd'hui les ouvriers produisent beaucoup plus, mais pourtant ils galèrent plus qu'avant à s'acheter une maison.

Si utiliser des robots coutent moins cher qu'exploiter des peuples du tiers-monde, les grosses entreprises vont se mettre à utiliser des robots.

====
La situation économique est déjà catastrophique, la robotisation ne va pas aider. Il y a des gens qui vont se retrouver dans des situations compliqués quand ils auront perdu leur job à cause de la robotisation.
5  2 
Avatar de mach1974
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 14:47
C'est du gros pipeau tout ça .
La crise a effectivement réduit les gammes comme d'habitude mais on va assister à un effet ciseau. Devant l'absence de stocks, les gens vont se serrer la ceinture. Il faut donc avoir le volume suffisant de vente pour amortir le coût des machines. Même Elon Munsk était revenu de l'automatisation .
https://www.lesechos.fr/2018/07/tesl...utrance-997843
Le quadrant de magic de GARTNER et autre COBOT seront démentis par les usages. Sans oublier qu'en France comme chez AMAZON , le turk meccanic est un réseau social de micro tâches et l'hiver de l'IA semble venir remettre en cause ce schéma.
L'automatisation est bien belle encore faut-il avoir un volume de chiffre d'affaire suffisant pour couvrir les coûts fixes. Les délocalisations des 2 millions d'emplois ne reviendront jamais en France à cause des salaires . Il faut signaler que la Chine a dû faire face à la délocalisation dans les pays limitrophes à cause de la hausse des salaires de 20 % sur les 5 dernières années
3  0 
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 16:01
Citation Envoyé par mach1974 Voir le message
Elon Munsk était revenu de l'automatisation .
https://www.lesechos.fr/2018/07/tesl...utrance-997843
Ceci explique peut-être pourquoi les voitures Telsa ont une aussi mauvaise finition. Et il est savoureux d'entendre Musk donner des conseils à Ford sur la production d'automobile
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Avatar de tanaka59
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 22:00
Bonsoir

Quelle lecture en faites-vous ?
Les secteurs ou le casse à l'emploi aura lieu va d'abord toucher :

> industrie et logistique

Les nombreux emplois intérimaires ou temporaires vont sauter en masse . En somme ceux qui ont déjà du mal à trouver du travail (plus précaires et plus paupérisés). On l'a vu Amazon et consort ont embauché à tour de bras durant les confinements , pour la vente en ligne (à défaut de magasin ouvert ... ) .

Le robotisation gagne du terrain avec le chargement et le picking des produits.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/05/2021 à 8:49
Citation Envoyé par eric44000 Voir le message
Cette création d'usine est aussi créatrice d'emploi malgré qu'il y ait un ou deux robots sur les chaînes d'assemblage.
Ben non, si des humains qui travaillent avec des robots produisent plus, on va diminuer le nombre d'humains dans l'entreprise. Parce qu'on pourra produire autant avec moins de main d'œuvre.
Il ne suffit pas de produire plus, il faut vendre derrière. On ne peut pas augmenter la production à l'infini.

Citation Envoyé par eric44000 Voir le message
Comment expliquez-vous l'implantation de robots dans les pays qui sont loin d'être des paradis fiscaux ?
Non mais là on en est au balbutiement. Dans 20 ans les robots seront plus compétents. À ce moment là il y aura probablement des lois, des taxes, etc.
La robotisation massive n'a pas encore commencé, la technologie n'est pas encore au point.

Citation Envoyé par eric44000 Voir le message
Les fabricants de robots ne sont pas français, ils sont déjà taxés à l'importation.
Avec les traités de libre échange de l'UE il y a de moins en moins de taxes à l'importation.
Par exemple il y a un traité de libre échange entre l'UE et le Japon, donc si une entreprise Française achète des robots japonais, si ça se trouve il n'y a pas de taxe.

Citation Envoyé par eric44000 Voir le message
Ceux qui s'en tireront le mieux, ce seront ceux qui auront robotisé.
Je ne vois pas pourquoi.
- Des travailleurs vont perdre leur emploi
- Une fois sans emploi ils vont moins consommer
- Comme les entreprises n'arriveront plus à écouler leur stock, elles devront virer du monde
Et ça fait la boucle "la crise alimente la crise".

On ne va pas donner aux chômeurs 3000€/mois en leur disant de consommer comme des porcs pour que le commerce tourne…
Quand t'es au chômage tu sors moins et tu consommes moins.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/05/2021 à 11:32
Les emplois perdus au profit des robots industriels durant COVID-19 pourraient ne jamais revenir aux humains
C'est le genre d'affirmation qui lance le débat habituel entre les optimistes et les pessimistes. Chacun peut penser ce qu'il veut mais tous vont être rattrapés par la réalité:

1. Le seul but d'une entreprise est de répondre aux besoins du marché en minimisant les coûts

2. Tout marché est par définition limité.

3. Si l'entreprise peut atteindre son niveau de production correspondant au maximum de ce qu'elle peut commercialiser en minimisant les coûts à l'aide de robot, il est évident que cette entreprise va réduire l'effectif de ses employés!

Cet état de fait ne se limite d'ailleurs pas à la production industrielle, il en va de même pour le domaine des services: Les banques et les assurances ont par exemple multiplié l'informatisation de leur procédures et en parallèle ont diminué de manière drastique leur nombre d'employés: Quand les distributeurs de billets de banque se sont généralisés, les guichets et les filiales bancaires ont fermé (et les employés licenciés!), quand le paiement numérique se généralise, les distributeurs de billets de banque disparaissent, etc...

Idem pour le secteur agricole, avec l'automation, la part des agriculteurs a fortement diminué, passant de 7,1 % en 1982 à 1,5 % de la population française en 2019. (https://www.insee.fr/fr/statistiques/4806717)
2  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 14:29
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Entre 2017 et 2019, la Chine a concentré à elle seule plus du tiers des nouvelles installations dans le monde
La Chine est l'usine du monde, elle doit donc anticiper pour le rester.
Il faut renouveler son modèle pour ne pas disparaitre. C'est un peu comme l'industrie pétrolière qui soutient à fond tout ce qui est énergie renouvelable et voiture électrique.
L’un des plus gros négociants de pétrole du monde investit 2 milliards de dollars dans l’énergie renouvelable
Total, BP, Shell et les pays producteurs de pétrole essaient de penser à l'après. (le pétrole est de plus en plus difficile à extraire, donc les prix finiront par monter)
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Avatar de eric44000
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 11/05/2021 à 16:15
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Selon les études de la Fédération internationale de robotique...
https://ifr.org/downloads/press2018/...on_WR_2020.pdf

Robots installés:
Chine : 783 000
Japon : 355 000
Coree : ?

Europe : 580 000
Allemagne : 221 500
Italie : 74 400
France : 42 000

USA : 293 200
Mexique : 40 300
Canada : 28 600
Brésil : 15 300

Densité de robots:
Singapour : 918
Corée : 868
Japon : 364
Allemagne : 346
Suède : 274
Danemark : 242
L'Asie domine, c'est incontestable, mais rapporté au nombre d'employés, la Chine fait grise mine. L'Europe est bon 2ème (Allemagne en-tête suivie de l'Italie) et les USA un peu à la traine.
Dans le rapport de l'IFR, on peut voir que le nombre de nouveaux robots installés est passé à l'échelle mondiale de 400 000 en 2017 à 422 000 en 2018 puis 373 000 en 2019 ! Peut-être faut-il voir l'effet COVID (gel des investissements) et anticiper un rattrapage pour 2020-21-22.

Le manque de dynamisme français et dû en grande partie au manque de visibilité qu'ont les entreprises quant à la fiscalité des robots. Nos politiques croient (à tord quand on regarde ailleurs) que les robots vont détruire des emplois et donc les taxer en conséquence. De plus, il y a une pénurie des compétences (peu de financement de formations).
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