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Twitter va revoir la façon dont il doit traiter les tweets des dirigeants mondiaux,
La plateforme lance une enquête publique afin de recueillir des contributions à cet effet

Le , par Stan Adkens

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Twitter a pendant longtemps maintenu une position selon laquelle le blocage ou la suppression des tweets des dirigeants mondiaux cacherait des informations destinées au débat public, même dans les cas où lesdits tweets violent les règles du site. Mais alors que les médias sociaux sont devenus une plateforme clé pour communiquer les positions politiques des gouvernements, Twitter veut prendre de l’avance sur les problèmes qui pourraient survenir, suite à l’expérience de ces dernières années lors de la présidence de Donald Trump. Twitter lance un appel au public pour qu'il donne son avis sur la façon dont il devrait traiter les dirigeants mondiaux sur la plateforme, en particulier ceux qui enfreignent les règles du site.

Twitter sollicite l'avis du public pour l'aider à élaborer ses politiques relatives aux dirigeants mondiaux sur la plateforme, selon un nouveau billet de blog publié jeudi. « Les politiciens et les fonctionnaires évoluent constamment dans leur façon d'utiliser notre service, et nous voulons que nos politiques restent adaptées à la nature toujours changeante du discours politique sur Twitter et protègent la santé de la conversation publique », peut-on lire dans le billet. « C'est pourquoi nous réexaminons notre approche à l'égard des dirigeants mondiaux et sollicitons votre avis ».


À cette fin, la plateforme devrait publier un sondage le vendredi 19 mars, dans le but de recueillir les commentaires du public sur les nouvelles politiques régissant les comptes des responsables publics. L'enquête sera ouverte à tous les répondants jusqu'au 12 avril, et se déroulera en 14 langues : arabe, chinois, anglais, farsi, français, hindi, indonésien, japonais, coréen, portugais, russe, espagnol, tagalog et ourdou. « Cette démarche vise à garantir la prise en compte d'une perspective mondiale dans les commentaires et reflète l'approche que nous avons adoptée pour les enquêtes publiques précédentes », indique le billet.

« D'une manière générale, nous voulons savoir si le public pense que les dirigeants mondiaux devraient être soumis aux mêmes règles que les autres sur Twitter », explique le blog. « Et, si un dirigeant mondial enfreint une règle, quel type de mesure d'application est approprié ».

Pendant longtemps, les politiques de modération de Twitter concernant les dirigeants mondiaux ont maintenu en ligne leurs tweets parce qu’ils pourraient présenter un intérêt public, intérêt qui est évalué par Twitter lui-même. Voici un extrait des principes et approche de Twitter concernant les dirigeants mondiaux sur sa plateforme :

« Si le tweet d'un dirigeant mondial enfreint le règlement de Twitter, mais qu'il est clairement dans l'intérêt du public de le conserver sur le service, nous pouvons le placer derrière un avis qui fournit le contexte de l'infraction et permet aux gens de cliquer dessus s'ils souhaitent voir le contenu ».

Cette politique a été continuellement mise à l'épreuve par l'ancien président Donald Trump, qui a finalement été banni de la plateforme après l'émeute du Capitole en janvier, lorsque Twitter a déterminé que ses tweets risquaient d'inciter à de nouvelles violences. Aujourd'hui, la plateforme de microblogging cherche à prendre de l'avance sur des problèmes comme ceux-là en établissant de nouvelles normes.

« En fin de compte, notre objectif est d'avoir une politique qui équilibre de manière appropriée les droits fondamentaux de l'homme et qui tienne compte du contexte mondial dans lequel nous opérons », déclare Twitter. La société ajoute qu'elle est en train de consulter des experts en droits de l'homme, des organisations de la société civile et la communauté universitaire, dont les commentaires seront pris en compte dans la prochaine révision de ses politiques.

Sous le feu des projecteurs et face à des défis à relever

Comme toutes les plateformes de médias sociaux, Twitter a été confronté à divers défis pour surveiller les commentaires de Trump sur la plateforme.

Trump a tweeté en 2016 que les personnes qui brûlent le drapeau américain devraient être privées de leur citoyenneté, tandis qu'en 2018, il a essentiellement menacé le leader nord-coréen Kim Jong Un d'une guerre nucléaire via un tweet, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux nations. En mai 2020, Trump a également tweeté un commentaire incendiaire sur les manifestations de Black Lives Matter, qui semblait indiquer que des mesures violentes seraient prises contre les participants.

Dans chacun de ces cas, Twitter a été invité à bannir purement et simplement Trump de sa plateforme, ce qu'il a refusé, faisant remarquer qu'en tant que personnage public, les gens avaient le droit de voir ce qu'il avait à dire, mais Twitter a continuellement modifié et révisé ses règles pour clarifier les raisons exactes pour lesquelles il ne prenait pas de mesures, dans un effort pour être plus transparent dans son processus.

Mais Twitter a fini par agir. Plus tard en mai, Twitter a ajouté des messages d'avertissement à deux tweets du président Trump qui mettaient en doute la sécurité du processus de vote. Cela a incité Trump à demander une révision officielle des lois de la section 230, qui protègent les plateformes de médias sociaux de toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par leurs utilisateurs.

C'était la première fois que Twitter prenait des mesures à la suite d'affirmations erronées faites par Trump par le biais d'un tweet. Ce qui a déclenché un tout nouveau débat sur la liberté d'expression en ligne et sur le pouvoir qu'ont désormais les plateformes sociales de réduire au silence les élus quand elles le jugent bon.

Maintenant, les plateformes de médias sociaux, dont Twitter et Facebook, sont sous le feu des projecteurs en raison de leur politique à l'égard des hommes politiques et des responsables gouvernementaux, notamment après la suspension définitive du compte de l’ancien président des États-Unis.

Twitter a récemment introduit de nouvelles fonctionnalités et mises à jour concernant les hommes politiques et les représentants du gouvernement sur le réseau social. Il a récemment annoncé qu'il étendait sa politique d'étiquetage des comptes de fonctionnaires et d'institutions gouvernementales à 16 pays supplémentaires. Twitter avait déclaré en août dernier qu'il commencerait à étiqueter les comptes des principaux responsables gouvernementaux et ceux appartenant à des entités médiatiques affiliées à l'État.

Le média social ajoutera des étiquettes aux comptes vérifiés des principaux responsables gouvernementaux, notamment les ministres des Affaires étrangères, les entités institutionnelles, les ambassadeurs, les porte-parole officiels et les principaux chefs diplomatiques. Il étiquettera également les comptes personnels des chefs d'État, avait-il indiqué.

Après la suppression du compte de Trump, divers points de vue ont été exprimés, mais, comme on l'a vu, Twitter a été appelé à plusieurs reprises à interdire Trump et, à chaque fois, la société a averti l'administration Trump qu'elle serait finalement obligée d'agir. Le défenseur des droits numériques EFF a estimé que les décisions de Twitter, Facebook de bloquer ou suspendre les communications de Trump constituent un simple exercice de leurs droits.

La question est donc de savoir si Twitter, ou toute autre plateforme, devrait être autorisé à empêcher un élu – le président en particulier – de communiquer avec les électeurs. C'est essentiellement ce à quoi Twitter tente maintenant de répondre, par le biais d'une large consultation publique, ainsi que des conseils de divers experts en droits de l'homme, en engagement civique et la communauté universitaire.

Source : Twitter

Et vous ?

Que pensez-vous de la consultation publique de Twitter ?
Allez-vous apporter votre contribution ? Que recommanderiez-vous à Twitter ?

Voir aussi :

Twitter suspend définitivement le compte de Donald Trump, le réseau social estime que les messages qu'il a publiés récemment représentent un risque d'incitation à la violence
Voici le plan de Donald Trump pour réglementer les médias sociaux : une réécriture des dispositions fondamentales de l'article 230 de la Communications Decency Act (CDA)
L'administration Trump propose de réduire les protections juridiques pour les grandes entreprises technologiques, via un projet de loi visant à réviser l'immunité offerte par l'article 230 de la CDA
Le défenseur des droits numériques EFF estime que les décisions de Twitter, Facebook de bloquer ou suspendre les communications de Trump, constituent un simple exercice de leurs droits

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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/03/2021 à 18:36
Bonjour,

Que pensez-vous de la consultation publique de Twitter ?
L'idée de la consultation n'est pas mauvaise du tout . Par contre il manque une question fondamentale :

"Twitter devrait il être un réseau social de politique et religion ou alors une autre plateforme dédié est à créée ?" .

Il est anormal qu'un site comme Twitter (et Facebook au passage) , nous pondent un pseudo règlement / loi (au mains d'une entreprise) ... Twitter est un réseau social et non un tribunal ou je ne sais quelle juridiction avoir pouvoir et autorité légiférante.

Allez-vous apporter votre contribution ?
Oui c'est possible

Que recommanderiez-vous à Twitter ?
Créer une plateforme/réseau social dédié à la politique , tout éjectant l'ensemble du corp politique du Twitter actuel.
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