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Jean-Michel Blanquer annonce la création de l'agrégation d'informatique à la rentrée 2021-2022,
Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?

Le , par Michael Guilloux

705PARTAGES

16  0 
« Nous allons créer un CAPES informatique qui verra le jour dès 2020 et dans quelques années nous créerons certainement une agrégation d'informatique », avait annoncé le ministre de l’Éducation nationale en janvier 2019. Comme promis, après le lancement de la première session du CAPES « Numériques et sciences informatiques » l'année dernière, Jean-Michel Blanquer a décidé de passer à la seconde étape de son plan. Le ministre a en effet annoncé mardi lors d'une audition à l'Assemblée nationale la création « dès la rentrée scolaire prochaine de l'agrégation informatique ».


Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale

« Conformément aux engagements que j'avais pris au moment de la création du CAPES du numérique [...] cette agrégation, nous la créerons en 2021-2022, pour la rentrée prochaine, de sorte qu'elle nous permette d'avoir nos premiers agrégés pour la rentrée 2022 », a expliqué Jean-Michel Blanquer. « Dans le système scolaire, c'est le CAPES et l'agrégation qui sont les consécrations d'une discipline et de son intégration dans le système », rappelle-t-il. « C'est donc une nouvelle importante et c'est la dernière pierre à l'édifice d'institutionnalisation et de consécration de l'informatique dans le système scolaire français », s'est-il réjoui.

Ces initiatives viennent pour accompagner la réforme du lycée. Avec l'arrivée de la spécialité « Numérique et sciences informatiques » au Bac 2021, il y a un besoin urgent de professeurs d'informatique pour en assurer la formation. « Nous avons besoin d’avoir des élèves qui développent leur sens logique grâce à la programmation ; des élèves qui relient les savoirs numériques aux autres savoirs grâce à leurs approfondissements numériques et à l’approfondissement de leur culture générale dans d’autres domaines ». C'est en ces mots que le ministre a expliqué ce qu'il attend des futurs professeurs d'informatique. Une question qu'on pourrait se poser est de savoir quel sera leur profil. Orienté théorie ou pratique ? Le salaire sera-t-il aussi à la hauteur pour éviter une fuite vers le privé ?

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?

Voir aussi :

France : la fin des séries S, ES et L au cœur de la réforme du bac et du lycée, quelles conséquences sur l'enseignement supérieur en informatique ?
Réforme du bac : Blanquer supprime les séries au lycée pour la voie générale, quelles conséquences sur l'enseignement supérieur en informatique ?

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Avatar de tanaka59
Inactif https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 15:39
Bonjour,

Jean-Michel Blanquer annonce la création de l'agrégation d'informatique à la rentrée 2021-2022 , Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?

Qu'en pensez-vous ?
Comme dit par le MVDD de mon MVDD , c'est très bien sur le papier et dans la "théorie". Dans la pratique que constate t on ?

1) depuis le milieu des années 2000 on développe au lycée la programmation sur calculatrices graphiques programmables
2) depuis cette même date les profs de math/physique/chimie/science incitent les lycéens à implémenter de manière massive les formules et théorèmes (la faute à un programme trop "indigeste", ou l'on balance des formules à apprendre par cœur sans réelle cohérence
3) depuis 2015 les calculatrices graphiques programmables sont interdites aux épreuves du bac
4) depuis 2015 on veut inciter les lycéens à la programmation

En résumé , soit on laisse les lycéens se démerder avec leur Casio ou TI en les autorisant . Soit on les interdit et on donne des formulaires de "formules", pour éviter du "par coeur indigeste".

Au final on se retrouve avec des lycéens qui peuvent être bon en math/science et se planter à l'épreuve. La faute à une manière d'enseignée obsolète ou ce qu'il y a apprendre est fait de manière brouillonne et à l’épreuve on change complètement de "logique".

Qu'on arrête aussi avec cet amalgame , mettre les formules dans une calculette = fraude et triche ... Il y a aussi toujours eu un flou /vide juridique sur ce sujet, au vu des méthodes d'apprentissages archaïque , jamais remis en cause les profs ont utilisé la brèche ...

Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?
J’espère fortement que l'aspect pédagogie et ce qui est autorisé en examen sera profondément revu ... Dans le supérieur (fac, iut, bts, ...) en exam de programmation et / ou cours de math/stats les profs se foutent pas mal de savoir si les étudiants en examen ont leur doc.

Avoir de la doc force ceux en exam à chercher et ne pas apprendre par coeur des formules et / ou concept sans savoir les appliquer.

Pour imager , c'est comme ci on demandait à un candidat en boulangerie "d'apprendre par coeur de la documentation technique" ... au lieu d'apprendre les gestes ... c'est très con ... mais c'est ainsi qu'on voit les choses en France dans l'enseignement.
8  0 
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 19/03/2021 à 12:57
Je vous recommandes cette vidéo sur le sujet, en correspondance avec le sujet au bout de qq minutes, regardez jusqu'au bout :
7  0 
Avatar de KaMaS
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 24/02/2022 à 18:01
Allez, j'y vais aussi de mon grain de sel. Cela doit faire plus de 10 ans que je n'ai rien écrit sur ce forum, c'est vous dire si cela me titille.

Petite présentation :
  • titulaire d'un Master en ingénierie informatique,
  • 15 ans de bouteille comme ingénieur (dont 10 comme indép),
  • enseignant depuis 2 ans (mathématiques, physique-chimie et désormais informatique)
  • titulaire du CAPES NSI en 2021


La création de la filière NSI est-elle pertinente ?
Oui, c'est très bien fichu. Cela permet aux élèves d'avoir une bonne idée de ces nouvelles sciences.

Que pensez-vous du programme ?
En seconde, les élèves ont un enseignement obligatoire (SNT) de 90 minutes par semaine qui couvre beaucoup de choses. Les élèves doivent sortir avec de la culture générale (Internet, Web, image, géolocalisation, etc) où on survole des domaines, et aussi avoir quelques notions de Python (qu'ils font aussi en mathématiques). La difficulté est qu'une grande partie des élèves s'en fichent royalement car ils ne choisiront pas la spécialité NSI en première. Le programme est lourd et plutôt ambitieux.

En première et terminale, si certains pensent qu'il est difficile pour les élèves de tout voir, vous vous trompez.
Pour information:
  • en première les élèves font 4 heures de NSI.
  • en terminale les élèves font 6 heures de NSI.


On a largement le temps de finir le programme et les élèves sortent avec un super niveau en Terminale.
La problématique en première est que l'on aborde des thèmes un peu théoriques (modèle Von Neumann, logique) qui peuvent en rebuter certains.
En Terminale, en revanche, tous mes élèves sont super motivés et acquièrent tous les compétences visées.
Il n'est pas attendu de leur part qu'ils soient des ingénieurs, mais qu'ils comprennent la notion d'algorithmique, la programmation Python, les bases de données, le réseau (routage principalement), les structures de données.

Le parcours parfait pour poursuivre des études supérieures en informatique ?
La difficulté aujourd'hui concerne le début des études supérieures. Cela doit faire 5 décennies que l'on demande aux élèves de faire maths et physique... C'est ancré chez les parents d'élèves, chez les élèves, voire aussi chez les professeurs (de physique) qui défendent leur pré carré.
Il faut comprendre que la réforme du lycée a amené le choix des spécialités (3 en première, et seulement 2 en terminale). Et les mathématiques sont une spécialité, ce qui demande ensuite aux élèves de choisir physique OU NSI. Blanquer réfléchit à mettre les maths dans le tronc commun... Bref, la réforme n'est pas terminée.
D'un point de vue non partisan, la réforme amène du bon et du moins bon. Les élèves peuvent choisir plus rapidement des domaines qui leur plaisent vraiment au détriment d'une ouverture sur d'autres domaines.

Certains éléments étant plus étudiés en Licence 1 voire Licence 2, le programme n'est-il pas trop complexe ?
Ce n'est pas trop complexe.
Certaines notions plus difficiles que d'autres ne demandent pas à ce que les élèves parviennent à les prouver, mais à les comprendre. Par exemple, la complexité logarithmique : les élèves ne savent pas forcément ce qu'est le logarithme, mais ils comprennent que la résolution (avec une complexité en log2(n) ) d'un problème à 1 000 000 d'entrées est rapide en comparaison d'une complexité linéaire ou quadratique (en traçant des courbes, tous les élèves comprennent facilement).

Le passage de l'agrégation d'informatique vous tente-t-il ? Mettriez-vous vos compétences de développeur à contribution pour la formation des futurs acteurs de la filière ?
J'y suis inscrit, mais je me doute bien que je ne l'aurai pas cette année. Le niveau attendu est élevé, et je n'ai quasiment pas révisé.

Néanmoins, je tiens à relever certains points.
J'ai découvert l'enseignement et j'apprécie beaucoup la relation que l'on peut tisser avec les élèves (en Terminale NSI, on a de jeunes adultes).
Mon expérience apporte beaucoup à mes élèves qui se posent des questions très pratiques.
Sur la vingtaine d'élèves que j'ai en Terminale, environ 2/3 veut faire des études d'informatiques, c'est plutôt pas mal.

Concernant le salaire... C'est certain que l'on est loin des standards d'un ingénieur en informatique en région parisienne.
Un temps plein d'un professeur certifié (avec le CAPES), c'est 18 heures de cours par semaine pour environ 2000€ net après 3 ans d'ancienneté.
Il est très facile de faire des heures supplémentaires et d'augmenter son salaire. Pour simplifier, une heure d'enseignement par semaine équivaut à 100€ net par mois.
Donc pour 22 heures d'enseignement, vous arrivez rapidement à 2500€ net. Vous ne travaillez généralement que 4 jours par semaine.
En contrepartie, si vous avez des enfants, vous êtes sur le même rythme qu'eux avec les 4 mois de vacances.

Si vous avez l'agrégation, vous commencez à bien gagner votre vie.
Le salaire de base n'est pas élevé : 2200€ net, temps plein de 15 heures d'enseignement au lycée (mais plutôt 8/10 heures en classe prépa).
Vous rajoutez facilement des heures supplémentaires. Prenez approximativement 130€ net par heure supplémentaire.
Donc pour 22 heures d'enseignement par semaine, vous arrivez facilement à 3000€ net. Si vous êtes en classe prépa, vous arrivez rapidement à 4000€ net, soit un salaire qui se rapproche des standards parisiens d'un ingénieur (oui, je sais que l'on peut gagner bien plus... mais aussi bien moins).

Bref, enseigner avec une agrégation peut devenir confortable, car je considère que 4000€ nets par mois, avec une journée chez soi par semaine et 4 mois de vacances est quasiment impossible à trouver dans le privé.

Je vois surtout parmi les commentaires une méconnaissance absolue des programmes et leur réalisation (et c'est normal, ce n'est pas simple de savoir où chercher l'information), et des idées arrêtées sur l'enseignement (ça, c'est la nature humaine ! ).
Pourtant tout est en libre accès (bulletins officiels NSI, salaire enseignant devraient suffire).

Ah oui, et on peut allier l'enseignement à un statut d'indépendant... Donc, votre journée off vous pouvez la facturer à des clients comme ingénieur.
6  0 
Avatar de ClemenceauReims
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 19/03/2021 à 9:09
Bonjour,
avec les salaires proposés dans l'éducation nationale et le haut niveau demandé dans toutes les facettes de l'informatique, ça ne risque pas d'attirer les meilleurs.
Et les moins bons ne passeront pas le cut.
Ne parlons même pas de l'aspect matériel, ni des conditions de travail des enseignants.
Dans pratiquement tous les établissements scolaires (lycées et lycées CPGE), le prof d'informatique sera le seul de sa discipline (donc peu d'échange de pratiques), avec très probablement un service sur plusieurs établissements (car pas assez d'heures à faire dans chaque).
Mais maintenant, c'est vrai qu'il aura une prime qui lui permettra d'acheter un Raspberry Pi la première année, une imprimante et des cartouches l'année suivante, se payer une connexion potable s'il n'imprime pas beaucoup et que les cartouches n'ont pas séché...
Bienvenue à EducNat .
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Avatar de scandinave
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 8:36
Payé le SMIC. Non merci.
Faux: Un agrégé gagne beaucoup plus que le Smic ou même qu'un prof "standard" qui lui est sous payé. Un amis agrégé de Math m'a dit approcher les 3.000€ net/mois tout en ne devant assurer que 11h de cours par semaine.

Cf: https://www.emploitheque.org/grille-indiciaire-etat-Professeurs-agreges-13
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Avatar de archqt
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 10:03
Dans la théorie ça me parait être une bonne idée, dans la pratique espérons que ca débouche sur le recrutement de profs qui feront un minimum d'efforts pour sortir des cours potables et pas trop périmés.
En quoi est ce spécifique à l'informatique. C'est comme dans tout travail, certains sont des fumistes, d'autres font de la veille technologique pour rester au "top". Après il faut aussi que les programmes de l'éducation nationale restent à jour. Les profs sont inspectés il me semble.

S'ils font cela c'est peut être pour éviter que ce soient des profs de math ou d'électronique qui fassent l'informatique. Et encore en électronique avec les micro-contrôleurs ils sont plus à jour en "technique" (langages...) que les profs de math (plutôt algorithmique).
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Avatar de tanaka59
Inactif https://www.developpez.com
Le 19/03/2021 à 19:25
Bonjour,

Citation Envoyé par T3TR4 Voir le message
C'est précisément ce qui fait la richesse de la culture : personne n'a la même ! La culture Geek est quelque part une mutation de la curiosité d'avant. On a collé un autre mot dessus et on l'a marginalisé.
Plus communément appelé "pédant" en France ... Thermes péjoratif. On peut avoir un savoir "encyclopédique" ... malheureusement c'est plutôt mal vu dans nos sociétés de savoir "trop de chose inutile".

Citation Envoyé par T3TR4 Voir le message
Dans notre société, on privilégie la douleur (matraquage des leçons, système de notation, et quand vous êtes en dehors du système scolaire, c'est le rejet ou la prison.)
En somme le bachotage ...

Citation Envoyé par T3TR4 Voir le message
La curiosité est mise à part, marginalisée. Ma compagne écrit beaucoup, notamment de la poésie et recherche sans cesse les auteurs perdus à travers l'histoire. On en a inhumés quelques uns qui ont été vendus par des bibliothèques qui devaient sans doute les destiner à la destruction. Voilà ce qu'il advient de la culture quand elle n'est plus à la mode ou plus enseignée.
Enfonçons le clou . C'est ce qui explique qu'en France nous sommes en retards sur les jeunes : précoces, asperger, les troubles autistiques, les hauts potentiels, les QI élevés, la (sur)douance , surdoué ...

En France il faut 3 à 4 ans pour poser un diagnostique comme précité pour un enfant ... Pour les adultes il faut 5 à 8 ! A cause d'un manque cruel de détection, et d'une saturation du secteur psycho-social, on considère les personnes non diagnostiquées comme "anormal", "en dehors du moule" ... il y a une forme de "rejet" car , sans le savoir les individus en question n'arrivent pas à s'adapter aux codes sociaux.

Je vais vulgariser et caricaturés la choses ... Ces personnes sont souvent qualifiés de "débiles"
3  0 
Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 19/03/2021 à 20:22
Citation Envoyé par archqt Voir le message
S'ils font cela c'est peut être pour éviter que ce soient des profs de math ou d'électronique qui fassent l'informatique. Et encore en électronique avec les micro-contrôleurs ils sont plus à jour en "technique" (langages...) que les profs de math (plutôt algorithmique).
Tout dépend de ce que t'appelles "l'informatique". Il faudrait déjà distinguer le fait d'apprendre à se servir d'un ordinateur et la programmation informatique.
  • La première chose doit être la priorité. Je ne sais pas si c'est encore le cas, mais à mon époque c'était au programme de cette matière fourre-tout que l'on nomme "Technologie", où l'informatique est mélangé avec la mécanique (dans le sens "perceuses et soudures" du terme, pas celui "mécanique des fluides" que l'on voit en cours de physique), l'électronique, la PAO et un peu de CAO. Il faut donner beaucoup plus d'importance à cela car c'est devenu crucial dans notre monde moderne, presque aussi important que lire, écrire et compter. Il ne faut plus laisser cela à des professeurs qui n'y pigent pas plus que leurs élèves. Ce serait même bien que cela devienne une matière à part entière enseignée dès le primaire, quitte à ce que ça soit par des profs qui tournent sur plusieurs écoles.
    Au programme des savoir essentiels : savoir ce qu'est un ordinateur (UC, périphériques d'E/S, écran, souris, clavier, imprimante, scanner, haut-parleur, micro), maîtriser ce que sont les fichiers et les dossiers, savoir ranger tout ça, maîtriser les différents aspects de la navigation Internet (entre autres "connaître la différence entre un navigateur et un moteur de recherche" pour savoir s'y promener sans difficultés et en sécurité, savoir rédiger et gérer ses mails...
    Il faut aussi y arrêter avec ces soi-disant générations qui sont nées avec un ordinateur entre les mains et qui ont la science infuse sur le sujet. Elles sont toutes aussi connes voire plus que les générations précédentes sur le sujet. La seule différence est qu'elles commencent plus tôt à faire des conneries sur le sujet.
  • La programmation informatique est bien moins importante et doit venir (beaucoup) plus tard.
    • La base est bien sûr l'algorithmique qui est notre solfège d'informaticiens. L'algorithmique peut être laissée aux profs de maths, à condition d'en faire une sous-discipline à part entière au même titre que le calcul et la géométrie, ou plutôt éviter que ça soit un truc fait à l'arrache en fin d'année s'il reste du temps pour ça. On oublie trop souvent l'importance des démonstrations dans les cours de mathématiques. Leur but est d'apprendre à l'élève à avoir un raisonnement logique et étayé, les sciences mathématiques (Pythagore, Thalès et tout le tralala) n'étant qu'un prétexte à faire cela. L'algorithmique, du moins ses bases, vient dans la parfaite continuité des démonstrations mathématiques et c'est pour cela que je laisse l'algorithmique aux profs de maths.
    • Après il faut aussi un langage pour illustrer efficacement les différents concepts vu en cours d'algo. Là aussi on peut faire comme en maths, avec un langage qui ne serait que prétexte pour appliquer ce qui est vu en cours d'algo. OSEF qu'il soit largement utilisé ou pas en entreprise, son but principal étant surtout d'aider à avoir les bonnes bases en algo. Je choisirai ici Python, BASIC ou un langage lié à un logiciel de calcul formel (parmi Maple, Mathematica ou Maxima). Le premier est le langage idoine pour apprendre les bonnes habitudes en programmation. Le deuxième est massivement présent dans les calculatrices des élèves, majoritairement de marque Casio ou Texas Instruments. Quant aux troisièmes ils permettent aussi de lier tout ça avec le reste des maths.
    • L'embarqué peut être laissé aux profs de techno car ça reste proche de ce qu'ils enseignent.
    • Le génie logiciel doit être une discipline à part, où ça va plus loin que l'algorithmique vue en maths (coucou les SDD) et où ça traite de davantage de langages, avec différents paradigmes. On met ici des langages qui illustrent bien les concepts à enseigner, pas forcément les langages populaires auprès des SSII. Ces derniers ne viendront que dans un dernier temps, dans celui où l'élève voudra faire ça de sa vie et s'orientera naturellement vers les langages qui lui payeront ses factures à la fin du mois.



Citation Envoyé par T3TR4 Voir le message
Ne pourrait-on pas pas avoir un enseignement qui ouvre la curiosité, plutôt que de l'apprentissage par cœur ?
Il est des matières pour lesquelles le par cœur est juste non négociable. Je pense là aux bases : logique, calcul, lecture, écriture, orthographe (avec la méthode qui revient à la mode et pas celle qui a fait des ravages parmi les écoliers des années 2000 et 2010), grammaire, conjugaison. Je rajoute aussi les notions de base sur l'utilisation d'un ordinateur et la bureautique. Tout ce qui nous est utile pour nous débrouiller dans le monde doit relever du par cœur bête et méchant.

Dans chaque discipline il y a aussi les bases de celles-ci qui sont non négociables en par cœur. En informatique je pense par exemple à l'algorithmique, aux bases de la programmation (SDD, BDD, paradigmes, typage des langages, compilé vs interprété...). Tout le reste de la programmation informatique n'est qu'implémentations de cela et si la base est assimilée alors le reste suivra naturellement.

De toute façon en informatique il y a une part de curiosité de la part de l'élève lui-même pour s'en sortir. Si l'élève n'est pas curieux d'aller au delà de ce qui lui est enseigné correctement alors il n'ira pas loin. Il restera dans ce qu'on lui aura appris à l'école et crèvera sur le bord de la route avec ça quand les mouches auront changé d'âne, parce que ça sera dépassé, inusité ou parce que la mode aura orienté les devs vers autre chose. Par exemple l'élève n'a pas à attendre qu'on lui dise de s'intéresser à Python pour le faire si besoin est.

Les sciences humaines sont un cas à part. Elles sont là pour le patriotisme, pour t'inculquer les valeurs de ton pays, de ta communauté, de ta nation à partir de ce qu'on veut que tu en retiennes. Partant de là ce sera toujours une "propagande" en soi, mais comme c'est fait par le Camp du Bien on n'appellera jamais ça une propagande par définition.

La curiosité peut aussi et surtout être amenée par les parents. Ce sont eux qui font l'éducation de leurs enfants, pas exclusivement l'éducation nationale.

Pour le reste je pense que c'est l'époque qui veut cette non-curiosité. Les Lumières s'éteignent peu à peu et on repart droit vers l'obscurantisme. La curiosité va à l'encontre de cela, du coup elle a de moins en moins sa place dans l'éducation moderne et c'est bien dommage. À l'avenir il faudra surtout de bons petits soldats qui ne se posent pas trop de questions, ou plutôt qu'ils ne le fassent pas quand viendra l'heure d'aller te faire sauter le caisson pour les beaux yeux de ton pays ou de son économie.
3  0 
Avatar de Escapetiger
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 19/03/2021 à 22:44
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
Je vous recommandes cette vidéo sur le sujet, en correspondance avec le sujet au bout de qq minutes, regardez jusqu'au bout :
Merci chrtophe, excellente cette vidéo Youtube Le système scolaire de Franck Lepage (sa fiche wikipedia ici), je me permets de rajouter un des nombreux commentaires éclairants d'un «youtubeur» :

«
C'est même plus grave, dans la mesure ou avant la démocratisation de l'école, le diplôme étant rare, des jeunes issus de milieu défavorisés pouvaient accéder à l'élite. C'est pourquoi, il y'avait quelques fils d'ouvriers et agriculteurs accédant au sommet de la pyramide. Aujourd'hui tout le monde à un diplôme. Du coup la compétition joue sur d'autres critères, et notamment sur les réseaux, la cooptation, le copinage.... Résultat le sommet de la pyramide se referme sur un milieu social aisé qui devient hermétique et endogame. Par contre son exemple est erroné à mon sens. La mondialisation a modifié le schéma, sur une compétition qui dépasse le cadre national. La "lutte des places " n'est plus franco française.
»
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/03/2021 à 1:08
Dans la théorie ça me parait être une bonne idée, dans la pratique espérons que ca débouche sur le recrutement de profs qui feront un minimum d'efforts pour sortir des cours potables et pas trop périmés.
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