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France : un CAPES d'informatique verra le jour en 2020
Et sera suivi du lancement d'une agrégation dans le même domaine

Le , par Patrick Ruiz

439PARTAGES

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L’annonce est du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse via la station de radio culturelle nationale publique française du groupe Radio France.

« Nous allons créer un Capes informatique qui verra le jour dès 2020 et dans quelques années nous créerons certainement une agrégation d'informatique. Nous consacrons le numérique dans le système. Nous avons besoin d'élèves qui approfondissent leur sens logique grâce à la programmation », rapporte France Culture.


Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse (France)

D’après Jean-Michel Blanquer, la manœuvre est destinée à couvrir un besoin de professeurs d’informatique dans 1500 lycées en France. L’invité des Matins précise par la suite que ces postes seront dans un premier temps couverts par des profs qui suivent déjà des formations continues. Ainsi, dès la rentrée prochaine, l’informatique va allonger une longue liste d’une quinzaine de sections (parmi lesquelles mathématiques et physique-chimie) pour lesquelles l’Éducation nationale organise le concours pour l’obtention du Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré. Les titulaires de ce diplôme professionnel qui sanctionne cinq années d’études après le baccalauréat exerceront alors comme « professeurs certifiés d’informatique. »

« Nous avons besoin d’avoir des élèves qui développent leur sens logique grâce à la programmation ; des élèves qui relient les savoirs numériques aux autres savoirs grâce à leurs approfondissements numériques et à l’approfondissement de leur culture générale dans d’autres domaines », a ajouté le ministre comme pour donner des détails sur la mission qui incombe aux futurs certifiés de ce nouveau Capes informatique.

« A partir du moment où l’on crée un CAPES, on crée quelque chose qui va structurer le futur. Ce qui est très important c’est qu’avec cette ouverture, nous consacrons le numérique dans un sens non superficiel », a également déclaré le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

L’annonce s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’Éducation nationale qui englobe celle du baccalauréat. Avec l’annonce de la création d’un Capes en informatique, l’équipe Blanquer a déjà l’édition 2021 de l’examen final de l’enseignement secondaire dans sa ligne de mire, mais d’autres changements importants sont intervenus en début d’année dernière. En février 2018, le ministère a annoncé la fin des séries pour la voie générale au lycée. Y faisant suite, le conseil supérieur des programmes (CSP) a dévoilé ses projets de programmes pour les classes de seconde et de première générale et technologique, ainsi que pour certaines classes de terminales. Il en ressortait que l’éducation nationale a l’intention de consacrer Python comme langage de programmation pour les apprentissages du secondaire. Les définitifs seront publiés au début de cette année.

Source : France Culture

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Ce CAPES est-il nécessaire ?

L’enseignement de l’informatique vous tente-t-il ?

Voir aussi :

France : la fin des séries S, ES et L au cœur de la réforme du bac et du lycée, quelles conséquences sur l'enseignement supérieur en informatique ?

Réforme du bac : Blanquer supprime les séries au lycée pour la voie générale, quelles conséquences sur l'enseignement supérieur en informatique ?

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Avatar de Nb
Membre averti https://www.developpez.com
Le 07/01/2019 à 21:41
Perso je ne pense pas que la mécanique Newtonienne que j'ai appris en terminal ou les cours de spé math que j'ai eus puissent être qualifiés de "bases"
Ben pour moi si. On ne les apprend pas pour les connaitre, on les apprend pour accompagner la decouverte de ce que sont les sciences et les démarches qui vont avec afin que ceux qui veulent/peuvent continuer puissent le faire et que les autres soient capables par la suite de raisonner logiquement face à tous les problemes qu'ils rencontreront par la suite (peu importe le domaine). Et il en va de même pour toutes les matières : on est censé acquerir des bases qui nous permettrons de raisonner, de communiquer, de contextualiser à travers des reperes historiques, geographiques, philosophiques...etc
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 01/07/2019 à 18:16
Citation Envoyé par watchinofoye Voir le message
Si on transposait ça à d'autres disciplines, c'est comme si on demandait à un simple prof de sport de devenir prof de SVT du jour au lendemain, avec un manuel scolaire en guise de rattrapage.
Et bien sûr, il n'y a que deux mois pour faire ce rattrapage. Les manuels ne sont arrivés que durant le mois de Juin.
En même temps, ton prof de sport, il a déjà vu un caillou non ? Il a même sûrement fait des ricochets ? Donc il est déjà quasiment géologue en fait. Et puis il a déjà vu une grenouille, donc pourquoi ne pourrait-il pas mener correctement un cours sur la dissection de ce merveilleux animal ? etc...

Je suis entièrement d'accord avec toi, et l'extrait du manuel que tu mets, s'il est vrai (je n'ai pas vérifié, c'est pour cela que je dis ça), est absolument lamentable.
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Avatar de Aurelien.Regat-Barrel
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 08/01/2019 à 11:51
Citation Envoyé par captaindidou Voir le message
Ben dis donc, il semblerait que dans les années futures, il y ait besoin de beaucoup de main d'oeuvre en programmation.
ça tranche avec ce que j'ai connu : en dessous d'un bac+4 en informatique point de salut.

Je ne vois pas un essor du développement logiciel à l'horizon, pourtant. Pourquoi aurait-on besoin de bien plus d'informaticiens qu'à présent en France ?
La croissance est plutôt à chercher dans l'apprentissage profond (ce qui demande peu de compétences en algorithmie), peut-être bientôt la programmation quantique mais est-ce que cela justifie le développement de compétences dès le lycée.
Les besoins ont explosé ces 10 dernières années du fait que de plus en plus de gens sont "connectés". Tu ne sembles pas avoir réalisé la mutation profonde qui s'est déjà opérée dans notre secteur : l'informatique "à la papa" où l'algorithmie & autres structures de données sont centrales est devenue secondaire depuis un moment déjà (précision : je suis issu et reste spécialisé dans cette informatique là). Aujourd'hui le quotidien de la plupart des développeurs n'est plus de concevoir un bel algo tout propre en partant d'un tableau blanc sur fond de rigueur mathématique, mais de faire de l'agrégation de composants logiciels développés par d'autres en mettant au centre l'expérience utilisateur. Et par composant logiciel, c'est pas juste des paquets npm de 20 lignes de code, mais des stack logicielles complètes (ELK, Redis, Kafka, etc... le monde devops quoi).

Cette informatique telle qu'on l'a longtemps connue n'a pas disparu ni même diminué en valeur absolue: c'est en valeur relative qu'elle a été mise en retrait par une autre informatique orientée service. Et force est de constater que pour faire une appli mobile ou assembler des package javascript y'a pas besoin d'un gros bagage mathématique. On peut même dire que ça ne sert à rien. En revanche, le besoin est beaucoup plus prononcé en architecture pour structurer des composants à différents niveaux : frameworks, (micro) services applicatifs, infrastructure cloud, etc... D'une certaine manière, c'est le passage d'un focus sur le temps (traitement algorithmique) à un focus sur l'espace (gestion et mise à dispo de l'information en réseau). Le fait de réutiliser beaucoup plus le travail des autres est aussi le signe d'un gain en maturité du secteur où on passe moins de temps à chacun réinventer son propre truc. Le développement lui même est beaucoup plus collaboratif aujourd'hui qu'il y a 20 ans (sauf dans certaines PME restée bloquée à cette époque).

Derrière cette mutation il y a en fait un autre changement profond dans la manière de faire du business : on est entré dans une ère de vente de services en lignes. La licence individuelle est remplacée par un abonnement, ça change énormément de choses, et beaucoup de PME dans l'industrie ont bien du mal à l'accepter sinon le comprendre. Typiquement, pendant 20 ou 30 ans, les mécaniciens et autres électroniciens étaient au centre du business de l'entreprise car ils produisait le hardware à vendre duquel découlait le chiffre d'affaire. Et l'informatique est entrée par la petite porte, comme un mal nécessaire pour créer le site web, le logiciel compagnon au hardware, etc... Et puis tout d'un coup voilà que c'est le hardware qui devient en fait juste un prétexte pour vendre un abonnement à un service en ligne développé par des codeurs. Ca peut être une sacré claque pour les super experts qui occupaient les postes techniques prestigieux de se voir reléguer au second plan par des ptits jeunes qui se sont reconvertis dans le code en seulement 6 à 9 mois de formation accélérée. Mais perso ça me fait sacrément plaisir de voir cette sacro sainteté du BAC+5 se faire balayer d'un revers de main pragmatique (précisions : j'ai un bac + 5).

Citation Envoyé par captaindidou Voir le message
Je n'ai rien appris de neuf à part la programmation parallèle qui reste un peu marginale dans les applications professionnelles.
Peut être dans ton secteur, mais la majorité du business consiste aujourd'hui à développeur des serveurs web, c'est à dire à traiter des milliers de requêtes en parallèle. Et même dans les domaines plus traditionnels le parallélisme plus ou moins massif (du CPU multi-coeurs au GPU) est très présent, ce qui explique la perte d'intérêt dans l'OOP et le regain de popularité de la programmation fonctionnelle. Et pour le coup, pour ceux qui aiment les mathématiques, c'est plutôt une bonne chose. Sauf que ce sont d'autre types de maths (catégorie des types...).

Citation Envoyé par captaindidou Voir le message
Nous avions besoin de passer plus de temps avec l'abstraction mathématique, la logique et la rigueur de l'analyse de problèmes logiques.
Y'a pas de réponse universelle à tous les étudiants. Ton idéal d'enseignement est précisément ce qui a été un vrai calvaire pour moi à l'école, précisément en mathématiques et encore plus en philo où j'ai rien compris à rien. A savoir raisonner sur des choses abstraites qui n'ont aucun rapport avec mon réel j'en suis incapable (j'ai un profil à dominance kinesthésique). Et justement il n'y a guère que la géométrie où je m'en sortais un peu parce qu'au moins j'avais sous les yeux un truc un peu concret auquel me rattacher. Et en biologie je cartonnais car j'avais là sous mes yeux des choses concrètes auxquelles me rattacher.

Comme quoi chacun voit midi à sa porte et fantasme de l'école idéale qu'il et elle aurait aimé avoir. Sauf que l'idéal des uns est l'enfer des autres. Il suffit d'aller enseigner quelques dizaines d'heures dans un établissement pour se rendre compte que c'est très compliqué d'enseigner quelque chose à un groupe qui n'a pas connu autre chose que l'obéissance plus ou moins résignée à l'autorité.
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Avatar de Ekolamar
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 30/06/2019 à 18:08
Citation Envoyé par siro75 Voir le message
...
La vérité c'est que prof, ça dépend vraiment de où tu bosses.

Ce n'est pas du tout le même métiers dans une banlieue en REP / REP+ qu'au Lycée Henri IV ou à Neuilly-Sur-Seine.

Prof en REP/REP+ = Flic / Gardiens de zoo / Assistant social (et je n’exagère même pas)
-> BEP/CAP est la seule voix, où ils s'arrêtent à 16ans, même le brevet des collèges est une épreuve.

Prof dans une ville "pauvre" = Éducateur : Apprendre la civilité, à écrire correctement, à gérer, à être autonome (quelque soit la matière d'ailleurs, les élèves sont majoritairement nuls même sur les bases de la vie en société)
-> Certains vont s'en sortir, mais clairement pas la majorité, ça part en BAC pro/Licence pro

Prof dans une ville "standards" = Moitié enseignant / Moitié éducateur : Faut savoir casser/dégager les "leaders" qui perturbent le cours, certaines classes sont bien, d'autres moins, d'autres horribles.
-> Mon dieu le BAC c'est dur quand même, mais on y arrive et c'est assez diversifié.

Prof dans une ville/établissement "riches" : Enseignant (Les parents apprenant aux enfants le volé "éducation social", les profs pouvant donc enseigner (apprendre des connaissances) et les élèves en difficulté se prennent des cours du soir par les parents.
-> Le BAC n'est même plus une épreuve, les enseignants font plus que le programme, tous ces élèves font des "grandes écoles", niveau incomparable avec le reste (t'as pas ta mention B/TB, t'es un raté)
--

Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi l'éducation national s'appelait comme ça, un prof, son boulot, c'est d'enseigner/instruire, pas d'éduquer (avant ça s'appelait d'ailleurs Ministère de l’Instruction Publique il me semble). L'éducation c'est aux parents de la faire.

Et fun fact : Les endroits les plus difficiles, c'est les nouveaux/stagiaire/jeunes qui se les tapent, dans les endroits "biens", c'est donc que les vieux (30-40 ans de carrières, faut un nombre de points stratosphériques, même pas la peine d'y penser sans plusieurs dizaines d'année de carrière), vieux qui sont donc passé "prof" avec un bac +2 ou une licence, sympa quand toi tu t'es pris un concours bac+5, donc t'as déjà 2-3 ans de retard dans tes échelons/années de retraite...

Aujourd'hui on envoie des bac +5 dans des établissements où ils font la police toute la journée et n'enseigne rien(!!). Ils sont sur qualifiés dans leur domaine mais n'ont strictement aucune qualification dans la gestion/l'éducation d'enfants difficile ce qui n'est pas ce pourquoi ils ont passé le concours. Pas étonnant qu'ils partent tous en dépression. Surtout que vu le niveau à enseigner, une licence suffirait largement (et j'ai presque envie de dire un BAC/BAFA suffirait au collège), bac +5 c'est clairement trop. Rien que de penser qu'un agréger peut enseigner en collège ça me retourne le cerveau personnellement. Concours ultra-dur et spécialisé dans une matière...pour finir par enseigner des collégiens à bien tenir leur cahier, y'a de quoi se tirer une balle.

Ps : Après c'est un choix, je ne pense pas les prof malheureux (bon, sauf en REP+), et le taux horaires n'est pas du tout dégelasse, surtout quand on sait que une fois installé, un prof ne refait pas ses cours tous les ans, donc ils peuvent gratter beaucoup de leur temps de préparation (18h d'enseignement donc environ 17h de préparation/correction par semaine de 35h, si t'en branle pas une de préparation car t'as déjà tout, tu ne boss que pour les corrections, et certains prof se cassent pas trop la tête sur les contrôles non plus).
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Avatar de watchinofoye
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 01/07/2019 à 17:35
Citation Envoyé par siro75 Voir le message
De simples recherches Google/Facebook/Youtube répondront à tes attentes : souffrance prof, prof dépression, quitter l'enseignement, quitter éducation nationale, etc.

Dans ces conditions, l'enseignement de l'informatique dans le secondaire ne sera ni motivant ni de qualité.
Avis aux courageux ou désespérés du privé donc.
Les retours sur le métier de prof, je les ai déjà avec ma compagne (et les infos qui passent régulièrement).
Mais en fait, je pensais plutôt à des retours d'autres développeurs. Suis-je le seul à être dégoûté, ou y a-t-il d'autres personnes qui en ont tellement marre qu'elles ont envisagé de se reconvertir ou ont carrément sauté le pas ?

Sinon, petite parenthèse en vous retranscrivant un extrait d'un manuel de SNT 2019, plus exactement du livret intérieur à destination des enseignants :

Qui va l'enseigner ?
Cette nouvelle discipline a vocation à être enseignée par tous(tes) les enseignants(es) de lycée. On n'attend pas des enseignants des prérequis particuliers en informatique. Nous avons déjà des usages de l'informatique que ce soit à titre particulier ou professionnel et nous avons un bagage plus ou moins solide en ce domaine.
Bien sûr, tous les enseignants n'en sont pas au même niveau pour les sciences numériques mais la mise à niveau se fera simplement et rapidement.
Le manuel offre une grande palette de situations pédagogiques différentes, ce qui permettra aux enseignants de privilégier les activités où ils se sentiront le plus à l'aise.
Le livret pédagogique et les ressources numériques prévues apporteront en plus un éclairage sur toutes les situations pédagogiques proposées (vidéos, compléments d'informations, ressources sur internet, etc.).
Plusieurs trucs me dérangent :
- On attend des profs qu'ils fassent une remise à niveau pour enseigner une matière à laquelle ils ne sont pas préparés ;
- On essaie de faire croire qu'une remise à niveau avec un pauvre bouquin de 200 pages vaut bien une formation avancée en informatique ;
- On justifie ça en faisant un amalgame honteux entre l'informatique en tant que simple usager et l'informatique en tant que professionnel.
Comme quoi, il subsiste un certain mépris à l'égard de l'informatique. Si on transposait ça à d'autres disciplines, c'est comme si on demandait à un simple prof de sport de devenir prof de SVT du jour au lendemain, avec un manuel scolaire en guise de rattrapage.
Et bien sûr, il n'y a que deux mois pour faire ce rattrapage. Les manuels ne sont arrivés que durant le mois de Juin.

Citation Envoyé par Ekolamar Voir le message
et le taux horaires n'est pas du tout dégelasse, surtout quand on sait que une fois installé, un prof ne refait pas ses cours tous les ans, donc ils peuvent gratter beaucoup de leur temps de préparation (18h d'enseignement donc environ 17h de préparation/correction par semaine de 35h, si t'en branle pas une de préparation car t'as déjà tout, tu ne boss que pour les corrections, et certains prof se cassent pas trop la tête sur les contrôles non plus).
C'est faux, pour une simple raison : les programmes changent. Et depuis quelques années ils ont même tendance à changer tous les ans, souvent avec des trucs absurdes : programme trop vaste pour être bouclé en une année, niveau trop facile, ou au contraire avec une difficulté revue à la hausse et en gros décalage avec les années précédentes.
Et non, ils n'envoient pas les stagiaires dans les établissements à problème (encore heureux). Les jeunes titulaires c'est très probable, mais les stagiaires sont généralement envoyés dans des établissements plutôt moyens.
Sinon, tout le reste est vrai, hélas.
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Avatar de transgohan
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/07/2019 à 17:14
Comment on peut être ingénieur en développement web alors ?

Presque plus sérieusement. Je suis donc Ingénieur Développeur Programmeur.
Pas facile à prononcer... Je vais continuer à me cantonner à répondre que je suis informaticien.

Totalement sérieusement, s'il suffisait de faire un bootcamp de 6 mois pour être professionnel d'un métier...
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Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 02/07/2019 à 21:30
Citation Envoyé par foetus Voir le message
Désolé si je me répète : en informatique il y a une différence entre ingénieur, développeur (analyste-programmeur) et programmeur.

Et les bootcamps et autres forment des programmeurs et non des développeurs.

[spoiler]
  • ingénieur: c'est celui qui travaille très bas niveau - embarqué, temps réel, pilote, ...
  • développeur : c'est celui qui développe les briques - bibliothèques, cadriciels, services, ...
  • programmeur : c'est celui qui 1) assemble les briques (pour faire les solutions) 2) qui connait/ utilise tous les outils modernes (intégration continue, git, TDD, ...) 3) communique avec les chefs, la MOA, ...
[/spoiler]
Je suis en total désaccord avec cette classification. Il n'y a qu'une seule catégorie, celui qui écrit du code c'est à dire la spécification du programme. Après il y a des différences dans la qualité, la densité et la durée des formations. Il est évident qu'un développeur sorti d'une école d'ingé ou d'un master est bien mieux armé que quelqu'un sorti d'un bac+2 pour démarrer dans le métier.

Quand au bootcamp ça forme du 1/4 de développeur bac+2, ça permet tout juste de mettre un pied dans le métier mais il faut ensuite rattraper le retard. Et ça ne concerne que les gens les plus doués, les autres changeront rapidement d'orientation parce qu'il n'y arriveront pas.

Les compétences que tu listes pour le programmeur il faut des années pour les maîtriser. En 6 mois t'apprend une partie des bases seulement.

Sinon pour les salaires donnés par Bergi c'est pour les profs agrégés. Pour les autres c'est même moins que ça, plutôt autour de 24KE en début de carrière.
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Avatar de ndjpoye
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 07/01/2019 à 16:25
He ben, il leur en aura fallu du temps
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Avatar de Excellion
Membre averti https://www.developpez.com
Le 07/01/2019 à 18:12
Des CAPET existent déjà.
Pour la "matière" informatique, je trouve qu'on perd les pédales et le sens commun.

L'école est là pour donner des bases. L'informatique n'en est pas une. C'est au contraire un ensemble de connaissances à maîtriser.
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Avatar de diabolos29
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 10/01/2019 à 20:08
Citation Envoyé par supergeoffrey Voir le message

Par contre niveau recrutement ça craint. Un concours pour un domaine industriel qui évolue tous les jours.
Je craint que des professeurs sortant de fac soient vite dépassé.
çela me fait très peur, les gens ne seront pas compétant, il auront la pédagogie mais mais pas le savoir.
Je pense que s'il s'agit d'un enseignement en lycée, le but sera plutôt de poser les bases théoriques que d'aborder les technos dont ont besoin les industriels et autres ESN à l'instant T.
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