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Microsoft soutient le projet de loi de l'Australie qui vise à forcer Google à payer les médias pour relayer leurs articles
Bing pourrait ainsi y remplacer Google search

Le , par Patrick Ruiz

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L’Australie pourrait dès cette année être le premier pays au monde à forcer les géants du numérique à rémunérer les éditeurs de presse pour relayer leurs articles. La France est sur une lancée similaire dans le cadre du « droit voisin » qui impose à l’ensemble des plateformes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération aux médias dont ils utilisent les articles desquels ils tirent des revenus. Microsoft soutient la loi australienne y relative en cours de gestation. L’enjeu : positionner son moteur de recherche Bing en lieu et place de Google search en Australie.

La Commission australienne de la concurrence a publié un projet de code obligatoire qui va définir un cadre qui permettra « aux entreprises de médias d’information de négocier individuellement ou collectivement avec Google et Facebook sur le paiement de l’inclusion de contenus » sur leur plateforme respective. Dans ce projet de loi, il est stipulé que « si les entreprises de presse et les plateformes numériques ne peuvent pas conclure un accord dans le cadre d’un processus formel de négociation et de médiation de trois mois, un arbitre indépendant choisirait alors l’offre finale des deux parties la plus raisonnable dans un délai de 45 jours ouvrables. » « Des accords de paiement pourraient être conclus dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du code si un arbitrage est nécessaire », ajoute-t-elle.

Le 22 janvier, Google a déclaré qu'il bloquerait son moteur de recherche en Australie si le gouvernement venait à valider son projet de loi qui l'obligerait, ainsi que Facebook, à payer les entreprises de médias pour le droit de relayer leurs articles. Y faisant suite, Microsoft a manifesté son intérêt pour l'opportunité de marché qu'offrirait la sortie de Google. Le PDG de Microsoft a pris contact avec le Premier ministre australien pour des échanges y relatifs. L’entreprise se positionne même en soutien de la loi australienne en cours de gestation. « Bien que Microsoft ne soit pas soumis à la législation en cours de gestation, nous serions prêts à respecter ces règles si le gouvernement nous désignait », indique le géant technologique.

En France, le géant de la technologie a cherché à éviter de payer les éditeurs pour la réutilisation de bribes de contenu dans ses produits d'agrégation de nouvelles et de recherche en ne les affichant plus dans le pays. En avril 2020, l’Autorité française lui a donc porté plainte pour abus de position dominante et obtenu gain de cause en octobre dernier. Ces tractations ont débouché sur un accord relatif à l’utilisation des publications de presse (via les snippets) avec l’Alliance de la presse d’information générale (APIG).

Cet accord fixe les principes selon lesquels Google négociera des accords individuels de licence avec les membres de l’Alliance dont les publications sont reconnues « d'Information Politique et Générale », ce, tout en reflétant les principes fixés par la loi. Ces accords individuels de licence couvriront les droits voisins et ouvriront l’accès à News Showcase – un nouveau programme de licence de publications de presse lancé récemment par Google, qui permettra aux lecteurs d’accéder à un contenu enrichi. La rémunération prévue dans les accords de licence entre chaque éditeur de presse et Google est basée sur des critères tels que, par exemple, la contribution à l'information politique et générale, le volume quotidien de publications ou encore l’audience Internet mensuelle.


L’avis de l’inventeur du web - Tim Berners-Lee - sur la question :

Sur le web, le partage de contenu repose sur la capacité des utilisateurs à faire deux choses : créer du contenu, généralement du texte, mais aussi d'autres médias ; et faire des liens dans ce contenu vers d'autres parties du web. Ceci est conforme au discours humain en général, dans lequel il existe un droit, et souvent un devoir, de faire des références. Un article académique est nécessaire pour énumérer les références à d'autres articles qui sont liés. Un journaliste est normalement tenu de faire référence à leurs sources. Le discours des blogueurs implique des liens d'un blog à l'autre. La valeur du blog réside à la fois dans le texte et dans les liens soigneusement choisis.

Avant que les moteurs de recherche ne soient effectifs sur le web, suivre les liens d'une page à l'autre était le seul moyen de trouver du contenu. Les moteurs de recherche rendent ce processus beaucoup plus efficace, mais ils ne peuvent le faire qu'en utilisant la structure des liens du web comme principale entrée. Les liens sont donc fondamentaux pour le web.

D'après ce que je comprends, le code proposé vise à exiger de certaines plateformes numériques qu'elles doivent négocier et éventuellement payer pour établir des liens vers des contenus d'actualité provenant d'un groupe particulier de fournisseurs d'informations.

Le fait d'exiger une redevance pour un lien sur le web bloque un aspect important de la valeur du contenu web. À ma connaissance, il n'existe actuellement aucun exemple d'exigence légale de paiement pour les liens vers d'autres contenus. La possibilité d'établir des liens librement - c'est-à-dire sans limitations concernant le contenu du site lié et sans frais - est fondamentale pour le fonctionnement du web, son essor jusqu'à présent et sa croissance future dans les décennies à venir.

Comme beaucoup d'autres, je soutiens le droit des éditeurs et des créateurs de contenu à être correctement récompensés pour leur travail. C'est sans aucun doute une question qui doit être abordée, tant en Australie que dans le monde entier. Cependant, je suis fermement convaincu que les contraintes sur l'utilisation des liens hypertextes ne sont pas la bonne façon d'atteindre cet objectif. Cela porterait atteinte au principe fondamental de la possibilité de créer librement des liens sur le web, et est incompatible avec la façon dont le web a pu fonctionner au cours des trois dernières décennies. Si ce précédent était suivi ailleurs, il pourrait rendre le web inutilisable dans le monde entier. Je demande donc respectueusement à la commission de supprimer ce mécanisme du code de conduite en gestation.

Source : Microsoft

Et vous ?

Que pensez-vous de l’approche Microsoft sur cette question ?
Voyez-vous Google abandonner le marché australien ?

Voir aussi :

Droit voisin : L’Autorité de la concurrence donne raison aux éditeurs de presse et enjoint ainsi à Google de lancer des négociations, sur la rémunération de la reprise des contenus protégés
Droit voisin : la presse française s’attaque à Google devant l’Autorité à la concurrence, espérant forcer le moteur de recherche à proposer une offre tarifaire pour la reprise des contenus
La position de Google sur la rémunération des éditeurs de presse pour l’affichage d’extrait n’est « ;pas acceptable ;», selon le ministre de la Culture
Les moteurs de recherche devraient-ils rémunérer les éditeurs de presse pour afficher leurs articles ;? Un projet adopté par les ambassadeurs de l’UE
Google News ferme en Espagne, les éditeurs inquiets, le gouvernement temporise

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Avatar de Kulvar
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 03/02/2021 à 21:34
Autant je déteste Google, mais obliger quelqu'un à faire quelque chose et le lui facturer, c'est inacceptable.
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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 14/02/2021 à 13:01
Bonjour,

Citation Envoyé par cduigou Voir le message
A quel titre ? Dans quel but ?
C'est une manœuvre politique pour avoir dans la poche , le centre, la gauche et la droite modérée ... Facebook , Twitter et Google sont sous le feu des critiques, par certains partis plus ancrés à l’extrême droite et / ou "populistes" .

Les dérives modératrices arbitraires et automatiques, qui masque l'inaction de Facebook et Twitter a réellement modérer les contenus correctement ... Des PME, commerçants et particuliers font les frais de ces "automates" quotidiennement. Les médias et les GAFAM eux même font tout pour ne pas communiquer dessus ... C'est un sujet sensible.

Encore une fois tout est question de bien "pensance" et de "bien scéance" vu que les médias sont plutôt orientés à gauche ou au centre ...
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Avatar de Kulvar
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/02/2021 à 14:18
Je rappelle que le projet de loi Australien c'est "On vous oblige à faire quelque chose, et on vous oblige à verser des sous quand vous le faites".

Soit c'est obligatoire et gratuit, soit c'est optionnel et payant, mais pas obligatoire et payant.
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Avatar de JP CASSOU
Membre averti https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 9:04
Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
Bonhomme, on va mettre en ligne et gratuitement ton travail, et tu ne toucheras rien sur son utilisation, t'es OK ?
Dans ce cas, on demande à Google de rémunérer les groupes de presse. Par conséquent, il est normal que ceux-ci mettent leur contenu gratuitement en ligne.

Et le modèle de ne rien toucher sur l'utilisation de nos propres articles existe déjà avec ELSEVIER et consorts, qui vivent du travail des autres, en faisant payer aussi les auteurs des articles.
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Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 22:19
Et le modèle de ne rien toucher sur l'utilisation de nos propres articles existe déjà avec ELSEVIER et consorts, qui vivent du travail des autres, en faisant payer aussi les auteurs des articles.
@JP CASSOU
Et les "organes" de presse qui ne font que relayer les articles des Agences de presse et qui pourtant ce clame de la presse libre et indépendante, on les classes où ?
Je n'est pas de connaissances approfondie sur le fonctionnement de la presse Australienne, mais en France l'accord entre Google et la presse n'est pas très reluisant quand on sais que 3/4 des thèmes/articles abordés par cette dernière ne sont que des articles fournie par l'AFP ou autre Agence.
Si au moins les articles étaient tous de qualités et présentaient une vrai plus value, ça pourrait ce justifier, mais demander à sont pays de faire pression sur les GAFAM pour leur extorquer de l'argent pour qu'ils aient le droit de faire ce qu'eux même font avec les Agences de presse, c'est ridicule.
Le pire c'est que Facebook ou Google, ne peuvent même pas refuser ou dire OK, nous allons donc créer notre propre organe de presse et ne plus relayer vos informations.
C'te méthode d'escroc .
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Avatar de JP CASSOU
Membre averti https://www.developpez.com
Le 25/02/2021 à 23:39
Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
Bonhomme, on va mettre en ligne et gratuitement ton travail, et tu ne toucheras rien sur son utilisation, t'es OK ?
Dans ce cas de figure, les organes de presse seront financés par Google (et par les Etats + la pub). En contrepartie, on demande aux organes de presse de mettre gratuitement en ligne les articles concernés
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Avatar de cduigou
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 14/02/2021 à 9:41
Microsoft exhorte les États-Unis et l'UE à suivre l'Australie en introduisant des règles qui obligent les entreprises technologiques
à partager leurs revenus avec les organes de presse.
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Ben voyons ! pour mieux les contrôler sans doute...
Microsoft (par l'intermédiaire de la fondation Bill Gates) a déjà subventionné le journal "Le Monde" à hauteur de 4 millions de dollars. A quel titre ? Dans quel but ?
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