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81 000 domaines .eu détenus par le Royaume-Uni suspendus à la fin de la transition de Brexit,
Les propriétaires qui transfèrent leur domaine vers un pays membre de l'UE peuvent le conserver

Le , par Stan Adkens

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EURid, association a but non lucratif gestionnaire du registre des domaines de premier niveau .eu, a mis à exécution ses avertissements, qui ont commencé il y a environ deux ans. Plus de 80 000 domaines détenus par des ressortissants britanniques ou des organisations britanniques ont été suspendus. Ce changement est intervenu le premier jour de la nouvelle année, dans le cadre des règles de l'UE qui stipulent qu'un domaine .eu ne peut être détenu que par un citoyen ou une organisation situés dans l'Union européenne.

« Le 1er février 2020, le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne (Union). L'accord de retrait prévoit une période de transition jusqu'au 31 décembre 2020. Pendant la période de transition, les entreprises et organisations établies au Royaume-Uni ainsi que les résidents et citoyens britanniques pourront continuer à détenir et à enregistrer un nom de domaine .eu. Le plan décrit ci-dessous s'appliquera à partir de la fin de la période de transition », lit-on dans une note publiée par EURid en novembre. Le plan en question est, entre autres, qu’au 1er janvier 2021 ces domaines seront simplement suspendus, et c'est le cas maintenant.


Les noms de domaine suspendus ne peuvent plus prendre en charge un site Web ou un service comme le courrier électronique, et les propriétaires ont désormais trois mois pour prouver leur droit d'exploiter un domaine .eu. Cela signifie qu'ils devront mettre à jour leurs coordonnées afin de transférer le domaine .eu vers un bureau d'enregistrement de l'UE située en dehors du Royaume-Uni, ou déclarer leur citoyenneté ou leur résidence dans un État membre de l'UE.

Les noms de domaine seront rétablis dès que les données de contact auront été mises à jour, a déclaré l'Eurid, mais cela doit se faire dans un délai de trois mois à partir de la date de suspension. Ceux qui, après le 31 mars 2021, n'auront toujours pas démontré leur éligibilité verront leur nom de domaine retiré, et rendu à nouveau disponible pour un enregistrement général à partir de janvier 2022 si aucune mesure n'est prise d'ici là. EURid a indiqué que 81 000 domaines, appartenant à 50 000 utilisateurs, ont été suspendus.

Dans sa dernière note publiée le 2 janvier on peut lire :

« Hier matin, EURid a notifié par courrier électronique à tous les Britanniques titulaires de noms de domaine et à leurs bureaux d'enregistrement qu'à partir du 1er janvier 2021, leur nom de domaine n'est plus conforme au cadre réglementaire .eu et qu'il est donc passé au statut dit " SUSPENDU " jusqu'au 31 mars 2021 ». « Les données d'enregistrement peuvent être mises à jour en indiquant une entité légalement établie dans l'un des États membres de l'Union éligibles, ou en mettant à jour leur résidence dans un État membre de l'Union, ou en prouvant leur citoyenneté d'un État membre de l'Union indépendamment de leur résidence ».

Comment en est-on arrivé là ?

Dès 2018, EURid a envoyé une série de signaux contradictoires de la part de la Commission européenne pour avertir de la suspension des domaines britanniques. Cette suspension intervient à cause de la réglementation de l'UE, qui stipule actuellement que les sites Web .eu ne peuvent être attribués qu'à des citoyens de l'UE - quel que soit leur lieu de résidence - ainsi qu'à des citoyens et organisations non européens établis dans un État membre. En d'autres termes, après l'affaire Brexit, les domaines .eu basés au Royaume-Uni et appartenant à des citoyens britanniques sont soudainement devenus des sites Web non communautaires hébergés dans un pays non membre de l'UE.

En mars 2018, la Commission européenne a publié une note suggérant que tout site Web .eu établi au Royaume-Uni et détenu par un citoyen britannique pourrait donc être annulé dès que le pays sortirait de l'UE. Selon cette première décision, le retrait des sites Web basés au Royaume-Uni, « pourrait avoir lieu à partir du 30 mars 2019 dans le cas où aucun accord de retrait n'est conclu entre le Royaume-Uni et l'UE, ou à partir du 1er janvier 2021 dans le cas où un accord est conclu ».

À l'époque, selon les archives d'EURid, il y avait plus de 300 000 domaines au Royaume-Uni utilisant un domaine .eu. Il va sans dire que cette décision a suscité la colère de nombreux ressortissants et entreprises britanniques faisant des affaires dans l'UE, ainsi que des citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni, qui ont menacé de contester la décision devant les tribunaux.

L'UE a ensuite modifié les règles à de nombreuses reprises, la dernière itération étant prévue pour octobre 2020. Celle-ci stipulait que seules les personnes, organisations et entreprises suivantes seraient habilitées à enregistrer des noms de domaine .eu : un citoyen de l'UE, quel que soit son lieu de résidence ; une personne naturalisée qui n'est pas un citoyen de l'UE et qui réside dans un État membre ; une entreprise établie dans l'UE ; ou une organisation qui est établie dans l'UE, sans préjudice de l'application du droit national.

Selon les dernières règles, à partir du 1er janvier 2021, le gestionnaire du registre européen a effectivement cessé d'autoriser l'enregistrement d'un nouveau nom de domaine par les titulaires britanniques ; mais les domaines existants se sont vu accorder plus de temps pour trouver des moyens de répondre aux nouveaux critères d'éligibilité. De « immédiatement annulés », les domaines .eu basés au Royaume-Uni ont bénéficié d'un allègement sous la forme d'une période de "SUSPENSION" de trois mois, afin de donner aux propriétaires de domaines plus de temps pour mettre à jour leurs données de contact et finalement récupérer leur nom de domaine .eu.

Le mémo de novembre d'EURid, une autre note d'une série d'avis Brexit aux titulaires de noms de domaine britanniques, s’est ajouté à une myriade de mises à jour des orientations officielles depuis 2018. Selon l’association, le nombre de domaines .eu basés au Royaume-Uni est passé de plus de 300 000 en 2017 à environ 120 000 au dernier trimestre de 2020, pour atteindre environ 81 500 au début de cette année.

Vu le nombre de noms .eu qui restent jusqu’à la date de suspension, il semble donc que la plupart des propriétaires britanniques aient abandonné leur domaine .eu et se soient mis à créer un nouveau domaine vers lequel ils ont redirigé leur trafic - ce qui implique un travail supplémentaire pour adapter le marketing, l'optimisation des moteurs de recherche et le service à la clientèle.

Pour les Britanniques qui tiennent toujours à leurs sites Web .eu et qui n’ont pas encore eu le temps de régulariser la situation selon le cadre réglementaire de l’UE, le 1er avril 2021, tous les domaines .eu qui ne sont pas conformes seront déplacés vers le statut "RETIRÉ". Ces domaines seront révoqués d’ici un an, selon l'EURid, et deviendront disponibles pour un enregistrement général.

Sources : EURid (1 & 2)

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Êtes-vous concerné par le changement ? Racontez votre expérience ?

Voir aussi :

Les citoyens britanniques pourraient perdre leurs domaines en .eu après le Brexit, d'après un communiqué de la Commission européenne
La Commission européenne révoquera les domaines .eu britanniques après le Brexit. Quelles sont les conséquences potentielles ?
Des références à des logiciels vieux de plusieurs décennies sont incluses dans le nouvel accord Brexit, où Netscape Communicator et Mozilla Mail sont présentés comme étant des services « modernes »
Le gouvernement britannique envisage de collecter des « informations ciblées et personnalisées » des visiteurs de gov.uk, pour se préparer au Brexit

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Avatar de ABCIWEB
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 07/01/2021 à 22:44
Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Ils voteront ce que leur dit de voter leur chef de parti, comme d'habitude.
Effectivement il n'y a pas de quoi se moquer d'eux si l'on s'en réfère à la France et aux députés LREM qui se plaignent de n'avoir pas le temps de lire tout ce que Macron veut faire passer au pas de charge. Et quand ils émettent des objections ils se font rappeler à l'ordre et on recommence le vote. D'où leur réputation de députés playmobil car ils n'ont aucune possibilité d'action même si certains veulent faire correctement leur travail. On a absolument aucune leçon à donner aux anglais sur ce plan là.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 07/01/2021 à 19:40
20 ans c'est jeune, non ? Donc ça doit aussi l'être pour Netscape et Mozilla Mail.

Citation Envoyé par defZero Voir le message
En même temps, Boris a demandé à ce que l'accord soit voter au parlement britannique avant le 31 Décembre 2020, la question ce pose donc, qui a déjà réussie à lire l'équivalent de "Guerre et Paix" (~1300 pages), en 2-3 Jours et avec des référence croisé dans tous les sens comme un codex de droit international ?
Les mec vont voter pour un texte qu'ils n'auront jamais lu, mais tout va bien.
Ils voteront ce que leur dit de voter leur chef de parti, comme d'habitude.
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