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StopCovid : la première application de contact tracing développée par la France aurait coûté 6,5 millions €,
Mais « aurait été d'une inutilité sanitaire manifeste », selon un rapport des députés

Le , par Olivier Famien

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Depuis le 22 octobre dernier, le gouvernement français a annoncé la sortie de l’application de contact tracing TousAntiCovid qui est venue remplacer StopCovid. Après un peu plus d’un mois de mise en service, TousAntiCovid bénéficie d’un taux d’adoption meilleur que son prédécesseur StopCovid. En effet, le week-end dernier, Jean Castex, le Premier ministre du gouvernement français a annoncé que TousAntiCovid avait dépassé le cap des 10 millions de téléchargements. Bien sûr, il s’agit de téléchargements de StopCovid et TousAntiCovid cumulés. Lorsque l’on regarde de plus près, StopCovid a enregistré environ 2,5 millions de téléchargements tandis qu’en un peu plus d’un mois après son entrée en scène, TousAntiCovid a obtenu environ 7,5 millions de téléchargements.

En plus des améliorations apportées au niveau de l’ergonomie et du contenu, TousAnticovid a reçu une implication particulière de la part du gouvernement dans la promotion de l’application. En effet, le gouvernement français a envoyé un SMS à tous les Français afin de les encourager à télécharger et à activer TousAntiCovid. Si l’application TousAntiCovid donne déjà des résultats prometteurs après quelques semaines d’utilisation, quel est le bilan que l’on peut faire de son ancêtre StopCovid qui a fonctionné pendant plus de 5 mois et n’a récolté que 2,5 millions d’utilisateurs ?


Avant le déploiement de StopCovid, Cédric O, le Secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des Communications électroniques déclarait que si l’application était adoptée par 56 % de la population, elle mettrait fin à l’épidémie. Cet objectif étant difficilement réalisable, Cédric O ajouta que « si on a 20 % ou 30 % des populations des grandes villes, c’est très bien. En termes de gain marginal, c’est non négligeable, c’est même très utile ». Mais après un peu moins de six mois d’utilisation, la réalité est tout autre. À peine 3,5 % de la population (2,5 millions d’utilisateurs) ont installé StopCovid, tandis qu’elle a enregistré 1 million de désinstallations et 300 000 réinstallations. Il est clair qu’avec de tels chiffres, il ne fallait vraiment pas s’attendre à grand-chose.

Pour certains, ce fiasco était prévisible. En effet, le 23 juin, c’est-à-dire trois semaines après la mise à la disposition du public de StopCovid, Cédric O a présenté les premiers chiffres de StopCovid qui s’avéraient décevants, selon certains sénateurs. Pour Loïc Hervé, sénateur français, les chiffres communiqués confirment les doutes exprimés dès le début sur l’opportunité même du déploiement d’une telle application de suivi des contacts :

  • L’adoption par la population française reste minime (1,9 million de téléchargements seulement, auxquels il faut même retrancher 460 000 désinstallations), ce qui contraste fortement avec la situation en Allemagne (près de 7 millions de téléchargements le jour de son lancement pour l’application développée par les autorités sanitaires), pays pourtant moins touché que le nôtre par l’épidémie ;
  • l’utilité sanitaire concrète à ce jour semble bien négligeable ; seules 68 personnes ont fait une déclaration de test positif via l’application, et avec seulement 14 utilisateurs avertis d’un risque de contact avec une personne contaminée, « StopCovid » apparaît bien comme un rendez-vous manqué ;
  • réduisant encore son efficacité, le dispositif reste un des rares en Europe qui ne sera probablement pas interopérable avec les autres applications développées par nos partenaires européens, en raison du choix minoritaire d’une architecture technologique centralisée (selon les informations de la Commission européenne, seules la Hongrie, la Norvège et la Slovaquie auraient fait un choix comparable) ;
  • si le protocole et le système applicatif ont été développés dans des conditions de délais exceptionnelles et grâce à la participation largement bénévole des équipes de chercheurs et d’informaticiens associées au projet, le fonctionnement normal de l’application et la maintenance des serveurs semblent désormais particulièrement coûteux (environ 200 000 € par mois), et ce d’autant plus au regard de ses maigres résultats ;


Dans ces 200 000 euros par mois, il faut inclure 40 000 euros pour l’hébergement, 80 000 euros pour la maintenance et les développements et, en option, 50 000 euros pour l’appui au support utilisateur ainsi que 30 000 euros de dépenses liées au déploiement. Nous précisons que lors de son audition devant le Sénat, Cédric O avait déclaré que l’application ne coûterait que « quelques centaines de milliers d’euros par mois ».

Récemment, les députés français Julien Borowczyk (LREM) et Eric Ciotti (LR) ont fourni un rapport qui montre avec plus de précisions qu’en plus d’avoir été un fiasco (« 5 553 tests positifs ont été scannés dans l’application qui a émis seulement 346 alertes, dont 296 ont été effectivement transmis »), StopCovid a été un gouffre financier. Après avoir auditionné les acteurs impliqués dans la conception et la maintenance de StopCovid, les députés ont révélé qu’en cinq mois d’existence (du 3 juin au 22 octobre), StopCovid a englouti 6,5 millions d’euros TTC. Pour son développement seulement, l’État français a dû débourser 2,5 millions d’euros TTC qui incluent les frais suivants :

  • Exploitation : 1 128 000 euros TTC/an ;
  • licences : 69 876 euros TTC/an ;
  • support utilisateur : 720 000 euros TTC/an ;
  • animation du déploiement : 432 000 euros TTC/ans  ;
  • hébergement : 576 000 euros TTC/an.


En plus de ces coûts liés au développement de StopCovid, le gouvernement français a dû décaisser 2 793 000 euros TTC pour assurer sa campagne de lancement.


Au-delà de ces dépenses, il faut préciser que StopCovid a été conçue avec des défauts qui ont scellé son sort d’avance. L’application souffre d’un manque d’interopérabilité avec les applications développées au sein de l’Union européenne, ce qui fait que hors de la France, elle devient inutile pour le suivi des contacts. De même, comme son successeur TousAntiCovid, StopCovid sur un téléphone iOS n’arrive pas à communiquer avec un autre iPhone utilisant StopCovid, lorsque les applications tournent en arrière-plan. En comparant les investissements et les résultats obtenus, le rapport des députés n’a pas manqué de souligner que l’application a été d’une « inutilité sanitaire manifeste ».

Pour certains utilisateurs, les montants déboursés pour StopCovid sont justifiés au regard de toutes les ressources (personnes et infrastructures cloud) qu’il a fallu mobiliser en très peu de temps pour développer une application qui supporte des millions d’utilisateurs. Pour d’autres par contre, il aurait fallu ne même pas avoir entamé le développement d’une application aussi chère et qui n’aura servi qu’à dire qu’elle existe. Ces derniers ajoutent que l’État français aurait pu réduire certains coûts comme l’hébergement lorsqu’il s’est rendu compte que StopCovid était très peu installée, mais ce ne fut pas le cas. D’autres utilisateurs vont encore plus loin et déclarent que c’est une escroquerie menée par les entreprises qui ont facturé leurs services. Et vous, quels commentaires faites-vous au sujet des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid ?

Source : Rapport des députés sur StopCovid, Sénat

Et vous ?

Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?

Voir aussi

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L’application de traçage de contacts Covid-19 du Dakota du Nord partage des données de localisation avec Foursquare et un identifiant publicitaire avec Google, selon un rapport
Covid-19 : le NHS, système national de santé en Grande-Bretagne, dévoile le code source de son application de traçage de contacts, qui contourne les restrictions d’Apple liées au Bluetooth
Sécurité : un employé de restaurant se sert de données personnelles tirées d’un registre de traçage de contacts anti covid-19 en version papier pour contacter une cliente et lui faire des avances
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/07/2021 à 21:01
Citation Envoyé par imperio Voir le message
Ça ressemble quand même fortement à un discours anti-vax tout ça...
Si tu lis mon analyse, ne serais-ce que sa conclusion pour ne prendre qu'une minute, tu te contrediras tout seul : il y a de très bonnes raisons de se faire vacciner. Juste que ces raisons ne sont pas absolues. Une réponse à géométrie variable est encore nécessaire, et je ne cautionne pas l'absolutisme prôné par nos dirigeants qui ne voient que tout noir (non vacciné = ) ou tout blanc (vacciné = ). Pour rappel, être vacciné ne fait que, a priori, diminuer la probabilité de contaminer ou de développer des formes graves du COVID. Pour autant, il y a des effets secondaires connus, et pour l'instant on n'a qu'un recul de moins d'un an en phase de pharmacovigilance (phase finale où on applique à la population tout en vérifiant les observations de laboratoire).

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Vaccine-toi, protège les tiens et les autres et ta liberté ne sera pas grignotée.
C'est précisément le discours absolutiste que je condamne. Certes les vaccins COVID ont montré des avantages, mais aussi des inconvénients. Et dans tous les cas, on ne peut pas se prononcer sur les effets à long terme de par le nouveau type de vaccin dont il est question. Préserver mes libertés à condition que je fasse confiance à des vaccins prônés par un gouvernement qui a démontré son incompétence en terme de gestion de crise et vendu par des grosses boîtes qui se protègent de toute responsabilité quant aux effets secondaires... désolé mais si c'est si fantastique je ne vois pas pourquoi ces grosses boites, qui ont pourtant les reins solides, ne prennent pas ces responsabilités. Dans un tel contexte de doute, je suis en prônant le doute, et donc pas de vaccination pour ceux qui n'ont pas besoin de prendre des risques.

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Tu cites le vaccin contre la grippe, cependant je n'ai littéralement rien vu comme problème sur le long terme dans aucune publication scientifique à ce jour.
Sur le vaccin contre la grippe ? Moi non plus, et ça tombe bien je ne critique pas le vaccin contre la grippe. Juste que la COVID est en de nombreux points comparable à la grippe, mais qu'on la traite presque comme si c'était le tétanos.

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Je suppose que la communication du gouvernement absolument désastreuse a joué pour beaucoup dans ce désastre... Cette peur contre les vaccins n'a aucun sens... Ils ont permis d'éradiquer des fléaux et je pense que les gens ont trop tendance à oublier ça.
Et encore une fois, je n'ai rien contre les vaccins de manière général. Quand je suis allé au Japon je me suis fait vacciner sans y réfléchir à deux fois : il s'agit de vaccins bien connus qui ont fait leurs preuves, je n'ai pas plus de raison d'en douter que de ce que je mange tous les midi. Il s'agit là de parler des vaccins propres à la COVID, qui sont d'un tout autre genre. Les données montrant une quasi absence d'effets à long terme des vaccins déjà connus ne peut pas être utilisé comme argument pour motiver un nouveau type de vaccin.

Merci donc de ne pas appliquer un filtre aussi binaire "pro-vaccin vs anti-vaccin". Le sujet n'est pas aussi trivial et doit être nuancé.
21  7 
Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 9:51
Je pense qu'il n'y a aucune surprise par rapport à l'adoption de cette loi, dans le sens ou les parlementaires et les sénateurs sont totalement déconnectés de la réalité, corrompus et ne sont préoccupés que par leur réélection. Ces gens qui doivent être les représentants du peuple, nous pissent dessus, encore une fois.
Et que dire de la méthode ? qu'on fasse voter des lois pareils a 6h du mat' à la va-vite...viens me parler de démocratie après !

La prochaine étape, c'est la validation par le conseil constitutionnel et là aussi, aucun souci, ces types qui sont censés nous protéger des politiques n' y verront aucun problème.

En résumé, notre système est pire que la dictature du pire pays du monde car il te fait croire à la liberté et à la démocratie alors que c'est pas du tout le cas. C'est la pire forme de totalitarisme.
19  6 
Avatar de jacjac
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 10:33
C'est dingue comment l'administration Française peut être rapide quand elle veut absolument faire passer quelque chose
On pourrait en profiter pour faire une refonte de notre système judiciaire dans la foulée, ça serait efficace vu comment ils sont bouillants nos dictateurs nos élus démocrates.
14  3 
Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 16:59
Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
Les vaccins à base d'ARNm existent au mieux depuis 10 ans, et encore, si on compte ceux qui n'ont jamais atteint la phase 3, sinon depuis 1 an.

La phase 4 n'a JAMAIS été atteinte avec cette techno, encore moins validée. On n'a dont aucun retour à moyen et long terme sur les vaccins à base d'ARNm.
Le pfizer à ARNm est apparu dans les année 90 avec premiers essais clinique en 2002-2003. Ce qui manquait principalement au développement de ces vaccins c'était la moulagua, qui tout d'un coup, c'est mise à tomber du ciel.

L'ARNm qu'on t'injectes à complètement disparu en quelques jours (demi vie de l'ordre de qlq heures) , il sert juste à entrainer tes globules blanc à reconnaitre la protéine du virus ... Tu comprendras donc bien facilement que les effets à long terme sur ce genre de vaccins c'est plus la protection contre le virus que de te transformer en robots asservi au parti politique de ton choix.

Concernant la phase IV je t'invite à consulter les documents du ministère de la santé israelien qui fait le bilan sur 650K injection. (spoiler alerte : 0.1% des répondants ont ressentie des effets secondaire de type inconfort , fiève, faiblesse , etc ...).
--

Ce qui me dérange avec le pass sanitaire c'est son calendrier d'application. J'ai pris rdv pour me vacciner le premier jour ou j'avais le droit de le faire , on m'a donner mes 2 dates de vaccinations. je viens seulement aujourd'hui de valider mon pass. Ce qui veux dire que c'est quasi mission impossible pour tout le monde d'avoir un pass valide même si il le souhaite et ca c'est pas normal.
12  1 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 20:48
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dans sa délibération, la CNIL émet des doutes quant à la sécurité des données transmises.
Des doutes...
Des doutes ?
Elle voit noir sur blanc que les données sont en clair et elle se contente d'émettre des doutes sur la sécurité des données ?
Elle se fout de qui là, la CNIL ?

Encore un bel exemple de son abandon de poste. Quand c'est ambiguë, elle se garde bien de dire quoi que ce soit, et se contente de relever les évidences grosses comme des maisons en les relativisant. C'est juste honteux !

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si ces modalités de stockage peuvent être admises compte tenu des contraintes techniques et de la nécessité de mettre en œuvre, à brève échéance, le système de contrôle des justificatifs, elle appelle néanmoins le Gouvernement à mettre en place des mesures d’information des personnes
C'est le gouvernement qui décide des dates. S'il n'est pas capable de fournir ce qu'il faut en temps et en heure, il recule la date. S'il ne veut pas reculer la date, alors qu'il mette les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité en temps et en heure. Si c'est une question de sécurité sanitaire, et vu le temps qu'on a passé chez nous, on n'est plus à une semaine près. Ça fait combien de temps qu'il bosse sur cette foutue application ? Non, un tel niveau de sécurité n'a rien d'acceptable.

Gouvernement d'incompétents soutenu par des contrôleurs incompétents ! C'est juste scandaleux !
11  1 
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 2:12
Moi je veux bien faire la prochaine appli du gouvernement, seulement 1 M € au lieu de 6 M €, offre spéciale Black friday

Macron, j'attends ton coup de fil

PS : je n'oublierais pas évidement de verser 500 000 € à la fondation Brigitte Macron comme convenu la dernière fois
9  1 
Avatar de Fagus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 14:26
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
Ce que vous décrivez est surtout le signe d'un système hospitalier inadapté tant en capacités qu'en fonctionnalités. Rien d'anormal quand la politique sanitaire consiste en des coupes budgétaires systématiques en fermant des lits, en tablant sur la fourniture de consommables en flux tendus, en limitants fortement la formation de personnel compétent.
Ce n'est que partiellement vrai.
Je suis le 1er à dénoncer cet autre problème, mais on peut faire une comparaison.

Quand il neige beaucoup dans un pays tempéré ou chaud, c'est la catastrophe : plus rien ne marche. La même chose au Canada est juste la normale saisonnière et ça se passe très bien.

En temps normaux, la réanimation est à flux tendu. Parfois il manque des places en effet et c'est un peu juste. Parfois elle est sous utilisée.
Si on a une croissance exponentielle des patients ayant besoin de réanimation à cause du covid, que fait-on ?
Si on en a 2x plus, 4x plus. On arrête toute l'activité chirurgicale (dont les patients finissent parfois en réanimation) et on demande à tous les anesthésistes de prendre un costume de réanimateur et on surcharge de travail tout le monde notamment les infirmières, infirmiers spécialisés et on met dans les soins intensifs de neurologie, cardiologie, etc, des gens qui normalement seraient en réa (et donc auront une prise en charge un peu juste)
Si on en a 5x plus, on fait du tri +++
Si on en a 10x plus, le système explose et les gens meurent dans les couloirs.

On ne peut même pas demander à d'autres médecins de suppléer aux réanimateurs car suite au tri, les patients qui restent en réanimation sont d'une gravité exceptionnelle par rapport à la normale et nécessitent donc des spécialistes;

Lors de la 1ère vague, le système n'a pas explosé à quelques jours près, car le confinement général a permis d'arrêter l'épidémie et de pouvoir transférer des effectifs et des patients entre les régions.

Tous ça pour dire, qu'on ne peut pas dimensionner a priori face à une épidémie exceptionnelle. On pourrait multiplier par 3 la taille des réanimations, à grand coût, , que face à une épidémie, ça ne tiendrait pas non plus sans mesures de santé publique.
Historiquement, seules les mesures de santé publiques peuvent affecter la santé de populations entières. Les médecins soignent des gens ; pour un échantillon énorme de la taille d'une population, il faut de la médecine préventive (ici des vaccins.)

Bien cordialement.
9  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/01/2021 à 13:36
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
La personne flash ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu.
Je crois qu'il faut également que le téléphone soit connecté à internet

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
L’avis du CCL-Covid évoque que les codes QR pourraient être déployés dans un large éventail de lieux publics fermés où le risque de transmission du SARS-CoV-2 est élevé, dont les transports en commun. Le cabinet de Cédric O précise quant à lui que la fonctionnalité a surtout été pensée pour accompagner la réouverture des bars, restaurants et salles de sport, dont la date n’est toujours pas connue.
Il y a quelque chose que je n'ai pas trouvé dans l'article :
- Est-ce qu'il est possible d'entrer dans le lieu public sans flasher le QR Code ?
- Si ce n'est pas le cas, comment on contrôle qu'une personne a flashé le QR Code avec succès ? Et comment on l'empêche d'entrer dans le lieu public si elle ne l'a pas fait ?

Par contre si c'est facultatif, il n'y a aucun problème, les gens qui n'ont pas de smartphone pourront aller au bar et à la salle de sport.
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Avatar de ijk-ref
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/03/2021 à 17:00
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
La France vient de perdre plus de 250 milliards à cause du covid et de la médiocrité intersidérale de la santé, et Anticor s'inquiète du coût dérisoire d'une application. Application qui ne sert probablement à rien mais qu'il serait bête de ne pas avoir dans le cas contraire. Ces associations n'ont plus les pieds sur terre elles non plus.
Rien ne tient dans tes propos. Anticor est une association anticorruption donc elle est dans son rôle de dénoncer une potentielle corruption. Sa fonction n'est pas de jouer aux cartes et de se plaindre du coût du Covid dû à sa gestion. C'est encore plus ridicule quand tu prétends qu'elle dénonce l'utilisation d'une telle application alors que c'est clairement écrit que ce n'est pas sa fonction.
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Avatar de Almopine
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/12/2020 à 15:17
Ayant travaillé sur des applications TRES grand publique, je connais pas mal le sujet de la géolocalisation

Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?
Les coûts de développement ne me choque absolument pas, c'est exactement ce qu'aurais déboursé une entreprise en voulant se lancer dans une nouvelle application rapidement, c'est à dire, créer un comité d'expert en interne de 7/8 personnes dédiées qui vont à leur tour prendre chacun des prestataires pour faire l'avant projet et pouf tu as déjà dépassé largement le million de budget avant même d'avoir écrit le moindre cahier des charges.

Seulement après des semaines de réunionnite aigu, on se décide enfin à prendre un presta pour la réalisation cette fois, prestataire qui lui même vas externaliser auprès d'un autre qui n'est absolument pas un expert sur les applications mobiles. Et surtout le médiocre cahier des charges n'est pas réalisable parce que au final PERSONNE connaissait réellement les spécificités des applications mobiles.

L'exemple même, c'est qu'ils ne savaient pas qu'Apple interdit aux tiers d'accéder à des fonctionnalités pour identifier les appareils autours par le bluetooth et qu'ils sont allé leur demander de lever ce verrou, chose qu'Apple a déjà refusé à l'état américain il y a plus de 10 ans donc bien sûr qu'ils se sont heurtés à un mur ... Apple à littéralement envoyé un lien de leur documentation pour leur expliquer qu'ils devaient demander la permission à l'utilisateur pour le faire mais que ça ne serait pas une fonctionnalité par défaut de l'OS. Le principe de permission sur iOS c'est littéralement le truc le plus BASIQUE du développement et là on était à plus de 3 mois de projets déjà

Le coût d'hébergement vue les données et la sensibilité de celle-ci, ça me choque pas. L'Etat français ne peut pas se permettre de déconner la dessus.

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?
Déjà c'est une première expérience pour l'état français d'avoir une application pour s'aider en temps de crise, donc forcément il y allait avoir des ratés. Le projet reste une réussite, son coût est TRES loin d'être exorbitant surtout qu'il y avait la communication, au final l'application fonctionne.

Le problème c'est qu'elle est sortie 4/5 mois trop tard.

Pour éviter ce genre de situation, il faut du génie civil, il faut des tasks forces capable de répondre rapidement à toute problématique, à défaut d'avoir des experts embauché en permanence par le gouvernement, ils doivent être identifié et pouvoir rapidement apporter leurs expertises, c'est pourquoi il est important d'avoir de la recherche en IT chose qui nous fait défaut.

Les défauts du projet sont pas lié à l'état mais au prestataire derrière.
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