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Covid-19 : l'utilisation des applications de traçage du coronavirus devrait être volontaire,
Selon un document de l'UE

Le , par Stan Adkens

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5  0 
Alors que les pays vont de l’avant dans le développement de leur application mobile de traçage du covid-19, la Commission européenne, l'exécutif de l’Union européenne, exhortera mercredi les gouvernements des pays membres à utiliser les applications de recherche des contacts sur une base volontaire, a rapporté l’agence de presse Reuters en citant un document de L’UE. Ces applications font partie d’un ensemble de mesures qui sont censées aider les autorités à lever les restrictions aux frontières et à relancer les industries du tourisme et des voyages de l'Union européenne.

En effet, les pays organisent le déconfinement autour d’un certain nombre de mesures, y compris des applications mobiles de traçage du virus, espérant que la technologie des smartphones pourrait contribuer à rouvrir les frontières sans déclencher une deuxième vague de la pandémie. Mais cela a suscité des inquiétudes dès le départ quant aux atteintes à la vie privée et à une surveillance gouvernementale qui pourrait survivre à la crise du nouveau coronavirus. Les applications utilisent la technologie sans fil à courte portée Bluetooth pour identifier les personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées par le virus.


En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.

En avril dernier, la Commission de l'UE avait déjà publié un guide selon lequel les applications mobiles dont usent les pays de l'UE pour endiguer la propagation du coronavirus doivent respecter les règles de l'Union en matière de protection de la vie privée et obtenir le consentement des personnes concernées pour utiliser des données personnelles, mais exclure les données de localisation.

Dans les grandes lignes, le guide exige : la conformité totale aux règles de l'UE en matière de protection des données et de la vie privée ; la mise en œuvre en étroite collaboration avec les autorités en charge de la santé publique et l’approbation par ces dernières ; l’installation sur la base du volontariat et la suppression lorsque ces applications ne sont plus nécessaires ; l’utilisation des dernières technologies permettant d’améliorer la vie privée, notamment, Bluetooth qui évite de pister les individus ; l’utilisation de données sous anonymat ; l’interopérabilité dans toute l’Union.

Dans un article publié ce mercredi, Reuters rapporte que la Commission a cherché à apaiser les craintes de ceux qui tiennent à la confidentialité et la sécurité de leurs données, en déclarant que l'accès aux services de transport ne devrait pas non plus être soumis à l'utilisation de ces applications.

« La recherche des contacts et les mesures d'alerte, par exemple, avec l'utilisation d'applications mobiles, pourraient être utilisées, sur une base volontaire, par les passagers pour détecter et interrompre les chaînes d'infection et réduire le risque de transmission ultérieure tant que les risques de transmission persistent », a déclaré le document de la Commission vu par Reuters.

L'interopérabilité et l'acceptation mutuelle, l’une des conditions de réussite de la levée des restrictions

« En raison de la nature transfrontalière du transport, il est important d'essayer d'assurer l'interopérabilité et l'acceptation mutuelle de ces mesures », indique également le document selon Reuters.

Les inquiétudes concernant l'incapacité des applications à fonctionner au-delà des frontières de l'UE ont fait surface à la suite d'une dispute entre la France et Apple. La France a accusé la société de saper ses efforts de lutte contre les virus en refusant de l'aider à rendre ses iPhone plus compatibles avec une application de recherche de contacts "StopCovid" prévue. En effet, l’application française, qui a été annoncée pour être testée dans la semaine du 11 mai, est censée faire du traçage des chaînes de contacts en utilisant le Bluetooth. Et l’équipe de développeurs chargée de mettre au point l’application avait rencontré des « difficultés techniques avec le système d’exploitation des mobiles de marque Apple ».

Cédric O, secrétaire d’État au numérique, lors de son audition en avril par la commission des Lois du Sénat, avait déclaré que le problème réside sur le fait que les applications fonctionnant en arrière-plan seraient « progressivement éteintes et déconnectées » automatiquement par l’iPhone. « Nous avons besoin qu’Apple modifie cet élément (…) faute de quoi l’application européenne telle qu’elle a été conçue ne pourra pas fonctionner correctement », avait-il souligné.

Toutefois, la France continue d’aller de l’avant dans le développement de son application sans adopter l’API commune mise en place par les géants américains de la technologie Apple et Google. Le code source a été publié mardi, permettant désormais à tous ceux qui le souhaitent de le passer en revue. Les personnes externes à l’équipe projet StopCovid peuvent, à ce stade, donner un avis, faire remonter des suggestions ou des commentaires.

Apple et Google, dont les systèmes d'exploitation équipent 99 % des smartphones du monde, travaillent ensemble pour créer une application qui ralentira la propagation du virus en permettant aux utilisateurs de choisir de se connecter aux autres téléphones dont ils ont été proches. Leur système prône l’approche décentralisée contrairement à l’approche française qui stocke les données à un endroit différent des appareils des utilisateurs.

La semaine dernière, le NHS, système national de santé en Grande-Bretagne, a également dévoilé le code source de son application de traçage de contacts, qui contourne les restrictions d'Apple liées au Bluetooth. Le système britannique de recherche de contacts utilise l’approche centralisée et a fonctionné sur une poignée d'iPhone "jailbreakés" – modifiés pour leur permettre de surveiller des activités en arrière-plan, d’après Pen Test Partners. Toutes ces applications, celles qui ont adopté l’API d’Apple-Google comme l’application de l’Allemagne et celles qui l’ont évitée espèrent être massivement installées par les citoyens dans le cadre d’un processus de déconfinement efficace qui n’entraîne pas de nouvelles vagues de contamination au covid-19.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Que pensez-vous qu’une utilisation volontaire des applications de traçage du covid-19  ? Facteur de réussite ou d’échec ?
Que pensez-vous de l’interopérabilité entre les applications en cours de développement par les pays de l’Europe ?

Lire aussi

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L'INRIA publie une partie du code source de StopCovid, l'application qui s'appuie sur le protocole ROBERT, plutôt que sur l'API proposée par Apple et Google

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Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
12  2 
Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
8  0 
Avatar de axel584
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
9  1 
Avatar de strato35
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/05/2020 à 8:38
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
presque deux mois pour un JEditorPane html et deux JButton. Ils ont recruté le haut du panier.
L'interface est basique, mais en fond il y a aussi toute la gestion du bluethooth, la synchro avec l'api, le développement de l'api, toute la gestion de la sécu, l'anonymat et compagnie, sans compter les tests et les difficultés rencontrées avec Google et Apple sur la manière de faire, d'autant que la France a dit qu'elle n'utiliserais pas l'api proposée par le système de manière décentralisé.
Si on ajoute à ça la conception et la validation du protocole ROBERT, les accords avec Microsoft sur l'hébergement, et faire fonctionner le tout sur les terminaux Apple qui est le plus réfractaire à la technique employée, 2 mois ça semble pas si long.
7  0 
Avatar de foxzoolm
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 11/06/2020 à 11:51
<troll mode="ironie">
... de la corruption en France ????
étonnant
la franchement j'aurais JAMAIS penser que cette affaire d'application faite en FIN d'epidemie ne partait pas d'un bon sentiment de la part des gov...
naaaaaan jamais ils surfent sur ce genre de truc pour grizbi leurs potos...
blanc blanc immaculé plus que blanc cette bande de voleur...
</troll>
7  0 
Avatar de Angelsafrania
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 15:40
Citation Envoyé par axel584 Voir le message
Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
Majorité ?

20,7M de voix pour macron au second tour
=> 66,1 % des suffrages exprimés aka pas null/blanc (le chiffre qui est dans tous les journaux)
=> 43,6 % des inscrit sur les listes électorales (ça le fait moins déjà)
=> 30,9% de la population française (là y'a les jeunes aussi mais bon en quoi ceux qui avait 17 ans à l'époque et qui ont 20 ans maintenant l'on choisi ?)

On peut faire pareil pour l'ensemble des votes.

Mais c'est un autre débat.
8  1 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
7  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 05/06/2020 à 22:59
Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
Certes, c'est pas parfait, certes, ça arrive un peu tard, certes, le taux de couverture de la population va être trop faible pour être réellement efficace, et certes, ça va coûter cher en argent public, mais d'un autre côté, ils allaient forcément se prendre des critiques dans la gueule. C'est mieux que rien
Si le résultat est de se faire autant critiquer que si on ne fait rien pour un résultat qui ne vaut rien, autant ne rien faire, ça coûte moins cher. {^_^}
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Avatar de walfrat
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 16:09
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
  1. Il n'y a pas de campagne massive de test donc l'application ne sert à rien
  2. Google et Apple développent une application, donc on n'a pas besoin de gaspiller des ressources pour développer une application Française


J’espère que la prochaine pandémie sera mieux gérée, parce que confiner tout le monde pour gagner du temps, c'est pas génial comme protocole (mais la France n'avait pas les moyens de faire mieux).
La prochaine fois il faudra cibler les personnes qui devront se confiner.
Désolé mais là je downvote. C'est à cause de cela qu'on a plein de service gratuit qui sont hébergés sur les serveur américains et que nos données sont dans la nature, et il me semble que tu râles régulièrement là dessus.

L'initiative a peut-être pas été mener le mieux du monde, mais pour moi l'intention étais bonne. Je préfère une application Covid gouvernement français que Google ou Facebook.
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