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StopCovid : le gouvernement saisit le Conseil National du Numérique pour examiner l'application
Qui ne serait probablement pas prête avant le 11 mai, selon Cédric O

Le , par Axel Lecomte

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Le 17 avril 2020, le Conseil National du Numérique a été saisi par Cédric O, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes Publics, chargé du numérique, afin d’évaluer l’application StopCovid, sur lequel planche le gouvernement pour détecter les chaînes de contagion.

« Le caractère inédit de cette application, sans précédent en France, appelle une réflexion poussée sur les nombreux enjeux portés par cet outil, en termes de réponses à la crise sanitaire et de respect des libertés publiques », explique le Conseil National du Numérique dans un communiqué.

Dans la lettre de saisine, Cédric O déclare : « Le projet « StopCovid » entend respecter pleinement les cadres légaux français et européen de protection des libertés, notamment le Règlement Général de Protection des Données. Il est fondé sur une installation volontaire de l’application et une anonymisation des données, de telle manière que personne ne puisse être capable ni de retracer la liste des personnes testées positives, ni le cas échéant, de reconstituer qui a contaminé qui. Le gouvernement veille à associer la CNIL au travail du projet « StopCovid ». Les spécifications de l’application lui seront soumises. Le projet est destiné à être open source, c’est-à-dire que le code de l’application sera rendu public et que n’importe qui pourra prendre connaissance de ses principes de fonctionnement ».

« Pleinement conscients des questions légitimes que la mise en place d’une telle application pourrait susciter, nous souhaitons poursuivre notre démarche de transparence, qui nous l’espérons, permettra une adhésion forte du citoyen dans un outil qui doit participer à sa protection et à celle de tous », a-t-il ajouté.

En outre, Cédric O, a demandé au Conseil National du Numérique de rendre ses recommandations et ses conclusions au plus tard le 24 avril.

Vendredi dernier, le secrétaire d’État a également été auditionné par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale pour débattre, notamment, de l’application et la souveraineté numérique, alors que la réunion s’est déroulée via le logiciel Zoom, « qui soulève des questions de sécurité », a affirmé Roland Lescure, le président de la commission.


Cédric O a alors répondu que « cette période de confinement nous confirme que le numérique est devenu l’épine dorsale de nos sociétés, de nos institutions et de nos entreprises. En la matière, l’Europe est en retard ». Ce retard « concerne les outils numériques utiles au fonctionnement de nos institutions » et « se manifeste aussi dans la vie quotidienne », a-t-il ajouté. Et « ce qui poste un problème de souveraineté, c’est que notre fonctionnement et notre vie quotidienne reposent sur des outils essentiellement anglo-saxons et que nous n’avons pas le choix. Ce constat valide, en quelque sorte, les efforts consentis depuis trois ans par le Gouvernement. La Startup Nation, telle qu’elle a parfois été raillée, a permis à un champion français d’émerger dans le domaine de la télémédecine », a affirmé Cédric O.

« Le numérique va aussi servir au déconfinement et à la maîtrise de la maladie, notamment par l’identification et le dépistage. La capacité à intervenir très vite et de manière quasi industrielle explique la réussite de l’Allemagne et de la Corée du Sud – dans ces pays, 20 000 équivalents temps plein (ETP) sont exclusivement consacrés à l’enquête sanitaire de départ. C’est à ce stade qu’interviendrait l’application StopCovid, en totale conformité avec la protection des libertés publiques et les lois en vigueur », a-t-il abondé.

Le député LaREM Éric Bothorel a alors répondu : « Le seul débat sur l’application StopCovid, tout à fait en phase avec nos principes et nos valeurs et fondamentales, devrait se limiter à son efficacité sanitaire. (…) Comment favoriser son adoption par la population pour atteindre le seuil de 60 % d’utilisateurs auquel certaines études conditionnent son efficacité ? Quelles seraient ses conséquences sur la vie en entreprise ? Une alerte constituerait-elle une cause d’exercice du droit de retrait pour un salarié exposé au public ? »

L’efficacité du dispositif est également remise en question par Sylvia Pinel, députée Libertés et Territoires, tandis que le député Jérôme Nury (LR) a carrément affirmé que « l’État n’a pas la capacité de garantir la sécurité et la confidentialité des données », en citant le cas de Zoom.

« Il est légitime que le Parlement s’interroge et que la CNIL se prononce à son sujet. Mais dès lors qu’on se sera assuré qu’elle présente toutes les garanties, il me paraît que nous devons nous en doter. Que l’application soit téléchargée sur 60 % des téléphones n’est pas une condition en soi ; simplement, plus les Français se la procureront, plus l’action des autorités sanitaires gagnera en efficacité », a répondu Cédric O.

« Les conditions techniques dans lesquelles l’application est développée n’appellent aucune modification, ni réglementaire ni législative, de notre droit. Cependant, le Gouvernement, conscient des interrogations qu’elle suscite, a proposé à l’ensemble des groupes parlementaires d’en débattre. Quant à faire suivre le débat d’un vote, sur quoi celui-ci porterait-il, sachant que l’application ne sera pas finalisée pour les 28 et 29 avril – le sera-t-elle, d’ailleurs, pour le 11 mai ? Les députés ne peuvent pas voter oui, en mettant des conditions, et à quoi bon une abstention massive ? », s’est-il questionné.

« Enfin, nos possibilités de contact tracing manuel sont, en effet, limitées et il faut qu’elles augmentent d’ici au 11 mai. Nous n’en sommes pas encore à communiquer sur l’application », a conclu Cédric O.

Sources : Conseil National du Numérique, Vidéo

Et vous ?

Selon vous, cette application pourrait-elle être proposée aux Français avant le début du déconfinement ? Si oui, comment ?

Voir aussi :

StopCovid : l'INRIA dévoile ROBERT, un protocole mis au point pour la construction d'applications mobiles de suivi de contacts, en réponse à celui d'Apple et Google
Pourquoi le projet français d'application StopCovid fera très probablement un bide ? Voici quelques pistes de réflexion
StopCovid : quelle serait l'utilité de l'application de traçage qu'étudie le gouvernement français ? Quels obstacles techniques sont rencontrés ? Voici quelques éléments de réponses
StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée
La Commission de l'UE veut des applis mobiles de suivi de la propagation du Covid-19 respectueuses de la vie privée, installables sur la base du volontariat, et publie donc un guide de mise sur pied

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Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
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Avatar de axel584
Membre actif https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
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Avatar de gros_rougeot
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/04/2020 à 9:33
Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
- un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
- elle arrivera trop tard,
- elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
- elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
- les serveurs seront sous dimensionnés,
- elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
- elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
- (à compléter).
La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
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Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
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Avatar de strato35
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/05/2020 à 8:38
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
presque deux mois pour un JEditorPane html et deux JButton. Ils ont recruté le haut du panier.
L'interface est basique, mais en fond il y a aussi toute la gestion du bluethooth, la synchro avec l'api, le développement de l'api, toute la gestion de la sécu, l'anonymat et compagnie, sans compter les tests et les difficultés rencontrées avec Google et Apple sur la manière de faire, d'autant que la France a dit qu'elle n'utiliserais pas l'api proposée par le système de manière décentralisé.
Si on ajoute à ça la conception et la validation du protocole ROBERT, les accords avec Microsoft sur l'hébergement, et faire fonctionner le tout sur les terminaux Apple qui est le plus réfractaire à la technique employée, 2 mois ça semble pas si long.
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Avatar de foxzoolm
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 11/06/2020 à 11:51
<troll mode="ironie">
... de la corruption en France ????
étonnant
la franchement j'aurais JAMAIS penser que cette affaire d'application faite en FIN d'epidemie ne partait pas d'un bon sentiment de la part des gov...
naaaaaan jamais ils surfent sur ce genre de truc pour grizbi leurs potos...
blanc blanc immaculé plus que blanc cette bande de voleur...
</troll>
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Avatar de Angelsafrania
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 15:40
Citation Envoyé par axel584 Voir le message
Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
Majorité ?

20,7M de voix pour macron au second tour
=> 66,1 % des suffrages exprimés aka pas null/blanc (le chiffre qui est dans tous les journaux)
=> 43,6 % des inscrit sur les listes électorales (ça le fait moins déjà)
=> 30,9% de la population française (là y'a les jeunes aussi mais bon en quoi ceux qui avait 17 ans à l'époque et qui ont 20 ans maintenant l'on choisi ?)

On peut faire pareil pour l'ensemble des votes.

Mais c'est un autre débat.
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