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StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades
Mais la piste de la géolocalisation est écartée

Le , par Stéphane le calme

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4  0 
La France a confirmé mercredi travailler sur un projet d’application pour smartphone qui permettrait de prévenir les personnes ayant été en contact avec un malade testé positif au coronavirus, assurant que son installation serait volontaire et ne permettrait pas la géolocalisation. Une garantie qui avait déjà été donnée par le Premier ministre Édouard Philippe il y a quelques jours devant les députés : « Ces dispositifs en France ne seraient pas légalement permis. On pourrait peut-être sur le fondement d’un engagement volontaire utiliser ces méthodes pour mieux tracer la circulation du virus, mais nous n’avons pas d’instrument légal et nous ne travaillons pas sur des instruments qui le rendraient obligatoire », avait-il alors déclaré.

« Le gouvernement a décidé de lancer le projet StopCovid afin de développer une application qui pourrait limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission », a indiqué le secrétaire d’État au Numérique Cédric O dans un entretien accordé avec le ministre de la Santé Olivier Véran au Monde.

« L’idée serait de prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif afin de pouvoir se faire tester soi-même, et si besoin d’être pris en charge très tôt, ou bien de se confiner », explique-t-il.

Le projet s'appuie sur la technologie Bluetooth, qui permet à nos smartphones d'identifier des appareils à proximité (écouteurs, enceintes, imprimantes...) et non le recueil de données de géolocalisation. « L'application ne géolocalisera pas les personnes. Elle retracera l'historique des relations sociales qui ont eu lieu dans les jours précédents, sans permettre aucune consultation extérieure ni transmettre aucune donnée », explique le secrétaire d'État.

Le principe serait simple : l’application est installée volontairement ; lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique. Lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l'un enregistre les références de l'autre dans son historique. Si un cas positif se déclare, ceux qui auront été en contact avec cette personne sont prévenus de manière automatique.

À l’heure actuelle, « aucune décision n’est prise » et cela dépendra de « si les scientifiques nous disent que cela peut nous aider à lutter contre la propagation de l’épidémie », prévient de son côté Olivier Véran.

Selon Olivier Véran, StopCovid est « compatible avec le droit européen des données personnelles, avec des données anonymisées ». « Personne n'aura accès à la liste des personnes contaminées, et il sera impossible de savoir qui a contaminé qui. Le code informatique sera public » et la Commission nationale de l'informatique et des libertés est « étroitement » associée aux travaux.

Les deux représentants du gouvernement expliquent également ne pas savoir « aujourd’hui ni si l’application fonctionnera ni quelle sera la stratégie de déconfinement ». De même, « nous ne sommes pas certains de réussir à franchir toutes les barrières technologiques, car le Bluetooth n’a pas été prévu pour mesurer des distances entre les personnes ».

Olivier Véran assure dans cette interview que « depuis le premier jour de la crise épidémique, nous avons décidé d’être dans l’anticipation, c’est-à-dire de disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus ».


Une mesure qui ne peut être efficace que si elle est adoptée par le plus grand monde

Selon une étude du CARE (comité analyse recherche et expertise), le traçage des contacts au travers d’une application téléphone est très utile parce qu’un individu peut infecter les autres avant même de montrer les symptômes du Covid-19. Une mise en quarantaine immédiate permettrait de protéger la famille, les amis et les collègues de ceux qui sont entrés en contact étroit avec une personne atteinte du Covid-19. Si utilisée par un nombre suffisant de personnes, une telle application permettrait de contrôler l’épidémie sans avoir besoin de recourir à des mesures prolongées et très coûteuses de confinement général.

« Une politique de traçage numérique ne peut être efficace que s’il y a un nombre suffisant de citoyens qui adhèrent au principe et installent l’application. Les résultats de notre étude sont à ce titre encourageants et suggèrent le potentiel d’une telle approche.

« Notre étude suggère que le public français serait plus en faveur d’une installation volontaire que d’une installation automatique (avec possibilité de désinstallation), même si les deux modes d’installation semblent recueillir le soutien de la majorité des personnes que nous avons interrogées. Il y a des tensions évidentes entre ces deux approches. Une installation automatique amènerait certainement à des taux plus élevés d’adoption, par exemple parce qu’elle réduit les coûts d’installation. Cependant, le mode d’installation automatique a un caractère beaucoup plus intrusif et son implémentation pose des questions en termes de respect des lois en vigueur.

« Les raisons les plus souvent citées contre une installation sont la peur d’un piratage du téléphone, la crainte que le gouvernement ne renforce la surveillance, et une plus grande anxiété. Il semble essentiel de prendre en compte ces craintes dans le développement de l’application et les procédures d’installation. D’un point de vue technique, il semble tout à fait possible d’éviter l’utilisation des données GPS et de se reposer uniquement sur les capacités de la technologie Bluebooth (comme à Singapour). D’un point de vue organisationnel, il semble qu’il sera aussi crucial de faire appel à une autorité renommée, transparente, et indépendante du gouvernement, pour établir la confiance des Français dans cette approche. Nos résultats suggèrent en effet que beaucoup de Français se méfieront d’une politique de traçage numérique initiée par la seule volonté du gouvernement. À ce titre, une installation automatique pourrait être beaucoup plus difficile à instaurer politiquement ».


L’Union européenne favorable à une application unique pour suivre les infections

Pour éviter que chaque pays de l’Union européenne ait à développer sa propre solution, qui pourrait non seulement porter atteinte à la vie privée, mais également disperser les efforts des États de l’UE, Wojciech Wiewiorowski, le responsable de la surveillance de la vie privée de l’UE, a délivré un communiqué dans lequel il a déclaré que le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) « ;appelle à une application mobile COVID-19 de modèle paneuropéen, coordonnée au niveau de l’UE ;» pour suivre la propagation du nouveau coronavirus. Comme principe de fonctionnement, le CEPD recommande que l’application s’appuie sur des identifiants de diffusion temporaires et la technologie Bluetooth pour suivre les contacts, ce qui permettrait de protéger à la fois la confidentialité et les données personnelles. En outre, pour rassurer davantage les individus et les organismes de protection de la vie privée, Wiewiorowski déclare « ;qu'idéalement, une coordination avec l’Organisation mondiale de la santé devrait également avoir lieu, afin de garantir la protection des données dès la conception dans le monde entier ;».

L’initiative, nommée Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), rassemble plus de 130 chercheurs de huit pays et suit globalement l’approche adoptée par l’application TraceTogether de Singapour. PEPP-PT devrait lancer sa plateforme cette semaine avec une application allemande de suivi des contacts contre le coronavirus soutenue par l’Institut Robert Koch qui coordonne la réponse nationale au coronavirus.

Source : Le Monde

Et vous ?

Seriez-vous volontaire pour installer et vous servir d'une telle application ? Dans quelle mesure ?

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Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
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Avatar de axel584
Membre actif https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/04/2020 à 6:46
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Edward Snowden est également de cet avis et déclare qu’à « ;mesure que l’autoritarisme se répand, que les lois d’urgence se multiplient, que nous sacrifions nos droits, nous sacrifions également notre capacité à arrêter le glissement dans un monde moins libéral et moins libre ;».
Ouais c'est fort possible qu'après la crise du SARS-CoV-2 les peuples soient moins libre.
Les gouvernements ont besoin de devenir plus autoritaire pour survivre, parce que vu la violence de la crise économique qui arrive, ça pourrait finir en révolution. Donc il faut de quoi pouvoir faire taire n'importe quel individu.
Les prochaines années ne vont pas être géniales... Le niveau de vie des peuples va probablement chuter.
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Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
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Avatar de gros_rougeot
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/04/2020 à 9:33
Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
- un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
- elle arrivera trop tard,
- elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
- elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
- les serveurs seront sous dimensionnés,
- elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
- elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
- (à compléter).
La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
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Avatar de strato35
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/05/2020 à 8:38
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
presque deux mois pour un JEditorPane html et deux JButton. Ils ont recruté le haut du panier.
L'interface est basique, mais en fond il y a aussi toute la gestion du bluethooth, la synchro avec l'api, le développement de l'api, toute la gestion de la sécu, l'anonymat et compagnie, sans compter les tests et les difficultés rencontrées avec Google et Apple sur la manière de faire, d'autant que la France a dit qu'elle n'utiliserais pas l'api proposée par le système de manière décentralisé.
Si on ajoute à ça la conception et la validation du protocole ROBERT, les accords avec Microsoft sur l'hébergement, et faire fonctionner le tout sur les terminaux Apple qui est le plus réfractaire à la technique employée, 2 mois ça semble pas si long.
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Avatar de foxzoolm
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 11/06/2020 à 11:51
<troll mode="ironie">
... de la corruption en France ????
étonnant
la franchement j'aurais JAMAIS penser que cette affaire d'application faite en FIN d'epidemie ne partait pas d'un bon sentiment de la part des gov...
naaaaaan jamais ils surfent sur ce genre de truc pour grizbi leurs potos...
blanc blanc immaculé plus que blanc cette bande de voleur...
</troll>
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