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Quelles sont les conséquences économiques du coronavirus sur les ESN et les sociétés de conseil en France ?
Le groupe INOP'S livre quelques explications dans la première édition de son baromètre

Le , par Axel Lecomte

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Dans un contexte où la crise du Covid-19 touche de nombreuses sociétés, le groupe INOP’S s’est penché sur le cas des ESN et des cabinets de conseil. Il a ainsi lancé un baromètre bimensuel mesurant l’impact économique de la pandémie sur ces entreprises. La première édition de l’étude, publiée ce lundi, a été lancée deux semaines après le début du confinement, le 31 mars. Celle-ci se base sur les réponses de 60 entreprises de moins de 10 salariés, 94 sociétés qui ont entre 10 et 50 salariés et 69 entreprises qui ont plus de 50 salariés.

69 % des projets et missions maintenus

Deux semaines après le début du confinement, 69 % des projets en mode forfaitaire ont été maintenus, 23 % ont été suspendus et 8 % ont été annulés.
Du côté des missions en assistance technique (AT), 69 % ont été maintenues, 21 % ont été suspendues et 10 % ont été annulées. « Il n’y a quasiment pas de différence de traitement entre les missions en AT et les projets en mode forfaitaire », précise le groupe.


Réponses à la question : Parmi vos projets en cours en mode forfaitaire, quelle est la proportion de projets maintenus, de projets suspendus et de projets annulés ?


Réponses à la question : Parmi vos missions en cours en mode assistance technique / régie, quelle est la proportion des missions maintenues, des missions suspendues et des missions annulées ?

72 % des effectifs en télétravail et 75 % des entreprises ont recours au chômage partiel

Les ESN et les sociétés de conseil sont « parfaitement préparées et outillées pour fonctionner en télétravail total », d’après le groupe. En effet, 72 % de leurs effectifs sont en télétravail tandis que seulement 4 % ont travaillé sur site, deux semaines après le début du confinement. D’un autre côté, 21 % des employés ont été envoyés en chômage partiel. Dans le détail, cette décision a été prise par 75 % des entreprises, avec une moyenne pondérée de 28 % de leurs effectifs en chômage partiel. Par ailleurs, ce taux devrait évoluer dans les prochaines semaines, explique INOP’S.


Réponses à la question : Aujourd'hui, parmi vos effectifs salariés, quelle est la part en télétravail, en chômage partiel, en emploi sur site ?

Gel des recrutements pour la moitié des entreprises

Plus précisément, 49,1 % des sociétés interrogées ont décidé d’arrêter leurs recrutements. D’un autre point de vue, la moitié des entreprises continue donc de recruter, et 12,3 % des répondants indiquent même que leur stratégie en la matière est restée inchangé.


Réponses à la question : Quel est l'impact de la crise sur votre stratégie de recrutement ?

L’impact sur la stratégie d’emploi de freelances

Trois quarts des entreprises du secteur ont recours au freelancing. Dans la grande majorité des cas, ces indépendants sont traités comme les salariés pour la réalisation des missions. Il est donc logique, d’après le groupe, que la stratégie d’emploi de freelance ne change pas par rapport à celui des salariés pour 53,5 % des sondés.


Réponses à la question : Quel est l'impact de la crise sur votre stratégie d'emploi de freelances

Une baisse considérable du new business pour 62,9 % des entreprises

42,1 % des entreprises ont enregistré une baisse de plus de 70 % des leads ou des besoins entrants. Cette part est de 20,8 % pour les entreprises qui ont connu une baisse comprise entre 30 % et 70 % des leads ou des besoins entrants. D’un autre côté, 7,7 % des sondés ont affirmé que la crise n’a pas d’impact sur le new business. « La priorité des grands donneurs de la semaine du 16 mars a souvent été de mettre en place leur plan de continuité d’activité. Il est logique que les équipes aient donc suspendu leurs demandes de ressources externes le temps que se mette en place leur organisation à distance. À voir si une fois le nouveau mode de travail adopté, l’activité repartira progressivement dans certains pôles. Ou si au contraire les grands donneurs décideront de réduire la voilure de l’ensemble de leurs prestations externes », relate l’étude.

Chiffre d’affaires 2020 en baisse pour 99,5 % des entreprises du secteur

« Les dirigeants interrogés ne croient pas à une reprise rapide qui permettrait d’effacer deux ou trois mois de sous-activité pendant le confinement », note INOP’S. En effet, 58,6 % d’entre eux envisagent une baisse de leur chiffre d’affaires comprise entre 10 % et 30 %, 28,2 % des sondés estiment que leur CA va connaître une baisse supérieure à 30 %, et 12,7 % anticipent une baisse inférieure à 10 %. « Cet indicateur du moral et de l’optimisme (ou de pessimisme) des décideurs en ce début de confinement est probablement aussi volatil que les anticipations des marchés financiers. Il va être amené à bouger dans les prochaines semaines, quand se précisera l’ampleur du plan de relance programmé par le gouvernement et la BCE », relate le groupe.

En général, ces chiffres sont amenés à changer en fonction de l’évolution de la pandémie en France et des mesures prises par l’État et des entreprises pour surmonter la crise. Reste à attendre la prochaine édition du baromètre, qui sera publié d’ici deux semaines. Par ailleurs, la question de la sécurité reste préoccupante, sachant que ces entreprises ont mis en place le télétravail pour une grande partie de leurs salariés.

Source : INOP'S

Et vous ?

Que pensez-vous de ces chiffres ?
Quel est votre avis sur la mise en place du télétravail et de ses possibles conséquences sur la sécurité des entreprises ?

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Avatar de gerard093
Membre actif https://www.developpez.com
Le 14/05/2020 à 11:12
Il est regrettable que cette étude ne donne pas une section pour décrire l'échantillon sondé :
- composition des sondés par taille de l'entreprise, (plus de 50 salariés ... c'est quoi ?)
- chiffe d'affaires par rapport à la taille du marché (part de marché sondé...)

La portée des conclusions données est liée à la couverture du sondage (représentativité de l'échantillon)

Globalement, tout sondage est soumis à un biais de sélection. Tous les acteurs ne répondent pas à un sondage, certains n'ont pas le temps, d'autres se méfient ... enfin certains acteurs utilisent les sondages en tant qu'influenceurs. Globalement, il y a une diversité de motivation qu'il convient de permettre d'apprécier. Ici, le sondage semble apprécier les PME et TPE ... je me trompe ? Le recours aux freelances est énorme, alors que cela pose ds problèmes de sécurité. Que penser ?

Une façon de corriger les biais de sélection est de s'intéresser à l'évolution des sondages dans le temps. Ce n'est pas le cas ici, mais c'est l'évolution par rapport aux données collectées dans le passé qui est vraiment chargée de signification (on s'exprime sur les variations ...) avec une assiette de sondés donnés.

Ici, on pourra s'intéresser à l'interprétation des résultats dans ... deux mois vu le caractère bi-mensuel de l'étude.

Dan l'intervalle, on peut aller chercher des informations pour la France et d'autres pays sur
https://stats.oecd.org/
elles reflètent le climat des affaires et les indices de confiance, et sont disponibles en français et en anglais (OECD veut dire OCDE)

Mais globalement - c'est une message que je donne pour le site - les sondages doivent TOUS être accompagnés d'une note méthodologique de collecte des résultats, pour que la portée en soit appréciée.
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