Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Tracking contre le coronavirus - Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur français, confirme la piste :
« C'est un outil qui sera retenu et soutenu par l'ensemble des Français »

Le , par Stan Adkens

875PARTAGES

8  0 
Invité au journal télévisé de 20 heures sur France 2, le dimanche 5 avril, le ministre français de l’Intérieur s’est dit favorable au tracking à visée médicale, confirmant que l’exécutif souhaite utiliser certaines données des téléphones, notamment les coordonnées GPS, pour tracer les contaminations éventuelles au Covid-19. Alors que cette pratique est décriée, car susceptible de violer les libertés individuelles et la vie privée, Christophe Castaner a estimé qu’elle pourrait tout de même être « soutenue » par les Français.

En répondant aux questions de Laurent Delahousse, Christophe Castaner a confirmé à son tour que le gouvernement réfléchissait à une solution pour exploiter les données personnelles des téléphones et tracer les éventuelles contaminations. « Le tracking fait partie des solutions retenues par un certain nombre de pays, donc nous avons fait le choix de travailler en lien avec eux pour regarder ces solutions. Je suis convaincu que si elles permettent de lutter contre le virus et, si évidemment, elles respectent les libertés individuelles, c’est un outil qui sera retenu et soutenu par l’ensemble des Français », a-t-il déclaré.


Le tracking complique la communication du gouvernement. D’abord hostile au traçage numérique, le gouvernement n’exclut pas dorénavant de cartographier des porteurs du coronavirus dans la perspective du déconfinement. Christophe Castaner a notamment adopté une position différente sur ce sujet sensible des données personnelles de santé, à condition que la méthode respecte les libertés individuelles.

En effet, dix jours auparavant, Christophe Castaner disait l’inverse à Léa Salamé, dans l’émission « Vous avez la parole » sur France 2, en condamnant fermement le caractère intrusif d’un tel traçage. « Cela n’est pas la culture française. Je fais confiance aux Français pour que nous n’ayons pas à mettre en place ces systèmes qui, au fond, atteignent la liberté individuelle de chacun pour être efficaces. Donc, ce n’est pas un sujet sur lequel nous travaillons », affirmait-il le 26 mars dans l’émission. Le 24 mars à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé désapprouvait également « à titre personnel » le tracking pour contenir l’épidémie, tel qu’il a été réalisé en Corée du Sud, pays pionnier en la matière. Olivier Véran n’imaginait pas la France adopter une législation allant dans ce sens.

Quant au secrétaire d’État au Numérique, il fallait regarder attentivement comment l’Allemagne, le Royaume-Uni et Singapour préparent des applications de géolocalisation à visée médicale. Mais il a aussi assuré qu’ « à ce stade » la France n’avait lancé aucune initiative similaire, selon une déclaration sur la Radio Classique le 25 mars. « Il serait criminel de ne pas étudier toutes les solutions qui sont sur la table », expliquait-il.

Vers un traçage numérique volontaire ?

Mercredi 1er avril, Édouard Philippe avait exclu la possibilité d’un traçage numérique « obligatoire » des individus pour lutter contre l’épidémie du coronavirus, lors de son audition le 1er avril devant la mission d’information parlementaire. Le Premier ministre constatait alors l’absence d’un "instrument légal" autorisant la mise en place d’un dispositif de traçage des personnes infectées par le coronavirus, tout en envisageant « peut-être » de pister la circulation du virus grâce à un tracking « volontaire », impliquant donc le consentement des individus concernés, comme le recommande d’ailleurs la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés. « C’est une question qui est, à ce stade, encore ouverte », avait conclu Édouard Philippe.


Dans plusieurs pays, les données de géolocalisation sont utilisées dans la lutte contre la pandémie pour suivre les déplacements des personnes de façon globale, voire dans certains cas de façon individuelle, ce qui peut poser un problème de respect de la vie privée. Nous avons appris en mars qu'Israël a décidé d’utiliser une technologie antiterroriste pour lutter contre cette pandémie. « Nous allons très bientôt commencer à utiliser la technologie, les moyens numériques que nous avons utilisés pour lutter contre le terrorisme », tels ont été les mots employés par le Premier ministre Netanyahu.

En France, le président Emmanuel Macron avait installé un Comité analyse recherche et expertise (Care) chargé de conseiller le gouvernement pour ce qui concerne les programmes et la doctrine relatifs aux traitements, aux tests et aux pratiques de "backtracking" qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le virus du Covid-19. Fin mars, la CNIL soulignait déjà l’importance de protéger les données personnelles. L’alternative était simple selon l’analyse de la Commission : ou bien faire reposer ce traitement sur le consentement de chaque personne, ou bien s’appuyer sur une loi dédiée.

Une solution de tracking numérique serait-elle en train de voir le jour en France ? Cependant, sur la base du consentement, que ferait-on pour entrer en contact avec une personne non volontaire – à qui ne s’applique pas la solution de tracking – qui a été en contact avec une personne volontaire diagnostiquée positive au Covid-19 ?

Source : Tweet

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
La France est-elle en train de tendre vers une application nationale de tracking pour surveiller l’infection au Covid-19 ?
Une solution non intrusive qui respecte l’ensemble des libertés individuelles serait-elle efficace comme celles dans les pays où le taux d’infection a été réduit ?

Lire aussi

Israël décide d'utiliser une technologie antiterroriste pour limiter la propagation du coronavirus, annonce faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahu
COVID-19 : la France confirme que l'option du traçage des smartphones est sur la table,lL'utilisation d'une telle application se fera sur la base du volontariat
Le ministre de l'Intérieur français annonce que la version numérique de l'attestation de déplacement dérogatoire sera disponible à partir du 6 avril, en sus du format papier
« Les mesures de surveillance high-tech contre l'épidémie de Covid-19 survivront au virus et pourront devenir permanentes », prévient Snowden, à propos de méthodes comme le traçage de smartphones

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
15  0 
Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
12  2 
Avatar de axel584
Membre actif https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
11  1 
Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
10  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/04/2020 à 6:46
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Edward Snowden est également de cet avis et déclare qu’à « ;mesure que l’autoritarisme se répand, que les lois d’urgence se multiplient, que nous sacrifions nos droits, nous sacrifions également notre capacité à arrêter le glissement dans un monde moins libéral et moins libre ;».
Ouais c'est fort possible qu'après la crise du SARS-CoV-2 les peuples soient moins libre.
Les gouvernements ont besoin de devenir plus autoritaire pour survivre, parce que vu la violence de la crise économique qui arrive, ça pourrait finir en révolution. Donc il faut de quoi pouvoir faire taire n'importe quel individu.
Les prochaines années ne vont pas être géniales... Le niveau de vie des peuples va probablement chuter.
8  0 
Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
8  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
8  0 
Avatar de gros_rougeot
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/04/2020 à 9:33
Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
- un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
- elle arrivera trop tard,
- elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
- elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
- les serveurs seront sous dimensionnés,
- elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
- elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
- (à compléter).
La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
7  0 
Avatar de strato35
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/05/2020 à 8:38
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
presque deux mois pour un JEditorPane html et deux JButton. Ils ont recruté le haut du panier.
L'interface est basique, mais en fond il y a aussi toute la gestion du bluethooth, la synchro avec l'api, le développement de l'api, toute la gestion de la sécu, l'anonymat et compagnie, sans compter les tests et les difficultés rencontrées avec Google et Apple sur la manière de faire, d'autant que la France a dit qu'elle n'utiliserais pas l'api proposée par le système de manière décentralisé.
Si on ajoute à ça la conception et la validation du protocole ROBERT, les accords avec Microsoft sur l'hébergement, et faire fonctionner le tout sur les terminaux Apple qui est le plus réfractaire à la technique employée, 2 mois ça semble pas si long.
7  0 
Avatar de foxzoolm
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 11/06/2020 à 11:51
<troll mode="ironie">
... de la corruption en France ????
étonnant
la franchement j'aurais JAMAIS penser que cette affaire d'application faite en FIN d'epidemie ne partait pas d'un bon sentiment de la part des gov...
naaaaaan jamais ils surfent sur ce genre de truc pour grizbi leurs potos...
blanc blanc immaculé plus que blanc cette bande de voleur...
</troll>
7  0