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Deux programmeurs admettent avoir travaillé pour deux des plus grands sites de streaming illégaux des USA
Proposant plus de contenus que les services légaux tels que Netflix, Hulu ou Vudu

Le , par Christian Olivier

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Plus tôt cette année, un grand jury fédéral a inculpé huit personnes pour leur participation dans les opérations de streaming illégales effectuées à travers les plateformes Jetflicks et iStreamItAll dont le siège social se trouvait à Las Vegas. Ces dernières proposaient aux internautes un large éventail de vidéos piratées auxquelles ils pouvaient accéder en échange d’un abonnement mensuel. D’après le département américain de la Justice, les sites iStreamItAll et Jetflicks figuraient jusqu’à lors parmi les plus importants fournisseurs de services de streaming illégaux aux États-Unis. Ces deux plateformes utilisaient des ressources piratées (des milliers de vidéos piratées dans ce cas) accessibles via torrent et Usenet pour alimenter leurs bases de données en contenus multimédias. Elles proposaient ensuite ces mêmes contenus au public moyennant un abonnement mensuel.


Deux des accusés ont récemment plaidé coupables pour leur rôle dans l’exploitation de deux services de streaming susmentionnés qui donnaient accès à des films et à des émissions de télévision piratés.

Le premier est Darryl Julius Polo, alias djppimp, résidant à Las Vegas, qui a gagné plus d’un million de dollars du fait de sa participation dans les deux services. Polo possédait et exploitait la plateforme de streaming illégale iStreamitAll (ISIA) qu’il a lancé après avoir participé au projet Jetflicks. Il présentait son service à des clients potentiels en soulignant qu’il offrait plus de contenus multimédias que les services légaux concurrents tels que Netflix, Hulu, Vudu, et Amazon Prime. Il « ;a envoyé des courriels à des abonnés potentiels soulignant l’énorme catalogue d’œuvres de l’ISIA et les exhortant à annuler Netflix, Hulu, et des services similaires, et à s’abonner à l’ISIA ;».

Polo avait mis en place un système automatisé où les logiciels incluant Sick Beard, SABnzbd de même que SickRage étaient utilisés pour parcourir Internet à la recherche de contenus piratés qui allaient être ensuite stockés par son service afin de pouvoir être diffusés en continu aux abonnés. Il a par ailleurs reconnu avoir également exploité l’indexeur SmackDownOnYou de NZB, Jailbreakingtheipad, BoxBusters.TV et le site de piratage de musique MixtapeUG.

Dans une déclaration signée, Polo a admis que ISIA a permis d’accéder à 118 ;479 épisodes télévisés et à 10 ;980 films différents. Entre septembre 2014 et décembre 2016, le service de streaming a traité au moins 18 ;551 transactions par carte de crédit et de débit. Dans une entente relative au plaidoyer, il a également reconnu les divers chefs d’accusation de violation criminelle du droit d’auteur pesant contre lui ainsi qu’une accusation de blanchiment d’argent. Il faut rappeler qu’aux pays de Trump, les infractions au droit d’auteur sont passibles d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement (20 ans pour le blanchiment d’argent).

En plus de Polo, Luis Angel Villarino de Las Vegas, âgé de 40 ans, a également plaidé coupable. Il a avoué son implication en tant que programmeur pour Jetflicks de décembre 2016 jusqu'au moins juin 2017. Villarino a accepté d’être accusé de complot en vue de commettre une violation criminelle du droit d’auteur. Il risque de ce fait une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans. Selon l’exposé des faits signé par Villarino, ce dernier aurait surtout travaillé comme programmeur pour optimiser les scripts qui ont permis de récupérer les émissions de télévision piratées.

En échange des plaidoyers de culpabilité, les deux accusés peuvent s’attendre à une remise de peine. Ils ont accepté de coopérer pleinement à toute enquête complémentaire et pourraient être amenés à fournir des informations et à témoigner contre les six autres accusés qui seront jugés en février 2020. Les deux hommes doivent verser un dédommagement à leurs victimes et le produit de leur délit sera confisqué.

Source : Département US de la Justice

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