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Droit voisin : la presse française porte plainte officiellement contre Google devant l'Autorité à la concurrence
Espérant forcer la société à proposer une offre tarifaire pour la reprise de contenus

Le , par Stéphane le calme

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Publiée fin juillet et transposant une directive européenne, la loi française créant « un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse » impose à l’ensemble des plateformes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les articles et dont ils tirent d’importants revenus.

Néanmoins, Google a décidé de ne pas procéder au paiement pour l’affichage d’extraits d'articles, photos et vidéos en Hexagone. En fait, la plateforme ne reprendra plus ces contenus sans l'accord des agences de presse et éditeurs de presse. L'entreprise américaine demande aux éditeurs de renoncer à une rémunération s'ils souhaitent que leurs contenus demeurent visibles sur le moteur de recherche (titre, chapeau, photo, extrait vidéo). Aucun grand média n'a refusé, de peur de voir son audience s'effondrer ; s'ils l'avaient fait, leur contenu aurait été réduit à la portion congrue : un lien et un titre, pas plus.

Fin septembre, le gouvernement a appelé à « une véritable négociation globale » entre Google et les agences et éditeurs de presse, jugeant « pas admissible » que le géant américain tente d’échapper aux dispositions de la nouvelle loi française sur les droits d’auteur en modifiant l’affichage des contenus d’actualité.

Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a salué l’intention du géant américain de renforcer le contrôle des éditeurs sur le référencement de leurs contenus. « C’est un premier pas qui montre que la consécration d’un droit voisin permet de rééquilibrer le rapport de force », a-t-il souligné dans un communiqué.

Il a en revanche jugé que la position de Google sur la rémunération n’était « évidemment pas acceptable », puisque l’objectif politique des textes français et européen est de « permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice des plateformes, par les contenus de presse ». « La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à la fois à l’esprit de la directive et à son texte », déclare le ministre dans son communiqué, en précisant qu’il compte aborder « très prochainement » le sujet avec ses homologues européens afin de « remédier à cette situation ».


L'Alliance de la presse d’information générale (APIG) a annoncé, jeudi 24 octobre, qu'elle allait déposer une plainte auprès de l’Autorité de la concurrence pour dénoncer un abus de position dominante du leader mondial de la recherche en ligne, espérant ainsi forcer Google à négocier le droit voisin. Il faut dire que cette association n'est pas la seule à prendre cette initiative : le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) voulait en faire de même, tout comme la Fédération nationale de la presse d'information spécialisée (FNPS).

Ce n'est que vendredi dernier que l’Alliance de la presse d'information générale et le Syndicat des éditeurs de la presse magazine ont ouvert une procédure devant l’Autorité de la concurrence. Elles ont été rejointes par l'AFP mercredi 20 novembre.

Les plaignants demandent à l’Autorité de la concurrence de prendre des « mesures conservatoires » : ordonner à Google de proposer une offre tarifaire pour la reprise des contenus, désigner un expert de l’Autorité sous l’égide duquel la négociation se mènera, fixer un délai de négociation de trois mois et imposer que le prix s’applique de façon rétroactive à partir du 24 octobre, date d’entrée en vigueur de la loi.

Rappelons que début octobre, l'Autorité de la Concurrence a également décidé de lancer une enquête « exploratoire » sur les nouvelles règles qu'allait alors appliquer Google pour la présentation des contenus de la presse française dans son moteur de recherche. Dans les pratiques de l'Autorité, la procédure « exploratoire » permet de recueillir des informations auprès des parties. Il est question ici de déterminer si l’idée que Google déploie de nouvelles règles pour éviter de rémunérer les éditeurs et agences de presse peut constituer une pratique anticoncurrentielle. Il ne s'agissait donc pas en l'état d'une procédure contentieuse, qui pourra être lancée ensuite si les informations recueillies le justifient.

Source : AFP

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Avatar de raphchar
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 13:29
Si j'étais Google, je serais tenté d'annoncer le changement suivant « Il va falloir payer pour être référencé sur Google News. Car après tout ce service doit bien être financé. Ce n'est pas admissible que la presse profite d'un service gratuit ! »
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Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 13:45
La question reste toujours la même... Il ne me semble pas que la loi oblige Google à reprendre les articles de presse, donc s'ils ne veulent pas le faire, qu'est ce que la justice va trouver à y redire ?
6  0 
Avatar de Edrixal
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 13:50
Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
La question reste toujours la même... Il ne me semble pas que la loi oblige Google à reprendre les articles de presse, donc s'ils ne veulent pas le faire, qu'est ce que la justice va trouver à y redire ?
Que Google contourne la lois en s'adaptant. Du coup ils cherchent à faire condamner Google pour délit d'adaptation !
5  0 
Avatar de tanaka59
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 20:15
Citation Envoyé par raphchar Voir le message
Si j'étais Google, je serais tenté d'annoncer le changement suivant « Il va falloir payer pour être référencé sur Google News. Car après tout ce service doit bien être financé. Ce n'est pas admissible que la presse profite d'un service gratuit ! »
Mieux couper le service histoire de faire plonger les titres de presses ... Rien non plus n'oblige Google à continuer cette plateforme .

Cela reviendrait à dire si une institution cesse d'exister on porte plainte car elle fait chuter notre chiffre d'affaire ? Charge aux medias se sortir les doigts du cul pour revoir leur modèle économique, vieux de 85 ans !
3  0 
Avatar de alexetgus
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 23/11/2019 à 12:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
.....................
Google devrait menacer de déréférencer l'ensemble des gros sites d'informations, comme ça ils ne pourront plus l'accuser de générer du profit grâce aux titres des articles de presse.
Google l'a déjà fait il y a quelques années, ce qui prouve bien que nos organes de presse sont atteint d'amnésie.
Cette amnésie semble être un mal bien français qui touche toutes les couches de la population ! Du "péquin moyen" au chef de l'état, la maladie est la même.

Les éditeurs de presse, à l'époque, voulaient que Google lui verse des sous.
La réponse de Google n'a pas traîné. Il n'indexait plus que le titre des articles de presse, sans rien d'autre que le titre.
Résultats des courses, les pertes furent catastrophiques et les éditeurs ont rétropédalé puis demandé à être indexé de nouveau gratuitement.

Ca va recommencer !
Google va refaire ce qui avait si bien marché à l'époque et les éditeurs de presse retrouveront la mémoire...

Et une petite punition pourrait être créée par le maître à bord, Google. Un mois de déréférencement, et boum ! Là, ils comprendraient qu'un service gratuit leur apporte un traffic gratuit énorme avec à la clé des achats.
A force de pousser mémé dans les orties, Google va finir par en avoir ras le bol.

En plus, rien n'oblige Google à référencer les médias "contestataires" qui veulent une pièce pour apparaître sur la SERP.
Et même si c'était illégal, Google trouverait l'excuse d'une très mauvaise optimisation SEO pour ne pas indexer, vu que l'algorithme est secret...
3  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/11/2019 à 10:21
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Que pensez-vous de cette situation ?
C'est toujours pareil, on ne comprend pas pourquoi Google devrait payer pour faire la promotion des sites d'informations.
J'imagine qu'une grosse partie du trafic sur les sites comme Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, Libération, France Info, LCI, etc, vient de Google.
Ces sites devraient être content d'être référencé par Google et d’apparaître dans Google Actualité.

Les sites ont compris qu'ils avaient plus besoin de Google, que Google avait besoin d'eux :
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L'entreprise américaine demande aux éditeurs de renoncer à une rémunération s'ils souhaitent que leurs contenus demeurent visibles sur le moteur de recherche (titre, chapeau, photo, extrait vidéo). Aucun grand média n'a refusé, de peur de voir son audience s'effondrer ; s'ils l'avaient fait, leur contenu aurait été réduit à la portion congrue : un lien et un titre, pas plus.
Là si j'ai bien compris Google a proposé :
- soit je vous paie mais je n'affiche plus qu'un titre
- soit je ne vous paie pas, mais j'affiche d'autres choses en plus du titre
Les sites préfèrent que Google affiche des vignettes, des extraits, etc, parce que ça génère plus de trafic.

Google devrait menacer de déréférencer l'ensemble des gros sites d'informations, comme ça ils ne pourront plus l'accuser de générer du profit grâce aux titres des articles de presse.
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/11/2019 à 13:25
Citation Envoyé par matthius Voir le message
Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt. D'ailleurs les adolescentes ne connaissent de nom que celui là.
Personnellement, je tombe sur Théodore seulement en deuxième position, et une fois en deuxième page, le reste, c'est tout des Franklin Roosevelt.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/11/2019 à 17:40
Citation Envoyé par matthius Voir le message
Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt.
Les résultats de recherche sont différents selon le profil, chez moi ça fait :
1. Franklin Delano Roosevelt — Wikipédia
2. Theodore Roosevelt — Wikipédia
3. Franklin Delano Roosevelt (1882 - 1945) Président de guerre
4. De quoi souffrait vraiment Franklin Delano Roosevelt?

De toute façon je ne comprend pas bien le problème, si vous ne recherchez que la moitié de la référence c'est normal qu'on vous propose autre chose... Si vous voulez des infos sur Franklin Roosevelt il faut rechercher "Franklin Roosevelt".
Après c'est compliqué de comprendre comment fonctionne exactement l'algorithme de Google, je pense qu'il met les sites les plus visités en avant, mais après il y a différentes exceptions, par exemple la version officielle est toujours mise en avant (Google rend moins visible ce qu'il pense être des fausses informations), il y a également les centres d’intérêts de l'utilisateur qui changent les résultats, si tu fais beaucoup de recherche sur "Theodore Roosevelt" en tapant "Roosevelt" Theodore va apparaître plus que Franklin.

Citation Envoyé par alexetgus Voir le message
Il n'indexait plus que le titre des articles de presse, sans rien d'autre que le titre.
Dans Google actualité il n'y a que des titres, donc je ne vois pas pourquoi les journaux se plaignent.
Quand on fait une recherche, il y a 2 lignes de texte en plus du titre.
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Avatar de matthius
Inactif https://www.developpez.com
Le 23/11/2019 à 12:18
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est toujours pareil, on ne comprend pas pourquoi Google devrait payer pour faire la promotion des sites d'informations.
Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt. D'ailleurs les adolescentes ne connaissent de nom que celui là.

À ce niveau google n'est pas pour-les états-unis, puisque c'est Franklin Roosevelt qui défendit les États-Unis, pas Théodore Roosevelt.

Donc quand on cherche sur l'histoire il est préferable d'aller directement sur wikipedia en français. Je comprends d'ailleurs que Google utiilse wikipedia en anglais pour référence, sachant qu'en version anglaise il est difficile de créer son wikibook parce qu'on efface les auteurs des wikibooks, pas en français au contraire.
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Avatar de matthius
Inactif https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 19:56
J'ajoute que j'informe gratuitement en enquêtant dans ma ville, que c'est en plus exclusif puisque je cherche avec à expliquer les mouvements de la société, ce qui relève de l'économie et n'a été fait qu'une fois par Emmanuel Todd. Cela ne s'arrête pas là, je cherche des solutions et en fournit régulièrement publiquement et aux personnes susceptibles de les défendre, sachant que la solution dure longtemps tant qu'elle n'est pas utilisée. Du coup, Les médias ne servent qu'à constater si quelque chose se passe avec ce que je fais.
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