L'IEEE décide de lever les sanctions contre Huawei sur les activités éditoriales
Après les éclaircissements du département américain du Commerce

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Le mois dernier, suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donald Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger », assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré le mois dernier aux rédacteurs en chef des revues qu'elle craignait des « conséquences juridiques graves » si elle continuait à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, pouvait-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aurait des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.

Des réactions en chaîne

Le 15 mai dernier, le président des États-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

Selon la déclaration de l’association, il était toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei pouvaient également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei pouvaient également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences.


Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les États-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Après les éclaircissements, l’IEEE lève les sanctions

Le jeudi 16 mai 2019, le département américain du Commerce a appliqué des restrictions de contrôle des exportations à Huawei Technology Ltd. et à 68 de ses filiales. L’IEEE a publié une déclaration concernant la conformité et a précisé que si le gouvernement américain clarifiait l’application du Règlement d’exportation des exportations des États-Unis en ce qui concerne l’examen par les pairs. L’IEEE fournirait une mise à jour à la communauté de l’IEEE.

L’IEEE a reçu les éclaircissements demandés par le département américain du Commerce sur l’applicabilité de ces restrictions de contrôle des exportations aux activités de publication de l’IEEE. Sur la base de ces nouvelles informations, l’IEEE a déclaré que les employés de Huawei et de ses filiales peuvent participer en tant qu’évaluateurs et réviseurs à ses processus de publication. Tous les membres de l'IEEE, quel que soit leur employeur, peuvent continuer à participer à toutes les activités de l'IEEE.

« Notre approche initiale, plus restrictive, était uniquement motivée par notre volonté de protéger nos bénévoles et nos membres contre les risques juridiques. Avec la clarification reçue, ce risque a été traité. Nous apprécions les nombreuses questions et commentaires de nos membres et de nos bénévoles du monde entier et les remercions de leur patience alors que nous travaillions dans une situation complexe sur le plan juridique.

« L'IEEE propose un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, ses volontaires et la communauté technique au sens large, notamment en parrainant plus de 1 900 conférences et événements annuels dans le monde entier et en donnant accès à plus de 4,8 millions de publications sur IEEE Xplore®.

« IEEE reconnaît que la science et la technologie sont une activité mondiale. Nous sommes fiers du travail accompli par nos membres dans le monde entier et nous nous engageons à promouvoir l'excellence technologique au profit de l'humanité« l'»

Source : IEEE

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine
Vente de smartphones : Huawei enregistre la plus forte croissance et reste second malgré son absence aux USA, d'après les statistiques de Gartner
La Chine s'apprête à publier sa liste d'entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché comme l'ont fait les USA avec Huawei
Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US, et a remercié ses employés US travaillant en R&D

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Le 05/06/2019 à 19:54
j'ai pas pu trop être dispo ces derniers temps a cause du ramadan mais pour l'europe mieu vaut que Trump gagne.

Depuis le 6 juin 1944 ou l'europe est devenue une colonie américaine les européens vive mieux... Aujourd'hui l'europe est une terre riche et fertile ou les homme vivent bien comparé au reste.

si la chine gagne, l'europe vas devenir une colonie chinnoise et la se sera tres différent. Plus de wikipedia, plus de semaine de 35H, plus de congé payé... ce sera que au début du siècle dernier niveau condition de vie, voyez germinal puissance 1000.
l'europe doit donc dans son intérêt rester une colonie américaine et soutenir son maître dans leurs intérêt.
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Le 07/06/2019 à 23:03
Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei :
Un fork d’Android est un risque de sécurité pour les USA

À mi-parcours du mois de mai, le président Donald Trump a signé un décret qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Suite à ces décisions, Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

Google veut éviter la naissance d’un fork d’Android piloté par un autre géant de la Tech

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.


Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.

Huawei est lancé sur Hongmeng OS et une alternative au PlayStore de Google

Huawei s’était préparé à une éventuelle dégradation des relations avec Google et s’est lancé sur la piste du développement de son propre système d’exploitation. Hongmeng OS est le nom qu’on lui connaît pour le moment. L’entreprise aurait également déposé un certain nombre de marques auprès du Bureau européen en charge de la propriété intellectuelle, ce qui laisse supposer que la dénomination de l’OS pourrait évoluer. Le système d’exploitation en gestation chez Huawei depuis 2012 serait compatible avec les applications Android, mais jusqu’ici rien n’a filtré quant à savoir s’il s’agit d’un fork d’Android.


En parallèle avec cette initiative Huawei travaille au développement d’une alternative à la boutique d’applications de Google. Ce dernier est, semble-t-il, accessible depuis un certain temps via les appareils Huawei et Honor. L’entreprise chinoise a positionné sa galerie d’applications comme un moyen pour les développeurs d’applications de percer en Chine – le plus grand marché de smartphones à date ; de quoi susciter l’intérêt de plusieurs pour ce marché. L’Europe n’est pas en reste dans ce projet de mise sur pied d’une alternative au PlayStore quand on sait quelle est l’importance de Huawei dans ce marché. D’après les chiffres que l’entreprise chinoise a divulguée aux développeurs, 50 millions d’Européens font office de clients potentiels.

La mise à l’écart de Huawei pourrait donc au finish s’avérer être un mal qui cache un grand bien pour la firme chinoise sur le long terme. Elle tient probablement une grosse opportunité de proposer un troisième écosystème logiciel pour appareils mobiles. Avec l’envol de Huawei, les initiatives à même de fragiliser encore plus Google vont en prendre de la graine. À titre de rappel, la e Foundation s'apprête à lancer une gamme de smartphones à bas prix avec sa propre version d'Android. Pour contourner la difficulté liée à la pauvreté de sa boutique d’applications, elle pourrait s’appuyer sur le projet microG – une réimplémentation libre des applications et bibliothèques propriétaires (Google) de l’espace utilisateur Android.

Sources : Reuters, Bloomberg

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Google et les USA se sont-ils rendus compte qu’ils ont sous-estimé Huawei ?

Les restrictions US ne vont-t-elles pas au contraire amener les constructeurs mobiles à chercher des moyens de se défaire totalement de la mainmise de Google sur le marché Android ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump
Avatar de vxlan.is.top
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Le 08/06/2019 à 0:25
J'avais échangé il y a quelques semaines avec des Ingés qui font de la R&D chez Huaweï et qui m'avaient laissé entendre que ça ne prendrait pas des plombes pour stabiliser un OS. Je vois que les choses avancent

Trump a amorcé la guerre froide dans le cyberespace, il va bientôt récolter ce qu'il est en train de semer

Et ça n'est que le commencement... Voyez cet article paru aujourd'hui, se débarrasser de Huaweï risquerait de coûter plusieurs dizaines de milliards d'Euros aux futurs opérateurs 5G européens...

https://www.lemonde.fr/economie/arti...3150_3234.html

Maintenant, c'est l'Europe entière (hors UK bien sûr) qui risque de se retourner contre ce crétin

-VX
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Le 08/06/2019 à 8:35
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces

Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)

A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
Avatar de vxlan.is.top
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Le 08/06/2019 à 15:16
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces
Ca, c'est la surface de l'iceberg qui t'est visible...
Sortons donc de l'anecdoctique...

Déjà, quelques specs :
- débit max 20 Gb/s contre 1 Gb/s,
- latence 1 ms contre 10 ms,
- densité de connexion 1000000 d'équipements au km² contre 100000.

D'un point de Networking, c'est également une multitude de changements structurants qui vont se banaliser chez les opérateurs:
- backbones basés sur des infras de type Software Defined (Control et User planes complètement dissociés et donc augmentation des performances des équipements Core),
- agilité et richesse fournie par la virtualisation de fonctions réseau, l'opérateur sera en mesure de tailler sur mesure certains services de façon granulaire par client sur son infra mutualisée (dans le jargon, c'est le "network slicing"),
- de nouveaux protocoles de routage conçus pour ces grosses infras planétaires (Segment Routing notamment)

Couplée avec le big data, le machine learning et l'IA, c'est une multitude de nouveaux services et d'applications qui vont émerger dans notre quotidien futur.

Dans le domaine de la santé, avec la télémédecine, la télésurveillance et même la téléchirurgie.
Dans le divertissement et les medias avec la banalisation de la réalité virtuelle/augmentée.
Dans les transports, et ça va au-delà de la voiture simplement connectée, c'est la régulation de trafic en temps réel et les liaisons permanentes voiture à voiture. Et puis bien sûr que si que la voiture autonome aura besoin d'accès au net, la navigation relèvera du "Edge Computing" qui sera en mesure de fournir de nouveaux services en fonction du lieu.
Je pense également au monde urbain (les fameuses smart cities) pour notre maîtrise énergétique et la sécurité publique par exemple.
Et puis il y aussi toutes les industries du futur qui ont une forte adhérence au télépilotage temps réel et à la robotique.
Sans parler de l'accélération naturelle qui va s'opérer dans le monde de la recherche avec les nouvelles solutions qui vont stimuler le travail collaboratif et le traitement massif des données.

Dans moins de 10 ans, on pourra échanger en temps réel avec d'autres humains qui ne parlent pas notre langue, c'est quelque part dans le réseau que se fera la trduction instantanée. On pourra aussi amener l'éducation de façon interactive vers les gosses qui doivent se taper 10 bornes à pied tous les jours pour se rendre dans des écoles pourries. On pourra aussi marquer, tracer des espèces en voie en disparition et étudier en temps réel leurs déplacements et leurs migrations en aménageant, pourquoi pas, des couloirs maritimes/aériens de façon temporaire pour leur sauvegarde. On pourra également quadriller quasiment toute la planète avec des balises 5G air/mer/terre qui collecteront les données qui pourront être traitées en temps réel et mieux anticiper les cataclysmes et affiner les modèles. Quand on voyagera, finies les galères avec le Wifi à l'aéroport, au café ou à l'hôtel et le changement d'opérateur puisque notre connectivité au monde digital deviendra une constante basique, transparente et homogène de notre quotidien.

Des exemples, je peux encore en fournir à la pelle.
Je veux bien qu'on m'explique comment on pourrait faire ça avec la 4G... Comment on pourra connecter les 60 milliards d'équipements dans les 10 ans à venir, quasiment en full-meshed à temps réel avec une techno comme la 4G qui suffoque dès qu'on a besoin de faire un peu de qualité de service...

Les temps modernes aspirent l'homme à aller toujours plus haut et plus vite. La 4G sera bientôt à bout de souffle...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)
L'article que j'ai cité donne un état de la situation plutôt clair.
Huaweï a eu une très forte pénétration du marché 4G en Europe. Et pour de nombreux opérateurs, la migration va en partie consister à procéder à des upgrades matériels/logiciels. Si Huaweï est mis à l'écart, il va falloir décommissionner et remplacer... Et ça coûte très très cher de refaire des backbones opérateurs "from scratch" avec du nouveau matos, ça relève d'un redesign complet, donc de testing, de misères d'interopérabilités, d'intégration, sans parler de tous les process qu'il va falloir revisiter pour faire le BUILD/RUN de tout ce nouveau bazar. Tu es codeur, tu dois certainement savoir de quoi je parle...
Huaweï a également une longueur d'avance en termes de stabilité de technologie et surtout en retour d'expérience sur les gros déploiements qu'ils ont déjà effectués en Asie. Ca également, c'est d'une importance capitale quand on veut déployer des infras à très large magnitude...

Enfin, comme j'ai tenté d'expliquer plus haut, il y a de nombreux nouveaux marchés à conquérir parce que les attentes vis-à-vis de la 5G sont très hautes. Des retards de plusieurs mois de déploiement de la 5G vont forcément pénaliser l'Europe. Parce que les autres auront déjà commencé à domestiquer les usages de cette nouvelle techno et à innover, et une fois déployée en Europe, leur avantage compétitif sera certain.

Ce qu'il y a derrière la 5G va au-delà de la technique pure. Ce sont des écosystèmes complets qui vont se former avec probablement de nouvelles dynamiques humaines et sociétales. Quand je regarde les 30 années passées dans le secteur de l'IT, j'ai vu chronologiquement quatre grandes révolutions technologiques qui ont profondément impacté l'humanité:
- la victoire d'Ethernet et d'IP,
- l'explosion de l'Internet,
- la banalisation de la téléphonie mobile,,
- la nécessité du Cloud.

Je pense que le prochain point d'inflexion viendra par la 5G et qu'il est très très loin d'être débile...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
Là, ça me rappelle quelqu'un qui me disait il y a quelques années que la fibre à la maison c'est de la merde.
Maintenant, ça fait partie de ses critères de sélection pour le nouvel appartement qu'il veut acheter.

Par contre, je te rassure. Ceux qui n'auront pas besoin de ce progrès technologique pourront utiliser la 4G encore longtemps, elle ne sera pas décommissionnée du jour au lendemain.

-VX
Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 16:52
c'est du blabla
en quoi la 5g est nécessaire à la télémédecine, a la régulation du traffic en temps réel ? on le fais déjà sans 5G et les voitures autonomme n'ont pas besoin de 5G puisque par définition elles sont autonome justement.
quel est le rapport entre la 5G et l'ia ?

les débits max de 20gbs wow mais pourquoi faire ? j'ai 100mbit chez moi et j'arrive pas à le saturer et aucun particulier n'y arrive... se sera cool tu pourras télécharger ton jeu de 100go en 1 minutes au lieu de 5 et regarder la télé en 16k sur ton écran de 30pouce, l’intérêt et limité

Les temps modernes aspirent l'homme à aller toujours plus haut et plus vite. La 4G sera bientôt à bout de souffle...
ouais la planete aussi est à bout de souffle et il serait temps de rationaliser nos réel besoins.

Il serait peut etre temps de se poser les bonnes question, la 4K me suffit ais je besoin d'acheter une nouvelle télé 8K 5G ?

et pour les objets connecté vue les contraintes j'ai plus souvent vue l'utilisation de réseau lora que de la 4G... parce que un object connecté sa nécessite que quelque ko/s de débit max, ton frigo connecté n'a pas besoin d'un super débit et ping pour commander de la bouffe.
Avatar de vxlan.is.top
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 18:07
Vue ta fixation sur les smartphones et les voitures autonomes aux fonctionnalités limitées et sur l'IoT bas débit, effectivement pas sûr que ce débat ait un intérêt quelconque
Désolé pour le dérangement.

-VX
Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/06/2019 à 2:50
Assez d'accord avec ShigruM. et en plus, vu qu'on ne sait pas deja correctement sécuriser nos terminaux avec nos debits actuels c'est une sacré connerie d'augmenter le débit de maniére aussi spectaculaire pour tout ce faire sniffer avant d'avoir le temps de dire ouf.

c'est comme les videos deepfake, on le sait depuis le debut qu'on réussira a les faire realistes, que ca va etre détourné par les pirates a des fin criminelle ou de calomnies, et ils se posent la question que maintenant ? c'était évident qu'on arriverai a les faire realistes. comme c'est évident qu'on aura de esclaves robots full connecté et autonomes qui ce feront piraté a leur tour, il faut bien reflechir aux contre mesures avant d'y aller .
Avatar de chrtophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 09/06/2019 à 10:07
L’intérêt du 5G par rapport au 4G, en faisant abstraction du débit fourni est un peu le même qu'entre IPv4 et IPv6. Celui-i permettra de supporter l'augmentation exponentielle des équipements connectés. Et ipv6 intègre IPsec, qui sert à crypter les communications. Et passer de IPv4 à IPv6 nécessite le remplacement des équipements et d'être formé dessus. Et en France on est particulièrement en retard sur IPv6.

La sécurité, c'est sur les équipements de cœur de réseau qu'il se pose ici. Et ce n'est pas la technologie qui pose problème ici, mais on implémentation (backdors d'otigine). On peut faire le même reproche à Intel, avec notamment le Intel Managment Engine qui permet de bypasser toutes les sécurités du CPU et qui est très peu documenté. J'ai vu également une vidéo du defcon démontrant la présence d'un core ARM non documenté et dont l'usage est inconnu.

Huawei est actuellement le fabricant (ou un des fabricants) le plus en avance sur la 5G, Se passer de Huawei va représenter un coup important et un retard technologique.

Je suis d'accord avec le fait qu'avoir du 8K au lieu de 4K ne nous sers à rien, Mais en France par exemple, cela va permettre l'arrivée du très haut débit partout sans devoir fibrer les campagnes notamment.

Et avec l'usage devenu indispensable du cloud, de la vidéo via Internet, une connexion non haut débit devient de plus en plus handicapant.

Le risque au niveau sécurité est aussi lié à l'augmentation des équipements connectés. Il est évident que la R&D sur un objet connecté vendu 10 € ne va pas passer beaucoup de temps sur la sécurité. Et rien qu'à voir la réaction des gens quand je les met en garde sur les risques du cloud en leur disant que ce qui est sur Internet, on en perd le contrôle, et qu'ils me répondent on s'en fout, on a rien de secret. Et qu’en en voit que certaines BOX sont encore en WEP, qu'il semble facile de pirater des feux rouges (cas régulièrement fréquents)...
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2019 à 16:49
Certaines grandes entreprises de technologie limitent l'accès des employés à Huawei,
ce qui rend difficile le déploiement de la technologie 5G

La mise sur liste noire de Huawei par les États-Unis continue de faire effet. Aujourd’hui, l’agence de presse londonienne Reuters a rapporté que les ruptures de lien entre le chinois Huawei et les grandes entreprises mondiales de technologie, en particulier américaines, continuent de se faire ressentir. Selon des sources proches du sujet, ces entreprises ont demandé à leurs employés de cesser de parler de technologie et de normes techniques avec leurs homologues de Huawei Technologies Co Ltd en réponse à la récente mise sur liste noire de l'entreprise chinoise. Cette situation, à en croire Reuters, rendrait difficile le déploiement de la 5G.

Après les nombreuses ruptures de contrats et de partenariats dont a été victime Huawei depuis sa mise sur liste noire par les USA, certaines entreprises semblent vouloir désormais cesser tout dialogue avec le chinois Huawei. Selon ce que rapporte Reuters, les fabricants de puces Intel Corp et Qualcomm Inc, la société de recherche en téléphonie mobile InterDigital Wireless Inc et le transporteur sud-coréen LG Uplus ont empêché leurs employés d'entretenir des conversations informelles avec Huawei, le plus grand fabricant mondial d'équipements de télécommunications.

L’entreprise chinoise étant actuellement l’un des plus grands activistes de la 5G dans le monde, son absence dans la mise en place de la technologie dans les régions du monde la rendrait non seulement difficile selon les experts, mais coûterait également plus qu’il n’en faut. Comme il a été indiqué en Europe par exemple, abandonner les équipements Huawei retarderait le déploiement de la 5G d’environ deux années minimum et d’autres informations d’il y a quelques jours ont indiqué que la 5G européenne coûterait environ 62 milliards de dollars de frais supplémentaires si les fournisseurs chinois sont bannis. L’Europe va-t-elle prendre le risque ?


Les discussions entre les employés de Huawei et les autres entreprises de technologie font partie de la routine des réunions internationales où les ingénieurs se réunissent pour définir des normes techniques pour les technologies de communication, y compris la prochaine génération de réseaux de téléphonie mobile appelée 5G. Cette situation semble délicate selon certains puisque, à en croire Reuters, dans son ordonnance contre Huawei, le Département américain du Commerce n’a pas interdit les contacts entre les entreprises et Huawei. L’instance américaine aurait autorisé les entreprises américaines à interagir avec Huawei dans les organismes de normalisation jusqu'au mois d'août « si nécessaire pour le développement des normes commerciales liées la 5G ».

Il s’agirait donc d’une initiative prise par ces entreprises elles-mêmes de cesser tout contact avec l’équipementier chinois. D’après Reuters, une poignée de grandes entreprises de technologie américaines et étrangères ont demandé à leurs employés de limiter certaines formes d’interaction directe avec les employés de Huawei, car ils cherchaient à éviter tout problème avec le gouvernement américain. D’un côté, Intel et Qualcomm auraient déclaré avoir fourni des instructions de conformité aux employés, mais ont refusé de les commenter davantage. D’un autre côté, souligne Reuters, un porte-parole d'InterDigital a déclaré qu'il avait fourni des conseils aux ingénieurs pour s'assurer que la société était en conformité avec la réglementation américaine.

Peut-on conclure là d’une pression de la part du gouvernement américain malgré les déclarations du Département du Commerce ? À part ces deux premières sociétés, un responsable de LG Uplus a déclaré que la société « s'abstient volontairement d'interagir avec les travailleurs de Huawei, mis à part la nécessité de se rencontrer pour des problèmes d'installation ou de maintenance de l'équipement réseau ». LG Uplus aurait déclaré à Reuters qu'il n'existait aucune politique officielle en matière de limitation des conversations avec Huawei. Ce dernier cependant n’a pas apporté de commentaire par rapport au sujet qui le concerne. Tout ceci dit, cette situation, rapportent certains experts du secteur, va considérablement nuire au déploiement de la 5G.

Selon eux, les nouvelles restrictions pourraient ralentir le déploiement de la 5G, qui devrait tout alimenter, allant des transmissions vidéo à haute vitesse aux voitures autonomes. Néanmoins, explique toujours Reuters, plusieurs travailleurs de petites entreprises de télécommunication ont déclaré qu’on ne leur avait pas dit d’éviter les discussions avec Huawei lors de réunions sur les normes, et de nombreux fournisseurs continuent de soutenir les accords existants avec Huawei. Il est difficile de savoir dans quelle mesure les communications avec Huawei ont été réduites, voire pas du tout, dans le secteur des technologies.

« Il y a eu beaucoup de malentendus à propos de ce que je vois et de ce que me disent les clients et collègues en ce qui concerne les restrictions imposées par le Département du Commerce », a déclaré Doug Jacobson, avocat spécialisé dans le contrôle des exportations basé à Washington. Il a déclaré que les entreprises interdisant à leurs employés de contacter Huawei étaient « excessives », car les restrictions n'empêchent pas la communication, mais uniquement le transfert de technologie. De ce fait, l’entreprise chinoise est devenue une figure centrale de la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde. Huawei a nié à plusieurs reprises être contrôlé par le gouvernement chinois, l'armée ou les services de renseignements, mais la situation reste pour l'instant inchangée.

D’après Reuters, les ingénieurs et architectes systèmes représentant leurs employeurs aux réunions du 3GPP (3rd Generation Partnership Project), un consortium mondial d'associations de l'industrie visant à définir les spécifications 5G d'ici à mars 2020, organisent souvent des discussions générales et formelles en sessions plus restreintes et moins documentées à mesure qu'ils essayent de trouver un accord avec ses rivaux. Mais lors de la réunion du 3GPP en Californie la semaine dernière, l'un des trois présidents du groupe, Balazs Bertenyi de Nokia, a déclaré aux participants qu'une plus grande partie des conversations, d'habitude « hors ligne », seraient désormais documentées par l'organisme de normalisation avec des notes et d'autres enregistrements publics.

Les entreprises ont choisi de limiter les conversations informelles dans lesquels leurs ingénieurs se sentent plus à l'aise pour discuter de la technologie propriétaire avec leurs concurrents afin de les persuader de la raison pour laquelle leurs recherches ou leurs innovations sont plus valables, ont déclaré les sources. Dans ce sens, Jorge Contreras, professeur de droit à l'Université de l'Utah et membre de l'IEEE a déclaré que Huawei n'est pas juste une entreprise. Ils sont, à bien des égards, le leader de la technologie 5G. Les exclure est très difficile, alors cela risque de perturber l'ensemble du projet. « Si l’idée est de créer une 5G non chinoise, je ne suis pas sûr que ce soit possible. Même si c'est le cas, serait-ce aussi bien ? », s’est-il interrogé sur la question qui fait débat.

Source : Reuters

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