La Commission européenne demande aux GAFA d'intensifier la lutte contre les fake news
Avant la tenue des élections européennes

Le , par Jonathan

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La lutte contre les fake news s'intensifie de plus en plus ces derniers mois et on voit de grosses pointures s'impliquer dans cette bataille afin d'assainir internet. Il y a encore seulement quelques jours qu'on apprenait que Microsoft tentait de lutter contre les fake news avec l'intégration de l'extension NewsGuard dans son navigateur mobile Edge. Il semblerait donc désormais que cette lutte soit montée d'un cran puisque d'après son communiqué de presse datant du 29 janvier dernier, la Commission européenne demande aux différents signataires du code de pratique contre la désinformation d'intensifier leurs efforts dans ce combat avant la tenue des élections européennes.

La Commission européenne a reçu les rapports des entreprises Google, Mozilla, Facebook,Twitter et d'autres associations professionnelles du secteur de la publicité. Ces rapports expliquaient les mesures prises par ces géants de la technologie pour identifier les acteurs malveillants sur leurs plateformes et combattre les fake news. Après analyse de ces rapports, la Commission a constaté les progrès qui ont été accomplis, mais a toutefois demandé que les efforts soient renforcés pour garantir la pleine transparence des annonces politiques dès le début de la campagne pour les élections européennes dans tous les États membres de l'Union européenne.


Mariya Gabriel, membre de la Commission chargée de l'économie et de la société numériques l'a bien fait comprendre en ces termes : « Les rapports d'aujourd'hui se concentrent à juste titre sur des actions urgentes, telles que la suppression de faux comptes. C'est un bon début. Je m'attends maintenant à ce que les signataires intensifient leur surveillance et leur compte rendu et renforcent leur coopération avec enquêteurs et chercheurs. Nous devons garantir à nos citoyens un accès à une information objective et de qualité leur permettant de faire des choix éclairés. »

Les rapports fournis par ces entreprises à la Commission européenne contiennent en détail l'ensemble des mesures prises par ces dernières jusqu'au 31 décembre 2018.
L'analyse de ces rapports a révélé que le travail fourni par ces entreprises était plus avancé dans ces certains domaines et un peu moins dans d'autres.

La Commission a pu voir que Google a pris des mesures pour mettre en œuvre tous ses engagements, en particulier ceux visant à améliorer le contrôle des emplacements d'annonces, la transparence de la publicité politique et à fournir aux utilisateurs des informations, des outils et un soutien leur permettant de renforcer leur expérience en ligne. Cependant, le constat de la disponibilité de ces outils dans un petit nombre d'États membres a aussi été fait.

Pour ce qui est de Twitter, le rapport a relevé le fait que l'entreprise se soit focalisée sur la fermeture de faux comptes ou suspects et les systèmes automatisés. Seulement, la Commission s'interroge toujours sur comment ces actions dissuaderont les désinformateurs persistants de revenir à la charge.

Concernant Mozilla, la Commission a pris note du fait que l'entreprise soit sur le point de lancer une version mise à niveau de son navigateur pour bloquer le suivi inter site par défaut. Cependant la Commission ne voit pas comment cela limitera la divulgation des informations sur les activités de navigation des utilisateurs.

Et en ce qui concerne la société Facebook, elle s'est concentrée sur la lutte contre la désinformation politique et a mis en place un centre des opérations axé sur l’intégrité des élections européennes, basé à Dublin. La Commission a également invité le réseau social à clarifier la manière dont il va déployer ses outils et renforcer la coopération avec les enquêteurs et la communauté des chercheurs dans l'UE.

Après les remarques et suggestions faites par la Commission, il incombe désormais aux GAFA de se mettre plus sérieusement au travail afin de garantir des élections transparentes et irréprochables. Mais peut-on réellement s'attendre à ne voir circuler aucune fausse information sur le net pendant ces échéances électorales ?

Source : Europa

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Pensez-vous que les mesures jusqu'ici prises par les GAFA réussiront à stopper ce phénomène à temps ?

Voir aussi :

La loi visant à lutter contre les fake news s'intéresse désormais à la manipulation des infos, la proposition a été rebaptisée et réécrite en partie
Loi contre les fake news : des députés de gauche saisissent le Conseil constitutionnel et dénoncent une "proposition de loi, téléguidée par l'Elysée"
Microsoft tente de lutter contre les fake news avec l'intégration de l'extension NewsGuard dans son navigateur mobile Edge

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/01/2019 à 10:25
Citation Envoyé par Jonathan Voir le message
Pour ce qui est de Twitter, le rapport a relevé le fait que l'entreprise se soit focalisée sur la fermeture de faux comptes ou suspects et les systèmes automatisés. Seulement, la Commission s'interroge toujours sur comment ces actions dissuaderont les désinformateurs persistants de revenir à la charge.
C'est très bien de bloquer les faux comptes et les systèmes automatisés.
Par contre qu'est-ce que la commission considère comme étant des "désinformateurs" ? À mon avis dès que quelqu'un a des arguments valides contre l'UE, ses propos sont considérés comme étant des fakes news et il est considéré comme un désinformateur...

Citation Envoyé par Jonathan Voir le message
Après les remarques et suggestions faites par la Commission, il incombe désormais aux GAFA de se mettre plus sérieusement au travail afin de garantir des élections transparentes et irréprochables. Mais peut-on réellement s'attendre à ne voir circuler aucune fausse information sur le net pendant ces échéances électorales ?
L'histoire des fake-news est un prétexte pour rendre moins visible ceux qui ne sont pas d'accord avec l'idéologie de l'UE.
La commission européenne veut un filtrage idéologique. Les médias mainstream sont 100% pro UE, mais sur internet on peut trouver des critiques de l'UE (ce qui n'existe pas dans les journaux papiers, ni à la radio, ni à la TV).

Parfois la manipulation ça ne dérange pas le parlement européen :
L’UE et sa patrouille de «trolls» pour contrer les eurosceptiques sur les réseaux sociaux
Deux millions et demi d’euros. C’est la somme que le Parlement européen prévoirait de débourser pour financer des patrouilles de «trolls». D’après le Daily Telegraph, relayé cette semaine par le site français AgoraVox, des équipes de cyber-communicants financées par l'UE seront mises en place d’ici la fin du mois de février pour lutter contre les eurosceptiques qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Une traque méthodique des conversations qui devra prouver son efficacité avant les élections européennes de juin 2014.
Avatar de Thomasa21
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 31/01/2019 à 12:49
L'histoire des fake-news est un prétexte pour rendre moins visible ceux qui ne sont pas d'accord avec l'idéologie de l'UE.
La commission européenne veut un filtrage idéologique. Les médias mainstream sont 100% pro UE, mais sur internet on peut trouver des critiques de l'UE (ce qui n'existe pas dans les journaux papiers, ni à la radio, ni à la TV).
je suis du même avis que toi.
Avatar de Paul TOTH
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 01/02/2019 à 13:41
je trouve très dérangeant de vouloir contrôler l'expression des citoyens quand on laisse Benalla dire ce qu'il veux en toute impunité.

s'il existe probablement des sociétés spécialisées dans le manipulation des réseaux sociaux afin de peser dans la balance lors des élections par exemple, il me semble que la bonne réponse est dans la transparence et l'information, pas dans la répression qui touchera tous le citoyens sans parvenir efficacement à contrer les sociétés spécialisées qui auront toujours un train d'avance.

 
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